L'histoire de l'équipe de France de rugby féminin est riche en événements marquants, depuis ses modestes débuts jusqu'à ses récentes performances au niveau mondial. Cet article explore les étapes clés de son développement, ses compétitions majeures et ses moments de gloire.

Par la volonté d'Henry Fléchon, président de l'Association française de rugby féminin et son équipe dirigeante, de voir les premiers échanges internationaux entre clubs se poursuivre par des rencontres internationales, le premier match a lieu aux Pays-Bas en 1982. La France, encadrée par Leterre et Izoard, l'emporte à Utrecht. Si la dotation en équipement offerte par la FFR est remise par monsieur Bory, membre de la Fédération, les filles vont coudre un écusson tricolore...
Les Italiennes puis les Britanniques constituent leur équipe nationale. Après l'intégration des féminines à la FFR en juillet 1989, les membres du dernier comité directeur de la FFRF font pression sur la FFR pour qu'une équipe de France participe à la première Coupe du monde à Cardiff en 1991.

Participation aux Compétitions Internationales
En 1999, un tournoi des cinq nations est créé, élargi à six nations en 2002. Un championnat d'Europe est aussi disputé. La France a également eu par période une équipe de France A, mais l'effort porte désormais sur la sélection des moins de 20 ans.
Lors de la Coupe du monde 2010, l'encadrement est composé de Nathalie Janvier (cheffe de délégation), Francis Cadène (manageur), Nathalie Amiel et Christian Galonnier (entraineurs). En 2016, un nouveau staff est composé de Nathalie Janvier (chef de délégation), Karl Janik (manageur), Jean-Michel Gonzalez et Philippe Laurent (entraineurs). À la fin de l'année 2016, le duo d'entraineurs formé par Jean-Michel Gonzalez et Philippe Laurent est renvoyé sans explication par la nouvelle direction de la FFR.
Cette période voit aussi le retour, au poste de manageur de l'équipe, d'Annick Hayraud après son élection au comité directeur de la FFR. Samuel Cherouk, entraineur des espoirs de l'ASM Clermont Auvergne, remplace le duo.
Lors du Tournoi des Six Nations 2017, l'équipe de France termine à la troisième place derrière l'Angleterre et l'Irlande, avec deux défaites contre celles-ci. Au mois d'août, la France dispute la Coupe du monde en Irlande. La compétition permet aussi à la France de passer au rang de troisième nation mondiale au classement World Rugby et de dépasser le Canada.
Victoires et Reconnaissances
Dans le Tournoi des Six Nations 2018, les Bleues réussissent le Grand Chelem. Dans la tournée d'automne, elles affrontent les Blacks Ferns de Nouvelle-Zélande, championnes du monde en titre.
Le 9 novembre 2018, à Toulon, les Françaises perdent le premier test par 0 à 14. Mais, le 17 novembre, au stade des Alpes de Grenoble, elles prennent leur revanche sur la marque de 30 à 27. C'est leur première victoire officielle face aux Néo-Zélandaises.
Ce mois-là, quatre Françaises figurent parmi les cinq femmes nommées par World Rugby pour le titre de joueuse de l'année : Pauline Bourdon, Gaëlle Hermet, Safi N'Diaye et Jessy Trémoulière. Cette dernière remporte la récompense.
Dans le cadre de la tournée d'automne, le 13 novembre 2021, les Bleues battent (38-13) en match amical les Black Ferns, championnes du monde en titre, au stade du Hameau de Pau. Une semaine plus tard, une deuxième confrontation est organisée au stade Pierre-Fabre de Castres où les Bleues battent encore les Black Ferns (29-7).
En décembre 2016, le changement de comité directeur de la FFR et l'élection de Bernard Laporte à sa tête entraînent l'éviction des deux entraîneurs « sans aucune explication ».
Le 14 avril 1991, les Françaises battent les Néo-Zélandaises par 3 à 0 dans un match pour la troisième place de la Coupe du monde. Ce match n'étant pas prévu au départ, son résultat n'est pas officialisé.

