Cazaux Olympique: Histoire et Parcours d'un Club de Football Girondin

Le Cazaux Olympique, club de football basé en Gironde, a marqué l'histoire locale par ses performances et son engagement communautaire. Cet article explore les moments clés de son parcours, de ses exploits en Coupe de France à ses défis quotidiens.

Un Parcours Historique en Coupe de France

Pour la première fois de son histoire, les Cazalins ont disputé le 7e tour de la Coupe de France. Ils étaient parmi les quatre représentants girondins en compétition, aux côtés des Girondins de Bordeaux, des Mérignacais du SAM et du FCE Arlac.

« C’est une aventure exceptionnelle, inédite pour notre club, que nous aimerions clore festivement face à une Ligue 2, ou une équipe de National, avant de nous concentrer exclusivement sur notre championnat », a déclaré Philippe Gayon, le président du club.

Dans ce 6e tour de la Coupe de France, déjà historique, Cazaux s’est imposé face à l’AS Taillanaise et s’est qualifié pour le 7e tour de la compétition. Les Cazalins ont démarré la partie tambour battant, avec une première opportunité dès la première minute. Enzo Beugeot a ouvert le score à la 62e minute, suivi d'un penalty à la 67e minute. Malgré la réduction du score par Chauveau à la 78e minute, Cazaux a conservé sa victoire.

Pour les deux clubs, c’était l’occasion rêvée de marquer l’histoire et de se rapprocher d’un exploit mémorable, car une victoire les amènerait au 7ᵉ tour, synonyme de premier tour avant l’entrée en lice des clubs de Ligue 2. Pour les 2 clubs, ce serait une première historique.

« Une qualification au 7ᵉ tour apporterait une énorme reconnaissance au club et au travail qui a été effectué ces dernières années. Cela montrerait que le club évolue. Le fait de jouer le 6ᵉ tour de la Coupe de France est d’ores et déjà historique pour le club. Cela est une énorme satisfaction, car tout le travail que les entraîneurs font, mais également toute l’implication que les joueurs y mettent, est récompensé.

« Les joueurs sont sur-motivés, ça, c’est une certitude. Ils aimeraient se qualifier et avoir la chance d’accueillir une équipe d’une autre division. L’objectif premier de ce match est que les joueurs prennent un maximum de plaisir et mettent toutes les chances de leur côté pour disputer le 7ᵉ tour de la Coupe de France.

« Ce samedi, nous avons, juste avant le match, l’inauguration des nouvelles installations. Nous recevons les clés des nouveaux vestiaires ce vendredi après-midi. On aura donc des tribunes, des vestiaires et tout un complexe neuf. Ce match tombe magnifiquement bien.

« Nous sommes évidemment très fiers du groupe sénior. Si nous parvenons à nous qualifier, ce serait magnifique puisque ce serait la 1ʳᵉ fois de notre histoire que nous irons jouer un 7ᵉ tour de cette Coupe de tous les possibles. Le rêve serait de rencontrer un club de Ligue 2 pour le 7ᵉ tour. Mais, pour l’instant, nous n’y pensons pas du tout.

« On prépare ce match comme un match de championnat, on ne se met pas la pression. Certes, nous savons que ce match va peut-être marquer l’histoire du club, mais nous devons y aller détendu. Le groupe vit très bien, on y retrouve beaucoup de jeunes joueurs.

« Nous n’avons aucune stratégie particulière mise en place. On essaye de conserver la qualité et la continuité que nous avons lors des séances d’entraînements. On prépare ce match avec le même sérieux que lors des préparations de match de championnat.

« Nous la prenons vraiment comme une motivation supplémentaire. Ce sont surtout les membres historiques du club qui sont très attachés au fait de passer ce 6ᵉ tour. Dans ma démarche auprès du groupe, le but a été de relativiser cet événement, de l’aborder comme un match supplémentaire et d’y apporter les solutions pour battre notre adversaire. Nous ne voulons pas en faire un sur-évènement. L’équipe de Cazaux a un potentiel offensif très important avec 1 ou 2 éléments qui sont capables de créer des différences. Il faudra être très vigilant là-dessus. Ils joueront avec leurs qualités, leurs défauts et leur stratégie. maximum de problèmes.

