Le Brésil et la Pologne, deux nations phares du volley-ball mondial, ont une longue histoire de confrontations épiques. Ces matchs sont souvent synonymes de spectacle et de suspense, et ont marqué l'histoire de ce sport. Examinons de plus près certains de ces moments marquants.

Championnat du Monde 2018 : La Pologne triomphe
La Pologne a dominé le Brésil (3-0) en finale et a été de nouveau sacrée championne du monde, dimanche à Turin, quatre ans après son premier titre. Dimanche en finale du Championnat du monde, la Pologne a nettement dominé le Brésil (28-26, 25-20, 25-23), faisant la course en tête du premier au dernier échange de la partie ! A l'arrivée, elle a remporté le troisième titre mondial de son histoire, après ceux de 1974 et 2014.
Comme ça avait déjà été le cas en finale il y a quatre ans (en Pologne), le Brésil, champion olympique depuis, a dû se contenter de la médaille d'argent. Les Brésiliens s'étaient baladés face aux Etats-Unis et à la Serbie, gagnant à chaque fois en trois sets. Sans parler des revers contre l'Argentine et la France au tour précédent, alors que le Brésil ne s'était incliné qu'une fois depuis le coup d'envoi du Mondial.
Mais dimanche la Seleção n'a rien pu faire, même si les résultats de chaque set ne sont pas forcément sévères. La Pologne a survolé la finale, portée par Bartosz Kurek (24 points), qui ne faisait pas partie de l'équipe victorieuse il y a quatre ans. Le Brésil, lui, s'en est remis à Wallace (14 points) et Douglas (11). En vain.
Les Brésiliens se sont heurtés au block adverse et n'ont jamais réussi à déstabiliser la réception polonaise. A part deux sursauts, trop tardifs, en fin de premier et troisième sets, ils n'ont tout simplement pas existé. Michal Kubiak (12 pts) et Artur Szalpuk (10) ont également contribué au triomphe de leur sélection.
Au sein de l'équipe de Pologne, des vainqueurs de 2014 ne restaient quatre ans plus tard que le passeur Fabian Drzyzga, le central Piotr Nowakowski et le libéro Pawel Zatorski. Michal Kubiak faisait partie de l'équipe mais jouait peu. La nouvelle génération championne du monde devra maintenant confirmer ce titre et faire mieux que sa devancière.
La Pologne n'était en effet plus montée sur un podium depuis sa victoire à domicile il y a quatre ans. Avant le début de la finale, le rapport de force était pourtant inversé. La Pologne, elle, avait eu besoin de cinq manches pour sortir les Américains en demie et avait perdu face à l'Italie en conclusion du troisième tour.
La rivalité continue
Ces affrontements ne sont pas de simples matchs, mais de véritables batailles où chaque point compte. Le Brésil et la Pologne continuent de se disputer les premières places sur la scène internationale, et leurs rencontres sont toujours très attendues par les fans de volley-ball. Le Brésil et la Pologne se disputent une place en finale de Ligue des Nations à Ningbo en Chine.
Le Brésil et la Pologne s'affronteront dimanche à Turin en finale du Mondial de volley dans une revanche de celle de 2014 remportée par les Européens. Les Brésiliens se sont qualifiés en dominant la Serbie 3 à 0 (25-22, 25-21, 25-22). Il y a quatre ans, les Polonais avaient décroché l'or avec l'aide de leur public, interrompant une série de trois titres des Sud-Américains.
Brésil-Pologne, c'était aussi l'affiche de la finale de 2006, gagnée par les "auriverde".C'est la neuvième fois d'affilée que les Brésiliens participeront à une grande finale internationale (JO et Mondiaux) depuis 2002 inclus. Sur les huit premières, ils en ont gagné deux aux Jeux (2004, 2016) et trois au Mondial (2002, 2006, 2010).
Cette année, les Sud-Américains se présentaient avec un peu moins de certitudes que d'habitude en raison de l'absence de l'attaquant Lucarelli, un de leurs joueurs majeurs, et de la prise de fonction, l'an passé, d'un nouvel entraîneur, Renan Dal Zotto, successeur du légendaire Bernardinho.
