Histoire et Ambitions du Cesson Aix Handball

Il n’est pas impossible que vous ayez suivi les exploits des clubs bretons dans le sport national et plus particulièrement dans le monde du handball. Très fréquemment contée ici, la réussite du SGRH, club féminin de deuxième division dirigé par Jean-Luc Bosse, fait la paire avec Cesson-Rennes, l’autre club phare de la métropole rennaise.

Cesson-Rennes arrive à un tournant. Après une saison relativement compliquée sur le plan sportif où l’essentiel fut tout de même assuré avec le maintien, il faudra clairement faire mieux lors de la prochaine saison. Côté sportif, l’équipe fanion d’une région toute entière devra évoluer sans deux éléments pourtant primordiaux les saisons précédentes. En partance vers d’autres challenges, Allan Villeminot et Igor Anic ne font officiellement plus partie de l’équipe.

Toutefois, l’arrivée de nombreux nouveaux joueurs laisse présager d’importantes ambitions pour la saison 2021/22. On peut citer l’apport de joueurs d’expérience comme Robin Molinié ou Théophile Caussé.

Quelques jours après avoir signé son premier succès de la saison à Sélestat, Cesson Rennes a réussi à enchaîner, ce vendredi 19 septembre. Il aura fallu une vingtaine de minutes à Cesson Rennes pour prendre les commandes, face à Aix, ce vendredi 19 septembre. Cette victoire vient confirmer celle enregistrée la semaine passée, sur le parquet de Sélestat.

Cesson contre Aix, c’est la rencontre de deux clubs qui restent peut-être sur la meilleure saison de leur histoire. Ce n’est certainement pas une coïncidence si les deux clubs partagent un autre point commun, celui de jouer dans les deux salles les plus récentes du championnat, l’Arena du Pays d’Aix (inaugurée en octobre 2017, 6 000 places) et la Glaz Arena (mars 2019, 4 500 places).

Le championnat ressemble très souvent à une partie de poker, avec tout le monde capable de battre n’importe quelle équipe (ne serait-ce qu’en bas de tableau) à chaque sortie.

L'Importance de la Glaz Arena

L’occasion pour le président des Irréductibles Stéphane Clemenceau de rappeler ce que Cesson Rennes doit à son changement d’enceinte : « Si on n’avait pas eu la Glaz Arena, on serait aujourd’hui en deuxième division sans possibilité de faire mieux. Notre capacité d’accueil au Palais des Sports était trop restreinte, on était arrivé à saturation. On n’a plus vraiment de limite de jauge, c’est maintenant à nous de développer au mieux notre outil.

Le budget du CRMHB est ainsi passé de 2,4 M€ lors de la saison 2018-2019 à 3,2 M€ actuellement, grâce à une billetterie grand public et des partenariats entreprise très largement développés.

Le revers de la médaille, c’est le coût de location de la Glaz auprès du groupe Legendre, propriétaire des lieux. Là encore une similitude avec Aix, dont la salle est toutefois le fruit d’un investissement public.

« On s’acquitte d’un loyer de 400 000 € hors taxes à l’année (soit 12,5 % du budget) pour jouir d’une zone administrative dans laquelle travaillent nos salariés, de la salle annexe dans laquelle s’entraîne l’équipe professionnelle et d’une salle de musculation, détaille Stéphane Clemenceau. Et bien sûr, des 15 dates de championnat et des possibles dates de Coupe de France.

Avec quelques particularités liées aux spectacles programmés à la Glaz, qui avaient par exemple contraint le CRMHB à recevoir Créteil mardi 22 novembre, trois jours avant son déplacement à Dunkerque. « On est globalement prioritaire sur nos dates de match. On s’adapte aussi aux événements de la Glaz pour qu’ils puissent faire fonctionner leur business le mieux possible. Mais c’est plutôt rare car Legendre XP (structure créée pour l’exploitation de la salle) essaie d’animer la Glaz autour de nos dates, sauf événement incompressible.

Cesson et Aix ne vont en tout cas pas demeurer très longtemps avec leur particularité. Le modèle est donc peut-être au début de sa généralisation.

« Je le souhaite, pronostique Stéphane Clemenceau. Déjà, il y aurait une forme d’équilibre entre les clubs dans la compétition (rire). Je pense que c’est important, y compris pour la valeur intrinsèque de notre sport et de notre championnat. Plus il y aura d’équipements de très bonne qualité, plus le championnat sera valorisé pour les télés. Pour que notre sport se développe, il faut que les équipements continuent de se développer.

