L'USON Nevers Rugby franchit un nouveau cap en créant un Centre de performance ultra-moderne, spacieux et ambitieux. Soutenue par le Conseil départemental à hauteur de 1,5 million d’euros sur un coût total de 3,8 millions, la construction du Centre de performance de l’USON Nevers Rugby a officiellement été présentée, lundi 2 février, par Régis Dumange, président du club, aux côtés de Wilfrid Séjeau et de Lionel Lécher, vice-présidents du Département.
Seize ans après sa mise sur orbite vers le rugby professionnel, avec la création de la Société anonyme sportive professionnelle (SASP) par Régis Dumange, huit ans après son accession en Pro D2, ce centre représente une avancée significative pour le club.

Un Équipement Moderne et Ambitieux
Sur deux niveaux de 1 000 m² chacun, l’équipement construit à quelques dizaines de mètres du stade du Pré-Fleuri offrira des conditions de travail et d’entraînement idéales au groupe professionnel mais aussi aux Espoirs et aux équipes de jeunes de l’association. Couloirs de course, aire de lutte, cryothérapie, salle vidéo, espaces de repos, etc. : tout a été pensé dans les moindres détails par les responsables du club, le staff et le cabinet d’architecte auvergnat Morpho Architecture.
Les visites dans les meilleurs clubs de Pro D2 (Vannes, Brive, Oyonnax) et au Stade rochelais ont nourri l’inspiration de ce Centre de performance qui permettra à Nevers de lutter à armes égales dans la course à l’attractivité.
Si les travaux ont débuté mi-novembre par la démolition des infrastructures les plus anciennes, le chantier a été officiellement lancé lundi 2 février par Régis Dumange. « Des joueurs qui évoluent en M14 jusqu’aux pros, tous seront dans les mêmes locaux », a expliqué le président.
La construction du Centre de performance s’inscrit dans un vaste programme de travaux qui a déjà vu le remplacement de l’éclairage du Pré-Fleuri par des leds, et la pose d’une pelouse synthétique de dernière génération l’été dernier.
Historique et Évolution du Club
Le dimanche 22 décembre 1911, le PAG est invité par le nouveau club de AS Montferrand, les Neversois s'imposeront largement en inscrivant 39 points (10 essais et 3 pénalités). En mars 1923 le PAG devient l'USN (Union sportive nivernaise).
En 1956 l'USN fusionne avec le club voisin de l'Olympique de Nevers pour devenir l'USON (Union sportive olympique nivernaise) et la victoire, un an plus tôt, en challenge Rhône-Alpes (17-8 contre Dijon) est le prémisse d’une extraordinaire saison 57-58.
La saison 1955 signe le premier exploit de l’histoire du club avec la montée en deuxième division. Lors des phases finales de D3, les Nivernais dominent, en quart, le Stade dijonnais, 11-6. L’aventure se termine en demi-finale devant Saint-Claude (8-0).
En 1979 sous l’impulsion du trio Jean Lartigue, Bernard Coudol et Alain Vaquié, l’USON, en seizième, à Sens, prend le meilleur sur Saint-Germain-en-Laye, 20-13, et décroche son billet pour la deuxième division.
La saison 1981 est l’une des plus belles pour les azurs et or, et propulse le quinze neversois jusqu’à Decazeville où l'aventure s’arrête aux portes du Groupe B, 25-10 contre Saint-Lary-Soulan. Nombreux gardent encore le souvenir du match précédent et de la victoire, à Orléans, face au CASG Paris, 28-16 au bout de la prolongation.
L’année 1983 est une bonne saison puisque les juniors usonistes vont jusqu’en huitième de finale de la Coupe René Crabos, signant, au passage, un succès sur le Racing club de France, 14-12.
En 1984 avec Jean-Claude Payeras aux manettes, Nevers réalise une saison pleine même si les espoirs d’accession en Groupe B sont annihilés, à Guéret, par le quinze de l'US Cognac du pilier Laurent Seigne, 29-9.
En 1993 les internationaux tunisiens Jean Hadjkacem et Ezzeddinne Ferjani montrent la voie de la montée en D2. À Saint-Léger-des-Vignes, le derby face à Moulins ouvre les portes de la seconde division aux Jaunets.
Pendant la saison 1999, les deux compères Bernard Etcheverry et Bernard Chinellato sont aux manettes de l’USON, qui, alors en D3, aligne douze victoires d'affilée. La montée est au bout de l’effort.
Pour la saison 2000 en Nationale 2, le club neversois accueille un Néo-Zélandais de 19 ans, Sione Lauaki. Sous l’impulsion de ce joueur (qui deviendra All-Black), les Jeaunets sont opposés en trente-deuxième de finale à l'Union sportive vizilloise. Le match se joue à Belleville-sur-Saône. Largué à la pause, 24-9, Nevers arrache la prolongation où la partie se termine sur le score de 30 partout. Nevers est éliminé aux essais.
En début de saison 2007-2008 l’USON joue le maintien et après une bonne saison il joue la montée. Pour la saison 2008-2009 l'USON se retrouve dans la poule 2 de Fédérale 2 et vise la montée en Fédérale 1 avec un budget de 900 000 euros. Sous l'impulsion de Régis Dumange PDG de Textilot après avoir échoué la montée en Fédérale 1 pendant la saison 2008-2009, l'USON est un des favoris de sa poule pour une tentative de montée.
En 2011-2012, l'USON réalise une bonne saison et se qualifie pour les phases finales de Jean Prat. Les Nivernais parviennent même jusqu'en quart de finale face à Valence d'Agen après avoir éliminé le RC Vannes en huitièmes. Malgré un match aller largement perdu (32-15) à Valence, les jaunes et bleus parviennent à renverser le score au match retour (22-3).
