Au PSG, la musique de Phil Collins "Who Said I Would" ne devrait plus être la musique d'entrée des joueurs sur la pelouse. Selon Le Parisien, le club de la capitale souhaite mettre en avant des artistes "locaux".
C'est une (fausse) note qui a fait bondir les supporters parisiens. Selon Le Parisien, le PSG ne diffusera plus le célèbre tube de Phil Collins "Who Said I Would" pour accompagner les joueurs lors de leur entrée sur la pelouse du Parc des Princes. Un changement déjà aperçu contre Strasbourg le 14 dernier. Les premiers pas des Parisiens sur le terrain avaient été effectués sur la musique de DJ Snake.
Mais à ce moment-là, les supporters du club de la capitale pensaient avant tout à un problème de programmation et s'attendaient à retrouver la musique du leader de Genesis contre Clermont dès ce samedi après-midi (17h). "Ce n'était pas une erreur" avance Fabien Allègre, directeur de la diversification du club parisien.
"Que l'on soit très attaché à ce son, je l'entends et notre volonté n'est pas de l'éliminer de tous nos matchs. Mais pourquoi, nous ne pourrions pas avoir d'autres sons", explique-t-il dans les colonnes du Parisien. Il n'en sera rien, le PSG a décidé de ranger le disque qui rythmait ce moment depuis 1992.
Le PSG souhaite mettre davantage en avant des artistes issus de la région parisienne, en l'occurrence la star internationale DJ Snake, grand fan du club et très ami avec les dirigeants et joueurs parisiens. "On est très fiers et tout le monde devrait se réjouir qu'une personnalité comme lui s'intéresse à ce projet.
Ancien batteur et chanteur de Genesis, Phil Collins ne savait pas en 1985 qu'en composant en solo la chanson Who Said I Would, il entrait dans l'histoire du Paris Saint-Germain, puisque ce tube allait accompagner l'entrée des joueurs au Parc des Princes. En effet, en 1992, le PSG adoptait cette chanson et depuis 23 ans tout le monde connaissait cette musique.
Mais, selon Le Parisien, les cuivres, les synthés et les boites à rythme de Phil Collins vont probablement être rangés définitivement au placard afin de laisser la place à « Ô Ville Lumière », un chant des supporters du Paris Saint-Germain écrit sur la musique de l'hymne écossais, le célèbre Flower au Scotland. Le club de la capitale avait déjà fait entrer ses joueurs sur ce chant lors du fameux match PSG-Troyes juste après les attentats du 13 novembre, et cela a encore été le cas dimanche pour Paris-Lyon.
Et le public du Parc des Princes ayant apprécié cette initiative, les dirigeants envisagent de faire de « Ô Ville Lumière » le véritable hymne du Paris Saint-Germain. Menacée par une rénovation du protocole du PSG, la chanson Who Said I Would de Phil Collins accompagnait l'entrée des joueurs au Parc des Princes depuis près de 30 ans, et les débuts de l'ère Canal +.
Jusqu'alors, c'est le morceau Attention Mesdames et Messieurs de Michel Fugain qui accompagne les joueurs. La chanson est jugée vieillotte et les dirigeants parisiens imaginent une musique plus dynamique. Installée parmi les rendez-vous des supporters avant les matches, la chanson a déjà été menacée de disparition sous l'ère QSI en 2015.
Aujourd'hui, la direction justifie le renouvellement de la bande-son par l'idée de promouvoir des artistes franciliens, à l'image de DJ Snake entendu lors de PSG - Strasbourg. Avant PSG - Clermont samedi, les supporters devaient arriver au début de l'échauffement pour entendre Phil Collins.
Pourtant ce chant n’a pas toujours fait l’unanimité parmi les supporters du club parisien. C’est l’histoire tumultueuse d’un chant d’ultras. Ô ville lumière… Sens la chaleur… De notre cœur. Un chant imaginé dans les années 90, mis aux oubliettes au début des années 2010 avant de réapparaître après les attentats de novembre 2015.
En avril 2015, juste avant le choc contre le FC Barcelone en quart de finale de la Ligue des champions, le club publie un communiqué dans lequel il demande aux supporters d’entonner Ô ville lumière, « véritable hymne du Paris Saint-Germain, chanté par un Parc des Princes fier de ses joueurs, du parcours réalisé, et des futures conquêtes ».
En novembre 2015, la France et sa capitale sont frappées en plein cœur par une série d’attentats. Bataclan, Stade de France, terrasses du XIe arrondissement… Face à l’horreur, les Parisiens brandissent leur devise comme un bouclier « Fluctuat nec mergitur », « il est battu par les flots, mais ne sombre pas » et chante les louanges de leur ville.
