Le Castres Massaguel Volley-Ball (CMVB) est un club récent, né en 2010. Il tire sa culture du haut niveau de ses origines du Castres Volley-Ball Club.
L’équipe fanion masculine a marqué l’histoire du Cosec de Lameilhé (rebaptisé depuis Cosec René-Ferran) avec une ascension fulgurante jusqu’en Pro B lors de son âge d’or au début des années 90. Avant que les garçons du Castres Volley-ball Club ne connaissent des déboires et une relégation administrative en Nationale 2, deux échelons plus bas.
Depuis, le club a changé, fusionné avec Les Ecureuils de Massaguel en 2010, devenant le Castres Massaguel Volley-ball Club (CMVB) et s’est il y a peu donné l’objectif de retrouver l’élite tricolore. De son passé de club de campagne dans la lignée des Écureuils de Massaguel, le CMVB a gardé les valeurs d’un irréductible village gaulois. Il a surtout conservé l’ADN d’une équipe féminine réputée depuis les années 90 et performante notamment en Coupe de France. Cette équipe est aujourd’hui la vitrine du club.
Après avoir connu le haut niveau avec les garçons dans les années 1990, le Castres-Massaguel Volley-ball s’est mis en tête de renouer avec son passé glorieux. Ils étaient aux portes de la Pro A, terminant deuxièmes de Pro B en 1999.
En amenant mon fils au baby volley, je rentrais dans ce Cosec de Lameilhé (salle du CMVB, ndlr), et je me disais qu’il fallait refaire vivre des soirées de feu comme nous avions connu, en qualité de spectateurs, en Pro B, avance un nostalgique Stéphane Cabrol. Des souvenirs à l’origine de l’étincelle du projet.
En octobre 2020, Stéphane Cabrol partage ses volontés avec Erik Arjona, ancien passeur castrais en Pro B, alors entraîneur des filles du CMVB. Le point de démarrage d’une aventure ambitieuse.
Quand on a présenté le premier business plan, certains membres du club disaient que nous étions utopistes, se remémore Frédéric Cormary, chargé de communication.
Et de poursuivre : "On a une vision sur sept ans. Avec un effectif composé de filles issues à 100 % de Castres et ses environs, le noyau dur était constitué. Restait simplement à apporter un plus pour viser l’accession en Nationale 2.
Le groupe avait de la qualité, reconnaît le coach Erik Arjona, instigateur du projet avec Stéphane Cabrol et Frédéric Cormary. Alors l’ancien passeur s’est tourné vers trois anciennes volleyeuses de l’USSPA : Laura Wierre (pointu), Emeli Schaffer (pointu) et Mayara Schlindwein (récep-attaque).
On souhaitait revivre ensemble un challenge, comme on a pu connaître avec Albi (aligné en Ligue A et Coupe d’Europe dans les années 2000-2010). Et surtout décider le moment où on arrêtera, car le Covid a un peu tronqué nos dernières saisons, regrette Laura Wierre. Si Mayara Schlindwein n’a pu s’aligner cette saison et devrait être de la partie lors du prochain exercice, les ex-Albigeoises apportent « leur expérience ».
Une légèreté traduite par les résultats. Castres-Massaguel est leader de sa poule de N3 (une défaite en douze rencontres). Seuls les premiers de poule accèdent directement à la N2, et s’affronteront en mai lors d’un Final 8 pour le titre.
Afin d’assurer le développement du club, et son épanouissement à l’échelon supérieur en cas de montée « on démarche des partenaires, issus du tissu local ou en dehors », indique Stéphane Cabrol. Avec actuellement une trentaine de partenaires, l’idée est d’en tripler le nombre.
Si trouver des soutiens reste primordial, le CMVB n’en oublie pas qu’il obtiendra une certaine pérennité en formant ses futures joueuses. Une convention a déjà été signée avec le collège Jean-Monnet de Castres, et le trio Cabrol-Arjona-Comary aimerait en faire de même avec le lycée de la Borde Basseet l’IUT castrais.
Le chemin est encore long et brumeux avant d’atteindre les sommets.
Changement de Présidence et Nouvelle Direction
Le CMVB, le club de volley de Castres, a changé de présidence. C’est Alain Maury, figure historique du club, qui prend la suite de Stéphane Cabrol. Changement de visage, mais pas d’ADN.
