L'Histoire du Rugby Sud-Africain et l'Évolution des Springboks

Le rugby en Afrique du Sud a une histoire riche et complexe, marquée par des moments de gloire et des défis constants. Cet article explore certains aspects de cette histoire, en se concentrant sur des joueurs clés et les dynamiques récentes de l'équipe nationale, les Springboks.

Supporters de l'équipe nationale de rugby d'Afrique du Sud lors de la Coupe du Monde de Rugby 2011.

Les Débuts de Rassie Erasmus à la Tête des Springboks

Pour son premier match à la tête de la sélection, Rassie Erasmus, le nouveau sélectionneur de l'Afrique du Sud, a aligné une équipe sans beaucoup d'expérience pour affronter les Gallois à Washington. Entre le fait que ce match tombe hors fenêtre internationale et que les cadres des Springboks sont surtout concentrés sur la venue de l'Angleterre pour trois tests au pays, Rassie Erasmus a aligné une équipe expérimentale.

Pieter-Steph du Toit était le capitaine d'un XV qui ne cumulait que 134 sélections et avait 24 ans de moyenne d'âge. Les ailiers Travis Ismaiel et Makazole Mapimpi, le centre Andre Esterhuizen, le demi de mêlée Ivan van Zyl, le flanker Kwagga Smith, le deuxième ligne Jason Jenkins et le pilier Ox Nche ont ainsi connu leur première sélection ce week-end.

Il y avait également six joueurs à 0 sélection sur le banc, dont le demi de mêlée Robert du Preez. S'il entrait en cours de jeu, ce serait la première fois dans l'histoire du rugby sud-africain qu'un père (Robert Sr) et ses trois fils (Jean-Luc, Daniel et donc Robert) joueraient pour les Springboks.

Le Match Contre l'Argentine : Une Défaite Amère

Lors d'un match contre l'Argentine, les Springboks ont semblé absents, encaissant plusieurs essais en première main. On attendait des Springboks revanchards au moment de sauver ce Rugby Championship après deux défaites face à l'Australie et la Nouvelle-Zélande. On a compris dès le début du match que ces Argentins étaient venus pour jouer et réaliser un gros coup, avec d'abord un bel essai en première main après touche conclu par Marcelo Bosch.

Il aura fallu attendre la 36e minute pour que les Springboks réagissent sur une pénaltouche bien négociée que De Jager convertissait en essai. Des mauvaises réceptions aux mauvais renvois, les Sud-Africains ont longtemps semblé absents, eux qui avaient pourtant faillit s'imposer en Australie lors de la première journée. Symbole de l'apathie "sud-af'", le quatrième essai encaissé sur une pénalité jouée à la main, alors que les hommes de Heyneke Meyer attendaient (trop) patiemment.

L'écart était trop grand pour être comblé par ces Boks-là, certes privés de joueurs importants, mais perdus tactiquement. Une certitude ? La formation sud-africaine a encore du travail à six semaines du début de la Coupe du monde. Ces trois défaites en autant de matchs du Rugby Championship l'attestent.

La "bonne" nouvelle, c'est qu'elle aura l'opportunité de prendre sa revanche sur l'Argentine, dès samedi prochain à Buenos Aires lors d'un test-match qui s'annonce encore relevé. Il faudra pour cela se mettre au niveau de la mêlée argentine, serrer la vis en défense et empêcher Imhoff, Bosch et Hernandez de contrôler le jeu.

La Transformation des Jaguares en Pumas

Aujourd'hui, vingt et un des joueurs qui ont vécu l'aventure avec la franchise des Jaguares sont sur la feuille de match pour affronter les All Blacks avec les Pumas (l'équipe nationale argentine). L'idée, c'est d'utiliser les quatre matches qui arrivent (trois en Rugby Championship, plus un contre les Springboks le 17 août) pour équilibrer les temps de jeu. Cela laisse assez de temps pour retrouver de la fraîcheur.

Quand nous sommes rentrés de Nouvelle-Zélande, après la finale perdue contre les Crusaders (19-3, le 6 juillet), on a fait une soirée pour clore le chapitre Jaguares. Le staff des Pumas les a récupérés le lundi suivant. La transmission s'est faite en douceur, chaque entraîneur des Jaguares, moi y compris, a échangé avec son homologue des Pumas.

