Une page se tourne à Niort. Le Chamois Niortais, club historique du football français, s’apprête à disparaître. Le dernier match à René-Gaillard ce samedi soir a été un moment poignant. Ils ont une place forte dans l’histoire du club forcément.
Comme l’a confié Damien Charron, l’entraîneur des Chamois Niortais, ce samedi 29 mars restera dans l’histoire du club. Sur le terrain du stade René-Gaillard, ce sont de très jeunes joueurs qui ont enterré le club phare de la Venise verte, comme ces joueurs qui ont affronté Saint-André-de-Cubzac en Régional 3.
Un club qui ne pourra pas fêter ses cent ans en 2025 puisqu’il va être mis en liquidation judiciaire cette semaine. La mort des Chamois Niortais est actée. Le tribunal de commerce a validé, ce jeudi 10 avril, la liquidation judiciaire. Il a également demandé la fin des activités. Après la SAS, c’est donc l’association Chamois Niortais qui disparaît. L’association, presque centenaire, était un symbole de la ville et du football Deux-Sévriens.
« La disparition du club, c’est la mort du football Deux-Sévriens », analyse Chloé. Avec son camarade Lucas, ils sont étudiants à l’Université Catholique de l’Ouest à Niort. Pour eux, cette chute est difficile à avaler, « c'est terrible de se dire que le club de la ville [disparaît], parce qu'il y a des investisseurs qui sont venus les racheter [...] et qu’ils ne savent pas comment gérer [un club] », poursuit Lucas.
Le Chamois Niortais, club historique du football français, s’apprête à disparaître. Abandonné par son propriétaire, le club disparaît à quelques semaines de son centenaire, emporté par une décision du tribunal de commerce. Alors que les Chamois Niortais sont censés célébrer dans quelques mois leur centenaire, le club de foot historique des Deux-Sèvres, né le 1er mai 1925 sous l'impulsion de Charles Boinot, existera-t-il encore ?
De la lutte pour monter en Ligue 2 il y a tout juste un an à la déchéance, de la faute de propriétaires (les frères Hanouna) inconscients et malhonnêtes. Dans le viseur de l’étudiant, la famille Hanouna. Les deux frères sont les derniers propriétaires du club. À la fin de la saison 2023-2024, ils quittent le club, laissant un trou financier important.
Une gestion hasardeuse, voire calamiteuse, orchestrée par les frères Hanouna. Un club sous-investi, un centre de formation laissé à l’abandon, des finances exsangues... La dette explose et dépasse les trois millions d’euros. Les relations avec la mairie et les instances du football deviennent exécrables.
C’est une institution qui ferme ses portes. Mais le football n’est pas mort à Niort puisqu’un projet est en gestation avec l’UA Niort Saint-Florent, club de l’est de la Préfecture des Deux-Sèvres. Mais les images de ce samedi 29 mars 2025 sont dures. « Une soirée pleine d’émotions, a publié le club sur ses réseaux sociaux. Merci à tous les amoureux du club pour votre présence, votre passion et votre fidélité ! »
Il faut souhaiter que le projet de reprise soit effectif car le stade René-Gaillard a besoin de recevoir de nouveau de belles affiches dans les années à venir !
Le tribunal de commerce de Niort devait rendre son jugement définitif concernant le club de football des Chamois Niortais ce mardi. La juridiction a indiqué qu'elle avait mis sa décision en délibéré à jeudi. Le tribunal devrait acter la liquidation de l'association.
Cette dette s'élève aujourd'hui à 500 000 euros. Une somme trop importante pour l’association qui n’a pas trouvé de repreneur. Dans ce contexte, la dissolution prononcée par le tribunal de commerce était attendue depuis plusieurs jours. Au point que les dirigeants ont déjà avancé sur un projet de fusion avec le club de l’UA Niort Saint-Florent.
Rétrogradé en Régional 3 et placé en redressement judiciaire, le club n’a reçu aucune offre de reprise avant la date limite du 21 mars, selon La Nouvelle République. Le tribunal de commerce de Niort avait pourtant accordé un délai supplémentaire après avoir examiné une offre le 11 mars. Face à cette impasse, le président de l’Association Chamois Niortais FC, Guy Fleurquin, a reconnu son échec : « Le dépôt d’une offre suscitait un problème : il fallait des partenaires d’accord pour éponger les dettes de l’association. On n’a pas réussi à fédérer suffisamment de monde. J’ai échoué et j’en suis malheureux. » La décision finale du tribunal sera ainsi rendue le 8 avril.
