La Rivalité Historique entre Boston Celtics et Philadelphia Sixers en NBA

Les Boston Celtics font partie intégrante de la légende de la NBA. Avec 18 titres NBA au compteur et une histoire qui traverse les époques, la franchise verte incarne à la fois la tradition, la rivalité et la passion du basket américain. De l’ère Bill Russell à l’époque actuelle de Jayson Tatum, les Celtics ont été le théâtre de moments historiques, de dynasties légendaires et de duels inoubliables.

Si tout le monde connaît la grosse rivalité entre Celtics et Lakers celle entre Celtics-Sixers fleure également bon les années 80 avec les duels entre Larry Bird et Doctor J. Boston-Philly c’est trois finales de conférences Est consécutives entre 1980 (la saison rookie de Larry Bird) et 1982. Chacune de ces séries seront férocement disputées.

Il est donc temps de revenir sur la légende qui s’est écrite lors des confrontations entre ces deux équipes.

Présentes depuis l’aube des années 50 en NBA, les Sixers - d’abord Nationals de Syracuse - et les Celtics ont eu l’opportunité de se croiser à de multiples reprises. Tout commence d’ailleurs dès 1954… avec trois victoires en autant d’années pour les Nationals.

Les Celtics n’ont pas encore d’élément majeur dans l’équipe, et se font ramasser par Syracuse, qui glanera son premier titre en 1955. Pourtant, en 1956, quelque chose change dans cette rivalité : Bill Russell et K.C. Jones sont ajoutés à l’équipe, qui récupère aussi Tom Heinsohn via le principe de pick de draft territorial.

En 1963, changement majeur : les Nationals sont vendus, et déménagent à Philadelphie pour prendre le nom de Sixers. Ancienne terre des Warriors - qui ont alors déménagé à San Francisco - Philadelphie est habituée à recevoir Boston en Playoffs. Un nouvel élément de rivalité est ajouté dans la liste de ceux qui ont déjà forgé cette confrontation.

À l’hiver 1965, Wilt Chamberlain est recruté par Philly. Dès la fin de saison, les deux équipes se croisent en finale de l’Est. La série ira en sept matchs, avec une victoire in-extremis des Trèfles grâce à John Havlicek et Sam Jones.

L’année suivante, plus question de niaiser : Alex Hannum est recruté. Il s’agit du coach qui a battu les Celtics en 1958 avec les Hawks pour remporter le titre. Les Sixers ont dominé Boston en régulière, Wilt est MVP devant Russell. Les signaux sont au vert, mais déjà… les Playoffs sont connus pour être plein de rebondissements.

Il faudra attendre 1967 pour qu’enfin, Philadelphie arrête Boston. Défaite des Trèfles 4-1 en finale de Conférence, et victoire en Finale NBA pour les 76ers.

La joie ne sera que de courte durée : en 1968, les Celtics remportent la finale de l’Est 4-3… après avoir été menés 3-1. La claque est monumentale. Wilt demandera son transfert vers les Lakers, à Los Angeles.

Une nouvelle ère s’ouvre : Julius Erving, star des Nets en ABA, est signé par les Sixers en NBA à l’été 1976 pour rivaliser avec les Celtics, champions en titre. L’impact de Doctor J est immédiat, et les Celtics sont battus en sept matchs dès l’année suivante, en 1977. La fin d’un cycle pour Boston, qui ne reviendra qu’au début de la décennie suivante.

Pourtant, l’histoire s’écrit en 1978. À la Draft, les C’s sélectionnent un ailier prometteur issu d’Indiana State. Son nom ? Larry Bird.

En 1980, les deux équipes sont ainsi opposées, avec chacune leur superstar. Encore léger sur le plan de l’expérience, Larry ne parvient pas à enrayer une machine de Philly trop rodée, et les Trèfles sont balayés 4-1. De quoi filer la dalle pour les années à venir… et la saison d’après. Menés 3-1, les Verts reviennent 4-3 et s’imposent face aux Six’ en finale de l’Est. Chaque match est une bataille intense, en témoignent les écarts finaux qui ne dépassent jamais deux points. En Finales NBA, Boston remportera le titre.

