Champions du Monde de Basketball: Une Histoire Globale

Le Championnat du Monde de Basketball, connu aujourd'hui sous le nom de Coupe du Monde FIBA, est une compétition internationale majeure qui rassemble les meilleures équipes du monde entier. Cet événement quadriennal, se déroulant entre les Jeux olympiques d'été, est un moment phare pour les amateurs de basketball. La compétition regroupe les meilleures équipes de chaque continent, assurant une représentation mondiale avec au moins une équipe par continent.

Initialement composée de seize équipes jusqu'en 2002, à l'exception de l'édition de 1986 qui en comptait 24, la compétition a vu son format évoluer. En 2006, le nombre de participants a été augmenté à 24 équipes, puis à 32 à partir de la Coupe du Monde 2019. Cette expansion témoigne de la popularité croissante du basketball à l'échelle mondiale et de la volonté de la FIBA d'inclure davantage de nations dans cet événement prestigieux.

La FIBA a défini Buenos Aires comme le lieu de la première édition, avec dix participants et des règles d'engagement claires. Pour cette première édition, il a été décidé que les trois nations les mieux classées lors des Jeux olympiques de Londres, les États-Unis, la France et le Chili seraient qualifiées. La répartition des sept restantes est la suivante: une place pour la nation hôte, l'Argentine, deux places pour des nations européennes, deux places pour des nations d'Amérique du Sud et deux nations asiatiques.

Cette première édition connait les premières défections: l'Uruguay, champion d'Amérique du Sud, boycotte l'événement pour des raisons politiques. Pour des raisons de distances, aucune nation asiatique ne désire participer à l'événement. Ces trois nations sont remplacées par l'Équateur, et deux nations européennes, l'Espagne et la Yougoslavie rejoignant l'Égypte, championne d'Europe en titre, et la Grèce.

Le premier titre se détermine par l'intermédiaire d'un tour final où évoluent six équipes, chacune d'entre elles rencontrant l'ensemble des autres équipes. Lors de celui-ci, les deux dernières équipes encore invaincues s'affrontent lors de la dernière journée, les États-Unis, représentés par une équipe de société AAU Denver Chevrolets, et l'Argentine.

La seconde édition se déroule à nouveau sur le continent sud-américain. Celle-ci connaît de nouveau des problèmes politiques avec le forfait des pays du Bloc de l'Est et de l'Égypte.

La participation de l'URSS constitue la grande nouveauté de la troisième édition qui se déroule au Chili. Toutefois, l'URSS, qui remporte l'ensemble de ses rencontres du tour final, termine à la dernière place de celui-ci en raison de son refus d'affronter Formose lors ce tour.

De nouveaux problèmes politiques sont à l'origine du choix de Rio de Janeiro comme ville hôte de l'édition suivante. Manille, ville initialement prévue, se voit privée de compétition en raison du choix des autorités des Philippines de refuser d'accueillir les ressortissants des pays du Bloc de l'Est.

Disputée en Uruguay, la cinquième édition voit l'équipe d'URSS remporter son premier titre mondial.

La première édition disputée en dehors du continent sud-américain se déroule en Yougoslavie. Comme les éditions précédentes, le champion du monde est désigné à l'issue d'un tour final disputé sous le principe de round robin (chaque équipe rencontre l'ensemble des autres équipes du groupe). La Yougoslavie, malgré une défaite 87 à 72 face à l'URSS, remporte son premier titre mondial.

L'URSS remporte son second titre mondial lors de l'édition de 1974, disputée à Porto Rico.

L'édition de 1978 se dispute aux Philippines et voit une équipe yougoslave offensive dominer le tour final, le Brésil étant la seule équipe à limiter les Yougoslaves menés par Dražen Dalipagić, Dragan Kicanović, Mirza Delibašić et Krešimir Ćosić sous la barre des 100 points. Pour la première fois, ceux-ci remportent le titre mondial à l'issue d'une finale qui les opposent aux Soviétiques. Cette finale est remportée sur le score de 82 à 81 après prolongations.

La compétition est à nouveau de retour sur le continent d'Amérique du Sud, en Colombie, pour la neuvième édition. Les États-Unis, avec une équipe plus forte en individualités que lors des éditions précédentes, terminent en tête du tour final malgré une défaite face à l'Espagne mais une victoire sur l'URSS 99 à 93.

La dixième édition se déroule pour la seconde fois sur le sol européen, en Espagne. La compétition s'ouvre à davantage de pays, avec 24 participants. De plus, la formule évolue avec quatre groupes de six, dont les trois premiers se qualifient pour le tour suivant. Les deux premiers des deux groupes disputent des demi-finales croisées. Celles-ci voient s'opposer l'URSS à la Yougoslavie, rencontre dont les Soviétiques sortent vainqueurs sur le score de 91 à 80, et les États-Unis au Brésil, rencontre remportée 96 à 80 par les Américains, qui possède dans son effectif les premiers choix des Draft 1987 de la NBA, David Robinson, et 1988, Danny Manning. La finale, dominée par les Américains, voie les Soviétiques de Arvydas Sabonis échouer à un panier sur le score de 87 à 85.

