Brad Birkenfeld et les Règles du Football Américain : Une Histoire de Courage et de Stratégie

C’est un colosse au regard bleu perçant et à la voix de stentor. Un physique de « quarterback », ces pivots du football américain. Et un mental en titane. Bradley Birkenfeld n’a jamais eu peur de rien. Ni de personne. La preuve, ce Bostonien de 53 ans s’est attaqué à la plus coriace des forteresses : le secret bancaire suisse.

Walter Camp, considéré comme le "Père du Football Américain"

Le Combat de Birkenfeld contre le Secret Bancaire

Longtemps les établissements helvétiques en ont fait un argument pour conquérir de nouveaux clients, au mépris des règles législatives fiscales des patries d’origine de ceux-ci. Les Etats-Unis au premier chef, dont le département fiscal fédéral exige que chaque citoyen américain lui dévoile l’intégralité de son patrimoine, y compris ses placements à l’étranger. Une dangereuse contradiction qu’identifiera Birkenfeld au milieu des années 2000.

« J’ai fait mes études dans un collège militaire, comme Donald Trump, puis j’ai décroché un diplôme d’économie, raconte Brad Birkenfeld en dévorant une paella dans son restaurant préféré de Washington. Et j’ai été embauché par State Street Bank comme trader dans le secteur des fonds de pension. »

Une première expérience professionnelle marquée, déjà, par une dénonciation. Le néophyte remarque « des erreurs au départ, soigneusement dissimulées ensuite, ce qui les transforme en fraude ». Il est licencié. Sa tentative de contacter le FBI se solde par une fin de non-recevoir. Écœuré par un système qu’il juge « corrompu » et placé sur la liste noire du secteur, ce fils d’un neurochirurgien très coté quitte les Etats-Unis.

Direction la Suisse, où il est embauché en 1996 par Credit suisse. Là, il acquiert les réflexes des banquiers « privés », ces spécialistes de grosses fortunes qu’il faut repérer, séduire, convaincre et conserver. « Les clients affluaient, raconte-t-il. J’organisais des voyages non-stop, des Bermudes à Toronto. » Deux ans plus tard, la Barclays le recrute à Londres : « J’étais au cœur d’une machine à cash. » Krachs boursiers, récessions, instabilité géopolitique, rien ne tarit le flux.

En octobre 2001, après la proposition d’un chasseur de têtes, il intègre UBS, attiré par un mégabonus de 219 000 euros et dix semaines de congés annuels. Sa mission ? Persuader de richissimes Américains de placer leur fortune en Suisse, afin de profiter du secret bancaire et d’échapper aux impôts. Pour y parvenir, Brad et ses collègues ne lésinent sur rien. UBS leur confie des outils dignes d’un James Bond : logiciels et ordinateurs cryptés, méthodes d’effacement de données ou encore jeux de rôle pour s’entraîner à répondre aux limiers du fisc fédéral.

Ce luxe de précautions finit par l’inquiéter : « Si on nous donnait cet attirail, c’est que cette activité n’était pas légale. » Ses demandes d’explication auprès de ses supérieurs restent sans réponse. Il démissionne en octobre 2005, et bascule. Le « banquier de Lucifer » se mue en « lanceur d’alerte », deux ans plus tard, dénonçant la banque aux autorités judiciaires américaines.

Le 7 mai 2008, le renégat est arrêté à l’aéroport de Boston. Motif ? « Coopération incomplète avec la justice », qui le soupçonne d’être un vulgaire « indic ». Après d’âpres négociations, il plaide coupable pour « complicité de fraude fiscale » et part purger sa peine en Pennsylvanie. Cette résignation apparente cache un beau coup de poker : le fisc américain lui reverse 26 % des 400 millions de dollars d’impôts qu’il a récupérés, soit 104 millions de dollars.

Fortune faite, il savoure une autre satisfaction : la Suisse a décidé la fin du secret bancaire le 13 mars 2009. UBS a perdu de sa superbe. Bradley Birkenfeld a dû, lui, abandonner son chalet de Zermatt, mais pourrait bientôt s’offrir le château de ses rêves. En France, où s’est ouvert lundi le procès...

