Histoire du basketball à Bourg-en-Bresse: Un parcours riche et passionnant

Le basketball à Bourg-en-Bresse a une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire, des défis et des figures emblématiques. Cet article explore les différentes étapes de l'évolution du club, de ses débuts modestes à son ascension dans les plus hautes sphères du basketball français.

Les débuts et l'ascension

Les mouvements sportifs et administratifs créant cette nouvelle dynamique sont en bonne voie et l’étape qui va suivre dans cette année est une fois importante. D’une part, la JL Bourg va repasser à ses couleurs d’origine que sont le Rouge et le Blanc et en conséquence changer de logo. Dans un autre temps, elle se donne encore deux ans pour gravir l’échelle de la Pro A et a en ligne de mire en cette saison 2013-2014 sa nouvelle salle qui doit arriver en décembre.

À la fin de la saison, pas moins de quatre clubs rejoindront la Pro A. Deux sur invitations (wild-card) et deux via le système des montées descentes. La formule est aussi différente au niveau des rencontres. L’année s’annonce très longue avec pas moins de 44 matchs de championnat. En effet, un système de trois poules de six équipes est mis en place et en plus des 34 rencontres régulières, la JL retrouvera deux fois de plus Aix, Saint-Vallier, Hyères-Toulon, Fos et Boulazac. Pas facile d’y voir clair !

En tout cas, le staff veut se donner les moyens de ses objectifs et construit un effectif sur deux ans. Simon Darnauzan, éternel rival avec Maurienne, débarque à Bourg, lui qui avec son ancienne équipe avait donc offert la place de 8e à la Jeu en fin de saison dernière au détriment de l’équipe rouennaise d’OD Bassett qui lui vient apporter son physique hors norme. Le marché est essentiellement fait dans l’antichambre avec John Flowers et Xavier Gaillou arrivant de Denain et Kevin Corre revenant de deux saisons à Reims. Un peu de continuité ne fait pas mal avec Tanghe, Braud et Sanchez. Concrètement, l’équipe est orientée vers neuf pros puisque John Ofoegbu est la seule inconnue à cette équation.

En décembre, l’équipe va commencer à trouver un rythme de croisière en laissant de côté les séries de défaites puis en janvier, c’est Devin Booker, en manque de temps de jeu à Nancy en Pro A, qui va être enrôlé à la place d’Ofoegbu. Le jeune intérieur américain va devenir Monsieur « Badaboum » avec ses dunk en folie. Si la Jeu va subir une série de trois revers, elle va terminer en boulet de canon avec huit victoires qui vont la propulser à la deuxième place devant une formation de Châlons-Reims qui va caler et laisser partir seul Boulogne vers le titre. Cette fois, les Playoffs sont acquis avec le costume de favoris.

Le premier tour est un passage sans encombre pour la troupe de Fred Sarre qui écarte le HTV d’Axel Julien et Laurent Legname en deux manches. Ce sera moins une formalité contre Évreux. L’équipe qui possède dans ses rangs l’ancien poitevin Guillaume Constantin va prendre une première claque à Ekinox (96-67) avant d’infliger ce qui sera la seule défaite des Burgiens lors du match retour (64-78). Et après sept ans à tenter de décrocher un ticket pour l’Élite, le club va enfin arracher sa place en finale contre… Poitiers.

Pour autant, Bourg ne veut pas laisser pas sa chance. OD Bassett (17 points et 5 passes) et Philippe Braud (9 points) scellent un premier acte où Poitiers aurait pu l’emporter grâce à un passage en tête en deuxième mi-temps (81-72). Au match retour, ce sont John Flowers (17 points et 7 rebonds) et Devin Booker (21 points et 6 rebonds) qui vont grandement aider la JL Bourg à trépasser les coéquipiers de Laurence Ekperigin. Malgré un bon début de rencontre des pictaviens, les Rouge et Blanc font mal à la tête à leurs hôtes en restant en tête d’une longueur à la pause. Le final est magique et la JL retrouve enfin la Pro A (65-73). Les Playoffs restent un moment gravés dans la tête des supporters qui les ont vécus.

Une nouvelle page vient donc de s’écrire. De retour dans une Pro A à dix-huit, la JL Bourg est mise dans le bain dès le début de l’exercice et est donc accompagnée par Boulogne/Mer, Châlons-Reims et Rouen. Quatre promus pour un niveau de championnat en hausse. Le club joue la carte de la continuité en gardant pas moins de huit joueurs de l’effectif.

La saison 2013-2014

Prenons le temps avant de nous pencher sur cet exercice pour le moins particulier. Ce championnat de Pro B sera avant-tout marqué par une compétition qui fait son entrée : La Disneyland® Paris Leaders Cup. Ah ! Cette bonne vieille salle qui porte si bien son nom de « Hangar », a bien vibré depuis 1965 ! Ses 2 286 places seront bientôt vides. On n’y verra plus Eric Girard demander la mesure des paniers. Ni Jean-Denys Choulet y critiquer l’état du vestiaire adversaire. Ni les joueurs adverses y suivre le même chemin que le public pour sortir ou entrer sur le parquet. La fin d’une longue et belle histoire. Mais cette bonne vieille dame va réserver une dernière surprise à son équipe.

