Le handball en Normandie est marqué par la forte rivalité entre deux clubs phares : les Vikings de Caen et la JS Cherbourg. Cette confrontation, au-delà de l'aspect sportif, est un véritable enjeu régional, où la suprématie handballistique est âprement disputée. Pour la toute première fois de son histoire, la Ligue Nationale de Handball a décidé de qualifier de « Starmatch » une rencontre du championnat de ProLigue.
Mais le Starmatch, c’est quoi ? C’est une nouveauté qui pointe le bout de son nez cette saison. Une fois par mois, la Ligue Nationale de Handball met en avant une confrontation, soit par l’enjeu au classement, la proximité géographique entre les deux équipes ou le passé historique des deux clubs. La Team LNH partira à la découverte des coulisses de ces Starmatchs et se fondra dans les gradins et les couloirs des salles. Le tout, retransmis sur HandballTV, la chaîne Twitch de la LNH et ses réseaux sociaux. Avec d’autres contenus et notamment des interviews.
Handball : en première journée de Proligue, défaites de Caen et Cherbourg
Genèse et Fondation des Clubs
L'histoire du Caen Handball remonte à la fusion de deux clubs en 1969 : le Stade Léo-Lagrange, créé en 1959, et l'Union laïque Jean-Macé, fondée en 1963. Le club est fondé en 1969 par Victor Pierre et Claude Chadée à la suite de la fusion des clubs Jean-Macé et Léo-Magrange. Cette union a permis de structurer le club et de lui donner une nouvelle impulsion.
Quant à la JS Cherbourg, elle est également un produit de son territoire, évoluant au complexe sportif de Chantereyne. Après deux saisons passées en Nationale 1, les Vikings retrouvent l'antichambre de l'élite.

Les Derbys Normands : Plus qu'un Match
A qui la suprématie handballistique en Normandie ? C'est tout l'enjeu du derby entre les Vikings de Caen handball et la JS Cherbourg , les deux pensionnaires normands de Proligue. Les derbys entre Caen et Cherbourg sont toujours des moments spéciaux, chargés d'émotion et d'intensité. Dragan Mihailovic, entraîneur des Vikings du Caen HB, apprécie la rivalité plutôt bon enfant entre Cherbourg et Caen.
Pour Dragan Mihailovic, l’entraîneur des Vikings de Caen, forcément, la rencontre a une saveur particulière. "L’objectif, c’est de toujours gagner un derby : pour le club, les supporters, les partenaires. Cherbourg - Caen : "une histoire commence à s’écrire"Néanmoins, si par le passé, lorsque les deux clubs s’affrontaient dans les échelons inférieurs, les Normands étaient légion, la professionalisation des équipes a ouvert la porte à de nombreux joueurs de tout l’Hexagone, et même au-delà.
Cela, et le Franco-Serbe l’affirme, persiste aussi grâce à l’investissement des rares régionaux qui restent. Et il est heureux de voir que son adversaire cotentinois alignera son éternel pivot, Morgan Youf-Pinsault. "Ça fait plaisir de voir qu’il est toujours là, malgré sa lourde blessure. Enfin, le technicien des Vikings voit aussi une autre raison qui devrait faire monter la tension. "Cherbourg et Caen ne sont pas rivales en foot, en basket, en hockey. Peut-être en pétanque, je ne sais pas. Mais sinon ? Il n’y a qu’en handball."
Les deux agglomérations les plus peuplées de leurs départements respectifs ont, grâce à ce match, une vraie raison de se jauger. "Au départ, il y avait 300 spectateurs, là il y en aura 3 000.
Un Match Spécial
Un derby, c’est différent, ce n’est pas comme les autres matchs. Ces derniers jours on a revu notre cohésion pour aller nous battre ensemble. On va miser sur la défense et l’agressivité pour gagner ce match, qui plus est, est un Starmatch. Yanis Busselier (JS Cherbourg) : On sait que ça va être un gros match. Caen n’a rien à perdre. On doit prendre des points pour la suite de la saison dans la course aux playoffs. Il y a beaucoup d’excitation avant ce match, j’ai hâte d’y être. Il faudra mettre du cœur, c’est comme ça que se gagnent ces matchs.