Le président cazalin, en fonction depuis la dernière assemblée générale estivale, avoue humblement « avoir eu besoin de temps, samedi soir, pour apprécier et savourer pleinement la performance » de son équipe qui figure parmi les 191 dernières (1), toutes divisions confondues, sur les 7 298 engagées pour l’édition 2024-2025, à pouvoir encore rêver du stade de France.

Tous les qualifiés pour le 7e tour ont perçu une dotation fédérale de 6 000 euros. Une aubaine pour Cazaux Olympique. « Cela va nous permettre de financer une partie de nos déplacements en bus pour les matches de championnat », s'est réjoui le président.

En attendant de connaître son futur adversaire, le coach Gauthier Mesplé Dufour se plaît à souligner « la force collective de son équipe très solidaire et capable de gérer ses temps faibles sans perdre le fil du match. » Et le technicien cazalin de conclure : « Dans une vie de footballeurs amateur, un 7e tour reste un évènement. (1) 173 clubs français sont qualifiés pour le 7e tour.

TourAdversaireRésultatSignification
6e tourAS TaillanaiseVictoireQualification historique pour le 7e tour
7e tourÀ déterminer-Première participation du club

Défis et Perspectives

Malgré les succès sportifs, le club est confronté à des défis, notamment en ce qui concerne les infrastructures. Le partage du terrain avec l'équipe locale de rugby et les conditions climatiques rendent difficile le travail technique et augmentent le risque de blessures.

La plus grande déception reste les infrastructures mises à notre disposition pour s’entraîner. Actuellement nous devons partager notre terrain avec l’équipe locale de rugby et avec les conditions climatiques actuelles je vous laisse imaginer l’état déplorable de notre pelouse. Il devient de plus en plus difficile de travailler techniquement mais ce qui m’inquiète par dessus tout c’est le risque important de blessures.

L'objectif du club est de réussir son entame de championnat lors de cette phase retour en essayant de prendre le plus rapidement possible les quelques points qui manquent pour assurer son premier objectif et par conséquent rester dans cette spirale positive qui pourrait pourquoi pas permettre de rêver à un heureux dénouement pour les joueurs et historique pour le club.

Philippe Gayon n’a, en revanche, guère tardé à enregistrer les premiers profits annexes dus aux performances de ses protégés. « Deux nouveaux partenaires viennent de nous rejoindre, d’autres pourraient les imiter. La municipalité suit avec intérêt notre épopée et envisage de nous convier à une réception. »

Le Rugby dans le Bassin d'Arcachon

Le rugby est un sport ancré dans l’histoire et la culture testerine. À La Teste-de-Buch comme dans bien des communes du Sud-Ouest, le rugby a été un art de vivre autant qu’un mode de vie, qui n’a pas disparu même s’il est moins présent. On entrait jeune sur le terrain comme en religion, aussi naturellement que l’on allait à l’école, que l’on partait à la chasse ou à la pêche. Tout cela est lié.

Le rugby n’est certes plus le sport le plus populaire puisque le football est devant en nombre d’adhérents, depuis pas mal d’années déjà. Mais il pèse encore beaucoup.

Les clubs phares d’Arcachon et La Teste-de-Buch (UST) se sont mariés en 2008 pour créer un RCBA (Rugby club du Bassin d’Arcachon) qui rassemble aujourd’hui 275 adhérents, ce qui n’est pas rien, avec une équipe première en Nationale 2. Il est classé en Nationale 2 soit la 4ème division Française et la plus basse des compétitions nationales. Il joue sur le stade de La Teste de Buch (Stade Bonneval/Biraben). D’autant qu’il faut y ajouter les jeunes de la commune qui sont au SBAR Rugby (entente de plusieurs villes dont La Teste) et les joueurs du COR, ou Cazaux olympique rugby.