La dernière confrontation de l’époque se jouera en 1985, et les C’s s’imposeront 4-1. Larry Bird est à son prime, Boston est injouable. La fin d’une ère, car les Sixers n’atteindront plus les finales de Conférence jusqu’en 2001.

En 1981, les Sixers après avoir mené 3-1 dans la série se font reprendre in extremis par les Celtics et finissent par subir la loi de Bird et de ses coéquipiers. C’est encore à ce jour un traumatisme pour les plus anciens fans des Sixers.

Pas besoin de revenir en détails sur la carrière mythique de "Larry Legend". Celle-ci aurait eu un peu moins de saveur sans la rivalité féroce entretenue avec Philly à l'Est. L'une des images les plus marquantes, c'est ce début de bagarre entre Bird et Erving en novembre 1984. Une scène impensable aujourd'hui entre deux des meilleurs basketteurs de tous les temps.

Durant cette rencontre de début de saison, les deux hommes en sont venus aux mains, avec un "Larry Legend" accroché et retenu dans le même temps par un autre futur Hall of Famer : Charles Barkley avec son numéro 34.

Lors d'un match d'exhibition en 1983, trois bagarres séparées ont eu lieu en même temps sur le parquet. Larry Bird a participé à l'une d'entre elle contre le Sixers Marc Iavaroni, déchirant au passage le blouson du coach de Philly à l'époque, Billy Cunningham.

Non loin de là, Moses Malone et Cedric Maxwell, ainsi que Gerald Henderson Sr et Sedale Threatt (difficile de faire un nom plus menaçant), s'en donnaient à coeur-joie aussi. Larry Bird et Julius Erving, qui se respectent aujourd'hui, ont remis le couvert en 1985, pour une photo devenue culte où chacun a tenté d'étrangler l'autre.

Larry Bird et Julius Erving lors d'une confrontation mémorable.

La dernière rencontre en Playoffs entre les deux clubs remonte à l’année 2012, les deux équipes s’étaient croisées en demi-finale de conférence. Les Sixers classés alors 8ème avaient poussé les Celtics 4ème dans une série disputés en 7 matchs, Philadelphie bénéficiant au passage de la gave blessure de Derrick Rose pour se frayer un chemin jusque-là.

Depuis 2013, les deux franchises sont rentrées dans un processus de reconstruction.

D’un côté chez les Celtics le président des opérations basket se nomme Danny Ainge ancien joueur de la franchise dans les 80’s.

De l’autre chez les Sixers vous avez Sam Hinkie, chantre de la statistique analytique débauché chez les Rockets? de son gourou Daryl Morey.

Ainge en réaction à une élimination au 1er tour face aux Knicks décide de se séparer de deux des légendes du club que sont Paul Pierce et Kevin Garnett en échange d’un paquet de 1st picks de la part des Nets (coucou Billy King). Dans le même temps il engage le coach universitaire double finaliste NCAA Brad Stevens de l’université de Butler.

Chez les Sixers, Hinkie hérite d’une équipe à 34 victoires qu’il va profondément modifier dans le but de la faire perdre avec le trade de Jrue Holiday? par exemple? et d’autres vétérans importants de l’équipe.

Aux commandes de son tank, il installe le coach Australien Brett Brown (issu de l’école Spurs) avec pour mission de faire progresser les jeunes talents issus de la draft.

Les premiers résultats sont pour le moins grotesques, Boston et Philly combinant juste 44 victoires en 2013/2014.

Les deux équipes choisissent assez logiquement dans le top 6 de la draft 2014. Ça sera Joel Embiid pour les Sixers et Marcus Smart pour les Celtics.

C’est alors que le chemin des deux franchises diverge. Les Celtics retrouvent rapidement les Playoffs alors que les Sixers continuent de végéter dans les bas-fonds de la pourtant faible conférence Est.

La faute aux blessures, on peut penser à Embiid? mais aussi à un mode de management ou le moindre bon joueur vétéran qui montre le bout de son nez est prié d’aller voir ailleurs.

Le regain de forme des Celtics est dû en grande parti au pari gagnant d’Isaiah Thomas (arrivé dans un trade avec les Suns) qui finit par se révéler sous la tunique verte.