* « Le banquier de Lucifer », de Bradley C. Birkenfeld, éd.

Le Stratège : Quand le Cinéma Rencontre le Sport

Sport et cinéma sont, de manière générale, deux disciplines qui vont bien ensemble. L'une et l'autre trouvent dans l'action et le suspense un terrain commun, une émulation. Si la pétanque tarde hélas à faire ses preuves, la boxe, le football américain, le kung-fu, l'athlétisme, l'équitation ou le football ont déjà beaucoup servi. Cette vertu cinégénique est si grande qu'il n'est pas nécessaire d'aimer le sport, voire d'en connaître les règles, pour apprécier ses enjeux, tels que le cinéma, ingénieuse machine à universaliser les passions, se les approprie.

Affiche du film "Le Stratège"

La preuve par l'absurde, du moins en pays latin, nous est donnée par le film de base-ball, ce sport américain par excellence, qui voit un garçon envoyer une balle dans la direction d'un autre qui la frappe comme un sourd à l'aide d'un gourdin, puis qui court en rond tandis que d'autres types s'acharnent à rattraper la balle, tout cela sans qu'on sache exactement qui joue avec ou contre qui. Ces excentricités anglo-saxonnes (le base-ball descend de cette aberration anglaise qu'est le cricket !) peuvent pourtant donner lieu à un film qu'on regarde avec grand plaisir, tel Le Stratège.

Adapté d'un best-seller écrit en 2003 par l'ex-trader Michael Lewis, produit et interprété par Brad Pitt, coscénarisé par l'orfèvre Aaron Sorkin ("A la Maison Blanche", The Social Network, 2010) et réalisé par Bennett Miller, qui signe son deuxième long métrage après le remarqué Truman Capote (2005), ce film relate un épisode célèbre de l'histoire du base-ball.

L'histoire de Billy Beane (Brad Pitt), un entraîneur d'une équipe de moyenne envergure, les Oakland Athletics, qui voit à la fin de la saison 2001 ses meilleurs joueurs lui échapper une nouvelle fois pour rejoindre des clubs à la puissance financière et au rayonnement plus attractifs.

Cette saison-là, plutôt que de combler les trous de son équipe avec des solutions de fortune, Billy Beane décide, au risque de s'aliéner le conseil d'administration et les supporteurs de son équipe, de tout reprendre à zéro. Sa rencontre fortuite avec le jeune Peter Brand (Jonah Hill, l'acteur obèse le plus raffiné d'Amérique après John Goodman) va l'y aider. Brand est un homme effacé, mais un statisticien de génie, qui connaît les joueurs du championnat sur le bout de son ordinateur.

A eux deux, ils vont révolutionner la planète base-ball sur la base d'une philosophie pragmatique : plutôt que de constituer à prix d'or une équipe de stars, ils choisissent des demi-soldes en combinant leurs atouts respectifs. Cette dramaturgie, diablement efficace sur le plan des résultats de l'équipe d'Oakland comme sur celui de la dynamique du récit, n'est pas propre au film sportif. Le film de guerre Les Douze Salopards, de Robert Aldrich, fonctionnait déjà, en 1967, sur ce schéma éprouvé.

Le Stratège bénéficie pleinement des vertus de cette parabole démocratique, qui veut qu'une collection de rebuts du système, transfigurés par un idéal, triomphe d'un adversaire théoriquement mieux armé. Dans un milieu sportif où l'argent est devenu roi, la fable prend la dimension d'un magnifique exorcisme. A cette vertu collective s'ajoute, dans l'ordre des grandes valeurs américaines, l'exaltation de l'individualité.

Billy Beane, auquel Brad Pitt confère une présence attachante et dépourvue de tout histrionisme, est taillé dans l'étoffe de ces héros solitaires, parce qu'il a le courage de s'élever contre un système qui le met rapidement en danger. Ensuite, parce que la révolution stratégique qu'il met en œuvre trouve ses racines dans une douloureuse histoire personnelle, Beane ayant été dans sa jeunesse un joueur surdoué qui n'a jamais su mettre à profit ses potentialités.