Après l'échec aux jeux 1988 de Séoul, avec une troisième place, les Américains échouent de nouveau au stade des demi-finales, face à une équipe de Yougoslavie qui aligne les meilleurs joueurs possibles, avec les joueurs de National Basketball Association (NBA) Dražen Petrović, Vlade Divac, ou Žarko Paspalj et d'autres talents comme Toni Kukoč qui termine avec le titre de MVP du tournoi.

Pour l'édition de 1994 à Toronto, les États-Unis alignent de nouveau, comme avec la Dream Team de Barcelone, une équipe composée des meilleurs de NBA, dont Shaquille O'Neal, Alonzo Mourning, Dominique Wilkins.

Le mondial 1998, disputé en Grèce, souffre de l'absence des joueurs NBA au sein de la sélection américaine, en raison du lock-out déclenché par les propriétaires des franchises de NBA à l'orée de la Saison NBA 1998-1999. Les Yougoslaves, champions d'Europe en titre, éliminent le pays hôte en demi-finale après une victoire 78 à 73 en prolongation, tandis que la Russie atteint la finale en l'emportant 66 à 64 sur les Américains.

Lors des Jeux de Sydney de 2000, les Américains, bien que préservant l'invincibilité d'une équipe composée de joueurs NBA, ont vu leur supériorité remise en question (victoire de deux points face à la Lituanie en demi-finale, et de seulement dix en finale face à la France). Ils ont toutefois l'avantage de disputer le mondial 2002 à domicile, à Indianapolis. Ils subissent cependant une première défaite face à l'Argentine sur le score de 87 à 80. Puis, ils se font éliminer par les Yougoslaves en quart de finale.

Pour le championnat du monde 2006, disputé au Japon, aucun favori ne s'impose avant la compétition. Les États-Unis restent sur deux échecs, à Indianapolis et à Athènes deux ans plus tard. Les Argentins, champions olympiques, possèdent une équipe vieillissante. Les Grecs, avec un jeu basé sur le contrôle du temps et la défense, sont devenus champion d'Europe. Les Américains échouent en demi-finale face aux Grecs, tandis que les Espagnols atteignent la finale en éliminant la Lituanie puis l'Argentine.

USA Basketball, bien que la sélection américaine n'a pas remporté le titre mondial depuis 1994, ne parvient pas à convaincre les joueurs de la sélection de 2008 aux Jeux de Pékin de participer à cette édition. La sélection américaine s'appuie ainsi sur de jeunes joueurs, Kevin Durant, désigné meilleur joueur de la compétition, Derrick Rose ou Kevin Love.

En 2014, l'équipe des États-Unis, tenante du titre, remporte une nouvelle fois la compétition, renommée Coupe du Monde FIBA, qui se déroulait en Espagne, sans concéder un seul match.

Les calendriers internationaux sont modifiés par la FIBA par la suite. Les championnats continentaux sont dès 2017 disputés tous les quatre ans (au lieu de deux), et la Coupe du Monde décalée en 2019. La FIBA justifie un passage à une organisation tous les quatre ans en années impaires afin de ne pas entrer en concurrence avec la Coupe du monde de football. L'épreuve est désormais qualificative pour les Jeux olympiques se déroulant l'année suivante, après une série de qualifications étalées de novembre 2017 à février 2019. La compétition est élargie à 32 équipes.

Les États-Unis ont été sacrés champions du monde de basket-ball grâce à leur victoire 81 à 64 sur la Turquie en finale du Mondial, dimanche, à Istanbul. C'est la fin d'une longue attente pour les Américains qui n'avaient plus remporté de titre mondial depuis seize ans et leur victoire en 1994 à Toronto. Il s'agit du quatrième titre de champion du monde pour les USA qui ont longtemps négligé la compétition et ne figurent qu'en deuxième position au palmarès des nations, à une longueur derrière l'ex-Yougoslavie devenue Serbie. Ce titre confirme leur grand retour sur la scène internationale, deux ans après leur victoire aux Jeux de Pékin.

L'Espagne a écrasé l'Argentine en finale du Mondial de basket, dimanche 15 septembre, à Pékin. Un deuxième titre mondial, 13 ans après le premier.

Argentina v Spain - Basketball Highlights - #FIBAWC 2019

Les Espagnols sont devenus champions du monde de basket pour la deuxième fois, treize ans après leur premier titre, en balayant les Argentins, invités surprises de la finale, 95 à 75, dimanche à Pékin. Ce titre conforte l’Espagne comme deuxième nation du monde, dans le contexte particulier du basket où les États-Unis ont toujours été imbattables lorsqu’ils ont envoyé les meilleurs joueurs de la NBA. Ce n’était pas le cas cette année et ils ont échoué dès les quarts de finale contre la France.

En plus de ses deux titres mondiaux, la sélection ibérique a récolté trois médailles d’or européennes (2009, 2011, 2015) et trois médailles olympiques, dont deux d’argent. Leur seul grand échec depuis plus de dix ans date du précédent Mondial en 2014, paradoxalement devant leur public, lorsqu’ils avaient perdu en quarts. C’est dans le même palais des sports de Wukesong que les Espagnols avaient longtemps résisté à Kobe Bryant et LeBron James, entre autres stars, en finale des JO-2008 (118-107), dans un match considéré comme le plus beau de l’histoire du basket Fiba.