Selon les informations de La Nouvelle République, Niort, club historique de football, serait sur le point de disparaître. C'est un club qui fête, cette année, ses 100 ans. Créé en 1925, le Chamois niortais Football Club pourrait bien, d'ici les prochaines semaines, définitivement disparaître du paysage footballistique français.
Le dirigeant se démenait depuis le 10 septembre dernier et la décision du tribunal de commerce de liquider le club, endetté d'un peu plus de 3 millions d'euros. «Je n'en attends rien, ils vont entériner tout simplement comme pour Tours (dont la fin définitive a été entérinée en février, NDLR) et nous exclure de toutes compétitions départementales, régionales et nationales», a prévenu M.
En discussions depuis le mois d'octobre dernier, Florimond Labulle, entrepreneur vendéen, avait déposé une première offre le mardi 11 mars dernier. Cette offre avait été examinée par le tribunal de commerce de Niort, qui l'avait finalement jugée insuffisante. Malgré tout, un délai supplémentaire, fixé donc à ce vendredi, avait été accordé. Finalement, Florimond Labulle n'a déposé aucun autre dossier.
Guy Fleurquin, l'actuel président de l'Association Chamois Niortais FC, n'a pu que reconnaître cet échec, dans des propos rapportés par Foot Mercato : "Le dépôt d'une offre suscitait un problème : il fallait des partenaires d'accord pour éponger les dettes de l'association. On n'a pas réussi à fédérer suffisamment de monde.
D’abord, la déroute sportive. Après une descente en National en 2023, conséquence d’une saison catastrophique en Ligue 2, Niort tente de rebondir immédiatement. La saison 2023-2024 est celle de l’espoir, celle du renouveau possible. L’équipe frôle la remontée mais échoue d’un souffle, à un point près derrière Martigues. Un coup dur, mais pas encore une sentence définitive.
La DNCG, le gendarme financier du football français, ne tarde pas à sévir. D’abord une rétrogradation en National 2. Puis, face à l’impossibilité de redresser la situation financière, c’est l’exclusion pure et simple de toute compétition nationale qui est prononcée le 1er août 2024. Un dernier recours est tenté, sans succès. Le 10 septembre, le tribunal de commerce officialise la liquidation judiciaire du club. Les Chamois Niortais, institution vieille de presque un siècle, sont rayés de la carte du football professionnel. L'association, quant à elle, repart en Régional 3, portée par une bande de gamins exemplaire et dévouée.
Mais le 8 avril 2025, le coup de grâce sera donné. Le tribunal de commerce de Niort entérinera la disparition du club, incapable de trouver un repreneur. En soutien à son club, les ultras niortais ont décidé d’auto-dissoudre leur groupe qui n’a plus de raison d’exister. Le dernier match du club au stade René Gaillard s’est joué contre Saint-André-de-Cubzac (0-3).
Ainsi s’éteint un club qui aura marqué l’histoire du football français, non pas par des trophées, mais par son identité, sa résilience et, hélas, par la tragédie de sa chute.

Cette mort est d’autant plus difficile à digérer que le 1er mai, le club aurait dû fêter son centenaire. Le calcul est donc rapide : la création remonte à 1925, dans la chamoiserie Boinot à Niort. À l’initiative, c’est Théophile Boinot le propriétaire de l’entreprise. C’est son fils, Charles qui est chargé de l’équipe principalement constituée d’employés. Le nom est donc tout trouvé : les Chamois Niortais.
Le club aura obtenu le statut professionnel en 1985 et aura même atteint la première division, lors de la saison 1987/1988.
Les Chamois Niortais voient le jour en 1925 sous l'impulsion de Charles Boinot. Son père, Théophile Boinot, avait déjà initié la pratique du football dans la ville en fondant l'ES Niort quelques années auparavant. Mais alors, pourquoi "Chamois" et non un simple US ou FC ? La famille Boinot possédait une chamoiserie, une usine de fabrication de cuir, et la majorité des membres du club étaient eux-mêmes issus de cette industrie locale. Aucun rapport donc avec l’animal.