Mais cette union avec Arcachon du club historique, l’UST (Union sportive testerine) créée en 1906, n’est pas allée sans heurts. Car au rugby, il existe aussi des frontières qui sont celles des clochers. Depuis qu’Arcachon et La Teste ont regroupé leurs forces, d’anciens supporters de l’UST refusent d’aller encourager l’équipe du RCBA au stade. Certains ne transigent pas avec leurs racines. Et celles du rugby à La Teste sont anciennes.

Robert Aramburu n’est pas Testerin de naissance, basque comme on le devine à son nom, mais il connaît bien cette histoire à laquelle il a pris une large part. Il considère d’ailleurs, contrairement à d’autres, que ce mariage sportif a été « une bonne chose ».

Il est arrivé en 1975 à l’UST, pour rejoindre un club au passé déjà glorieux. Presque cinquante ans plus tard, Robert Arumburu ne l’a toujours pas quitté, d’abord comme joueur de talent des lignes arrières, buteur précieux, puis comme bénévole responsable du club.

Comme d’autres, Pierre Dartigues par exemple, il a rejoint l’UST grâce à l’armée. « Je faisais mon service militaire à Biscarrosse. On jouait au rugby et lors d’un match interarmées, j’ai été repéré par des dirigeants de La Teste.

Voilà comment dans ce rugby amateur des années 70 on arrivait à recruter de bons joueurs : en leur trouvant un emploi, souvent dans les collectivités. Une habitude qui a perduré, bien qu’elle soit beaucoup moins vraie depuis que l’équipe du RCBA s’est professionnalisée avec bon nombre de joueurs salariés.

Robert Aramburu sait bien que le rugby évolue et l’accepte, même s’il confesse préférer son époque : « Je trouve qu’on perd un peu l’esprit avec la professionnalisation, c’est un peu plus impersonnel, et moins festif qu’avant, mais ça reste le plus beau sport ».

À l’époque donc, les équipes de l’UST jouaient au stade Jean-de-Grailly, et ont basculé en 1984 dans les nouvelles installations de la plaine des sports Bonneval. « Il y avait beaucoup de monde à Jean de Grailly, un vrai engouement populaire », se souvient Robert Aramburu.

Et s’ils perdaient, les joueurs étaient à portée d’engueulade des supporters puisqu’ils vivaient sur la commune, pour la grande majorité d’entre eux. Il y a certes encore du monde au stade le dimanche, mais la ferveur n’est plus tout à fait la même.

La période des années 70, celle de Robert Aramburu, verra le retour en nationale B.

« Au match de la montée à Fleurance, le président avait fait déplacer l’équipe dans plusieurs voitures la veille. Ils allaient un peu vite et les gendarmes les arrêtent. Mais un gendarme était rugbyman, le président lui a donné des invitations et tout le monde a pu repartir », se souvient-il.

1977 est aussi l’arrivée à La Teste du rugby féminin, avecles Bûchettes, créées au départ pour l’émission télévisée “Intervilles”, célèbre à l’époque. Une évolution soulignée par l’ancien joueur, même s’il se souvient de « quelques moqueries au début ».

De cette longue histoire rugbystique, Robert Aramburu se rappelle également, comme joueur puis bénévole, d’un déplacement en avion de l’équipe dans un brouillard à couper au couteau, de 3e mi-temps mémorables, des mercredis après-midi à l’école de rugby, d’une remontée en nationale dans les années 90, d’une période financière très difficile pour le club sauvé par « Alain Biramben, un grand président ». Le stade de la plaine des sports porte d’ailleurs son nom.

Dimanche dernier, le match Cazaux-Stade Bordelais en série régionale a été arrêté avant la mi-temps : les joueurs bordelais ont en effet quitté la pelouse en raison d’insultes racistes à l’encontre de leur deuxième ligne qui auraient été entendues sur la pelouse et dans les tribunes.