Préparation et Sélection pour la Coupe du Monde
Trois semaines avant l'entrée en lice du XV de France féminin à la Coupe du monde, face à l'Italie le 23 août à Exeter, on connaît les 32 Bleues sélectionnées par Gaëlle Mignot et David Ortiz. Les co-sélectionneurs avaient lancé la préparation avec 38 joueuses le 23 juin.
Elles sont donc six à avoir quitté le groupe : la talonneuse Laure Touyé, la pilier Clara Joyeux, la troisième ligne Émeline Gros, la demie de mêlée Océane Bordes, l'arrière Lili Dezou et l'ailière Mélissande Llorens Vignières. Il faut rajouter à ces départs celui de la pilier gauche Ambre Mwayembe, victime d'une fracture à la malléole de la jambe droite cette semaine et contrainte de déclarer forfait pour la Coupe du monde.
Pour la remplacer, le staff a fait appel à la jeune Bordelaise Makarita Baleinadogo (23 ans, 0 sélection). Elle ne sera pas trop dépaysée puisque onze autres joueuses du Stade Bordelais, champion de France, sont dans une liste sans grande surprise.
On y retrouve l'ossature de l'équipe qui avait fini deuxième du Tournoi des Six Nations cet hiver, battue de peu lors du dernier match par l'Angleterre (43-42). Notamment les co-capitaines Manae Feleu et Marine Ménager, ou encore la charnière Bourdon-Sansus - Arbez.
À noter que la demie de mêlée est suspendue pour les deux prochains matches des Bleus, contre l'Angleterre en préparation le samedi 9 août à Mont-de-Marsan et donc le premier rendez-vous de la Coupe du monde contre les Italiennes quinze jours plus tard.
Les Militaires Championnes du Monde
Passées par les Lionnes du Stade Bordelais Audrey Barut et Marie Gourgues viennent de remporter le titre de championne du monde avec l'équipe de France féminine militaire de rugby. Un titre remporté en Nouvelle Zélande contre les blacks. L'équipe de France militaire de rugby enchaine donc les succès ! Les féminines déjà championnes du monde de rugby à 7 au mois de juin dernier, viennent de recommencer l'exploit mais à XV cette fois-ci.
Audrey Barut explique que l'équipe de France militaire rassemble tous les militaires, dans tous les corps d'armée armée de terre, armée de l'air, marine nationale, gendarmerie nationale pour constituer l'équipe nationale. Pour les entraînements en club, c'est sur son temps personnel. En revanche, pour ce qui est de l'équipe de France militaire, ça fait partie du travail donc c'est en service.
Elle estime que le niveau de l’équipe de France militaire est un petit peu au-dessus de l'élite 2 entre l'élite 1. Elle ajoute que championne du monde de rugby c’est beau, mais en plus en Nouvelle-Zélande et face à l’équipe aux Blacks c’est encore plus fort et que ça restera probablement un des plus beaux souvenirs, surtout la finale, le haka de la finale.
Elle conseille à l’équipe de France, civile si on peut dire, qui sera opposée aux Black Ferns de partir du principe que tout le monde a deux bras, deux jambes et de se dire que rien n'est perdu et que c'est au bout de 80 minutes de jeu qu'on désigne le vainqueur et non pas avant.
Coupe du Monde Féminine de Rugby
La Coupe du monde féminine de rugby à XV, officiellement appelée Coupe du monde de rugby depuis 2019, est une compétition internationale de rugby à XV. Alors que l'Europe a organisé son premier tournoi international en 1988, l'histoire du mondial féminin trouve ses origines à Christchurch en 1990, quand la Nouvelle-Zélande organise le Women's World Rugby Festival, également appelé RugbyFest 1990, du 19 août au 1er septembre.