Ajoutez à cela un casting au petit poil, des personnages secondaires qui tiennent la route et un réalisme intelligemment documenté et vous obtenez un beau film américain comme on les aime.

Film américain de Bennett Miller avec Brad Pitt, Jonah Hill, Philip Seymour Hoffman. (2 h 13.) Jacques Mandelbaum

L'Histoire Vraie Derrière le Film

Sorti en 2011 et réalisé par Bennett Miller, Le Stratège est un biopic sur un manager d'une équipe de baseball américain. Voici l’histoire vraie de Billy Beane, un ancien joueur de baseball prometteur qui, à défaut d’avoir réussi sur le terrain, décida de tenter sa chance en dirigeant une équipe comme personne ne l’avait fait auparavant…

Alors que la saison 2002 se profile, Billy Beane, le manager général des Oakland Athletics, est confronté à une situation difficile : sa petite équipe a encore perdu ses meilleurs joueurs, attirés par les grands clubs et leurs gros salaires. Bien décidé à gagner malgré tout, il cherche des solutions qui ne coûtent rien et auxquelles personne n’aurait pensé avant… Il va s’appuyer sur des théories statistiques et engager Peter Brand, un économiste amateur de chiffres issu de Yale. Ensemble, contre tous les principes, ils reconsidèrent la valeur de chaque joueur sur la base des statistiques et réunissent une brochette de laissés-pour-compte oubliés par l’establishment du baseball.

Brad Pitt dans le film "Le Stratège"

Trop bizarres, trop vieux, blessés ou posant trop de problèmes, tous ces joueurs ont en commun des capacités sous-évaluées. Si je me suis quand même intéressé au film, c'est pour son réalisateur/scénariste Bennett Miller à qui l'on doit Truman Capote. C'est aussi pour Brad Pitt qui porte littéralement le film sur ses épaules, puisqu'il endosse le rôle principal et qu'il produit le film aussi. C'est dire qu'il avait confiance en ce projet.

Et pour cause, plus qu'un film sur le baseball, c'est un film sur les dérives de l'argent dans le sport américain (et pas que américain d'ailleurs). Nous sommes en 2002, Billy Beane (Brad Pitt) est le manager des Athletics d'Oakland, une franchise de la MLB (en baseball) coachée par Art Howe (Philip Seymour Hoffman). Le défi qui se présente à lui est le suivant, reconstruire une équipe compétitive, malgré les difficultés financières de la franchise. Il devra donc devoir innover et s'affranchir des méthodes de recrutement classiques, dite "old school".

Il s’exaspère d’avoir une cellule de recrutement composée de recruteurs expérimentés, mais aussi et surtout âgés et manquant d'imagination ... des hommes de la vieille école, quoi ! C'est pourquoi il s'intéresse à une nouvelle méthode de recrutement utilisant les statistiques, dite "sabermétrique", mise au point par Peter Brand (Jonah Hill), un jeune diplomé en économie qu'il recrute en tant qu'assistant adjoint.

En suivant cette méthode, tous deux établissent une sélection de joueurs sous-estimés et motivés, à l'opposé des stars en vue du moment. Un film sur le baseball qui dépasse les frontières du sport. Comme dans le basket, le foot, le rugby et tous les sports qui répondent à une économie globale, c'est bien souvent le gros portefeuille qui l'emporte sur tout le reste. N'ayant pas un portefeuille conséquent, Billy Beane n'a donc pas d'autres choix que de faire autrement, d'avoir recours à la sabermétrie, un outil de statistiques qui était révolutionnaire pour l'époque et que tout le monde va d'ailleurs copier par la suite.

