La saison du Chaumont Volley-Ball 52 Haute-Marne est marquée par des occasions manquées. L'équipe a connu des moments difficiles, mais aussi des performances encourageantes.

Il y aura des regrets au moment de faire le bilan cévébiste en fin du présent exercice.
Demi-finale de Coupe de France : Un Match Intense à Paris
Auteurs d’une demi-finale de haute volée, Chaumontais et Parisiens ont emballé le public de la salle Charpy, mardi 24 février, lors d’un match intense et haletant. Et la demi-finale de coupe de France disputée à Paris, mardi 24 février, en fera indéniablement partie. Non pas que l’équipe parisienne ne méritait pas sa place en finale, le 28 mars prochain, dans la fabuleuse Adidas Arena.
Des grimaces voire des pleurs parfois sur les visages chaumontais d’autant plus accentués au coup de sifflet final, que dans l’autre demi-finale, l’ogre tourangeau, lui aussi, avait plié à domicile face aux Niçois (2-3). Un résultat qui, sans manquer de respect aux Azuréens, vient donc augmenter l’indécision quant au prochain vainqueur du trophée. Mais les Haut-Marnais ne seront donc pas de la partie.
Comme souvent dans le jeu cette saison, il a manqué trop de détails pour rallier la dernière étape de la compétition. Ce match rejoint ainsi l’échec européen des Cévébistes face à Tel Aviv, dans un parcours pourtant ouvert jusqu’en finale en Challenge cup. Des regrets, Brett Walsh et ses coéquipiers viennent donc d’en ajouter à cette liste interminable cette saison.
Pourtant, mardi 24 février, à Paris, difficile d’en vouloir énormément aux Chaumontais. Dans une demi-finale opposant deux formations vivant quasiment les mêmes difficultés, à égalité de points au classement de la Marmara Spikeligue pour un bilan similaire, et qui ont connu les mêmes mésaventures en coulisse avec un changement d’entraîneur en cours de route.
De part et d’autre du filet, temps forts et temps faibles ont rythmé les prestations collectives. Certaines individualités chaumontaises et parisiennes ont connu des passages à vide plus ou moins longues. Dans un match de foot, cette demi-finale se serait certainement finie aux tirs au but. Au volley, c’est le “tie-break” qui a décidé du vainqueur.
A l’image des superbes prestations des deux “pointus” respectifs, dont le duel fut indéniablement la clé du match, Pierre Toledo, côté CVB 52, a longtemps tenu la corde, avant que Vasili Molotkov, côté Paris, ne vienne donner un avantage définitif aux siens, par une ultime série de services incroyable dans le cinquième set (6-8, puis 10-8), puis boucler l’affaire sur une dernière attaque (15-13).
Le Russe du Paris volley, Vasili Molotkov, pas toujours très régulier tout au long du match, mardi 24 février, a pourtant sorti les bons gestes aux bons moments. Dans le “tie-break”, il n’a pas tremblé à “7-8” pour asséner trois coups de canons au service, dont deux “aces”, qui lui ont permis de renverser la situation.
L’attaquant du Chaumont VB 52 Haute-Marne, Pierre Toledo, a livré un duel de haute volée au filet, avec son homologue parisien, le Russe Vasili Molotkov, mardi 24 février, à Paris.
A Chaumont, les supporters de volley sont survoltés
Réactions et Perspectives
Mardi 24 février, juste après l’élimination en demi-finale de coupe de France à Paris (3-2), le manager général du Chaumont VB 52 Haute-Marne, Jiri Cerha, avait déjà les yeux rivés sur les prochains rendez-vous capitaux de son équipe. Le manager général du CVB 52, Jiri Cerha, préférait vanter le bon match de ses joueurs, mardi 24 février, salle Charpy contre Paris, plutôt que le résultat défavorable.
Jiri Cerha (manager général du CVB 52) : « On a perdu ! C’est donc une frustration et une déception pour tout le monde. On sait que l’on a laissé échapper une occasion de rendre notre saison un peu plus enrichissante que prévue. Surtout lorsque l’on vient d’apprendre l’élimination de Tours par Nice dans l’autre match.