Avec Stéphane Clémenceau à sa tête depuis plus de 10 ans, l’équipe des fameux irréductibles cessonnais et le club tout entier ont connu de grandes avancées. Aussitôt remonté en première division, le club a pu s’appuyer, l’année dernière, sur un budget de 3,55 millions d’euros, le plus haut de l’histoire du club. En guise de comparaison, il s’élève quasiment à la même somme que celui du Chambéry Savoie Mont-Blanc handball, club référence du handball national, quelque peu à la peine depuis plusieurs saisons. La construction de la Glaz Arena est aussi à mettre entre autres, à l’actif des acteurs du club tout entier.

Tout un club n'attend que cela. Voir, ce vendredi, la Glaz Arena s'enflammer sur les buts des Irréductibles de Cesson, dans un match au sommet du classement. Parce que, depuis le premier match disputé entre ses murs, le 14 mars dernier, l'enceinte ultramoderne a surtout vu ses protégés descendre en ProLigue, en juin dernier, après 10 ans de présence ininterrompue en StarLigue, l'élite du handball français.

D'ailleurs, la Glaz Arena symbolise, a elle seule, le paradoxe de voir évoluer Cesson à l'échelon inférieur. Elle est, StarLigue et ProLigue confondues, la troisième plus grande salle de France a accueillir un club de handball. Avec ses 4 500 places (dans sa configuration la plus étendue) elle est seulement devancée par l'Aréna du Pays d'Aix, à Aix-en-Provence et le Palais des Sports de Beaulieu, à Nantes.

"On veut ramener le club là où il devrait être, acquiesce le demi-centre Allan Villeminot. La salle a notre disposition est magnifique, les infrastructures sont vraiment au niveau de la StarLigue, les supporters répondent présents". C'est l'objectif qui a été fixé au nouvel entraîneur Sébastien Leriche, nommé fin novembre en remplacement de Christian Gaudin, alors que Cesson-Rennes avait perdu deux fois de suite en déplacement, à Billère, puis à Strasbourg.

"Avant d'être obligés de monter, on est obligés de gagner, martèle l'entraîneur. Le club a des infrastructures exceptionnelles, des possibilités d'exister en StarLigue. Mais c'est long, c'est dur de monter. C'est peut être parfois plus dur que de se maintenir au plus haut niveau".

Déjà le tournant de la saison Pour l'instant, les Brétiliens sont toujours dans le coup, même s'ils accusent quatre points de retard sur le leader, Limoges, qu'ils affrontent ce vendredi soir. Un succès leur permettrait donc de revenir à une victoire (deux points) des Limougeauds. En cas d'échec, il faudrait espérer trois défaites du leader et un sans-faute de Cesson-Rennes pour prendre la première place, synonyme de montée directe en StarLigue.

Dans ce cas "ce sera très compliqué de viser la première place, il faudra être réaliste", reconnaît l’entraîneur rennais Sébastien Leriche. Le nouvel entraîneur de Cesson-Rennes, Sébastien Leriche. "La montée est sur toutes les bouches, on ne cherche que ça, affirme Allan Villeminot. Directement ce serait vraiment génial, mais s'il faut passer par les barrages, on prend aussi, on ne va pas faire la fine bouche."

Alors, les Irréductibles ont soigneusement préparé ce premier match de 2020. Ils ont repris l'entrainement le 3 janvier, par une nouvelle préparation physique, avant de basculer dans une "semaine de compétition" depuis lundi, pour préparer la rencontre au sommet contre des Limougeauds qui l'avaient emporté (24-21) au match aller.

Depuis lundi "les visages se sont fermés, les joueurs sont un peu plus tendus", confirme Sébastien Leriche. Tendus vers 20h30, et ce match qui conditionnera beaucoup de choses dans l'année 2020 de Cesson-Rennes.

Sylvain Hochet espère ramener son équipe en StarLigue.

Promu en Lidl Starligue la saison prochaine, Cesson - Rennes Métropole garde le même entraîneur : Sébastien Leriche, à la tête de l'équipe première depuis novembre, a prolongé son contrat de deux ans, ce vendredi soir.

Leur situation est quasiment la même : à l'arrêt depuis début mars, le Rennes Volley 35 et le Cesson - Rennes Métropole handball ne se voient pas terminer la saison. Sans date de reprise, leurs président pensent qu'il vaut mieux s'arrêter là.

Cesson-Rennes Métropole Handball rejouera dans l'élite du handball français la saison prochaine. La Ligue Nationale de Handball a pris la décision, ce mardi 14 avril, d'arrêter complètement le championnat en cours, et d'attribuer aux Irréductibles le titre de champion de ProLigue.