Comment créer l'équipe de baseball idéale grâce aux statistiques

Les Principes Fondamentaux du Football Américain selon Walter Camp (1891)

Walter Chauncey Camp (1859-1925), considéré de son vivant comme le « Père du Football Américain », joue au football à Yale à partir de 1876 jusqu’en 1881. A partir de 1878, il influença les révisions du jeu en dominant le comité des règles durant trois décennies. Le jeu était assez ouvert avec de longues courses et des passes latérales comme dans le rugby mais, dans les années 1880 et 1890, de nouvelles tactiques de blocage apparaissent en accord avec la règle de l’interference qui permet à des coéquipiers de protéger le porteur de balle. C’est alors un sport très violent avec des morts et des blessés graves: suite aux décès de 18 joueurs durant la saison 1905, le président Théodore Roosevelt lui-même convoqua, à la Maison Blanche, des représentants (dont Camp) de Harvard, Yale et Princeton, où il les exhorta de réformer le jeu.

Voici des extraits traduits du livre de Camp de 1891 qui retrace l’évolution de ce sport encore en pleine mutation :

Le progrès du football dans ce pays...

Le progrès du football dans ce pays, et une croissance correspondante de la recherche quant aux méthodes adoptées par des équipes expérimentées, ont incité à la publication de ce livre. Le football de rugby - car notre jeu Inter-universitaire Américain est un dérivé des règles de la Rugby Union - date son actuelle popularité de la formation en Angleterre, en 1871, d’une union d’une vingtaine de clubs.

Les postes en 1891...

Après la réduction à quinze hommes, le nombre de trois-quarts, qui correspondent à nos half-backs américains, passa de un à deux, plus deux arrières. Un peu plus tard, les capitaines britanniques mirent un autre arrière dans la ligne des trois-quarts, jouant avec un seul arrière. Les Anglais jouent aussi avec deux hommes qu’ils appellent des demis, mais dont les fonctions sont semblables à celles de notre quarter-back, car ils saisissent la balle quand elle sort de la mêlée et la passent à un trois-quarts pour une course.

Le jeu américain...

Le jeu américain, rappelons-le, vient de la Rugby Union de 1875, et non de la Rugby Union d’aujourd’hui, bien que les changements dans le jeu anglais ne soit sans aucune commune mesure avec ceux faits de ce côté-ci de l’océan. N’étant lié par aucune tradition, et n’ayant vu aucun match, l’Américain a pris les règles anglaises pour un point de départ, et a presque immédiatement ajouté et soustrait, selon ce qui lui semblait ses besoins urgents. Et ils étaient nombreux.

Les Américains débutèrent avec la mêlée anglaise...

Les Américains débutèrent avec la mêlée anglaise, tapant la balle au pied, et se poussant et se bousculant pendant une saison, jusqu’à ce qu’on découvre qu’une option de jeu très intelligente était de laisser les adversaires taper dans la balle - en fait, laisser une ouverture au moment approprié où la balle arriverait, et un homme à quelques mètres derrière cette ouverture pourrait toujours prendre la balle et faire la passe tandis que les hommes qui l’avaient poussée au pied étaient encore empêtrés dans la mêlée.

Réception et Impact du Film "Le Stratège"

Le sujet n'est pas forcément ce qu'il y a de plus attirant pour un public français. En effet, chez nous le baseball n'est pas du tout populaire. Dans l'imaginaire populaire, il reste loin du football américain ou du basketball. Ainsi, si par exemple un film comme L'Enfer du dimanche a acquis un statut de film culte en présentant de fort belle manière l'univers du foot US, Le Stratège n'a de son côté pas attiré les foules.

En France, le long-métrage n'a cumulé que 110 000 entrées. Un score très bas qui ne l'a pas empêché d'être un succès. Preuve de la popularité du baseball en Amérique, le long-métrage a récolté 75 millions de dollars là-bas. Mieux encore, Le Stratège a été très bien reçu par la presse et le public.

Sur Rotten Tomatoes, le film a obtenu 94% de critiques positives, et 86% d'avis positifs de la part des spectateurs. Cela s'est ensuite traduit aux Oscars 2012, où le film aurait pu repartir avec plusieurs prix.

Il est surprenant de voir un tel film sortir en France surtout au vu de son sujet : les coulisses des clubs de baseball, un sport purement américain n’ayant jamais rencontré un succès en Europe et encore moins en France. On se rappelle que l’excellent drame inspiré d’une histoire vraie de football américain The Blind Side, qui avait valu à Sandra Bullock un Oscar, était sorti en DTV dans nos contrées et pire, en catimini. Du coup, on est en droit de se poser une question légitime : pourquoi donc Le Stratège sort-il en France ?