En contraste, les Sixers touchent le fond lors de l’exercice 2015/2016 avec seulement 10 petites victoires qui finiront par coûter son job à Sam Hinkie. L’ascension régulière de Boston est aussi due à la signature de free agents tel qu’Al Horford et la capacité de coach Stevens à maximiser les talents mis à sa disposition.

Cet été Ainge a rajouté les services de Gordon Hayward avant que celui-ci ne se blesse gravement et tire un trait quasi-définitif sur sa saison.

C’était sans parler du fait d’avoir pu mettre la main sur ce formidable talent offensif qu’est Kyrie Irving avec l’expérience d’avoir déjà été champion en échange de Thomas (le chouchou du TD Garden) et Jae Crowder notamment (non je n’oublie pas le pick des Nets).

En seulement quatre ans, Ainge a assemblé une équipe autour d’un franchise player, de vétérans confirmés mais surtout de jeunes talents très prometteurs tels que Jaylen Brown, Terry Rozier et Jayson Tatum (on en reparlera plus tard).

Si l’effectif des Sixers n’apparait pas aussi équilibré, profond et expérimenté que celui des Celtics, il compense en terme de talent pur. Embiid et Simmons blessés la saison passée se révèlent aujourd’hui comme un potentiel duo assez dévastateur à la manière de ce que pouvaient être Penny et Shaq à l’époque du Magic au milieu des 90’s.

Parlons d’Embiid tout d’abord. Si le Camerounais est capable d’imposer une présence défensive avec ses contres (2 par match cette saison), c’est surtout de l’autre côté du terrain qu’il impressionne le plus avec des mouvements au poste dignes du grand Hakeem Olajuwon sans parler de sa capacité à tirer à l’extérieur de la raquette.

Quant à Simmons sa grande taille est un vrai cauchemar à défendre. Ce playmaker à la vision d’un meneur (7.5 passes par match) dans le corps d’un ailier fort. Ces deux-là entourés des shooteurs que sont Robert Covington (dernier vestige de l’ère Hinkie) et J.J Redick (à voir si il sera conservé à la fin de l’exercice) font déjà des ravages dans les défenses adverses.

Une possible rencontre en Playoffs dès cette saison et pour les prochaines ? Le rookie n’a joué que quatre petits matchs cette saison et a contracté une blessure à l’épaule le tenant éloigné jusque-là.

Son retour annoncé prochainement ferait du bien à une équipe qui, si elle possède des joueurs pour briller reste pour le moment assez décevante avec un bilan juste équilibré de 19-19. Tout autre résultat qu’une qualification en Playoffs pour ce groupe serait vu comme une contre-performance.

Les Celtics quant à eux affichent un glorieux bilan de 33-10 et sont pour le moment au firmament de la conférence Est (1er). Ils restent sur une série de 6 victoires avant le « London game» qui sera la 3ème rencontre entre les deux franchises.

La différence entre les deux équipes se situe surtout au niveau défensif. Boston caracolant en tête des défenses de la ligue avec le meilleur defensive rating.

Outre la défense, c’est la qualité du banc qui fait aussi pencher la balance. Celui des Celtics affiche un net rating de 2.2 (8ème de la ligue) celui des Sixers a un net rating de -3.9 (22ème de la ligue).

En ce qui concerne les confrontations directes, les deux équipes se sont déjà rencontrées deux fois cette saison avec à la clé deux victoires pour les Celtics.

La première en tout début d’exercice le 20 Octobre 102-92 (1ère victoire des Celtics) sur le parquet du Wells Fargo Center. La différence s’est faite dans le dernier QT avec un 33-20 pour les hommes de Stevens. C’est peut être l’un des plus mauvais matchs d’Embiid cette saison bien gêné par Al Horford. (4/16 aux tirs pour 11 petits points).

Le seconde rencontre a eu lieu au TD Garden le 30 Novembre dernier, victoire à nouveau des Celtics. 108-97 avec un Kyrie Irving de gala à 36pts.

Si l’on met de côté les considérations statistiques et les rencontres de saison régulière, il est probable (simple intuition de ma part) que ces deux équipes se retrouvent au 1er tour des playoffs en Avril prochain.

