Le hockey sur glace est un sport qui a connu de nombreuses évolutions, tant au niveau des règles que de l'équipement. Parmi ces évolutions, le masque de gardien de but occupe une place particulière. Retour sur l'histoire fascinante du masque de hockey vintage et son impact sur la sécurité des gardiens de but.

Jacques Plante portant son masque de gardien de but en 1961.
Les débuts du hockey et l'absence de protection
Aux débuts du hockey, avant l'aube de l'équipement spécialisé pour les gardiens de but, ces derniers portaient un équipement de base qui offrait une protection minimale. En exagérant, on pourrait dire que son seul équipement était alors le courage et la folie. Les masques de gardien n'existaient pas à l'époque et les premières tentatives n'étaient que du cuir.
Masques de gardien | Hockey Le Magazine
L'innovation de Clint Benedict et Jacques Plante
Une avancée majeure dans la protection des gardiens de but a eu lieu à la fin des années 1950. Jacques Plante, des Canadiens de Montréal, a porté un masque en fibre de verre en 1959. Pour l'anecdote, Plante s'est entraîné avec ce masque, mais l'entraîneur du Canadien de l'époque, Toe Blake, lui a interdit de le porter lors d'un match de compétition.
Clint Benedict a été un innovateur important pour l'équipement des gardiens de but. En 1930, il est apparu dans les buts avec un masque en cuir sur le visage après avoir été frappé par un palet.
Mais Plante s'est endurci et a dit qu'il ne pouvait pas aller sur la glace sans le masque. Blake, qui n'avait pas de gardien de but remplaçant à l'époque, n'a pas eu d'autre choix que de permettre à Plante de jouer avec le masque. Le masque original en fibre de verre de Plante a rapidement évolué vers une combinaison casque-cage et plus tard vers un masque en fibre de verre d'une seule pièce.

Evolution du masque de gardien de but au hockey.
L'expression de l'individualité : les masques personnalisés
En parlant de design, le masque offrait aux gardiens de but un espace pour exprimer leur individualité. La tradition des masques personnalisés avec des motifs imaginatifs a été lancée par Gerry Cheevers des Bruins de Boston.
Cheevers a été frappé à la tête par un palet lors d'un des entraînements, mais grâce au nouveau type de masque de gardien de but, il s'en est sorti indemne. Le docteur Forestall a ensuite peint un point sur son masque. À partir de ce moment-là, chaque fois que Cheevers recevait un coup à la tête, un nouveau point était ajouté à son masque.