Un des leitmotivs des Jaguares, et aussi des Pumas, est la folie. Avec Legui (Juan Manuel Leguizamon, troisième-ligne et vétéran de l'équipe à trente-sept ans), on s'était dit que ce serait bien que les joueurs hors groupe ne viennent pas dans le vestiaire avant le match, comme d'habitude, pour saluer leurs copains, mais qu'ils restent à l'extérieur pour faire une petite haie d'honneur. C'est ce qui était prévu mais il y avait tellement d'émotion, le groupe a créé de tels liens qu'avant la sortie des joueurs, les mecs se sont mis à chanter une première fois. Ensuite, c'est devenu fou !

Une chanson d'un groupe qui s'appelle Pier, "La illusion que me condena", l'illusion qui me condamne. On l'a beaucoup chantée cette saison et c'est revenu aux oreilles du chanteur. Il m'avait contacté et on s'était dit qu'il ferait une surprise aux joueurs s'ils gagnaient la demie. Après le match, on l'a caché dans le vestiaire, avec les deux guitaristes. Quand les joueurs sont rentrés, j'ai pris la parole pour les féliciter et j'ai proposé de chanter. Les mecs ont commencé, je les ai arrêtés : "C'est nul, vous chantez faux, c'est quand même mieux la version originale !" Le groupe est rentré, les mecs ont explosé de joie, il y avait des bières de partout. Un grand moment.

Même si j'y ai vraiment réfléchi pendant quelques jours, parce que l'idée était séduisante, j'ai très vite prévenu les dirigeants du Racing que ce n'était pas le bon moment. C'était une démarche trop délicate pour moi de faire machine arrière, une saison à peine après avoir décidé de revenir au pays et de m'être engagé dans le projet des Jaguares.

On a beaucoup discuté là-dessus, c'est une de nos problématiques en Argentine : bien différencier les deux entités Jaguares et Pumas, pour éviter de tomber dans la monotonie. Je suis head-coach aussi et je comprends très bien la position de Mario. On est tous si proches qu'il y a besoin de cette clarté.

Facundo Bosch : Un Talent Argentin

Le talonneur Argentin du SU Agen a connu, sa première sélection en test-match avec les Pumas. La boule à zéro et une victoire historique. Voilà le bilan du premier test-match disputé par Facundo Bosch, samedi à Mendoza avec les Pumas. Entré en jeu à trois minutes de la fin, le talonneur argentin du SUA a eu sa part du gâteau dans le succès contre l’Afrique du Sud (32-19) , le neuvième dans l’histoire de l’Argentine en Rugby Championship.

« C’est une tradition chez les Pumas, on te rase la tête après ton premier grand test-match », précise l’ancien joueur des Jaguares, le crâne à blanc. Il a fini le travail de ses “coiffeurs” de partenaires après avoir dû passer la soirée dans une boîte de nuit branchée de la ville - le « Jager » - avec les Springboks. « Pour eux, c’était rigolo. Que pour eux ! »

Après deux premières sélections contre le Chili et l’Uruguay, Facundo Bosch a vécu malgré tout un grand moment. Il s’agissait là de la troisième victoire seulement dans l’histoire des Pumas face à l’Afrique du Sud, la première dans le Four Nations depuis le 27 août 2016, et surtout la première depuis que Mario Ledesma a pris la tête de cette sélection.

« Battre les Boks, c’est bien. Mais ça a été très dur, notamment au niveau de la vitesse. On a vraiment fait une très bonne première période. On a eu des opportunités de marquer et on a pris les points. On a ensuite très bien défendu durant toute la seconde période. »

Une seconde période durant laquelle il piaffait d’impatience de fouler la pelouse de Mendoza. « On ne m’avait pas dit à quel moment j’allais entrer en jeu. Bien sûr que j’aurais voulu rentrer plus tôt. D’autant plus qu’on voyait qu’Agustin (Crevy, le capitaine) était cuit. Mais c’est Mario (Ledesma) qui décide, c’est normal. Et il voulait vraiment gagner ce match. »

Cela n’a pas empêché Facundo Bosch de savourer chaque seconde. « Il ne restait que trois minutes quand je suis rentré. Je me suis dit “Ok, je vais tout donner” . Je n’ai fait qu’une mêlée, une touche et j’ai touché deux ballons. C’était pas mal. » Même s’il a échappé au duel avec Malcolm Marx, le colosse sud-africain qu’il avait affronté avec les Jaguares, mais qui était déjà sorti.

