Seulement 10e de Ligue A féminine, les Burdis disposent pourtant, à leurs postes, de quelques-unes des meilleures joueuses de la compétition. Si elle veut renouer avec la victoire ce samedi à Béziers, puis remonter au classement, l’équipe de Bordeaux-Mérignac va devoir résoudre une étonnante équation.
Après quatre défaites successives, elle figure en effet en 10e position de la Ligue A féminine, alors même qu’elle aligne quelques-unes des meilleures...
Promu et surprise de la Ligue A l'an dernier avec une 8ème place et une participation aux playoffs, le Bordeaux Mérignac Volley attaque une 2ème saison dans l'élite du volley français. Avec l'ambition assumée de grimper dans la hiérarchie.
C'est parti pour une nouvelle saison ! Bordeaux Mérignac Volley, plus connu sous le nom des Burdis, attaque une deuxième saison en Saforelle Power6 le plus haut niveau du volley féminin en France. Entre Ambitions et budget contraint, le club veut grandir.
Suite à l’Opération Sport Féminin Toujours mise en place par la LNV en soutien au sport féminin, l’équipe de l’ASI a souhaité communiquer cette semaine sur l’équipe bordelaise de volley féminin des Burdis. Le club a été crée en 2013 suite au rapprochement des clubs supports des JSA et du SAM. Cette année l’équipe a été remaniée avec un nouvel entraîneur: Guillaume Condamin ainsi que 4 nouvelles joueuses : Sabryn Roberts, Binetou Sow Diop, Diane Picard et Zsófia Gyimes. Les nouvelles recrues se sont très vite intégrées dans le groupe. Cette cohésion a permis à l’équipe d’accumuler les victoires en terminant l’année 2020 par 7 victoires et 2 défaites. Elles ont également débuté l’année 2021 en beauté avec 2 victoires.
Ne leur parlez pas de mission impossible, aux Burdis, jamais. Ces filles-là ont de l’orgueil, d’insondables forces mentales. Et du talent à revendre.
Les volleyeuses de Bordeaux-Mérignac sont en vacances. Mais chez les Burdis, on s'active en coulisses. D'abord pour changer le statut du club et repasser en appel devant la direction nationale de contrôle et de gestion. Ensuite pour bâtir l'équipe de la saison prochaine.
C'est l'invité surprise des playoffs de Ligue A. Promues dans l'élite l'été dernier, les volleyeuses de Bordeaux-Mérignac débutent ce samedi soir une phase finale où personne ne les attendait. Avec l'envie de mordre à pleine dents dans ce rendez-vous face à Levallois-Paris, le tenant du titre.
Les Girondines veulent être actrice d'une fin de saison excitante. 7èmes du classement, les Burdis, en déplacement à Nancy, peuvent valider dès ce samedi soir leur billet pour les playoffs. Des phases finales qui n'étaient pas prévues au programme du promu girondin On leur promettait l'enfer, elles ont traversé leur première saison dans l'élite en toute sérénité. Le plus petit budget de la division, une équipe renouvelée à 80%, ça n'a pas empêché les Burdis de tracer leur route et de vite prendre leurs distances avec la zone rouge. La formation girondine a surpris, elle s'est surprise sans doute elle-même. Pas de complexes et des joueuses qui sont vite mises au niveau.
A deux journées de la fin, seul un scénario catastrophe pourrait empêcher les filles de Guillaume Condamin de disputer les playoffs pour la 1ère fois dans la jeune histoire du club. Face au 4ème Nancy ce soir puis au 2ème Levallois samedi prochain, les Burdis vont s'étalonner. Un avant goût d'une fin de saison qu'elles aborderont sans pression.
Mais pas question de se satisfaire du devoir accompli. Le promu girondin, qui a tapé dans l'oeil des observateurs et dont le projet commence de plus en plus à faire parler, veut être acteur de sa fin de saison. Après tout, les Burdis sont les seules à avoir battu le leader Aix-Venelles lors de la phase retour. Ca ne leur offre aucune certitude sinon celle de savoir qu'elles peuvent se hisser, au moins sur un match, au niveau des meilleurs.