La grosse « hype » qui entourerait cette série serait une première pierre à la rivalité naissante des deux groupes. Joël Embiid en grande gueule invétérée qu’il est allumera peut être la première mèche. Le pivot a en effet quelques faits d’armes à son actif cette saison notamment avec Andre Drummond son chouchou ou bien Hassan Whiteside sans oublier ses déclarations tapageuses avec Lavar Ball.

Souvenez-vous de Donovan Mitchell le rookie du Jazz, qui, pète un câble après une énième provocation d’Embiid. Si d’aventure l’opposition n’avait pas lieu cette saison, ça ne serait qu’une question de temps avant que les deux franchises ne croisent le fer.

Il m’est en effet difficile d’imaginer que ces deux équipes ne se rencontrent pas dans un futur proche en post season. Brett Brown verrait même d’un bon œil le retour de cette rivalité, il déclare au Boston Herald le 3 décembre dernier.

« Ça serait super ! La rivalité entre les deux villes, les deux équipes maintenant que je vis à Philadelphie et que j’ai passé beaucoup de temps à Boston ce sont des villes vraiment similaires, il y a une dureté ouvrière que les fans exigent et qu’ils veulent voir représenter sur le terrain.

Enfin, n’oublions pas que les deux équipes se trouvent dans la même division Atlantic ce qui nous assure quatre rencontres au minimum de saison régulière ce qui aura pour but d’accélérer une rivalité naissante encore en cours d’incubation.

Une autre rivalité à distance à également lieu celle entre Ben Simmons et Jayson Tatum pour le titre de ROY. Si le début de saison était clairement à l’avantage du premier. On lui promettait même un boulevard pour ce trophée après son titre de rookie des mois d’octobre/novembre (18pts-9 rebonds-7 passes).

Les prestations de Tatum à seulement 19 ans ont fini de convaincre les sceptiques qu’il était plus qu’un candidat sérieux au titre de meilleur débutant. L’ancien Dukie s’est parfaitement intégré à l’attaque en mouvement préconisé par Brad Stevens tout en se muant en lieutenant de qualité pour Kyrie Irving.

Pas étonnant qu’il ait été élu récemment rookie du mois de décembre à l’Est (14.6pts, 5.9 rebonds à 52,9% de réussite aux tirs avec un joli 45.1% à 3pts) au nez et à la barbe de Simmons justement.

Le très bon bilan collectif des Celtics pourrait jouer dans les votes en cas de scrutin serré entre les deux candidats. Qui pour les empêcher de dominer à l’Est dans les 5 ans à venir?

C’est bien la question qui se pose si on regarde de plus près les rapports de force dans la conférence Est. Outre le lent déclin de LeBron James qui s’annonce avec les Cavs (s’il vient à rester dans l’Ohio), les Raptors bien que réguliers ne semblent pas non plus être des candidats crédibles tant ils ont déçu par le passé en Playoffs. En fait seuls les Wizards du trio Beal-Wall-Porter et les Bucks du duo Giannis Antetokounmpo-Eric Bledsoe pourraient éventuellement empêcher pendent un temps la domination des Celtics et celle dans un futur plus lointain des Sixers.

Ce d’autant plus que le pick des Lakers de 2018 s’annonce assez haut au vu de la médiocrité de la franchise Californienne et il devrait tomber dans l’escarcelle des Celtics s’il échoue entre les places 2 et 5…Ou bien des Sixers en cas de 1st pick ou au-delà de la 5ème place. Même ici il va y avoir de la concurrence entre les deux franchises de la côte Est mais cette fois ci c’est le sort des petites balles de ping-pong qui décidera du gagnant.

Ce pick haut placé sera évidemment un atout de plus pour pouvoir dominer dans les années futures.

Bill Russell n'aurait manqué ça pour rien au monde. La vieillissante légende des Boston Celtics (84 ans) a bien pris place au bord du terrain du TD Garden lundi soir à l'occasion du match 1 de la demi-finale de la Conférence Est qui oppose son ancienne franchise aux Philadelphia Sixers. Un duel très attendu puisque la rivalité entre les deux institutions de la NBA remonte aux années 1960 - et même avant la naissance de la NBA - lorsque Russell se livrait à des joutes acharnées face à Wilt Chamberlain.