Après une mise en route un peu poussive (défaite contre les Pays-Bas), les Brésiliens sont montés en puissance autour de leur pointu Wallace. Le tournant de leur tournoi a été la victoire sur la Russie, 3 à 2, mercredi, alors qu'ils étaient menés 2 à 0. Contre les Serbes, il n'y a pas eu de suspense, les Brésiliens se montrant supérieurs dans tous les domaines, en particulier en réception.
Bien que tenante du titre, la Pologne n'était pas forcément attendue à ce niveau, surtout après son passage à vide du deuxième tour. Deux défaites de suite contre l'Argentine et la France l'avaient mise au bord de l'élimination.Mais elle a repris du poil de la bête à Turin, derrière son attaquant Bartosz Kurek, en écrasant la Serbie jeudi (3-0) puis en gagnant un gros combat contre les Etats-Unis en demie.

Ligue des Nations 2024 : La France en route pour le Final 8
L'équipe de France a achevé dans la banlieue de Manille la phase de poules de la Volleyball Nations League. Ce succès arraché au forceps, en plus de faire du bien au moral, à presque un mois du coup d’envoi des Jeux Olympiques de Paris 2024, permet à l'équipe de France d’achever la phase de poules sur un bon bilan de huit victoires en douze matchs.
Elle va désormais mettre le cap sur Lodz (Pologne) pour disputer à partir le Final 8 (27-30 juin), tournoi final auquel elle a toujours participé depuis la première édition de la VNL en 2018 (elle a décroché l’argent en 2018, le bronze en 2021, l’or en 2022).
C’est par deux grosses batailles, samedi face au Japon, dimanche contre le Brésil, que l’équipe de France aura achevé dans la banlieue de Manille la phase de poules de la Volleyball Nations League. Preuve que cette équipe de France a des ressources mentales, elle qui aura alterné des hauts et des bas sur cette ultime rencontre de la poule 6, débutée avec un six de départ chamboulé par Andrea Giani, qui, après la grosse débauche d’énergie de la veille, avait légitimement fait tourner son effectif, en titularisant Antoine Brizard à la passe, Timothée Carle et Kevin Tille à l’attaque, Théo Faure à la pointe, Quentin Jouffroy et Joris Seddik au centre.
Si les Brésiliens sont les premiers à creuser un écart dans le premier set après un ace du pointu Alan (10-14), les Bleus parviennent à revenir à 18-18 après une série au service de Théo Faure, auteur d’un gros match (meilleur marqueur avec 29 points, 50% en attaque, 2 aces, 1 bloc). Les partenaires de Lucarelli (18 points) reprennent le score dans le tie-break (21-23) avant quatre points de rang tricolores sur le service de Kevin Tillie, décisif dans le money-time (25-23).
Changement de décor dans la troisième manche, avec un gros passage à vide tricolore qui permet à la Seleçao, sur le service de Lucarelli, d’inscrire huit points de suite (de 7-7 à 7-15) et de logiquement prendre l’avantage (13-25), conduisant Andrea Giani à logiquement procéder à des changements, avec notamment l’entrée en jeu de Yacine Louati.
Si les Bleus sont les premiers à prendre le score dans le tie-break (3-1), les Brésiliens le renversent (9-12, puis 10-13) grâce notamment à leur attaquant Adriano (11 points). Dos au mur, la France aligne alors quatre points de suite sur le service de Joris Seddik, dont un bloc magistral de Kevin Tillie (14 points). Un long challenge lui donne une première balle de match, il faudra attendre la quatrième et un ace de Quentin Jouffroy (8 points) pour voir les Bleus plier le match (18-16) et exulter.
Poland 🇵🇱 vs. Brazil 🇧🇷 - Quarter Finals | VNL 2024 - Full Match
| Compétition | Année | Vainqueur | Score |
|---|---|---|---|
| Championnat du Monde | 2018 | Pologne | 3-0 |
| Championnat du Monde | 2014 | Pologne | 3-1 |
| Championnat du Monde | 2006 | Brésil | 3-0 |