Pour cela, pas de mystère, il le doit avant tout à sa star : Brad Pitt. Sans lui, ça aurait été presque un petit miracle si le film était sorti en DTV. Mais bon, le mettre en concurrence avec le nouvel opus de Twilight et le nouveau Kassovitz sonne comme un terrible désaveu, une mise à mort annoncée.

Pour ceux qui ont rempli les deux premiers critères, je ne peux que vous conseillez de vous jeter sur cette perle livrant une vision novatrice sur le sport. Tout simplement en changeant les règles du jeu. On tente alors d’expliquer ce sport par les chiffres et non plus par les « sens » du recruteur qui se plante une fois sur deux et une fois sur quatre pour les meilleurs.

Car un recruteur ne peut juger que sur le physique et non pas sur le mental (comment prévoir le comportement d’un enfant lors d’une finale des Masters Series?). D’autre part, le film montre les coulisses de ce sport en prenant non pas le point de vue d’un joueur, ni d’un entraîneur mais d’un manager ce qui n’est pas sans rappeler le fabuleux The Damned United par le réalisateur de Le Discours d’un Roi.

On y assiste alors aux procédures du système de transfert où manipulation et argent sont rois. Ce point est beaucoup plus approfondis que dans The Damned United qui s’attachait davantage à la rivalité entre deux entraîneurs et beaucoup plus que sur le film sur le football américain L’enfer du dimanche.

La réalisation appuie beaucoup sur ce point car les matchs sont délaissés et surtout hors clichés (pas d’explosion de joie surexprimée, pas d’entraîneur porté par les bras des joueurs au final d’un match). Le réalisateur préfère s’employer à utiliser des images d’archives (génial générique d’ouverture) ou montrer quelques portions de matchs dont un est particulièrement approfondi, d’ailleurs il faut que j’en parle parce qu’il y a une scène qui m’a particulièrement marqué.

Alors que la pression est à son comble, le réalisateur s’emploie à couper le son par moments reflétant la détresse intérieure des acteurs du match. Un très bon procédé qui a le mérite de faire monter la sauce d’un cran.

Avec ça, vous disposez d’un casting 5 étoiles, Brad Pitt en meneur de proue (excellent mais faut-il le préciser ?). Il va nous manquer celui-là quand il va prendre sa retraite. Il est accompagné par un Jonah Hill surprenant, pour une fois qu’il ne fait pas le guignol, il montre qu’il est aussi un acteur dramatique. Philip Seymour Hoffman est là pour prouver que sa précédente collaboration avec le réalisateur s’est bien déroulé et comme d’habitude : excellent.

Surtout ses scènes sont parmi les plus drôles du film et reflète le conflit qui peut exister entre le manager et l’entraîneur (qui a dit Leonardo et Kombouaré?). Si le film n’a pas la note maximale, il le doit tout simplement au sport choisi : le baseball. Très loin d’être ma tasse de thé.

Nul besoin d’être fan, ni même connaisseur de Baseball pour apprécier ce long-métrage relatant comment le manager d’une petite équipe de ce sport va le révolutionner avec l’aide d’un prodige de l’économie en basant les méthodes de recrutement et l’approche des rencontres sur les statistiques. Le réalisateur Bennett Miller transforme l’essai et signe un second film passionnant même pour un néophyte total malgré un sujet technique.

Le Stratège est un pur film, soigné dans sa narration et dans sa façon de se dévoiler. Brad Pitt incarne, comme toujours, arrive à habiter son personnage avec brio et finesse. "Le Statège" ( ou bien MONEYBALL qui est le titre original ) est un excellent film tiré d'une histoire retraçant l'histoire de Billy Beane qui essaiera encore et encore de faire gagner le match gagnant de son équipe de baseball .