Boston-Philadelphie, c'est tout simplement la deuxième plus forte rivalité de la ligue nord-américaine, la plus ancienne de la côte Est.

En un t-shirt imprimé à l'occasion de la rencontre de lundi soir, les Celtics ont rappelé qu'ils possèdent deux ennemis jurés en NBA : Philadelphie à l'Est, et surtout les Los Angeles Lakers, face auxquels ils ont disputé tant de finales. L'équipe du Massachusetts compte encore à ce jour un titre de plus que les Angelins (17 contre 16), une grande fierté.

Les Sixers se sont bien souvent dressés sur la route de la «Green Team». Ils ont échoué la plupart du temps mais ont contribué à renforcer cette rivalité immortelle.

«Beat phiLA» explicitait le - désormais collector - t-shirt offert aux spectateurs. L'emphase sur le «LA» n'est qu'un bref appel aux flashbacks. Les Lakers ont échoué à se qualifier pour les play-offs pour la cinquième saison consécutive, renvoyant temporairement aux oubliettes l'animosité entre les deux équipes. Heureusement pour les fans, Philadelphie est là pour prendre la relève.

20 Boston et Philadelphie ont entamé leur 20e série de play-offs NBA. Un record dans la Ligue. Les Celtics en ont remporté 12. Ce n'est que le troisième affrontement entre les deux équipes en play-offs sur les 32 dernières saisons. Les précédents remontent à 2012 et 2002 (3-2 et 4-3 pour le sC's).

Russell-Chamberlain, les précurseurs «Wilt était mon ami.» En 2012, à l'occasion de l'anniversaire des 50 ans de la saison 1961-1962 - considérée comme une des plus prolifiques de l'histoire de la Ligue puisque cette saison-là Wilt Chamberlain a claqué son fameux match à 100 points et Oscar Robertson est devenu le premier joueur à tourner à un triple-double de moyenne - Russell a tenu à souligner combien Chamberlain et lui étaient proches... en dehors du parquet.

Les deux géants de la NBA, qui ont tout raflé dans les années 1960, ont transformé le visage de la NBA. Deux génies, vite opposés puisque jouant pour deux équipes rivales et de surcroît dans la même Conférence.

Russell et Chamberlain se sont affrontés 142 fois au cours de leur carrière. Russell a gagné 85 fois, Chamberlain 57.

Intouchable depuis son arrivée en NBA, Bill Russell comprend que Chamberlain, arrivé trois ans plus tard, va mettre à mal sa suprématie. Il n'a effectivement rien pu faire pour contenir «l'Echassier», qui a nettement dominé son vis à vis statistiquement (28,7 pts et 28,7 rbds contre 14,5 pts et 23,7 rbds). Mais les chiffres ont eu beaucoup moins de poids une fois les play-offs venus, souvent largement dominés par Boston, dont l'équipe était bien plus complète que celle de Philadelphia (Warriors à l'époque).

Fin du match : 76ers contre Celtics (3:53) | 22 octobre 2025

Bill Russell a ainsi glané 9 titres NBA quand Wilt Chamberlain n'a pu enfiler «qu'une» bague de champion lorsque les deux hommes se sont affrontés sous couleurs des Celtics et des 76ers. La lutte perpétuelle entre ces deux titans, poursuivie même pendant le passage de Chamberlain à San Francisco (1962-1965), a largement contribué à forger cette très forte rivalité entre Philadelphie et Boston du point de vue du basket-ball.

Le départ de Wilt «The Stilt» pour Los Angeles en 1968 a alors mis sur pause l'animosité cordiale entre les deux franchises, relancée dix ans plus tard.

Wilt Chamberlain et Bill Russell, deux figures emblématiques de cette rivalité.

Les débats ont été un peu plus houleux lorsque Larry Bird, arrivé en NBA en 1980, a ramené les Celtics sur le devant de la scène. Emmenés par Julius Erving - alias Dr. J - depuis 1977, les Philadelphia Sixers ont alors retrouvé un rival à la hauteur de leur passif et les deux équipes se sont alors retrouvées trois années consécutives en play-offs, lors des Finales de Conférence. Trois séries accrochées, réglées pour les deux dernières au match 7 (deux victoires pour les 76ers, une pour Boston).