Gerry Cheevers et son masque orné de points symbolisant les impacts de palets.
L'évolution vers le masque combiné
Vladislav Tretiak est apparu en 1972 avec un casque qui combinait un casque de joueur ordinaire et une cage. Par rapport aux masques en fibre de verre moulée, le gardien de but bénéficiait d'une meilleure vue. Le masque combiné, hybride d'une coque en fibre de verre et d'une cage métallique, répond aux limites de la conception du casque-cage.
La cage métallique disperse l'impact de la rondelle, réduisant ainsi le risque de blessure, tandis que la coque en fibre de verre offre un ajustement parfait.
Les casques Cooper
Premier casque manufacturé par Cooper Weeks, 2 de même format pour le devant et le derrière de la tête. Ce casque, plus sécuritaire que le SK10, était tout aussi léger. La mousse utilisé permettait également un meilleur confort que son prédécesseur.
Ce casque, contrairement au SK300 permettait un ajustement et une excellente protection. Le foam utilisé était plus épais, plus robuste que ceux utilisé avant. Ce casque fut très prisé par les gardiens de but. Souvenons-nous que, vers la fin des années 1970, le masque à la Jacques Plante était de plus en plus remplacé par un combo, casque et grille.
Ah, le fameux casque SK2000 ! C'est, et de loin, le casque qui fut le plus populaire de Cooper. Mark Messier portait un casque très similaire, mais de marque Winwell, qui étaient l'ancêtre du SK2000. Tout comme le SK600, le SK2000 fut longtemps utilisé par des gardiens. Pensons seulement à Chris Osgood ou Dominik Hasek.
Règlements actuels concernant le port du casque
La coque externe est en plastique rigide et l'intérieur est tapis de protection en mousse. Le casque est composé de deux parties rigides qui s'emboîtent les unes dans les autres et qui sont ajustables dans le sens de la longueur grâce à des vis ou un système autoblocant. Il est possible d'y visser une protection faciale intégrale (grille, plexiglas, ou plexiglas/grille) ou semi-intégrale afin d'étendre la protection au visage. Le gardien de but doit porter un masque munie d'une grille pour mieux protéger le visage, la tête et le cou.
La Fédération internationale de hockey sur glace édite un règlement définissant les équipements obligatoires pour les compétitions internationales ainsi que les compétitions tombant sous sa juridiction. Entre autres points, ce règlement impose à tous les joueurs de porter une protection faciale, soit intégrale soit semi-intégrale. En compétition internationale, les joueurs masculins doivent porter un casque avec protection faciale au minimum semi-intégrale alors que toutes les femmes jouant au hockey sur glace doivent porter un casque avec protection intégrale.
Les casques doivent être mis en position dès que le joueur rentre sur la patinoire pour l'échauffement et jusqu'à la fin du temps réglementaire du match. En cas d'absence du port du casque au cours de l'échauffement, des sanctions peuvent être prises. Un joueur qui perd son casque au cours du match doit soit le remettre en place immédiatement soit sortir de la patinoire pour être remplacé. Les gardiens de but sont également soumis à l'imposition du port du casque.
Si le casque du gardien vient à s'enlever, l'arbitre arrête le match pour un engagement dans la zone défensive du gardien en question. Si ce gardien a enlevé volontairement son casque pour arrêter le match, un tir de pénalité est accordé à l'équipe adverse. Si le gardien enlève son casque au cours d'un tir de pénalité, le but est automatiquement validé.
Le port du casque est obligatoire dans la LNH depuis la saison 1979-80 pour tous les nouveaux joueurs. Les anciens joueurs sont autorisés à choisir s'ils souhaitent jouer avec ou sans casque même si petit à petit tous les joueurs s'y mettent. Contrairement au règlement international, un joueur de la LNH qui perd son casque au cours du jeu peut continuer à jouer sans casque et ce jusqu'à la fin de son temps de jeu. Il doit cependant remettre son casque avant sa prochaine présence sur glace.
Restauration des vieux casques de hockey
La restauration des vieux casques de hockey est un art délicat qui demande patience et expertise. Ces casques, souvent chargés d'histoire, nécessitent une attention particulière pour préserver leur authenticité tout en assurant leur durabilité. Voici quelques étapes clés du processus de restauration :
- Nettoyage : La première étape consiste à nettoyer soigneusement le casque pour enlever la saleté, la poussière et les résidus accumulés au fil du temps. Des produits doux et non abrasifs sont recommandés pour éviter d'endommager les matériaux.
- Inspection : Une inspection minutieuse permet d'identifier les zones endommagées, les fissures, les pièces manquantes ou les éléments à réparer. Cette étape est cruciale pour établir un plan de restauration précis.
- Réparation : Les réparations peuvent inclure le remplacement de pièces usées, le colmatage de fissures, la réparation des coutures ou le renforcement des structures affaiblies. Des matériaux d'époque ou des reproductions fidèles sont souvent utilisés pour conserver l'authenticité du casque.
- Restauration de la peinture : La peinture d'origine peut être ternie ou écaillée. Une restauration de la peinture peut redonner au casque son aspect d'origine. Des techniques de peinture spécifiques et des vernis protecteurs sont utilisés pour assurer une finition durable.
- Entretien : Une fois restauré, le casque nécessite un entretien régulier pour préserver son état. Un stockage approprié, à l'abri de la lumière directe du soleil et de l'humidité, est essentiel. Des nettoyages réguliers et des inspections périodiques permettent de détecter rapidement les éventuels problèmes.
La restauration des vieux casques de hockey est plus qu'une simple réparation ; c'est une manière de préserver un héritage et de rendre hommage à l'histoire de ce sport passionnant.
| Période | Matériaux et Caractéristiques | Innovations Clés |
|---|---|---|
| Début du Hockey | Cuir, feutre | Protection minimale |
| Milieu du 20ème siècle | Plastiques rigides | Meilleure résistance aux impacts |
| Années 1970 | Combinaison casque-cage | Protection faciale et cranienne améliorée |
| Aujourd'hui | Fibres de verre, fibres de carbone, kevlar | Résistance aux impacts à grande vitesse, personnalisation |