L'histoire des Caïmans 72 : Un club de football américain au Mans

Les Caïmans 72, le club de football américain du Mans, annoncent la couleur. Relégué en 4ème division en 2017 suite à des problèmes financiers, le club mise sur la formation des plus jeunes pour remonter la pente.

Pour assurer la pérennité des Caïmans 72, cela passe forcément par la jeunesse, qui représente une large partie des licenciés du club. "C'est sur eux qu'il faut miser", explique Damien Casagrande, le nouveau président.

"Ce sont eux qui sont les plus nombreux, les plus assidus à l'entrainement. On a une chance, c'est que les jeunes U16 feront le lycée, voir la fac au Mans, on est donc sûrs qu'ils seront là pour quelques années."

Pour se relancer, le club a recruté un nouveau directeur sportif, Jean-Amour Fazer.

Cet ancien du club, ancien également de l'équipe de France de football américain et formateur au niveau de la Ligue, est le coach idéal pour Damien Casagrande. "Il va apporter toute sa connaissance. Aujourd'hui, notre sport peut être un peu méconnu de la part du grand public et avoir quelqu'un qui connaît vraiment la partie technique est un vrai plus."

Toujours dans l'optique de former en priorité la jeunesse, Jean-Amour Fazer sera en charge plus spécifiquement des U16. "L'objectif, c'est de reconstruire le club, en commençant par bien former les jeunes, et on va y aller étape par étape.

Il ne faut pas griller les étapes et se brûler les ailes comme on a pu le faire les années précédentes", analyse le nouveau directeur sportif, qui a eu mal "quand le club est descendu en championnat régional".

Pour attirer toujours plus la jeunesse, les Caïmans souhaitent également rouvrir une structure de Flag football, un sport qui s'inspire du football américain, mais sans placage.

"Grâce au Flag, on va aussi pouvoir mettre des animations dans les quartiers et directement aller chercher les jeunes là où il sont, pour que dans quelques années on ait un vrai groupe compétitif", détaille Damien Casagrande.

Le club est d'ailleurs en contact avec plusieurs animateurs sportifs des quartiers, notamment des quartiers sud du Mans.

Le parcours en finale nationale des Caïmans U12 Flag pour devenir Champions de France 2023

Le Flag Football : Une porte d'entrée vers le football américain

Discipline qui deviendra olympique aux Jeux de Los Angeles en 2028, le flag football se développe petit à petit au Mans. Aux Caïmans 72, une cinquantaine de jeunes viennent pratiquer le flag football, le mercredi soir et samedi matin, au stade Auguste-Delaune.

Ce mercredi, au stade Auguste-Delaune du Mans, de jeunes courageux se retrouvent pour une séance de flag football malgré la pluie fine et les bourrasques. Pas de contacts au programme, cette discipline, dérivée du football américain, les interdit.

Les enfants de tous âges, certains de 6-7 ans, filles et garçons mélangés, se démarquent pour recevoir le ballon dans les mains. « Ce sport demande beaucoup de rapidité et d’explosivité avec des changements de direction constants », souligne Romain Chartier, l’un des éducateurs des Caïmans 72.

Charles Paviot, le directeur sportif de la structure mancelle qui est axée avant tout sur le football américain (40 ans d’existence et une équipe en 2e division nationale), se réjouit de la croissance du flag football : « On a mis l’accent sur cette pratique au niveau des jeunes essentiellement.

Au Mans, le flag football est en plein essor. "On double nos effectifs chaque année depuis trois, quatre ans" se félicite Charles Paviot, le coach des U12 et directeur sportif du club.

La section flag du club manceau compte désormais 55 jeunes et 17 adultes. Chaque enfant est un ambassadeur, "ça fait le buzz dans les écoles. Lorsqu'ils racontent qu'ils vont en Floride, ça donne envie. Leurs petits copains viennent tester, ça leur plait et ils restent. On forme des parents pour qu'ils deviennent coachs, tout le monde adhère au projet. L'histoire est belle".