Dans ce texte, vendredi, le club réaffirme, comme il nous l’avait dit dans notre édition de vendredi, que les insultes racistes « demeurent à établir ». Dans ce cadre, « le Comité de Côte d’Argent de Rugby va diligenter une enquête ».

La commission des règlements du comité va en effet statuer sur ce qui passé pendant la rencontre. Enfin, le comité, qui dit « prendre cette affaire très au sérieux », a aussi saisi la commission éthique et déontologique.

Mais au-delà, le club déplore les commentaires faits autour de cette histoire : « Plus que tout le club de rugby de Cazaux est très affecté par tout le déchaînement médiatique fait autour de ce match (réseaux sociaux, Rugbynistère, Rugbyrama, RTL, « L’Équipe », « Sud Ouest », « Le Républicain », « L’Ovalie », etc.). Sur certains sites nous sommes traités quasiment de voyous, de gens coutumiers de faits racistes ou de gens avec qui tout le monde à des histoires. Nous dénonçons ces qualificatifs qui n’ont aucun fondement. »

Aussi, « excédés par cela, et afin de prendre toutes les garanties », le club a « déposé » vendredi « une main courante au commissariat d’Arcachon ».

Enfin, le Cazaux Olympique Rugby se défend : « Si nous étions ce dont certains nous qualifient, comment aurions-nous pu être distingués Club de l’année pour la saison 2015-2016 tant pour nos résultats sportifs que pour notre comportement au niveau du Comité de Côte d’Argent ? L’état d’esprit du Club de Rugby de Cazaux ne se veut absolument pas en lien avec les créneaux diffamatoires ou discriminants.

Dimanche, sur ses terres, l'AS Capelaine recevra, pour la première fois de son histoire, le CO, non pas les solides castrais mais le Cazaux Olympique, club de Côte d'Argent.

C'est un saut dans l'inconnu, face à une équipe qui a failli chez elle et qui voudra «tenter quelque chose» pour se racheter de son mauvais départ. Les Capelains, eux aussi, ont mal débuté dimanche dans ce derby crispé face à Saint-Aubin, qui a pris sa revanche. Ils veulent faire oublier, et oublier, cette prestation indigne de leur état d'esprit et de leur statut de vice-champions.

«C'est notre premier match à domicile et nous devons réagir impérativement», déclare Julien Chassaing, qui connaît les difficultés, les fragilités de son groupe mais qui le veut plus déterminé, plus engagé.» La conquête et l'animation offensive ont été défaillantes. On se doit de retrouver «la banane» et la prise d'initiative, avec un jeu plus dynamique, conquérant et efficace.»

Les Capelains, jeune groupe en construction, ont loupé leur entame mais ne veulent pas rester sur cette image faussée, négative. Ils ont travaillé, avec sérieux et envie ; les jeunes recrues ont du talent et des valeurs, ces mêmes valeurs qui ont permis à l'ASC de progresser, de se hisser parmi les meilleurs.

Autant d'atouts sur lesquels bâtir la confiance, valoriser les lueurs d'espoir et confirmer les efforts, même si, selon Julien, «certains ont baissé la tête.» Mais près de la Léde, près de leurs fidèles supporters, ils feront tout pour que cette première rencontre, même synonyme d'interrogations ou de doutes, soit le tremplin d'un saut réussi et plus conforme à leurs valeurs.

D'autant qu'ils partageront, lors de la troisième mi-temps, un film sur leur belle aventure.

Après une période difficile, le Club de Rugby à XV de Biganos se reconstruit et évolue en Régionale 2.

Pour les plus jeunes, chaque club dispose d’une école de rugby. Pour les cadets et juniors (-16 ans et -19 ans), l’entente du SBAR réunit les joueurs d’Arcachon, La Teste de Buch, Cazaux, Gujan-Mestras et Biganos et joue au niveau national dans une poule du Sud-Ouest. Ils jouent en noir et jaune sur les stades de chaque club de l’entente en suivant un roulement.

Finale Coupe de France 2007 : Marseille - Sochaux (2-2, 4 t.a.b. à 5) I FFF 2018

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