Le Castres-Massaguel Volley-Ball (CMVB) a élu un nouveau président : Alain Maury. À 66 ans, ce pilier du club - qu’il a rejoint en 1981 - prend la tête de la maison volley. Le nouveau bureau a tracé sa feuille de route.
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Priorité à la structuration de l’école de volley et à la création d’une véritable identité commune, « depuis les petits jusqu’à la section santé ». Objectif assumé : « Que chaque catégorie ait sa place ».
Et il y a du monde sur les parquets. La locomotive sportive reste l’équipe fanion féminine, baptisée les Hornets, qui évolue en Nationale 2, plus haut niveau amateur. Ces dernières années, elles n’ont cessé de gravir les marches : maintien d’abord, milieu de tableau ensuite, et la saison passée, un rôle de premier plan dans le haut de tableau. Mais une page s’est tournée cet été, avec la retraite sportive de trois cadres emblématiques, toutes anciennes professionnelles : Emeli Schäfer (38 ans), Laura Wierre (39 ans) et Mayara Lemouzy (35 ans).
On essaye de trouver une façon de les remplacer. Nous nous sommes tournés vers des jeunes, souligne Alain Maury.
L’ambition ? « Faire au moins aussi bien que l’année dernière ».
À moyen terme, l’idée de franchir le cap vers le professionnalisme n’est pas écartée, mais le président refuse toute précipitation : « Cela dépend de trop de facteurs, on ne peut pas le quantifier ».
Avec un budget actuel de 150 000 €, il faudrait de toute façon tripler la mise pour se frotter à l’élite.
Mais l’enjeu des sponsors demeure prégnant: "nous avons maintenu les partenariats de l’an dernier. Nous avons aussi un partenariat avec un équipementier.
Le premier rendez-vous de la saison pour les Hornets est fixé ce dimanche 28 septembre, à 15 heures, au Cosec de Lameilhé. L’adversaire : Le Cannet, une réserve d’une équipe professionnelle.
L’an dernier, chacun avait remporté une confrontation. L’entraîneur, Grégory Verscheure, affiche un optimisme mesuré : « On a un six principal d’expérience, hyper intéressant. Les jeunes m’ont agréablement surpris pendant la préparation. C’est de bon augure.
Coupe de France Masters : Une Victoire Historique
Ne les appelez plus les « Papys » du CMVB ! Les partenaires de Grégory Verscheure se sont offert une seconde jeunesse en décrochant la Coupe de France Masters des plus de 40 ans, ce dimanche au gymnase Alain-Gerbault de Laval en Mayenne.
Une première historique pour le Castres Massaguel Volley-Ball qui n’avait plus été sacré sur le plan national depuis le titre de champion de France de Nationale 2 masculine décroché en 2012. Grégory Verscheure et Olivier Merlhe étaient déjà de la partie !
Après le fabuleux parcours des « Hornets » vice-championnes de France de Nationale 3 féminine la saison passée, voilà une coupe de plus qui va rejoindre la vitrine à trophées du CMVB.
Il a fallu aller se la chercher !, exultait Grégory Verscheure, la voix cassée sur le chemin du retour, juste après « une petite bière vite fait ».
Après avoir échoué la saison dernière en demi-finale, les « Barjots » du CMVB ont pris une éclatante revanche face au champion en titre, Cagnes-sur-Mer, en finale, pour ramener la Coupe à la maison. Un premier titre pour les anciennes gloires du CVBC dans les années 90 comme Christophe Ricard, Francis Fernandez ou encore Laurent Chanut.
Ils n’avaient encore jamais rien gagné, ils avaient toujours perdu en finale, chambre Grégory Verscheure. Cette « anomalie » est désormais réparée...

Schéma d'un terrain de volley-ball
C’est officiel. La Fédération française de volley-ball vient de confier au Castres Massaguel Volley-Ball l’organisation des phases finales des Coupes de France Masters. Avec 12 équipes garçons +40 ans, 12 équipes femmes +35 ans, mais aussi 6 équipes hommes +50 ans et 4 équipes femmes +45 ans, ce sont donc au total 34 équipes et plus de 200 volleyeurs et volleyeuses qui sont attendus à Castres pour un grand week-end de sport et de fête.