Pour les enfants, c'est une porte d'entrée vers le foot US qu'ils ne peuvent pas pratiquer avant l'age de 15 ans.Un sport mixteMais d'autres sont conquis par le flag et n'envisagent pas d'arrêter.

"C'est génial" explique Marie Lou, 11 ans. "On se défoule, on ne se fait pas mal. Tout le monde est sympa". Autre particularité : la mixité.

Chaque équipe de 10 doit être composée d'au moins deux joueuses. "Il n'y a pas beaucoup de sport comme ça. Au moins, ce n'est pas réservé aux garçons ou aux filles. On joue ensemble, on est tous égaux".

Les U12 des Caïmans 72 sont doubles champions de France et ils sont invités aux États-Unis par la NFL, la prestigieuse ligue de football US. Ce mercredi, dix jeunes Sarthois décollent pour Orlando en Floride où ils vont disputer une compétition internationale.

Le "rêve américain" pour ces petits Caïmans qui représenteront la France et affronteront à partir de vendredi l'Irlande, Mexique, et l'Australie.

Ce sport encore confidentiel deviendra discipline olympique en 2028 lors des JO de Los Angeles. C'est une version sans contact du football américain. Et dans l'hexagone, Le Mans est une référence.

Valentin Gnahoua : Des Caïmans 72 à la CFL

Originaire de la capitale sarthoise, le joueur de football américain de 27 ans évolue actuellement chez les Tigers-Cats, à Hamilton.

Je m’appelle Valentin Gnahoua, j’ai 27 ans et je suis né au Mans. J’ai débuté le football américain en 2011 avec les Caïmans 72 (Le Mans) et j’ai ensuite gravi les échelons pour arriver en CFL (championnat canadien de football américain).

J’ai été appelé à la mi-saison, en 2011, pour participer à des détections durant lesquelles j’ai réalisé de bonnes choses. Plus tard dans la saison, j’ai fait un camp à Amiens (Picardie) pour être sélectionné en équipe de France en 2012 pour participer à la Coupe du monde à Austin (Texas).

Ce fut donc ma première expérience en tant que représentant de mon pays. En 2014, vous êtes appelé en équipe de France senior.

Les joueurs sélectionnés sont appelés un mois en amont de la compétition, car le football américain américain n’étant pas un sport professionnel, les joueurs ont un emploi à côté. Ensuite, nous rejoignons les CREPS (Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportives) à Amiens ou Reims pour des camps d’une à deux semaines.

En 2014, nous avons disputé les Championnats d’Europe en Autriche. Tout d’abord, c’est la première fois que je me retrouve dans un endroit où l’on parle exclusivement anglais. McGill qui est une des meilleures universités du monde.

Je me suis intégré facilement car il y avait déjà des français sur place et je suis parti avec mon coéquipier Benjamin Plu. J’ai réalisé un début de saison particulier car les règles canadiennes ne sont pas exactement les mêmes, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation.

Vous jouez désormais en CFL pour les Hamilton Tiger-cats. Le réveil est programmé à 7h00. Ensuite, tout se déroule au stade où j’arrive vers 7h20.

A 7h45, il y a le premier meeting spécial team d’une trentaine de minutes. De 8h15 à 8h50, c’est le meeting de position sur le terrain et j’occupe le poste de defensive-end (première ligne défensive).

A 9h, pour le team meeting, toute l’équipe est réunie et écoute le head coach (entraîneur principal) qui donne les objectifs. Après, il y a un nouveau meeting de spécial team propre à chacun des postes jusqu’à 11h00, heure à laquelle commence la pratique.

Elle dure en moyenne deux heures. J’enchaîne avec la salle de musculation pendant 1h. Après, je mange sur place, deux chefs-cuistots préparent les repas le matin et le midi.