Il y avait déjà eu des scénarii patinage sur le parquet devenu une vraie piste de glace lors d’une rencontre face à Nantes. Sauf que cette ultime « vague » montrera bien qu’il est temps de quitter les lieux. Ce 8 novembre 2013 sera bien la goutte d’eau de trop pour Amédée Mercier. En accueillant Poitiers, la mythique salle sait qu’elle va trembler face à ce qui est encore la bête noire des Rouge et Blanc. Elle va alors le rendre d’une drôle de manière. Un orage s’abat en fin d’après midi sur Bourg-en-Bresse et plusieurs fuites viennent littéralement détremper les coussins en mousse la tribune partenaires. Bénévoles, salariés et même joueurs vont s’affairer à nettoyer la tribune pour ce face à face qui aura bien lieu. C’est ce qui s’appelle laisser passer l’orage ! En tout cas, le face à face tant attendu aura bien lieu et va nous réserver, comme toujours, un véritable momentum. Après une prolongation arrachée des mains de maitre par OD Bassett, la Jeu va s’imposer 90-85.

La dernière soirée basket dans le « Hangar » est prévue au soir du 16 novembre avec la réception de Saint-Vallier et une belle victoire (72-59). Le public va fêter pendant quinze minutes de standing ovation ce final qui n’en sera pas un puisqu’il faudra finalement attendre le 24 janvier.

Les années suivantes et la Leaders Cup

Le collectif Burgien va, le temps de quarante minutes, se sublimer. Chaque joueur va apporter sa pierre à l’édifice. En dominant toute la rencontre et en faisant l’écart en deuxième mi-temps, la JL Bourg décroche la Coupe en s’imposant 81 à 69.

Cette saison 2015-2016 n’est donc qu’un temps d’arrêt dans le projet de remontée. En somme, c’est le souhait des dirigeants du club. Ne pas revivre plusieurs années dans l’antichambre et enfin se faire une place dans l’élite. Il faut dire qu’à l’arrivée de Fred Sarre en 2012, le club s’était donné trois ans pour retrouver la Pro A. En deux saisons, l’objectif avait été complété. En 2016, le contexte est un peu différent puisque la JL est bien plus structurée et dispose d’un budget grandissant. Avec Philippe Braud, Maxime Courby et Zack Peacock sous contrats, la reconstruction du groupe va se faire autour de ces trois hommes. Le dernier cité sera même la cartouche numéro 1 pour l’équipe. La Jeu garde le cap orienté vers la Pro A !

Le 9 mai 2017, à trois soirées baskets de la fin et portée par cinq succès de rang, la troupe à coach Savo reçoit Denain. Un match tendu de bout en bout, car la JL est bien accrochée par l’équipe nordiste. Le retour des vestiaires est positif avec la reprise en main du match par les Burgiens. Dans la salle, peu de gens le savent, mais Fos est aussi en difficulté à Charleville. À Ekinox, Denain ne lâche rien et revient dans la course. Voyant le match basculé à 1 min et 34 secondes de la fin (81-82), notre speaker Arafat annonce au micro que les Fosséens ne sont pas en bonne posture et pourrait bien offrir le titre à la JL avec deux victoires de retard et le point average assuré aux Burgiens. Ekinox se réveille et pousse les joueurs vers une victoire au bout du suspense assurée par Peacock et Sim (88-85). Il faudra attendre quelques minutes après le coup de sirène final pour attendre l’issue de la rencontre du dauphin.

Les figures emblématiques

Plusieurs joueurs et entraîneurs ont marqué l'histoire du basketball à Bourg-en-Bresse. Parmi eux, on peut citer :

  • E.J. Rowland: Lancé dans le monde professionnel en 2005, Earl Jerrod Rowland a transité par douze pays différents. À son actif, deux EuroBasket avec la Bulgarie, des trophées en Allemagne et Lettonie, sept campagnes d’EuroCup, une saison d’EuroLeague (avec l’Unicaja Malaga en 2011/12), un statut de All-Star en Italie et une empreinte marquante en VTB League.
  • Kevin Kokila: C’est le premier trophée chez les professionnels pour l’intérieur burgien Kevin Kokila, utilisé comme ailier-fort pendant la compétition, qui a grandi en France et qui a des origines angolaises par ses parents et grands-parents.
  • Frédéric Sarre: En cours de saison, le coach va tout de même faire un choix : celui de revenir à la Jeu pour la rentrée suivante ! Bien évidemment, Gérald Simon va également faire son retour afin de reformer la doublette qui a fait les beaux jours de la JL Bourg en Pro A.

Ces personnalités ont contribué à façonner l'identité du club et à inspirer les générations futures de basketteurs à Bourg-en-Bresse.

Tableau récapitulatif des saisons marquantes

Saison Championnat Résultats Faits marquants
2013-2014 Pro B Playoffs acquis Nouvelle salle en ligne de mire
2016-2017 Pro B Victoire Portée par cinq succès de rang

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