Histoire et résultats du Bidart Union Club : Un pilier du rugby basque

Le Bidart Union Club (BUC) est un acteur important du paysage rugbystique du Pays Basque. Cet article explore son histoire, ses moments marquants et ses ambitions futures. Le club, ancré dans la communauté de Bidart, a su développer une identité forte et un engagement envers les valeurs du rugby.

Dominique Argagnon, président du Bidart Union Club, a récemment souligné l'importance de l'unité et de l'exemplarité au sein du club. Dans une lettre ouverte, il a insisté sur le fait que le message ne visait pas un règlement de comptes, mais plutôt un appel à l'unité. Selon lui, « il ne faut pas confondre le rugby avec ses actes isolés », tout en reconnaissant que des dérives existent, mais restent minoritaires.

Argagnon a également partagé les ambitions sportives du club pour la fin de saison, affirmant que pour finir dans les deux premiers, il faut gagner les quatre derniers matchs, en commençant par celui contre Monein. La ligne directrice est claire : « jouer au rugby, c’est le jeu qui est le plus important ».

Le terrain de rugby de Bidart, lieu de nombreux affrontements mémorables. Crédit: Sud Ouest

Les défis et les ambitions des clubs basques

Les clubs basques de rugby, tels que le Bidart Union Club, sont confrontés à des défis spécifiques, notamment la gestion des blessures et des absences, ainsi que la nécessité de maintenir une identité de jeu forte. Malgré ces défis, ils affichent des ambitions élevées et cherchent à se qualifier pour les phases finales des compétitions.

Johann Capdeville, entraîneur du Rugby Club Ustaritz-Jatxou (RCUJ), a décrit la Régionale 1 comme "très homogène", expliquant l'embouteillage en haut de tableau par des matchs "toujours très serrés". Il fixe l’objectif sans détour : « l’objectif… c’est d’aller chercher cette seconde place », malgré les blessures et les absences, en s’appuyant sur “un groupe assez large” et l’apport de jeunes. Il mise sur l’identité de jeu : « on est une équipe jeune et où on produit beaucoup de volume de jeu », et prévient que la fin de saison demandera du sang-froid, car “chaque match sera important”.

Claude Fagouet, coach de l'Inthalatz Larressore, a souligné l'importance de la persévérance et de la confiance pour surmonter les périodes difficiles. Après une période compliquée, Larressore a enclenché une dynamique (quatre victoires sur cinq) que Claude Fagouet attribue à la persévérance et au contenu déjà présent malgré les défaites. Il résume l’état d’esprit du groupe : « il ne fallait pas lâcher, on n’a pas lâché, ils n’ont pas lâché », avant de décrire l’effet boule de neige de la confiance : « tout va mieux… quand tu gagnes ! »

Sébastien Cangrand, coach de l'USSP Amikuze, présente un Saint-Palais accroché au leader Saint Sever à la faveur d’un calendrier qu’il juge “favorable” sur la fin, avec trois réceptions sur cinq matchs : « nous il faut qu’on gagne absolument nos trois matchs à la maison ». Il écarte l’idée d’une pression particulière malgré l’invincibilité de Barcus à domicile, et transforme le match en revanche du match aller : « lever un peu l'affront… ils nous avaient battu à la maison… avec plus d’envie ».

Le derby Bidart-Larressore : un match spécial

Le derby entre Bidart et Larressore est un match spécial, marqué par la proximité géographique des deux villages et la rivalité sportive entre les deux clubs. Bien que l'historique des confrontations soit limité, l'enjeu est toujours important pour les joueurs et les supporters.

Entre Bidart et Larressore il n’y a guère que la faible distance entre les deux villages (21 km) qui rappelle le derby. Question rugby, peu d’historique et encore moins de contentieux, la dernière confrontation remontant à une dizaine d’années, en championnat Honneur. Depuis Larressore est devenu un indéboulonnable de la Fédérale 3 quand Bidart bataillait toujours en séries inférieures.

Ramuntxo Arrijuria souligne la particularité de cette rivalité : « Pour ceux de Saint-Palais on est de la côte et pour Bidart, on est de l’intérieur. On navigue entre deux eaux, sourit Ramuntxo Arrijuria. Pour les dirigeants, c’est un derby mais pour les joueurs c’est un peu différent. Ils ne se connaissent pas. Hasparren, Mouguerre, Saint-Palais oui, Bidart pas trop. »

L’entraîneur des arrières de l’Inthalatz met en avant les atouts de Bidart : « Quand on voit leur budget (NDLR, 145 000 € pour Bidart, 120 000 € pour Larressore), ils ont d’autres moyens. C’est une équipe joueuse et en plus les conditions actuelles leurs sont favorables. »

L'équipe de rugby de Bidart. Crédit: ICI Pays Basque

Les figures marquantes du rugby à Bidart

Plusieurs joueurs et entraîneurs ont marqué l'histoire du rugby à Bidart. Parmi eux, on peut citer Laurent Aletti, entraîneur bidartar, qui a su guider son équipe à travers les défis et les blessures. L’entraîneur bidartar Laurent Aletti a dû modifier son groupe en raison des blessures : Haristoy, Guillaume Ohet et Harambillet, touchés dimanche dernier, sont indisponibles.

L'arrivée de Jamie Rennie, ancien talonneur du SA XV, a également renforcé l'équipe. À noter que l’Ecossais Jamie Rennie, qui fit les beaux jours de Saint-Jean-de-Luz en Fédérale 1, intègre le groupe.

Le club continue de se développer et de former de jeunes talents, contribuant ainsi à l'essor du rugby dans la région. Le Bidart Union Club reste un acteur important du rugby basque, avec une histoire riche et des ambitions fortes pour l'avenir.

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