Ismaël Camara : Un talent prometteur formé aux Caïmans 72

À seulement 16 ans, Ismaël Camara s’impose déjà comme l’un des talents les plus prometteurs du football américain français. Originaire du Mans, ce jeune athlète à la carrure impressionnante a su se démarquer très tôt sur le terrain, jusqu’à franchir l’Atlantique pour intégrer Gilmer High School au Texas, un véritable tremplin vers l’élite du football américain.

Entre travail acharné, sacrifices et ambition, Ismaël vise les sommets avec un objectif clair : atteindre la Draft NFL.

Je m’appelle Ismaël Camara, j’ai 16 ans, je suis né à Montfermeil et j’ai grandi au Mans.

Je joue sur la ligne en tant qu’Offensive Tackle et Defensive Tackle. J’ai commencé, à 13ans, à jouer sur la ligne par mon gabarit. Je devais déjà faire 1m86 pour 105kg à 13 ans.

Ma découverte du football américain est vraiment particulière. Quelqu’un a déposé un flyer du club dans la boite aux lettres, le jour où je suis allé récupérer le courrier. Cela m’a tout de suite donné envie.

Je tiens à remercier la personne qui a déposé ce flyer (rires). Je faisais du soccer pendant 3 ou 4 années mais avec mon gabarit changeant, je me suis dit qu’il fallait changer de sport.

Je n’avais aucune idée du sport même si je connaissais le Super Bowl avec le halftime show notamment, mais pas plus que cela. J’arrive donc dans le club des Caïmans à la rentrée de ma 5ème, en septembre 2021.

Pendant toute la saison, je ne pouvais que m’entraîner mais pas faire de match. Le COVID et mon trop jeune âge en sont les raisons. Je ne pouvais pas faire de double surclassement pour jouer avec les U16.

Je n’ai pas perdu de motivation, jamais. Dès les premiers entrainements je savais que j’aimais ça et que j’étais fait pour ça. Je jouais contre les U16 et U19, grâce à mon physique avancé.

J’ai toujours eu de la famille au Texas. C’est lors d’une visite sur place que j’ai pu me rendre compte de l’importance du football américain aux États-Unis.

Je connaissais aussi des joueurs tels que Junior Aho, Valentin Gnahoua, Jeffrey M’Ba et Anthony Mahoungou. J’étais naïf sur la manière dont cela fonctionnait, mais je me disais que si ces joueurs français y été arrivés, je pouvais le faire aussi. Ils m’ont inspiré et j’ai toujours travaillé pour arriver là où j’en suis aujourd’hui.

Via ma famille au Texas, j’ai toujours été attiré par la culture américaine. J’écoute du rap depuis petit et j’aime la mode et le style vestimentaire américain. Ces deux aspects ont renforcé ma curiosité pour les États-Unis.

Sur ma première saison de matchs, notre équipe est championne de France. La saison qui suit est plus décevante puisqu’on échoue en finale et la dernière n’avait pas réellement de compétition à remporter. Durant ces trois saisons, j’ai tout donné et j’étais régulièrement nommé meilleur OL et/ou DL.

En voyant ma progression, j’avais pris la décision de passer l’été en famille, au Texas. Je suis arrivé en mai dernier et tout de suite j’ai pris mes repères et je me suis entrainé dur. En raison de mon contexte familial, nous avons tous décidé qu’il était préférable que je reste au Texas pour y finir mon lycée. Ma famille et mes coéquipiers me manquent, mais ainsi va la vie.

Je suis en deuxième année de lycée ici. Il me reste 2 saisons/années scolaires à faire ici. À 18 ans, je vais devoir passer un test pour obtenir un diplôme (High School Diploma) équivalent au Baccalauréat. C’est indispensable pour arriver à l’université car le sport et l’éducation sont liés ici.

Ici à Gilmer Texas, dans le programme de mon High School, le football américain fait partie intégrante de la culture locale. Le staff technique de l’équipe me connaissait avant mon arrivée par le biais de ma famille, cela a favorisé mon intégration. J’avais également eu l’occasion de suivre leurs matchs sur internet par le passé. Cette relation a été très importante et j’ai pu nouer des liens rapidement avec mon équipe. Je suis arrivé à Gilmer à 16 ans. Ici, le sport et les études sont en symbiose. Mes coéquipiers sont mes camarades de classe.