En Proligue, le derby normand est à vivre en direct sur France 3 Normandie. Dix ans après sa dernière victoire contre cet adversaire, le Caen Handball affronte Cherbourg, ce vendredi 19 mai (20h30), pour tenter d'obtenir sa place en playoffs. Les Caennais de Gautier Crépel vont jouer très gros contre Cherbourg : la qualification pour les playoffs de Proligue, ce qui serait une première dans l’histoire du club.
Thomas Lamora et Jordan Allais ne sont pas près d’oublier le 14 avril 2013. Ce jour-là, dans un Chantereyne bouillant, le Caen Handball avait réalisé une grosse performance en dominant Cherbourg. Le derby n’avait pas fait parler la poudre sur le plan offensif (18-20), mais Thomas Lamora se souvient d’une ambiance « houleuse ». Il y avait plus d’affect qu’aujourd’hui parce que nous avions des anciens Cherbourgeois dans nos rangs. C’était plus chargé d’émotion que ça ne le sera ce soir.
Depuis ce mois d’avril 2013, Caen n’a plus jamais battu Cherbourg. En dix ans, il y eut deux nuls et neuf victoires de Cherbourg. Pas un seul succès caennais. « Cherbourg est un club qui ne nous réussit pas, constate Thomas Lamora. C’est un club qui a toujours eu un peu d’avance sur nous dans son développement. On était l’outsider, jamais le favori. Cette année, je pense que nous sommes favoris par notre classement. C’est la première fois qu’on arrive à Cherbourg en étant nettement mieux classés qu’eux. »
Caen tentera de mettre fin à la spirale ce vendredi 19 mai 2023 dans ce qui ressemble au match le plus important de la décennie écoulée. « Ça reste un derby, mais il faut que nous gagnions, quelque soit l’adversaire. Nous sommes vraiment branchés sur la qualification. » L’enjeu n’a rien à voir avec une quelconque suprématie régionale, que le classement actuel de Proligue se charge d’établir. Il ne faut surtout pas calculer. Il faut rester dans notre bulle. La pression est évidente et le dirigeant ne l’élude pas, même s’il a déjà affirmé que la saison était réussie.
Caen, malgré ses bonnes performances d’ensemble, s’est notamment distingué quand on l’attendait moins cette saison. Saran, Tremblay et Dijon, qui composent le podium actuel, sont tombés tous les trois face aux Normands. Lorsqu’il a fallu enfoncer le clou contre des équipes du milieu de tableau, ce fut parfois plus complexe. « Nous n’avons pas toujours été bons quand nous étions favoris, reconnaît Thomas Lamora. Cherbourg sauverait sa saison en battant le voisin ambitieux. Si nous gagnons, c’est normal. On a tout à perdre. »Si Caen parvient à conserver sa sixième place, il affrontera le troisième du classement, actuellement Dijon, en playoffs.

Moments Clés et Anecdotes
En battant Cherbourg 29-31 lors du derby normand ce vendredi 19 mai 2023, le Caen Handball a obtenu sa place en playoffs de Proligue. L’exultation du Caen handball sur le terrain de Cherbourg après leur qualification en play offs. Dernière rencontre de la saison régulière, les Vikings ont attendu le derby normand pour décrocher leur place en playoffs de Proligue (29-31). Ce vendredi 19 mai 2023, les Caennais ont mis fin à 10 ans de défaites (et deux nuls) contre Cherbourg.