Si elle veut renouer avec la victoire ce samedi à Béziers, puis remonter au classement, l’équipe de Bordeaux-Mérignac va devoir résoudre une étonnante équation. Ainsi, les Burdis disposent-elles de la meilleure marqueuse en la personne d’Eva Svobodova. La Tchèque, avec 84 points, tourne à une moyenne de 4,2 points par set, avec un taux de réussite de 40 %. On trouve encore la pointue Yasmine Madsen à la 10e place avec 53 points.
La défense est tout aussi solide puisque Katarina Budrak est la 2e meilleure contreuse de LAF, avec 42 points, derrière Julia Haggerty, la centrale américaine de Terville (53). Enfin, la Slovaque Karolina Fricova est la 2e meilleure réceptionneuse, avec un taux de réussite de 59 %, derrière Juliana Toro, la libéro colombienne d’Évreux (71 %). Elle est aussi l’une des meilleures serveuses.
« Cela prouve que nous avons de bonnes joueuses », glisse Guillaume Condamin avec humour.
Certes mais qu’est-ce qui empêche ses protégées de conquérir les victoires que leur talent devrait leur valoir ? Peut-être parce qu’elles ne jouent pas à leur meilleur niveau en même temps ? Le coach du BMV ne nie pas, en constatant que Svobodova (25 points) avait été exceptionnelle contre Le Cannet mais moins à son affaire devant Cannes (10), au moment où Madsen produisait sa meilleure prestation (19).
« C’est un problème d’identité de jeu, lâche Condamin. Si les filles arrivent à bien jouer ensemble, cela fera une belle équipe. Elles vont y arriver, c’est évident. Pour l’instant, elles ne produisent pas ce que l’on demande mais on a confiance, car on dispose de plus de puissance que la saison dernière. On progresse à chaque match mais maintenant, il faut concrétiser. »
Dès ce samedi à Béziers où les Burdis inaugureront une série plus à leur portée ? En théorie, les Biterroises forment une équipe idéale pour se relancer. Mais il est probable qu’elles se disent la même chose au sujet de leurs rivales girondines. « C’est une équipe en difficulté, en quête de repères, comme nous. Son début de saison n’est pas à la hauteur de ses ambitions », admet le Poitevin. « C’est un match important pour se relancer. »
Il faut espérer, dans un contexte où le mental fera la différence, que les Bordelaises aient digéré leur défaite de samedi. « Le 3-0 fait mal, dit Condamin, car sur les autres matchs, face à des adversaires vraiment bonnes, on n’était pas loin. Là, on n’a rien marqué. Une série de quatre défaites, c’est long. Il n’y a pas de crise mais le sentiment qu’il faut que l’on rentre dedans.
La partie ratée de Quimper ? Oubliée, dans le tourbillon grisant d’une cinglante victoire contre le leader, Marcq-en-Barœul, maté en trois sets secs (25-20, 25-17, 25-15) ! C’était, samedi soir, le premier succès de leur histoire en Ligue A et l’on ose croire, au vu de leur prestation, qu’elles en signeront d’autres. Certes, on eut peur en début de match, lorsque les Nordistes se détachèrent 7-4, puis 14-11, profitant des erreurs bordelaises, notamment celles au service et dans le jeu, d’Eva Svobodova. Mais la Tchèque réajusta très vite la mire pour ensuite faire très mal à ses rivales (13 points).

« J’ai fait remarquer aux filles que Quimper, samedi dernier, avait commis plus de fautes que nous au service, mais qu’à l’arrivée, elles avaient réussi plus d’aces », témoigne Guillaume Condamin En mettant la pression au service, ses protégées annihilèrent l’efficacité de leurs rivales, adverse, à l’image de Dascalu, inexistante, alors qu’elle avait marqué 20 points sur chacun des matches précédents.
Dès lors, les joueuses de Bordeaux-Mérignac se montrèrent irrésistibles. Efficaces en réception, elles relevèrent la plupart des attaques adverses, permettant à la diabolique Mathilde Walspeck de jouer de toute la gamme de ses passes, pour lancer l’attaquante la plus opportune, Salkute quand les autres attendaient Svobodova, ou Ebangwese quand Salkute paraissait l’évidence. Ou de jouer pour elle-même dans les trous d’une défense, incapable de lire son jeu !