Ces phases finales seront aussi l’occasion pour la bande à Grégory Verscheure de défendre leur titre à domicile. Vainqueurs à Laval en juin 2023 de Cagnes-sur-Mer en finale, les « Barjots » du CMVB comptent bien conserver leur trophée. Avec le renfort cette saison d’Érik Arjona à la passe, cette équipe a fière allure avec également Olivier Merlhe, Laurent Chanut, Francis Fernandez, Christophe Patte et Sébastien At.
Attention, il y a deux ou trois équipes qui semblent solides comme Agde, ça risque d’être plus coton cette année, prévient Grégory Verscheure. Mais on n’a peur de personne ! Le ton est donné.
Une qualification des hommes sur le terrain serait une double bonne nouvelle. En effet, elle permettrait à l’équipe féminines +35 ans du CMVB d’être elle aussi qualifiée grâce à la place réservée au club organisateur.
Avant ce rendez-vous, les garçons sont attendus ce samedi à Bédarrides, au nord d’Avignon, pour le troisième et dernier tour de qualification. Un plateau organisé par l’Entente Rhône Ouvèze où les Castrais seront opposés à Salon-de-Provence, Pays de Fayence et Carcassonne.
L’objectif sera de se faire plaisir et de soigner le classement avant les phases finales pour être tête de série, et éviter les gros d’entrée, histoire de se mettre en route, prévient Grégory Verscheure.
Portraits de Joueuses
Plusieurs joueuses contribuent au succès du CMVB. Voici quelques portraits :
- « Je suis Brésilienne. Mère d’une petite fille, j’ai une véritable passion pour ce sport depuis toujours. J’ai laissé ma famille, j’ai tout quitté au Brésil pour jouer au volley-ball. J’ai comme philosophie de vie la “positive attitude”. J’espère pouvoir m’en servir pour qu’on puisse vivre une saison légère, avec beaucoup de travail et d’apprentissage dans le sport et dans la vie. Mon objectif est de donner le meilleur de moi-même pour remplir les objectifs du club et de l’équipe.
- « Je fais du volley depuis six ans maintenant, un loisir et une passion auxquels je suis très attachée. Un sport dans lequel je peux m'affirmer et être moi-même. De nature timide mais déterminée, je suis bien décidée à donner le meilleur de moi-même, montrer qui je suis, et faire en sorte de rendre à cette équipe tout ce qu'elle m'apporte au quotidien.
- « Originaire de Nouvelle-Calédonie, j'ai débarqué en France métropolitaine en août 2016. J'ai alors intégré le Pôle Espoirs d'Issoire suite à une détection durant les volleyades à Mougins. Au "Caillou", le volley et le foot sont les principaux sport pratiqués, il y a du rugby aussi. J'ai donc grandi avec un ballon de volley dans les mains et un ballon de foot dans les pattes ! De plus, ma maman faisait du volley, donc c'est tout naturellement que le volley a pris une place importante dans ma vie. De fil en aiguille, j'ai évolué en métropole de club en club jusqu'à la saison 2020-2021 où j'ai stoppé le sport pour l'arrivée de ma fille. J'ai repris le volley doucement à L'Union en 2002, histoire de me remettre tranquillement au sport et de retrouver des sensations. Et 2024 est une grosse année pour moi puisqu'avec le changement de club et mon arrivée au CMVB, le changement de ville a suivi pour m'installer à Castres. Alors c'est parti, que l'aventure commence !
- « J'ai commencé le volley-ball à l'âge de 7 ans en suivant les traces de ma grande sœur et de mon père. Cela faisait trois ans que je n'avais pas joué dans un championnat de niveau national et d'y revenir me donne une grande source de motivation et d'énergie pour aller chercher encore plus haut avec cette nouvelle équipe et ce club.
- « Tarnaise de naissance, j'ai entamé ma quinzième année au club. J'ai vécu deux montées avec le CMVB, en N3 en 2017 et en N2 en 2022. Les premiers pas en Pré-Nationale il y a plus de dix ans sont loin, et pouvoir évoluer au plus haut niveau amateur sans avoir quitté le club est une belle récompense. Cette saison, je repars avec l'envie de relever un nouveau défi.
- « Je suis Espagnole. J'ai atterri en France en cherchant une stabilité professionnelle et j'ai eu la chance de tomber sur cette équipe humaine et compétitive sur le terrain. J'ai joué au volley depuis l'âge de 9 ans.