J. C. : « Le résultat aurait été inversé, Paris aurait eu la même réaction. C’était un duel entre deux équipes très proches l’une de l’autre, qui, lorsqu’elles jouent à ce niveau, peuvent avoir de lourds regrets pour leur saison. Certes, tout n’a pas été parfait chez nous. On a encore vu des approximations, des baisses de régime individuelles. Mais le match fut intense, entre deux formations d’égale valeur. C’était un match couperet et il fallait un vainqueur.
J. C. : « On va laisser le mercredi (25 février) libre aux joueurs, avant de reprendre l’entraînement et la préparation pour le match d’Ajaccio dès jeudi (26 février). Il est important de délivrer aussi à nos garçons des messages positifs, quand ceux-ci ont réalisé un gros match, même s’il y a eu la défaite au bout. Désormais, le maintien est notre unique objectif, même si je n’oublie pas que les “play-in” sont encore abordables. Avec ce niveau de jeu affiché, je ne suis pas inquiet pour l’avenir direct du club.
J. C. : « Des opérations ont été mises en place pour l’occasion. A quatre jours du match, les deux-tiers de la salle sont déjà remplies. On espère qu’il y aura beaucoup de monde pour venir nous encourager.
Focus sur les Joueurs
- Théo Durand (libéro) : Dans ce genre de match très serré, le libéro cévébiste amène souvent beaucoup d’énergie et se nourrit aussi de celle insufflée par ses coéquipiers.
- Lilian Le Meur (libéro) : L’implication de l’ex-Niçois n’est jamais feinte. Il prend plaisir à être sur le terrain et le démontre en se montrant solide en réception.
- Twan Wiltenburg (2 att. sur 5, 3 cont., 1 ser., 3 fautes dir.) : Le Néerlandais, au centre, symbolise la force du CVB 52, avec un gros travail au contre et une qualité de service flottant qui trouble assez souvent l’adversaire.
- Brett Walsh (0 att. Sur 1, 1 cont., 1 ser., 7 fautes dir.) : Comme à son habitude, le capitaine chaumontais a soufflé le chaud et le froid sur cette rencontre.
- Pierre Toledo (25 att. sur 44, 1 cont., 1 ser., 3 fautes dir.) : Le “pointu” du CVB 52 a confirmé son retour en forme observé au Plessis-Robinson, samedi 21 février. Performant et régulier à l’attaque, il y a ajouté une belle qualité de service, du travail au “block” et même quelques gestes défensifs incroyables.
- Alexandros Raptis (5 att. sur 12, 1 cont., 0 ser., 3 fautes dir.) : Très appliqué en réception dès le coup d’envoi, le Grec a rapidement su enchaîner avec de la réussite au filet.
- Jacob Pasteur (18 att. sur 51, 1 cont., 0 ser., 9 fautes dir.) : L’Américain a, une fois encore, reçu un nombre monstrueux de ballons d’attaque.
- Alex Saaremaa (6 att. sur 8, 4 cont., 1 ser., 3 fautes dir.) : L’Estonien continue d’alimenter ses statistiques avec des prestations plus que correctes.
- Rok Bracko (6 att.)
- Joshua Marty (1 att.)
Il reste pourtant encore une opportunité aux Cévébistes à saisir, dès samedi 28 février, avec la réception d’Ajaccio pour assurer leur maintien parmi l’élite.
| Joueur | Attaques | Contres | Services | Fautes directes |
|---|---|---|---|---|
| Twan Wiltenburg | 2/5 | 3 | 1 | 3 |
| Brett Walsh | 0/1 | 1 | 1 | 7 |
| Pierre Toledo | 25/44 | 1 | 1 | 3 |
| Alexandros Raptis | 5/12 | 1 | 0 | 3 |
| Jacob Pasteur | 18/51 | 1 | 0 | 9 |
| Alex Saaremaa | 6/8 | 4 | 1 | 3 |
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