À l'origine, Charles Boinot voyait son club comme une simple équipe d'entreprise, sans imaginer qu'il deviendrait un jour un acteur du football français. Dès sa première saison, le club participe au championnat régional du Centre-Ouest, naviguant entre différents terrains avant de s'installer au Stade de Genève, situé au bord de la Sèvre Niortaise.
Pendant ses premières décennies, le club effectue l’ascenseur entre les divisions régionales et le Championnat de France Amateur (CFA), où ils accèdent pour la première fois en 1948. Entre 1950 et 1980, les Chamois Niortais montent à cinq reprises et connaissent autant de relégations.
En 1974, le Chamois Niortais FC évolue en troisième division. C'est surtout l'année à laquelle le club fait son entrée au stade de la Venise-Verte, inauguré à l'époque par un certain René Gaillard, maire de la ville. Quelques années plus tard, le stade de la Venise-Verte prendra d’ailleurs son nom, devenant le stade René-Gaillard.
Dès la saison suivante, en D3, le CNFC ne perd que trois matchs et remporte son groupe. Pour la première fois de son histoire, le club évoluera en Division 2 lors de la saison 1985-1986 et devient alors professionnel. Pour ses débuts en D2, le Chamois Niortais n'est pas loin d'accrocher les barrages d'accession à l'élite en terminant à la 5e place de sa poule.
Un an plus tard, le Graal est atteint. Niort accède à la Division 1, notamment grâce à une série de 17 matchs sans défaite. À Niort et dans les Deux-Sèvres, cette saison restera exceptionnelle, malgré la relégation. Lors de cette unique saison en première division, les Chamois tiennent tête au futur champion de France, l'AS Monaco, restant invaincus face aux Monégasques. Sans surprise, le stade René-Gaillard connait sa meilleure affluence, en rassemblant plus de 10.000 spectateurs en moyenne. Après la relégation, le club finira la décennie en deuxième division.
Arrivé en 1984 comme entraîneur-joueur, il se consacre rapidement à son rôle de coach et mène les Chamois à leur âge d’or. Il reste à la tête de l'équipe jusqu'en 1988 et la relégation en Division 2. Il a écrit les plus belles heures de l'histoire du football à Niort sur le terrain, puis sur le banc de touche. Il y compte plus de 150 matchs.
La fin des années 80 a permis l'émergence de Franck Azzopardi. Natif de Châtellerault, l'ancien milieu de terrain est un pur produit du club. Formé à Niort, il y a ensuite effectué toute sa carrière jouant un total de 439 rencontres, la majorité en Ligue 2. Dès sa retraite en 2005, il devient l'entraîneur de la section U16 avant de gravir les échelons et d'être l'entraîneur adjoint d'un certain Pascal Gastien.
À Niort, Gastien a d'ailleurs réussi une performance rare : jouer et entraîner plus de 100 matchs. En tant que joueur, il y a connu les montées consécutives des années 80. Il revient au club en 2005 pour entraîner la réserve avant de prendre les rênes de l'équipe fanion en 2009. En cinq ans, Pascal Gastien devient le deuxième entraîneur le plus capé du club avec 164 rencontres. Il dépasse alors Patrick Parizon, son ancien coach.
Enfin, le meilleur buteur des Chamois Niortais n'est pas le plus connu, mais reste un nom dans l'histoire récente de Niort. Auteur de 65 buts, Andé Dona Ndoh est resté cinq ans au club. Au classement des scoreurs, il dépasse Joël Bossis, petit frère de l'ancien international français Maxime. Dès sa retraite en 2021, le Camerounais intègre le staff niortais. Signe qu’à Niort, le Chamois, on l’a dans la peau. Il compte même quelques matchs sur le banc en tant qu’entraîneur intérimaire.
Lors de la saison 86/87, celle de la montée en D1, Niort est porté par un jeune attaquant ghanéen : Abedi Pelé. Il ne reste qu’un an dans les Deux-Sèvres, mais inscrit 14 buts. Être le meilleur buteur d’une équipe promue en Division 1, une première et une dernière dans l’histoire du club. Pelé s'y révèle à la France du football. Quelques années plus tard, il remportera la Ligue des Champions avec l'OM.
Abedi Pelé n'est pas le seul joueur marquant n'ayant fait qu'une année aux Chamois. En 2013/2014, un jeune Argentin nommé Emiliano Sala est prêté à Niort. En Ligue 2, il inscrit 18 buts et laisse une trace indélébile aux supporters. Sur une seule saison, personne n'a plus marqué que lui dans l'histoire niortaise.