En France, j’ai perdu ma mère à l’âge de 3 ans. Ma grand-mère m’a élevé avec mon oncle, mes cousins et frères plus âgés. La situation pendant le COVID était difficile pour ma famille. Pour m’en sortir, j’ai dû trouver une solution par le biais de ma famille au Texas. Je suis arrivé ici dans les meilleures conditions pour l’été et tout s’est bien déroulé. Ma famille ici a toujours été très impliquée dans la vie communautaire.

Ça n’a pas toujours été simple, ma grand-mère a fait tout ce qu’elle pouvait et je suis tellement reconnaissant du rôle qu’elle a tenu lorsque ma mère est décédée. Ma grand-mère m’a élevé et m’a vu grandir.

Je suis arrivé ici à 1m95 et 118kg. Maintenant, je fais 2m01 pour 140kg en réduisant ma masse graisseuse. Pour te donner un exemple, au Bench Press, je poussais 100 kg et maintenant je peux pousser à 190kg et je squatte 340kg.

Aux États-Unis, chaque année se déroule différents types d’évènement appelés « All American Game ». Ce sont des matchs rassemblant les meilleurs joueurs du pays et cela offre une grosse exposition pour le recrutement à l’université. Pour être sélectionner et participer à un de ces matchs, tu fais des combines avec des exercices, puis des 1 contre 1.

Ça s’est très bien passé pour moi puisque j’ai les meilleures statistiques sur la position OL et j’ai su montrer mon talent. Army National Combine », ce qui est rare pour un OL et encore plus pour un étranger. Lors de ce camp j’ai aussi eu l’occasion lors de m’entraîner avec un ancien OL des Dallas Cowboys (NFL - Nate Livings).

Franchement, pas du tout. Ici, si tu es un dawg* (dog = chien, pour exprimer la combativité de quelqu’un) tu es un dawg. Peu importe la nationalité. Il suffit de prouver sur le terrain. Le premier jour, je sais que j’étais vu comme un Français qui ne connait pas ce sport. Dès le premier entrainement, j’ai été respecté parce que j’ai tout de suite montré de quoi j’étais capable. Cela me motive que je sois le petit français. J’ai dû travailler 10 fois plus fort que les Américains.

Avoir la tête sur les épaules, c’est quelque chose que tu dois avoir. Le sport c’est le sport. Il faut rester humble. Je montre ce que je dois montrer.

En effet, après une première saison en High School où j’ai participé à des Combine et Showcase notamment le Top 100 Texas où j’ai été élu MVP, j’ai attiré l’œil. Je suis considéré Sophomore (l’appellation pour les élèves en Seconde) 3 étoiles dans une méthode de ranking. Mon travail mental, physique et le fait que je parle plusieurs langues participent à mon évaluation. J’ai actuellement 16 offres de Division 1 (les Universités avec les équipes évoluant au plus haut niveau de la NCAA) dont Tennessee, Ole Miss, Texas A&M, Houston, SMU, etc. Je suis très heureux que ces programmes m’aient proposé une bourse.

Le système français est l’un des plus difficiles donc l’arrivée ici n’a pas été un problème. Au début, suivre les cours en anglais était difficile, mais je suis désormais habitué et cela m’est facile.

Avec l’école, de 6h à 8h30 je suis à l’entraînement. Sur ou en dehors du terrain. L’après-midi, après les cours, on retourne au sport. Il y a un vrai soutien comme des professionnels sur le campus et sur le terrain. Je m’entraîne également en dehors de l’école avec à un coach personnel de performance sportive, Chip Smith, qui a mis des milliers de joueurs en NFL et 8 joueurs au Hall Of Fame. D’autre part, mon coach personnel de position est Jon Stinchcomb ; il a remporté le Super Bowl et est un joueur All Pro, avec une douzaine d’années dans la NFL. Je ne peux pas rêver mieux comme environnement de travail que ce soit à l’école ou en dehors. L’accompagnement à Gilmer avec mes coachs est parfait pour mon développement. Beaucoup d’anciens Buckeyes de Gilmer sont devenus joueurs et/ou entraîneurs en NFL et NCAA.