Les Vikings réalisent un début de championnat canon avec deux victoires en deux matchs, à chaque fois à l’extérieur et face à de grosses écuries du championnat (Istres et Créteil).Ce début de saison en fanfare des caennais a un peu surpris Cherif Hamani, le coach de la JSC. Il s'attend a un match très compliqué :« Caen est en pleine progression. On les prend plus qu’au sérieux. On sait que ce sera un match très difficile. Il faut faire déjouer cette équipe sur le jeu rapide. » (Cherif Hamani, JS Cherbourg)"C'est l'un des matchs les plus importants de la saison!
La JS Cherbourg arrive elle dans le Calvados avec un peu plus de certitudes. Après deux défaites en coupe et lors de la reprise du championnat, les mauves ont lancé leur saison face à Dijon (25-23) la semaine dernière. La victoire est là, même si l’équipe peut encore faire mieux dans le jeu. Mais dans un derby, on oublie (un peu) la manière. Seule la victoire compte. Dernier joueur « du cru » chez les Mauves, le pivot Morgan Youf-Pinsault a briefé cette semaine les nouveaux du club :« C’est l’un des matchs les plus importants de la saison. Je leur ai dit que perdre n’est pas envisageable. Quand ils vont arriver dans le gymnase à Caen et qu’ils verront les supporters qui ont fait le déplacement et le bordel qu’ils vont foutre, ça va les motiver d’un seul coup. Un derby ça se gagne avec les couilles ! (sic) »
Les Vikings du Caen Handball veulent poursuivre leur sans-faute face à Cherbourg Le calendrier de Proligue offre aux Vikings du Caen Handball un derby face à Cherbourg pour leur premier match de la saison à la maison ce samedi à 20h30. Vainqueurs de leur deux premiers matchs à l'extérieur (A Créteil et à Istres), les handballeurs caennais viseront un troisième succès de rang. Cherbourg remporte face aux Vikings du Caen Handball le derby de Proligue Les Vikings du Caen handball se sont inclinés vendredi soir à Cherbourg 30 à 27. Les handballeurs caennais se sont montrés trop irréguliers pour s'imposer. Ils perdent une place au classement (12e) mais conservent leurs six points d'avance sur le Ier relégable, Valence. Cherbourg reste 10e.
Finances et Structure des Clubs
Pour la saison 2016-2017, le budget du club s'établit à 1,65 million d'euros [3] (1,2 M€ en 2015-2016 [4], 600 000 € en 2012-2013, en augmentation de 100 000 € (+ 20 %) sur la saison précédente [5]). Le club emploie 20 salariés [4]. Lors de la saison 2016-2017, le club regroupe une douzaine de salariés, plus 80 bénévoles, ainsi qu'une quinzaine de joueurs professionnels [3].
| Club | Budget (2016-2017) | Salariés | Bénévoles | Joueurs Professionnels |
|---|---|---|---|---|
| Caen Handball | 1,65 million d'euros | 20 | 80 | 15 |
« Avec la salle d’entraînement, le Palais des sports à venir, la Ville de Caen a envoyé un gros signal. Le Caen HB a désormais les moyens de sa progression, avec des structures dignes de ce nom », juge Vincent Férey, président de la JS Cherbourg (Manche, Proligue). « La JS Cherbourg a tenu un rôle d’éclaireur, j’en suis convaincu. Quand tu vois ton voisin franchir les paliers, ça te donne le goût, l’envie de le rejoindre. Tu te dis que ce n’est pas impossible », explique Thomas Lamora, président du Caen HB (Calvados).
Vincent Férey : « Il n’y aura pas de deuil national si l’on ne monte pas cette saison. Le plus important, c’est qu’on remplisse notre salle et que nos partenaires aient envie de nous suivre. Ce que les gens ne voient pas, c’est qu’on progresse d’année en année. Désormais, notre budget est d’1,9 million d’euros. On a embauché une directrice du secteur administratif, on travaille sur un projet de centre de formation. La plus grande marche, c’est de passer du bénévolat et de l’amateurisme au professionnalisme dans tous les secteurs du club. Il faut du temps pour changer l’état d’esprit des gens et passer ce cap.