Au total, il aura passé dix jours en Argentine où il était arrivé le samedi précédent pour suivre le premier test contre les Boks à la télévision. Facundo Bosch n’a donc retrouvé ses partenaires que mardi, les traits tirés. L’Argentin a aussi tenté de regonfler le moral de ses partenaires après la déculottée subie à Clermont (67-23).

Son nom n’est pas dans la liste pour les deux prochains tests des Pumas contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Cela ne l’empêche pas de croire en ses chances d’être du voyage au Japon pour la prochaine Coupe du monde. « C’est sûr que j’aimerais bien être appelé. Mais il faut attendre et être toujours en forme. Je regarderai les prochains tests à la télévision. Et je sais que si je joue bien en championnat avec le SUA, j’aurais plus de possibilités d’aller à la Coupe du monde. Ça va venir. »

Facundo a commencé à jouer en tant que talonneur niveau semi-professionnel. Il connaît sa première sélection en 2014 avec les Pumas pour affronter l’Afrique du Sud. En 2017, il rejoint le SU Agen où il passe deux saisons avant de partir pour La Rochelle, où il côtoiera Gregory Patat, alors co-entraîneur. En 2022, Facundo est finaliste du Championnat de France et Champion d'Europe avec les maritimes. Il a prolongé son contrat à l'Aviron Bayonnais jusqu'en 2027.

Informations clés sur Facundo Bosch:

Catégorie Détails
Poste Talonneur
Première Sélection 2014 (Pumas vs Afrique du Sud)
Clubs SU Agen, La Rochelle, Aviron Bayonnais
Réalisations Finaliste du Championnat de France (2022), Champion d'Europe (2022)

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Curwin Bosch : Un Talent Sud-Africain en Difficulté au Pied

En attirant dans ses filets Curwin Bosch, Brive a attiré l’un des meilleurs ouvreurs sud-africains. Excellent animateur, redoutable attaquant, très bon défenseur, le maître à jouer des Sharks s’est très vite fait remarquer. À tel point qu’il connut ses premières sélections chez les Springboks à seulement 20 ans, et qu’il fut très courtisé en Europe.

Le hic ? Il réside surtout dans son jeu au pied. Face à Dax vendredi dernier, le Springbok a manqué plusieurs coups de pied importants. Ce que regrettait son manager Pierre-Henry Broncan : "Les jeux au pied embêtants, ce sont ces trois touches pas trouvées sur pénalité. Parce que tu ne récompenses pas ton paquet d’avants ou l’équipe entière. Mais Curwin n’est pas stupide, il le comprend bien. Il y a aussi la transformation importante, qui passe à côté, qui aurait pu nous permettre d’avoir quatre points d’avance. Mais ça, je trouve que c’est facile à régler. Je ne me fais pas de soucis pour lui pour le match à Valence.

Certes, mais depuis plusieurs saisons Curwin Bosch n’a jamais été le plus régulier dans l’exercice des tirs au but. En plus, l’ouvreur de 27 ans doit, depuis son arrivée en Pro D2, composer avec la règle des 60 secondes…

"Je n’ai pas ma réussite habituelle depuis mon arrivée en France (il tourne à 57 % de réussite, N.D.L.R.) et si cela ne peut pas être lié à un seul facteur, ce timing plus court est sans doute une des raisons, estimait le Sud-Africain en début de saison. En tant que buteur, on a tous une certaine manière de rentrer dans notre bulle. Je suis en train de travailler là-dessus afin de raccourcir ma routine et gagner en efficacité, ce qui n’est pas si évident quand on a déjà passé dix ans dans le rugby pro. On ne change pas sa façon de faire du jour au lendemain."

Si aujourd’hui, le manque de réussite au pied de Curwin Bosch n’a pas eu de conséquences, cela pourrait être plus problématique dans les matchs couperets.

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