Pour la saison 2012-2013, Nevers affiche ses ambitions de montées en Pro D2. Pour se rôder au haut niveau, Nevers demande à être transféré dans la poule Sud-Ouest, plus relevée que la poule Nord-Est dans laquelle elle était inscrite jusqu'alors. Cette demande sera acceptée, puisque les Nivernais y seront bel et bien transférés, avec une belle réussite : le duo de tête Montauban-Nevers domine en effet très largement sa poule.
Pour la saison 2013-2014, versée dans une poule difficile (avec Massy, Lille, Vannes, Saint-Nazaire entre autres), l'USON termine à la seconde place de la poule 1 et se qualifie pour les phases finales du championnat de France de Fédérale 1.
Pour la saison 2014-2015, l'USON termine 1er, invaincu, de la poule 1 et se qualifie pour les phases finales du championnat de France de Fédérale 1.
Le 31 juillet 2015, à l'entrée 2015-2016, l'USON se déplace à La Rochelle pour un match amical qu'il perd 43 à 5.
Le club de l'Union sportive olympique nivernaise est officiellement renommé USON Nevers rugby auprès de la FFR, le 30 juin 2016. Le club se tourne vers l’avenir en optant pour une image plus moderne et dynamique, et un nom ayant une visibilité nationale en vue de sa montée en 2e division.
Le 13 mai 2017, l'USON accède officiellement à la Pro D2 en s'imposant face au SO Chambéry lors de la finale retour d'accession sur le score de 35 à 9. Les Neversois s'étaient inclinés au match aller 28 à 19. L'équipe de Nevers avait terminé 3e du championnat de Fédérale 1 élite et l'avait emporté en demi-finale d'accession contre Aix-en-Provence.
Le club enregistre alors le jour de cette finale retour, un record d'affluence au stade du Pré Fleuri avec la présence de plus de 7500 spectateurs.
Pour la saison 2017-2018, l'USON fera une entrée remarquable dans le monde professionnel du rugby à XV français en se classant 7e à l'issue de la phase régulière du championnat de Pro D2. Le club décroche officiellement son maintien le 16 mars 2018 en s'imposant 30 à 13 face à l'US Dax lors de la 27e journée, soit à trois journées de la fin du championnat.
Nevers termine donc avec les honneurs, pour un promu, et un total de 69 points en 30 journées de championnat, soit à 23 points du premier relégable. L'équipe de Nevers progresse. En 2022, l'USON termine quatrième au classement de Pro D2 à l'issue de la saison régulière se qualifiant ainsi pour les barrages. Nevers élimine Carcassonne en barrage (24-12).
Les Neversois jouent traditionnellement en jaune et bleu (dominante de jaune).

Le Stade du Pré Fleuri
L'USON dispute ses matchs dans le stade du Pré Fleuri qui se trouve sur la commune de Sermoise-sur-Loire, à la sortie sud de Nevers. Le stade du Pré Fleuri est équipé de trois tribunes. Toutes sont couvertes.
La tribune Honneur (tribune Ville de Nevers) compte 1190 places. Nombreuses d'entre-elles sont réservées aux partenaires du club (SASP). Sous cette tribune se trouvent les vestiaires, des bureaux et la bodega (espace buvette couvert).
La Tribune Est inaugurée en 2010 a été agrandie en 2013 afin de porter sa capacité à 3678 places assises (tribune Nièvre). Plus récemment construite, la tribune Nord (tribune Nevers Agglomération) offre 2250 places supplémentaires depuis novembre 2015. Le stade est aussi équipé d'un vaste restaurant et d'un espace réceptif derrière l'en but sud.
Trois terrains d'entraînement et d'échauffement (dont un synthétique) existent à proximité du Pré Fleuri.
Un Centre d'Entraînement et de Perfectionnement Moderne
Depuis la rentrée 2016, l'USON s'est doté d'un centre d'entraînement et de perfectionnement permettant de proposer au groupe de joueurs pro de toutes les infrastructures nécessaires au bon déroulement des entraînements et de leur préparation sportive et physique. Le centre est alors doté en un seul et même lieu d'une salle de musculation, d'un pôle médical composé d'un espace kinés et d'un bureau médecin, de vestiaires, d'un espace bureaux pour les entraîneurs, d'une salle destinée à la vidéo collective et individuelle, d'une salle de repos pour les joueurs. Le centre est également équipé d'un service de restauration pour les déjeuners et divers repas pris en groupe lors des matchs. Enfin, le centre est situé à quelques pas seulement des terrains annexes sur lesquels l'équipe s’entraîne.
Le Centre de Formation
Depuis septembre 2010, un centre de formation a ouvert ses portes à une trentaine de joueurs venant de toute la France. Ce centre de formation est géré conjointement par l’association et la SASP. Son but est de former des jeunes qui pourront rapidement répondre aux attentes des équipes seniors. Cette formation n’est pas que sportive puisqu’elle comprend également un suivi scolaire approfondi en relation étroite avec l’éducation nationale et le ministère de l’agriculture. Ce volet scolaire est organisé autour d’une équipe d’enseignants recrutés pour leurs qualités pédagogiques et leurs connaissances des jeunes sportifs. Patrice Koechlin, le directeur du centre et responsable du suivi des études est épaulé par Manuel Cabanes et Régis Sigoire pour la partie sportive.
Actuellement, les travaux du nouveau centre de formation se poursuivent afin d'offrir en un seul et même lieux, la capacité aux jeunes de s’entraîner (salle de musculation, et terrains), de poursuivre les études (salle de cours) et de s'y loger (chambres et espace commun).