Ainsi le trio Salkute, Svobodova, Ebangwese, efficace depuis le début de la saison, s’affirme-t-il comme l’arme de base du BMV cette saison, avec Katarina Budrak, en prime. Samedi, ce trio s’est offert 45 des 75 points, dont 15 pour la seule Salkute, auteure du point de la victoire, d’un ace bien placé. Le collectif du BMV est en train de prendre forme, autour de sa rusée passeuse (6 points dont deux aces), au grand dam des Nordistes. Et si la capitaine Daniela Nielson paraît un peu moins en vue, elle demeure une défenseure de première force, capable d’apporter son écot en attaque (4 points)
Ce succès permet en tout cas aux Burdis de retrouver le sourire et d’effacer le léger sentiment d’illégitimité que les deux premières défaites avaient pu susciter.
« On avait fait un bon premier match, on gagne dès le troisième contre une équipe de Ligue A ; cela veut dire que l’on est bien en Ligue A, expose Condamin. Nous avons marqué le coup et fait passer le message à nos adversaires qu’elles n’auront pas la partie facile à Bordeaux. » Ce succès leur a aussi permis de reprendre des couleurs au classement. Elles figurent aujourd’hui en 8e position (sur 12) et peuvent, pendant quelques jours au moins, savourer leur réussite. Mais personne ne s’emballe.
« C’est juste quatre points en trois matches, il nous en faut 22 pour nous maintenir, prévient le coach du BMV. Il y a encore du chemin mais on a notre destin entre nos mains. C’est le message que l’on se partage. » Il n’empêche, ces filles, qui ont remporté autant de sets qu’elles en ont perdus (6), ont répandu le sentiment diffus qu’elles avaient les moyens de jouer les trouble-fêtes ici ou là.

Après avoir gagné le premier match du tournoi face à Harnes (3-0) le 4 mars dernier, les joueuses du BMV ont vaincu l’équipe du Sens Volley 89. Un match au coude à coude qui laisse transparaître un défaut en attaque pour l’équipe de Sens avec seulement 33 attaques gagnantes contre 46 pour le BMV. Les deux smashes en deux minutes de Katarina Budrak et Katia Tetuanui, respectivement à la 5ème et 6ème minute, ont donné le ton de l’attaque des Bordelaises dès le début du match. Mais c’est Julie Henyo qui ouvre le score avec un bel enchaînement de smash dont le premier ne fait pas mouche à cause d’un block-out de la réceptionneuse sénonaise, Julia Topor.
Si les Burdis n’avaient pas l’avantage au début du premier set, elles n’ont pas laissé cela se reproduire lors du second. Avec un service brillant, Anna Janelle nous a offert 3 aces (7-6, 8-6, 12-6) qui ont peu à peu creusé l’écart de score avec Sens. Le libéro de 20 ans, Manon Jaegy, a fourni un effort colossal et une défense impeccable. Côté offensif, les attaquantes Henyo et Nielson ont saisi les bonnes occasions et porté bon nombre d’actions efficaces et puissantes comme les deux smashes respectivement à la 14ème minute et 10ème minute.
C’est au dernier set que la tension s’est fait sentir lors des 37 minutes de jeu durant lesquelles les scores des deux équipes se suivaient au coude à coude. Avec pas moins de 8 égalités, les Burdis ont lutté jusqu’au bout afin d’obtenir les deux points de différence qui allaient les libérer d’un suspens suffocant. On peut retenir que les joueuses du BMV ont su faire la différence avec une bonne cohésion et stratégie d’équipe à l’inverse des Lionnes de Sens qui ont trop souvent laissé passer la balle, sûrement, par manque de communication.
Les joueuses Elite Féminine du BMV sont actuellement classées premières du tournoi des play-offs.
Tableau des Meilleures Joueuses des Burdis
| Joueuse | Poste | Points | Statistiques |
|---|---|---|---|
| Eva Svobodova | Marqueuse | 84 | 4,2 points par set, 40% de réussite |
| Yasmine Madsen | Pointue | 53 | 10ème place |
| Katarina Budrak | Centrale | 42 | 2ème meilleure contreuse de LAF |
| Karolina Fricova | Réceptionneuse | - | 2ème meilleure réceptionneuse, 59% de réussite |
comment travailler le bloc médiane et bloc bas ( bloc médiane 4-1-4-1 / bloc bas 5-4-1)
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