Ce qui me rend le plus fier est de n’avoir jamais lâché malgré les moments compliqués où j’ai failli tout abandonner. Je suis fier d’avoir travaillé comme un fou. Je le dois aussi à mon entourage, mes amis et ma famille qui m’ont toujours soutenu.

Non, pas vraiment. Ici, on a un rythme de malade. Nous nous levons à 5h pour aller à l’entrainement une première fois puis la journée s’enchaine avec les cours puis l’entrainement. Nous nous habituons.

Je veux être le meilleur des coéquipiers, être un leader dans ce groupe. Je veux aussi évidemment être le meilleur sur le terrain. Je veux que l’on aille chercher les deux prochaines bagues de champion d’État (référence au titre où les joueurs se voient offrir une bague de champion). Je vise mon diplôme en High School puis faire 3 ans à l’Université qui aura su me convaincre avant d’espérer atteindre la NFL Draft 2030 à 21 ans. La route est longue, mais mes objectifs sont clairs. Au Texas, je suis à 18 ans l’un des meilleurs lanceurs de poids.

Je lui dirais de penser PRIDE. Positive Respectueux Intense Discipline et Everything. Dans tout ce que tu fais, fais-le à 100% et garde cette mentalité. Aux coachs, merci pour tout. J’ai été accompagné depuis le début et de parfaite manière. Merci à Charles « Charly » Paviot, Jean Amour Fazer ou encore Bertrand et Alexis. Ils m’ont accompagné de mes 12 à 16 ans et ont toujours été derrière moi. Ils m’ont fait aimer le sport, au-delà du fait qu’ils ont été de formidables personnes.

Équipement et budget des Caïmans 72

Le football américain requiert un matériel particulier. L’équipement d’un footballeur Américain n’est pas à la portée de toutes les bourses, les dirigeants en ont conscience et ont choisi de participer sous forme de prêt pour équiper leurs nouveaux joueurs.

« Le foot US demande un équipement spécifique qui est directement importé des USA après avoir reçu les normes Européennes. Il faut compter entre 350 et 450 € pour des épaulières et un casque. Nous avons un fonds de roulement dédié à ce registre avec un renouvellement tous les ans de dix épaulières et casques ».

Les joueurs, dès qu’ils le peuvent, s’achètent leur propre matériel. Les seniors et U 19 paient une adhésion annuelle de 190 € (160 € pour les U16) dont 60 € de licence fédérale. Ils ont droit à des entraînements dirigés (même pendant la période des vacances scolaires) encadrés par des éducateurs diplômés.

Le budget du club est de l’ordre de 40 000 €. « Nous avons des partenaires institutionnels (Ville et Département) ainsi que des privés dont notre partenaire historique, le transporteur Grobois. Un mécène nous aide également à boucler ce budget qui grossira au fur et à mesure de notre progression.

Le club envisage de vendre les matches à domicile sous forme de naming, comme cela se fait aux USA et au Canada. « Chaque match doit être un évènement porteur de valeurs où des entrepreneurs pourraient se reconnaître. Pour cela il nous faut pouvoir accueillir spectateurs et invités dans de bonnes conditions, d’où la nécessité d’avoir une tribune.

Budget et Adhésions aux Caïmans 72
Catégorie Montant Détails
Épaulières et Casque 350-450 € Coût estimé de l'équipement
Adhésion annuelle Seniors et U19 190 € Inclut 60 € de licence fédérale
Adhésion annuelle U16 160 € Inclut 60 € de licence fédérale
Budget total du club 40 000 € Financement par partenaires et mécènes

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