- « J’ai 20 ans, je suis en deuxième année de psychologie à Toulouse et je fais du volley depuis six ans. C’est ma troisième année au CMVB. Mon objectif est de permettre au club de viser encore plus haut et de progresser personnellement.
- « Je suis issue d'une famille de volleyeurs. C'est pour cela que je suis née à Chambray-lès-Tours car mon papa a entraîné le TVB. Par la suite, nous avons été amenés à déménager à Istres. J'ai donc eu la chance de pouvoir évoluer dès mon plus jeune âge dans le club professionnel d'Istres Provence Volley-Ball. J'ai intégré le centre de formation du club assez jeune, puis à l'âge de 16 ans, j'ai fait le choix de devenir passeuse afin de pouvoir aller le plus loin possible, vu ma taille (1m73). J'ai donc eu la chance de pouvoir faire de ma passion mon métier et de toucher au plus haut niveau national dès mes 16 ans. J'ai débuté à Istres et poursuivi à Terville, en première division, pour ensuite aller vers de nombreux clubs d'Élite afin de gagner en expérience et de relever le défi d'évoluer en tant que titulaire en deuxième division française, tout en poursuivant mes études en Staps et en travaillant en même temps en parallèle. Aujourd'hui, ma carrière en tant que passeuse est bien remplie. C'est pour ça que je me lance un nouveau défi : je chausse les baskets d'attaquante en 3e division pour le Castres Massaguel Volley-Ball. Je reviens à mes premiers amours. Je vis, je dors et mange volley depuis plus de dix ans.
- « Issue d'une famille de volleyeurs, j'ai d'abord démarré ce sport en loisirs sur les plages du nord. C'est contre toute attente que j'ai découvert le monde professionnel à 17 ans et c'est ce qui m'a amenée dans le Tarn en 2013. Je souhaite pouvoir continuer à transmettre mon expérience et partager encore de belles émotions que seul le sport peut nous faire vivre.
- « Ma passion pour le volley a commencé dès mon plus jeune âge. J'ai intégré l'équipe de mon école au Brésil à l'âge de 10 ans. Après être passée par des clubs de volley au Brésil, j'ai eu l'opportunité à l'âge de 18 ans de partir aux États-Unis où j'ai acquis une bourse sport-étude. À la fin de mes études, j'ai décidé de découvrir ce magnifique pays qui est la France. Je suis arrivée en 2011 dans le Tarn et je n'ai jamais quitté la région. J'ai construit ma famille ici avec mes deux enfants et mon époux.
- « J'ai débarqué à Castres pour mes études il y a deux ans et j'y ai trouvé un club chaleureux qui m'a très bien accueillie dès la première année en Régionale 1 avec qui nous sommes montées en Pré-Nationale, puis en Nationale 2 l'année suivante. Je continue donc l'aventure cette saison encore ! Il y a une très bonne ambiance dans cette nouvelle équipe très prometteuse. J'ai pour objectif de continuer à progresser en donnant le meilleur de moi-même et d'apporter le plus possible à mes coéquipières.
- « J'ai commencé le volley il y a huit ans au club de Cambounet où joue et entraîne ma maman. Il y a deux ans, grâce à Gaëtan Carne, j'ai intégré l'équipe M18 du CMVB suite à la création d'un bassin entre le CMVB et le club de Cambounet. Ensuite, la saison dernière, j'ai pris une licence au club pour pouvoir évoluer en Pré-Nationale. Apprendre durant l'été que j'étais comptée dans l'effectif de la Nationale 2 m'a beaucoup motivée. Consciente de jouer avec des filles qui ont beaucoup d'expérience, je vais prendre tous les conseils venant d'elles, mais également de l'entraîneur afin de progresser un maximum. J'espère que ma détermination et mon implication seront à la hauteur de l'équipe. Une nouvelle aventure commence et je suis contente de la partager avec ce groupe qui, j'en suis sûre, va m'apporter beaucoup !
- « J'ai réussi à faire de ma passion mon métier. Je compte bien tout donner cette saison afin de réussir à atteindre les objectifs fixés avec le CMVB. Je souhaite transmettre au maximum mon savoir aux jeunes et partager avec l'ensemble de l'équipe.