Le 28 novembre, l’orchestre des gardiens de la paix joue Ô ville lumière juste avant un match contre Troyes. Les supporters reprennent le chant en chœur. Rebelote lors de la journée suivante contre Lyon puis en Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne. Au point que le club parisien envisage, un temps, de remplacer le fameux Who said I would de Phil Collins qui accompagne l’entrée des joueurs depuis 1992.
Depuis quelques années, Ô ville lumière a moins de succès dans les travées du Parc. Avec le retour des ultras en 2016, le CUP (Collectif Ultras Paris) a lancé de nouveaux chants notamment Tous ensemble on chantera. Composé par un supporter, c’est elle qui accompagne désormais les exploits du PSG.
L'absence de la traditionnelle musique d'entrée des joueurs de Phil Collins n'est pas passée inaperçue ce samedi contre Strasbourg (4-2). Pour les retrouvailles avec le Parc des Princes, les joueurs du PSG ont eu le droit à une musique de DJ Snake à la place du classique « Who Said I Would », habitué à résonner dans les enceintes du stade de la Porte de Saint-Cloud.
Toutefois, la musique de l'artiste britannique qui rythme l'entrée des Parisiens depuis 1992 ne devrait pas bouger de sitôt du Parc des Princes. En réalité, la diffusion de la chanson de DJ Snake à sa place n'était qu'une simple erreur de la part du club parisien, dont la tête devait encore être aux festivités d'avant-match.
En effet, celle-ci devait, en théorie, ne servir qu'à introniser les nouvelles recrues parisiennes et notamment Lionel Messi. Le producteur français a toutefois donné une autre information sur les réseaux sociaux en laissant entendre que la fameuse musique Uptown Funk de Bruno Mars qui retentissait habituellement au Parc des Princes après les buts parisiens ne sera plus présente cette saison.
La chanson "Who Said I Would" de Phil Collins ne sera plus utilisée par le PSG pour l'entrée des joueurs au Parc des Princes. Cette décision du club est très critiquée par des supporters sur les réseaux sociaux."Quel manque de respect !", "La honte", "Lamentable"... De nombreux supporters parisiens ont exprimé leur colère face à la décision du Paris Saint-Germain de changer l'historique musique d'entrée des joueurs au Parc des Princes.
En effet, le club a fait savoir que le titre Who Said I Would de Phil Collins, utilisé depuis une trentaine d'années, serait désormais remplacé par des productions musicales faites par des talents de la région francilienne tels que DJ Snake. Sauf que bon nombre de fans sont attachés à l'artiste britannique.
"Liberté pour Phil Collins ! "Ça me rend malade", a écrit un aficionado à plus de 37.000 abonnés sur le réseau social à l'oiseau bleu. "Respectez-nous", a écrit un autre supporter de longue date.
Parmi les internautes supporters du PSG, difficile de trouver ceux qui approuvent ce changement. Il y en a tout de même quelques-uns. Un "fan du PSG abonné bien avant le Qatar" affirme ainsi n'avoir "jamais trouvé que ce morceau était bien pour l'entrée des joueurs".
Un autre partage ce son de cloche: "Je suis supporter de Paris et cela ne me dérange pas du tout. J’ai jamais trouvé très motivante la chanson de Phil Collins pour entrer sur le terrain. Je suis pas le plus grand fan de DJ Snake mais c’est bien de le mettre à l’honneur d’autant que c’est un fervent supporter".
Après ce ramdam sur les réseaux sociaux, il faudra désormais scruter le comportement du public du Parc des Princes. Face à Clermont et lors des prochains matchs à domicile, il n'est pas impossible que l'absence de Who Said I Would déclenche une bronca à l'entrée des joueurs.
Fabien Allègre, directeur de la diversification du PSG, a reconnu avoir ouvert les hostilités ce soir-là. Supportrices, supporters, l’heure est grave. Le dimanche 14 août, une date qui restera marquée par l’infamie, le public du Parc a soudainement été l’objet d’une attaque délibérée par les dirigeants du Paris Saint-Germain.
Dans ses déclarations, monsieur Allègre tente de justifier l’odieuse décision en opposant les dirigeants, partisans de la modernité, à des supporters qu’il présente comme passéistes, voire arriérés : « n’empêchons pas le club de poursuivre sa route, sans renier son passé.
Fabien Allègre ne trompe personne en essayant de brouiller les pistes. Il ment, allègrement. Qui conteste que le PSG a pris une autre dimension grâce aux Qataris ? Que le palmarès qu’ils ont construit dépasse les rêves les plus fous des supporters qui étaient en tribune, en 2008 ? Personne.
Tous nous savons que pour arriver à cela il faut accepter de changer, voire même d’avaler quelques couleuvres. Mais où fixer la limite ? Fabien Allègre est chargé de diversifier, c’est son métier. Très bien, que son équipe et lui diversifient.