S'il sait repérer des talents, le club des Deux-Sèvres sait aussi les façonner. Christophe Jallet et Philippe Violeau, tous deux champions de France dans leurs carrières, ont été formés au stade René-Gaillard.
Ces dernières années, Jimmy Roye incarne l’âme des Chamois, malgré une fin de parcours délicate. Buteur décisif lors de la remontée en Ligue 2 en 2012, il dispute 275 matchs avec Niort, faisant de lui le 4e joueur le plus utilisé de l’histoire du club
Il fut un temps où les Chamois Niortais incarnaient un petit miracle du football français. Un club de province capable de défier les grands, de révéler des talents et de se maintenir parmi les équipes solides de Ligue 2. Historiquement, seulement deux clubs ont pris de plus points que Niort dans l’histoire de la deuxième division.
Une rencontre ordinaire pour une fin extraordinaire.
Après Tours, c'est au tour des Chamois Niortais de s'éteindre.
Même si la justice validait mardi prochain la reprise du club (ce qui semble probable, le dossier soutenu par Florimont Labulle étant à notre connaissance le seul déposé), la fédération française de football aura son mot à dire. "Aussi fou que cela puisse paraître, c'est au COMEX de la FFF de trancher sur les dossiers de reprise, une fois la décision du tribunal de commerce rendue. Or, c'est cette instance qui a le dernier mot et qui peut très bien invalider une reprise autorisée par une juridiction locale" explique une source au sein du club.
"La disparition des Chamois Niortais est une hypothèse à ne pas écarter"
Selon nos informations, la tendance au sein de ce fameux COMEX ne serait pas forcément à un feu vert en faveur de la reprise. "L'association traîne une dette supérieure à celle du Tours FC, entre 700.000 et 800.000 euros. Or, dans le cas tourangeau, la FFF a refusé d'accorder les droits sportifs pour engager des équipes en compétition. La Fédération peut très bien appliquer la même sentence au club niortais, et ce, même si un repreneur est prêt à injecter 200.000 euros dès la première année".
Plusieurs grands noms des Chamois Niortais l'ont bien compris et tentent depuis plusieurs jours d'infléchir la fermeté de la fédération. L'ex-entraîneur Philippe Hinschberger ou l'ancien défenseur et international tricolore Christophe Jallet ont tenté de faire passer le message auprès de la présidence de la FFF et des équipes de Philippe Diallo. Le COMEX devrait trancher rapidement, peut-être même dès la semaine prochaine, dans la foulée de la décision du tribunal.
Autre complication en perspective et pas des moindres : même en cas de reprise, quelle sera l'avenir de l'équipe première ? Les règlements de la ligue stipule que tout club placé en redressement en cours de saison doit voir son équipe senior descendre à l'issue du championnat. Une règle qui, si elle était appliquée à la lettre, priverait de facto Niort de la possibilité d'une remontée immédiate en R2.
Face à ce risque réel de disparition des Chamois, certains restent en embuscade. C'est le cas d'un dirigeant d'un club du Niortais qui n'a pas hésité à écrire au tribunal de commerce pour dire tout le mal qu'il pensait de la candidature "Labulle". Ce dernier sent bien le vent se lever. Il devrait d'ailleurs prendre la parole dans les prochains jours pour réaffirmer sa résolution à assurer la reprise et la pérennité du club.

Le comité exécutif de la Fédération Française de Football (FFF) doit se réunir le 17 avril prochain. Celui-ci décidera si les différentes équipes des Chamois Niortais sont autorisées à jouer les derniers matchs de la saison.
Encore en Ligue 2 il y a deux ans, Niort a été rétrogradé, en 2024, en championnat de Régional 3 de la Ligue de Nouvelle Aquitaine, pour des raisons financières. Depuis, les choses ne se sont clairement pas arrangées pour le demi-finaliste de la Coupe de la Ligue 2001.
Voici un tableau récapitulatif des moments clés de l'histoire du club :
| Année | Événement |
|---|---|
| 1925 | Création du club |
| 1985 | Obtention du statut professionnel |
| 1987/1988 | Unique saison en première division |
| 2023 | Relégation en National |
| 2024 | Rétrogradation en Régional 3 |
| 2025 | Liquidation judiciaire du club |