Le tournoi est disputé par quatre nations (Nouvelle-Zélande, les États-Unis, les Pays-Bas et l'Union soviétique) ainsi que plusieurs équipes de provinces locales (Canterbury, Auckland, Wellington) ou étrangères (Belfast, Nagoya, Tokyo). Le statut du tournoi est incertain, certaines fédérations nationales le considérant comme officiel, d'autres non.
C'est en Angleterre que nait l'initiative d'une Coupe du monde en catégorie féminine. Le projet est porté par quatre joueuses du Richmond FC : Susan Dorrington, Mary Forsyth, Alice Cooper et Deborah Griffin. Elles n'ont ni budget, ni soutiens et ont toutes un emploi à plein temps. Elles ne sont appuyées ni par la fédération anglaise ni par l'IRB (International Rugby Board, aujourd'hui World Rugby).
Pire, l'IRB va convoquer Deborah Griffin pour exprimer son mécontentement : l'organisme n'accepte pas l'utilisation de l'intitulé « Coupe du monde » et estime que le logo utilisé ressemble trop à celui de l'édition masculine qui est également en cours d'organisation en Angleterre. En outre, l'IRB perçoit la compétition féminine comme une concurrente de l'édition masculine et avertit : la première ne doit pas impacter la seconde. Une inquiétude que Deborah Griffin ne comprendra jamais.
Elles travaillent à leur projet au cours de réunions tenues le matin à 7 h, avant que chacune aille travailler. À la recherche de partenaires commerciaux, elles vont souvent se voir opposer que le rugby féminin est « un sport qui se joue mais pas un sport qui se regarde ».
La quête de sponsors est un fiasco mais les quatre jeunes femmes n'en démordent pas : la coupe du monde aura lieu. La ville hôte est Cardiff, tout simplement car la municipalité soutient l'organisation de l'évènement : elle organise une cérémonie d'ouverture, un banquet de clôture, et surtout met l'Arms Park à disposition pour les demies et la finale.
Au bout du compte, douze nations répondent présent pour neuf jours de compétition. La France confirme sa participation quelques minutes avant le tirage au sort de la compétition, au mois de février. La compétition génère un déficit de 36 000 £, dont 30 000 à payer à une agence de marketing qui n'a trouvé aucun sponsor.
Mise sous pression médiatique, notamment par le Times qui parle de « responsabilité morale », la RFU va intervenir : elle informe l'agence marketing qu'elle ne sera pas payée et prend en charge les 6 000 £ restants.
Celle de 1991 se déroule à Cardiff, au pays de Galles avec douze pays invités. La Coupe du monde de 1994 se déroule à Édimbourg, en Écosse. Une sélection d’étudiantes écossaises est invitée à participer à la compétition pour pallier le forfait de l'équipe d'Espagne et garder le nombre de douze formations. La Coupe du monde de 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle se joue à Amsterdam, aux Pays-Bas. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition.
La Coupe du monde de 2002 se déroule à Barcelone, en Espagne. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2006 se tient à Edmonton, au Canada. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2010 est organisée à Londres, en Angleterre. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition. La Coupe du monde de 2014 se déroule à Paris en France. La Coupe du monde de 2017 se déroule à Belfast en Irlande du Nord et à Dublin en république d'Irlande. La Nouvelle-Zélande remporte la compétition.
Dans le cadre de la neuvième édition, la compétition a lieu pour la première fois dans l'hémisphère Sud, à Auckland et Whangarei, en Nouvelle-Zélande. La compétition adopte une nouvelle identité visuelle générique après la Coupe du monde 2023, déclinée pour la première fois en vue de la Coupe du monde 2025 et basée sur la forme ovale d'un ballon de rugby.
Un match qui n'était pas au programme du tournoi et qui n'a pas été enregistré officiellement a eu lieu le 14 avril 1991.
Après une saison lors de laquelle elle a éclaboussé de son talent, Joanna Grisez a reçu son premier Oscar Féminin. Une récompense logique au vu de son parcours la saison dernière.