Quoi qu’en dise monsieur Allègre, le PSG doit jouer en Rouge et Bleu, avec la bande Hechter. Mais une fois l’identité établie, on la garde. Pas touche au fait que le PSG joue au Parc, dans Paris. Notre âme est là.
De la même manière il ne s’agit pas de dire si on apprécie ou pas DJ Snake. Le morceau de Phil Collins, ce n’est pas une histoire du club, un récit que l’on évoque, une légende que l’on porte. Non, c’est ce que les amoureux du PSG ont vécu, vivent, et transmettront. C’est dans leur chair. C’est leur ADN.
Que le directeur de la diversification n’ait pas compris qu’avec la musique d’entrée des joueurs il s’attaquait à un symbole, cela montre qu’il serait bien inspiré de vite diversifier ses achats de boules Quiès. Si le sujet était moins grave, Fabien Allègre pourrait d’ailleurs faire sourire, quand il annonce fièrement que dans sa cellule si gentiment diversifiante, « on est très fier, et tout le monde devrait se réjouir qu’une personnalité comme DJ Snake s’intéresse à ce projet.
Nombre de supporters du Paris Saint-Germain ont des goûts musicaux qui font qu’à moins de les attacher très solidement sur un fauteuil, il est sans doute impossible de les amener à écouter le moindre morceau du batteur de Genesis. Pire, je vous mets au défi de trouver au Parc des gars capables de donner le titre de cette fameuse chanson.
Seulement voilà, ce morceau, le « mais si tu sais : tu-duuuu-tutuuuu », pour nous tous, c’est le PSG. C’est tout ! Cette orchestration, c’est celle que nous avons entendue lors de notre premier match, et c’est celle que certains ont eu la chance de faire entendre à leurs enfants, pour leur premier match au Parc.
Ca, Fabien Allègre ne s’en rend peut-être pas compte, mais c’est une chose pour laquelle beaucoup vont se battre. Parce que c’est un truc qui nous dépasse tous. Cette minute de Phil Collins, ce n’est plus de la musique, c’est le PSG, ce PSG qui est plus grand que chacun d’entre nous.
Ce fameux PSG qui est plus grand que ses joueurs. Le PSG qui nous a construits et qu’on essaye de transmettre. Ce PSG-là, les Parisiens ne le lâcheront pas. Cette musique, elle résonnait déjà quand une poignée de cinglés acclamaient Amara Simba.
Cette musique, à l’entrée des joueurs, elle a vu passer Canal, Colony, elle leur a survécu. Elle a vu des supporters encourager des mecs franchement pas doués, et pourtant le Parc était plein. Cette musique elle a pris à la gorge des Marseillais, des Madrilènes, des Mancuniens, qui tous se sont demandés ce qu’ils étaient venus foutre ici, alors que le peuple des virages hurlait son amour enragé du PSG.
C’est cette musique qui fait que des hommes et des femmes, aujourd’hui encore, ont le droit de se mettre debout, à Auteuil et Boulogne, pour crier « Nous supporters, on sera toujours là ! ». C’est un héritage. Les vieux sont partis. Leurs petits frères aussi. Les générations ont passé. Et pourtant, nous supporters, on sera toujours là. Parce que le Parc est toujours là, parce que Rouge et Bleu reviendra, et parce que Phil Collins doit rester.
Il faut se battre pour ce morceau, parce que c’est le PSG. Désormais, c’est « mon Phil, ma bataille ».

Réactions des Supporters
Un changement dénoncé sur les réseaux sociaux. "Ça fout les boules de remplacer une musique aussi culte par de la commerciale de boîte de nuit", écrit un supporter. "Inadmissible", tweete un autre supporter ou encore "supprimer la musique de Phil Collins, c'est toucher à l'ADN du club. Triste décision". Certains supporters vont même plus loin. Mais de nombreux supporters s'y étaient fermement opposés.
Le Club Rétropédale
Le Paris Saint-Germain rétropédale ! Le samedi 11 septembre, le club avait remplacé la chanson Who Said I Would de Phil Collins, lancée d'habitude à l'entrée des joueurs, par une musique de DJ Snake : dimanche prochain, c'est bien le morceau du chanteur britannique qui résonnera au Parc des Princes. J'ai découvert qu'on en a fait une musique d'intro pour l'entrée des joueurs alors que cela ne s'y prête pas". Il précisait également ne pas vouloir nuire au club, "mais je ne peux pas accepter cette situation en tant que supporter : vous savez l'amour que j'ai pour nos couleurs."

Tableau récapitulatif des hymnes du PSG :
| Période | Hymne | Artiste |
|---|---|---|
| Début des années 70 | Allez Paris | Annie Cordy |
| Jusqu'en 1992 | Attention Mesdames et Messieurs | Michel Fugain |
| 1992 - 2021 | Who Said I Would | Phil Collins |
| Après 2015 | Ô Ville Lumière | Chant des supporters |