C'est d'ailleurs à l'occasion de la finale de Conférence 1982 qu'est né le slogan «Beat LA», scandé par les fans de Boston en guise de félicitations dirigés vers les Sixers, vainqueurs au TD Garden. Un chant qui a marqué Darryl Dawkins : «Quand j'ai entendu ça, je suis devenu tout dur (sic)», avait lâché le pivot.

Cette marque de respect a laissé place à des images beaucoup moins appréciées par les dirigeants de la NBA : en 1983, lors d'un match amical, les deux équipes en sont venues aux mains et Larry Bird a notamment été vu en train de déchirer la veste de l'entraîneur des Sixers, Billy Cunningham. Un an plus tard, le 13 novembre 1984, Bird et Erving ont également été à l'origine d'une bagarre, débouchant sur l'incroyable image du joueur des Celtics retenu par deux adversaires pendant que Dr. J lui assène deux violents coups de poing.

La forte rivalité entre les deux franchises a ensuite connu une deuxième pause : Boston et Philadelphie ne se sont pas affrontés une fois en play-offs entre 1985 et 2002. Paul Pierce et Allen Iverson, deux icônes des années 1990 et 2000 n'ont jamais réussi à passionner les foules lors de leur seul duel de 2002, remporté 3-2 par les Celtics, même si leurs prestations individuelles ont été remarquables (46 points pour Pierce lors du match 5 décisif).

Il est peut-être un peu prématuré d'imaginer que la série actuelle entre les deux formations sera à la hauteur des séries de légende disputées sur les 60 dernières années. Mais tous les ingrédients sont réunis pour assister à l'acte III : les deux équipes ont fini de se reconstruire et semblent taillées pour jouer les premier rôles à l'Est pendant plusieurs années, ce qui augmente de fait les chances de les voir se disputer le leadership de leur Conférence pour se retrouver en play-offs.

Les Sixers de Brett Brown ont pris - et réussi - le pari de repartir à zéro, quitte à accepter de perdre pendant plusieurs années. C'est ce qu'ils ont appelé «The Process», incarné aujourd'hui par Joel Embiid et Ben Simmons, superstars en puissance qui peuvent enfin s'exprimer après avoir passé leur première année sur la touche en raison de blessures. À Boston, la culture de la défaite n'a jamais existé et Brad Stevens a toujours tenté de tirer le meilleur des joueurs à sa disposition. C'est en raison de cet état d'esprit sa franchise n'a manqué qu'une fois les play-offs sur les dix saisons qui ont suivi le titre de 2008.

La réussite récente de Boston est d'autant plus étonnante que les Celtics ont été plombés par les blessures de Gordon Hayward et Kyrie Irving pour le restant de la saison, laissant les clés du jeu aux jeunes prometteurs que sont Jaylen Brown et Jayson Tatum. Les retours des deux stats plus expérimentées devraient permettre à Boston de valider rapidement sa montée en gamme. Même diminués, les Celtics ont réussi à arracher le match 1, dans une ambiance qui a rappelé les belles époques de la rivalité entre deux des plus vieilles franchises de NBA.

Joel Embiid a soufflé sur les braises en estimant que «les fans (de Philadelphie) sont plus bruyants» que ceux de Boston. Le genre de phrase qui peut faire changer une série de dimension.

Les Duels Marquants

Voici un tableau récapitulatif des confrontations clés entre les Celtics et les Sixers en playoffs :

Année Résultat Notes
1965 Victoire des Celtics Série en 7 matchs, victoire in extremis des Celtics.
1967 Victoire des Sixers Défaite des Celtics 4-1 en finale de Conférence.
1968 Victoire des Celtics Les Celtics remportent la finale de l’Est 4-3 après avoir été menés 3-1.
1977 Victoire des Sixers Les Celtics sont battus en sept matchs.
1981 Victoire des Celtics Menés 3-1, les Celtics reviennent 4-3 et s’imposent face aux Six’ en finale de l’Est.
1982 Victoire des Sixers Les Sixers remportent le Game 7, scandant "Beat LA".
1985 Victoire des Celtics Les Celtics s'imposent 4-1, Larry Bird est à son prime.
2012 Victoire des Celtics Les Celtics remportent la série en 7 matchs.

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