Invaincus en huit matchs, les Espagnols se sont vite détâchés (+9 après un quart-temps, +12 à la pause) en déroulant leur jeu collectif, comme le montre le partage de la marque en fin rencontre: Rubio, élu MVP du tournoi, a été le meilleur scoreur avec 20 points, mais cinq autres joueurs ont ajouté plus de 11 points chacun, dont l’autre meneur Sergio Llull (15). Jamais inquiétés, ils ont navigué avec une avance d’environ vingt points pendant le troisième quart-temps et ont toujours gardé une marge d’au moins douze longueurs dans le dernier acte. Seul leur pivot Luis Scola (39 ans) avait l’expérience de ce genre de match avec la grande génération de Manu Ginobili, championne olympique en 2004 et déjà vice-championne du monde en 2002, mais il n’a marqué que 8 points. Seul le jeune Gabriel Deck a surnagé (24 points).

Un peu paralysés par l’enjeu, ils n’ont jamais n’ont été capables de déployer l’activité défensive qui avait désorganisé les Serbes en quart de finale, puis les Français en demie.

En terme de réservoir aussi, l’Espagne arrive en deuxième position après les États-Unis. Elle décroche ainsi son deuxième titre mondial en l’absence de plusieurs joueurs majeurs: Pau Gasol (39 ans), blessé au pied, mais aussi Sergio Rodriguez, Nikola Mirotic et Serge Ibaka, qui ont fait l’impasse.

Avec ce titre, le pivot Marc Gasol, 34 ans, 14 points en finale, réussit un fabuleux doublé après avoir remporté la bague des champions de NBA avec les Toronto Raptors il y a trois mois.

L'écart le plus grand a été réalisé par l'URSS qui a battu la République centrafricaine de 92 points. Le Canada suit avec 90 points face à la Malaisie, Puis les États-Unis avec 79 points face à la Corée. La rencontre la plus prolifique en points date de l'édition de 1978 avec une victoire 154 à 97 du Brésil face à la Chine. Le score le plus faible date de l'édition de 1950 avec la victoire 38 à 19 du Brésil sur l'Égypte.

Chaque édition désigne un joueur comme meilleur joueur, ou MVP, du tournoi. Toutefois, les lauréats avant 1994 ne sont pas reconnus par la FIBA. Aucun joueur n'a réussi à obtenir ce titre à deux reprises. Le Brésilien Oscar Schmidt est le meilleur marqueur de l'histoire du championnat du monde avec 916 points marqués en 35 rencontres sur quatre éditions. Il devance l'Australien Andrew Gaze avec 599 points et le Yougoslave Dražen Dalipagić avec 568.

Toutefois, c'est le Grec Níkos Gális qui détient la meilleure moyenne avec 33,7 points, devant le Sud-Coréen Shin Dong-pa avec 32,6 et le Mexicain Arturo Guerrero avec 27. Schmidt partage la quatrième place, avec 26,1 points, avec Manuel Raga. Sur une rencontre, la meilleure performance est de 54 points réalisés par Hur Jae en 1990. La seconde performance est détenue par Gális avec 53 lors de l'édition de 1986, Schmidt étant le troisième de ce classement avec 49 lors de la même édition. La meilleure performance sur une même édition est l'œuvre de Gális qui a marqué 337 points lors de l'édition de 1986, suivi de Oscar Schmidt avec 310 points réalisés lors de la même édition. Le Brésilien Ubiratan Pereira Maciel est le joueur ayant disputé le plus de rencontres avec 41 sur cinq éditions, de 1963 à 1978. Au niveau des médailles, deux joueurs comptent deux médailles d'or et deux d'argent, le Brésilien Wlamir Marques et le Yougoslave Krešimir Ćosić. Le Chinois Yao Ming, avec 2,28 mètres, est le joueur le plus grand ayant foulé un parquet de championnat du monde, le plus petit étant l'Américain Muggsy Bogues avec 1,59 mètre.

Tableau des médaillés par édition

AnnéeLieuOrArgentBronzeMVP
1950ArgentineArgentineÉtats-Unis d'AmériqueChiliOscar Furlong (ARG)
1954BrésilÉtats-Unis d'AmériqueBrésilPhilippinesKirby Minter (USA)
1959ChiliBrésilÉtats-Unis d'AmériqueChiliAmaury Pasos (BRA)
1963BrésilBrésilYougoslavieUnion soviétiqueWlamir Marques (BRA)
1967UruguayUnion soviétiqueYougoslavieBrésilIvo Daneu (YUG)
1970YougoslavieYougoslavieBrésilUnion soviétiqueSergei Belov (USSR)
1974Porto RicoUnion soviétiqueYougoslavieÉtats-Unis d'AmériqueDragan Kicanovic (YUG)
1978PhilippinesYougoslavieUnion soviétiqueBrésilDrazen Dalipagic (YUG)

Le trophée de la Coupe du Monde FIBA.

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