Bennett Miller ( Truman Capot , Foxcatcheur ) nous réalise un excellent long métrage porté par un Brad Pitt au sommet de sa forme . Jonah Hill ( fils du réalisateur Walter Hill ) prouve son talent d'acteur , Chris Pratt faisant ces débuts dans le monde du cinéma tient bien son rôle secondaire et pour finir à ne pas oublier le regretter Philip Seymour Hoffman qui est toujours excellent dans son rôle .

"Le Statège" ( MONEYBALL ) est un film que je conseille vivement avec grand plaisir sans problème pour tous les fans du genre et de l'acteur Brad Pitt . Un drame sportif intelligent qui privilégie la stratégie à l’action.

Film qui a un certain succès à sa sortie, plein d'éloges sur l'interprétation de Brad Pitt et de Jonah Hill ; dix ans étant passé, force est de constater qu'il est bien, mais sans plus. Brad Pitt et Jonah Hill sont très bien, mais de là à la considérer comme une des meilleures performances du premier, je suis très sceptique (cette interprétation est bien pâle en comparaison avec celle de Seven, Fight Club, L'Armée des 12 Singes, Inglorious Bastards et Tree of Life, pour ne citer que celles-ci).

La thématique n'est pas non plus particulièrement intéressante. Le base-ball n'est pas un sport qui me semble fascinant mais les coulisses financières le rendent encore moins intéressant. Le choix d'ailleurs de faire l'éloge d'une personnalité du sport qui a basé sa stratégie non pas sur le caractère de ses joueurs mais sur de la data ne le rend pas particulièrement attachant.

Après, le film en soi est bien. Les acteurs jouent très bien. On ne s'ennuie pas vraiment. Un chef d'oeuvre pour l'écriture du personnage joué par Brad Pitt. Comme on peut passer à côté, spoil : Brad Pitt est un joueur de Baseball qui a été repéré sur les critères de la vieille école, à qui on promis un bel avenir chez les pros mais qui a échoué.

Porté par un Brad Pitt exceptionnel le stratège est une œuvre inspirante, intelligente et maîtrisée, qui touche bien au-delà des amateurs de baseball. Le film, de type docu-fiction, nous plonge dans la vraie histoire d’un club de baseball aux USA. On y découvre les dessous du fonctionnement « économique » et stratégique de ce genre de sport, avec des joueurs que l’on se vend les uns aux autres, à coups de millions de dollars, comme une sorte de bourse dont les produits sont des êtres humains.

C’est comme ça, c’est très amerloque donc, tout juste intéressant, sans plus. À regarder avec des yeux d'ethnologue. L'histoire de cette mini-révolution dans un sport est intéressante mais on reste trop éloigné du jeu même si je ne suis pas fan de baseball. Le film aurait été plus intéressant en étant plus près du vécu des joueurs.

Moneyball est un excellent film sur le sport qui va au-delà des simples jeux et statistiques. Le film explore les thèmes de la persévérance et de l’engagement d’une manière fascinante. Film pas mal, même si son schéma narratif lisse et classique n'a rien d'innovant. Brad Pitt très bon dans le rôle de Billy Beane.

"Le Stratège" est porté par un Brad Pitt vraiment étonnant de crédibilité, d'efficacité. Certains n'apprécient pas le jeu de Brad Pitt, je l'ai personnellement trouvé bon et à la hauteur. On retrouve évidemment certaines "mimiques" qu'il a bien souvent mais rien de compromettant.

Mon avis personnel sur ce qui m'a réellement déplu sur le film est que le but même de Billy Beane, interprété par Brad Pitt, est de créer une équipe de manière révolutionnaire en dénonçant les injustices dans le milieu du sport, et le traitement réservé à certains sportifs qui ne semblent pas légitimes pour les équipes.

J'ai vu un film... inspiré d'une histoire vraie de Billy Beane, Manager général des Athletics d'Oakland de base-ball.... Il va chercher à imposer une stratégie innovante et tellement originale que personne n'y comprend rien... et les premiers essais sont des échecs... Mais sûr de sa martingale, il va poursuivre... Sur le papier, ce tout petit club avec un budget serré va finir, après les échecs, à défier les pronostics en utilisant une approche innovante de recrutement.

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