De l’ambition à la désillusion, il n’y a presque eu qu’un pas. Comment ces Bleues ont encore butté face aux meilleurs terminant à la quatrième place de la compétition ?
Si l’Angleterre a remporté la Coupe du monde féminine 2025, le prix de la meilleure joueuse de l’année revient à la Canadienne Sophie de Goede. Le fait du match : les Anglaises ont douté.
Les Red Roses ont confirmé leur statut de favorites en remportant la finale du Mondial face au Canada, à Twickenham (33-13). Dans un Twickenham en fusion, l’Angleterre a survolé la finale du Mondial face au Canada (33-13). Replay.
Les Bleues ont offert bien trop d’occasions à ces Néo-Zélandaises pour espérer l’emporter ce samedi. La Nouvelle-Zélande a décroché la médaille de bronze de la Coupe du monde féminine 2025 en dominant la France, 42 à 26.
Face à la Nouvelle-Zélande, les bleues ont une dernière chance de se racheter et de montrer qu’elles peuvent rivaliser avec un top 3 mondial. Ce vendredi, le XV de France féminin a effectué les derniers réglages de son match face à la Nouvelle-Zélande à Bagshot, au centre d’entraînement des Red Roses.
À la veille de tirer sa révérence, la joueuse emblématique veut conclure 22 ans de carrière par une médaille de bronze "non négociable" face aux Black Ferns. Ce jeudi, Gaëlle Mignot et David Ortiz ont officialisé leur composition d’équipe pour défier la Nouvelle-Zélande ce samedi (13h30). On connaît la dernière composition d’équipe du XV de France féminin pour ce Mondial en Angleterre.
Ce samedi à 17 heures, le Canada affrontera l’Angleterre en finale de Coupe du monde dans un Twickenham à guichets fermés. À l'aube de disputer la finale pour la troisième place face aux Néo-Zélandaises (ce samedi, 13h30), Gabrielle Vernier se livre.
Ce mardi, Charlotte Escudero est revenue sur la déception de l’échec en demi-finale et s’est projetée, malgré tout, avec beaucoup d’enthousiasme sur la dernière échéance. Titulaire en quart de finale puis en demi-finale de cette Coupe du monde, Kelly Arbey a littéralement explosé en l’espace de deux ans.
Pour ce dernier week-end, la petite finale et la grande finale se dérouleront sur le même terrain, celui de Twickenham. Mais non sans adaptation d’organisation. Dans une demi-finale maîtrisée du début à la fin, les Canadiennes sont venues à bout des championnes en titre néo-zélandaises.
Après la défaite des Bleues face à l’Angleterre, le président de la FFR dresse un bilan lucide et ambitieux. Le coup n’est pas passé loin. Dans votre nouvelle édition de Midi Olympique, votre journal évoque longuement la demi-finale des Bleues contre l’Angleterre, samedi. Chronique d'un échec...
Cette nouvelle défaite face au XV de la Rose en demi-finale de Coupe du monde (17-35) a, une nouvelle fois, mis en évidence la générosité et les lacunes françaises. Technique. La maîtrise technique a fait défaut aux Françaises face à l'Angleterre, en demi-finale de la Coupe du monde. La demi-finale de la Coupe du monde 2025 entre la France et l’Angleterre a donné lieu à un record d’audience pour un match de rugby féminin. À Bristol, les Françaises ont longtemps résisté avec rage et talent. Ce samedi, le XV de France féminin s’est une nouvelle fois incliné face à sa bête noire anglaise.
Une demi-finale au goût amer tant ces Bleues ont gâché d’occasions. Longtemps proches des Anglaises au tableau d’affichage, les Françaises ont fait plus que rivaliser dans le jeu au sol pendant près d’une heure. À l’issue de la défaite en demi-finale de Coupe du monde face à l’Angleterre, il y avait beaucoup de frustration pour Pauline Bourdon-Sansus.