Robin Molinié : Un Retour Spécial à Cesson

"Cesson, c'est là où j'ai fait une de mes meilleures saisons". Il n'y a point de doute : ce déplacement à Cesson pour la 3e journée de Starligue a une saveur particulière. Robin Molinié, arrivé cet été au PAUC, retrouve le club où il a passé quatre saisons, de 2019 à 2023.

"Ma première année à Cesson, on a fait une grosse saison avec un super groupe, raconte-t-il. J'ai fini meilleur arrière gauche du championnat sur la saison." Une reconnaissance individuelle qu'il n'évoque pas avec orgueil, mais avec lucidité. À 33 ans, l'arrière polyvalent (aussi capable de jouer demi-centre) affiche une carrière longue, marquée par des passages à Chartres, Créteil, Saint-Raphaël ou encore Besançon.

Il s'y était installé, a pris ses marques, et a surtout appris à être plus serein. "Avec l'âge, avec l'expérience, le nombre de matches joués, c'est beaucoup plus facile que dans la jeunesse, confie-t-il à propos de la pression d'avant-match. Tu deviens plus serein sur ce que tu sais faire." Un calme, que le Grenoblois cultive aussi dans ses rituels : "J'ai toujours joué avec un protège-dents. Et qui au fil du match passe plus de temps dans ma chaussette que dans ma bouche. Mais il faut que je l'aie", confie-t-il.

Sur le terrain, Molinié est un joueur complet. "L'une de mes forces, c'est justement ma polyvalence, dit-il. Être shooter, buteur, ça a toujours été un tout." Formé à Eybens, près de Grenoble, il a grandi dans une famille de handballeurs. "Mon frère Adrien, mes cousins Emeric et Maxime Paillasson... Trois pros. Moi j'étais le dernier de la génération. J'ai juste voulu faire comme eux." Et comme beaucoup de joueurs de sa génération, il a grandi avec les Bleus. Mais c'est un Suédois qui l'a marqué : "Stefan Lövgren.

À force de jouer contre les meilleurs, il a aussi développé une lecture fine des défenses adverses. "Honnêtement, Aix, ça a toujours été compliqué. Il y a toujours eu des grands défenseurs. Notamment Karl, Babarskas, maintenant Hugo (Brouzet), Momo (Sidibe)... Des mecs qui m'ont toujours posé problème sur le contre." Désormais, ce sont ses coéquipiers. Installé à Luynes depuis fin juillet, avec sa compagne et leurs deux petits garçons, il découvre doucement la région. "Ça a été pas mal de rebondissements, mais ça y est, on est bien installés."

Ce soir, il retrouve donc Cesson. Pas seulement un club, mais une partie importante de sa carrière. Et espère ramener une deuxième victoire avec Aix.

Robin Molinié retrouve Cesson, un club important de sa carrière.

Les Défis et les Objectifs Futurs

L'équipe professionnelle du Cesson-Rennes Métropole Handball ne jouera pas contre Créteil jeudi 27 août. Les joueurs doivent passer un second test après avoir été en contact avec un arbitre qui s'est déclaré positif suite au match contre Nantes vendredi 21 août.

Maintenu en première division à l’issue de la dernière journée de championnat, le club compte toutefois s’inscrire dans le futur grâce à un projet de club parfaitement établi.

"Avant d'être obligés de monter, on est obligés de gagner, martèle l'entraîneur. Le club a des infrastructures exceptionnelles, des possibilités d'exister en StarLigue. Mais c'est long, c'est dur de monter. C'est peut être parfois plus dur que de se maintenir au plus haut niveau".

Avec ses 4 500 places, la Glaz Arena est seulement devancée par l'Aréna du Pays d'Aix, à Aix-en-Provence et le Palais des Sports de Beaulieu, à Nantes.

Le match : Cesson - Rennes Métropole Handball - Limoges Hand 87, vendredi 7 février (20h30), à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné.

Le Cessonais Sylvain Hochet, ici contre Billère, espère ramener son équipe en StarLigue l'an prochain. Ils reçoivent le leader Limoges, ce vendredi (20h30) à la Glaz Arena de Cesson-Sévigné. Avec l'envie de ramener le club à sa place, dans l'élite du handball français.

Club Budget (approx.) Capacité de la salle
Cesson Rennes Métropole Handball 3.2 M€ 4,500
Pays d'Aix Université Club Handball N/A 6,000
Chambéry Savoie Mont-Blanc Handball 3.55 M€ N/A

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