L'arbitrage est un élément essentiel du rugby, assurant l'équité et le respect des règles. Les arbitres, souvent sous les feux de la rampe, sont au cœur des débats et des discussions passionnées. Cet article explore les aspects de l'arbitrage dans le rugby, en mettant en lumière les figures marquantes et les enjeux actuels.

Les Arbitres Français à l'Honneur
La France se distingue par la qualité de ses arbitres, souvent sollicités lors des compétitions internationales. Nouveau plébiscite pour les officiels tricolores qui seront une nouvelle fois très présents lors du Tournoi des 6 Nations. World Rugby a dévoilé la liste des arbitres sélectionnés pour le Tournoi des 6 nations 2019. Avec quatre arbitres tricolores retenus sur un groupe de quatorze officiels internationaux, la France est la nation la plus représentée.
La Nuit du Rugby et la Préparation des Arbitres
Pour sa 15e édition, la Nuit du Rugby accueillait ce lundi 24 septembre l’ensemble de la famille du rugby dans la salle mythique de l’Olympia afin de fêter les joueurs, joueuses, staffs et arbitres qui ont illuminé la saison 2017/2018 de leur talent. La saison à peine terminée, l’arbitre tricolore prépare déjà la prochaine. Mathieu RAYNAL : En effet, j’ai coupé deux semaines dans la foulée de la Tournée en Argentine. J’ai donc repris dimanche 15 juillet avec un programme physique concocté par notre préparateur Mickael Simon. World Rugby a officialisé les désignations pour le Rugby Championship avec une forte présence des arbitres tricolores.
Formation et Développement des Jeunes Arbitres
La connaissance des règles du jeu est un élément incontournable que tout joueur de rugby doit posséder dans son bagage, cela fait partie du plan de formation du joueur. Le Rugby Club du Mans travaille pour l’avenir, sous l’égide du président Jean Michel Vauvy avec le concours de Jérôme Bellanger, arbitre du club. Il a été mis en place des formations de jeunes arbitres s’adressant aux minimes et cadets, soit 8 jeunes qui ont suivi régulièrement ces heures consacrées à l’arbitrage.
L'Arbitrage Féminin en Plein Essor
L’arbitrage au féminin était à l’honneur lors de la rencontre UBB - LOU à l’occasion des Journées de Nationales de l’Arbitrage 2018. 2 jeunes arbitres, Lucie LAPORTE et Jade IZQUIERDO, ont eu l’honneur de siffler le coup d’envoi fictif, et Aurelie GROIZELEAU et Valérie PELISSIER étaient quand à elle 5èmes arbitres. l’ex-internationale irlandaise Joy Neville sera la première femme à arbitrer un match de Coupe d’Europe opposant l’UBB au Enisei en CHALLENGE CUP ce vendredi. Arbitre de la finale de la Coupe du monde féminine cet été, à la touche du dernier France-Japon, elle vient d’être élue meilleure arbitre de l’année par World Rugby.
Pour la première fois, les All Blacks seront arbitrés par une femme pendant la tournée en Europe. Il s'agit de la meilleure d'entre elles : l'Ecossaise Hollie Davidson. Hollie Davidson, en discussion avec le sélectionneur des champions du monde Rassie Erasmus, lors du match Afrique du Sud / Italie, qu’elle a arbitré en juillet dernier. Déjà au sifflet à plusieurs reprises pour diriger les champions du monde, Hollie Davidson pourra bientôt ajouter les All Blacks à son palmarès : elle officiera lors du match face au pays de Galles au Principality Stadium le 22 novembre prochain. Juste avant, elle sera au sifflet du match de qualification à la Coupe du monde entre le Portugal et Hong-Kong, le 15 novembre.
L’Ecossaise de 33 ans ne chôme pas : elle sort tout juste de la finale de la Coupe du monde féminine. Juste avant de la diriger, elle avait été sacrée meilleur arbitre de l’année par World Rugby, devenant la 3e femme de l’histoire (après Alhambra Nievas en 2016 et Joy Neville en 2017) et la 2e personne de son pays (après Jim Fleming en 2004) à recevoir cette distinction.
Lors du sacre des Red Roses il y a quelques semaines, Holly Davidson était entrée dans le club très fermé des arbitres ayant officié sur deux finales de Coupe du monde puisqu’elle avait aussi été au sifflet entre l’Angleterre et les Black Ferns en 2022 en Nouvelle-Zélande.Cet ancienne internationale U20, stoppée dans sa carrière par une blessure à une épaule, est phénomène : à 28 ans, elle était devenue la première femme à arbitrer un match professionnel masculin, lors d’un match entre le Munster et Trévise 2021.
« Hollie a aussi été une véritable pionnière, repoussant les limites et brisant les plafonds de verre pour les femmes dans l’arbitrage », a déclaré à son sujet le président de World Rugby Brett Robinson. « Ses exploits sur les plus grandes scènes ont établi de nouveaux standards et ouvert des portes pour d’autres. Nous sommes admiratifs de ce qu’elle accomplit jusque-là et profondément reconnaissants pour l’inspiration qu’elle continue d’offrir aux générations futures d’arbitres et de joueuses. »Les supporters français connaissent cette pionnière de l’arbitrage féminin : elle a notamment officié lors de la victoire de France A sur l’Angleterre à Twickenham en juin dernier (24-26). Hollie Davidson s’était même trouvée au centre des critiques : certains lui reprochait d’avoir sorti le carton jaune - et non le rouge - à l’encontre de l’Anglais Sam Underhill lors d’un contact à la tête avec David Niniashvili. Des polémiques comment en connaissent tous les arbitres.
Les Défis et les Critiques de l'Arbitrage Moderne
Nigel Owens est notamment mécontent de l'utilisation du bunker dans le rugby international. À la retraite depuis 2020, l'ancien arbitre international Nigel Owens continue d'avoir un oeil critique sur le rugby mondial. Dans une chronique parue dans le « Wales Online », le Gallois critique plusieurs fonctionnements actuels de l'arbitrage, dont l'utilisation trop fréquente du bunker.
Au coeur de nombreux débats, discussions et polémiques tout au long de la dernière Coupe du monde - notamment lors des phases finales -, l'arbitrage a beaucoup fait parler ces dernières semaines. Quelques jours après le sacre de l'Afrique du Sud, l'ancien arbitre international Nigel Owens, qui a officié durant 17 ans au niveau professionnel et a notamment dirigé la finale de la Coupe du monde 2015, a fait part de ses impressions sur l'arbitrage actuel dans une chronique parue sur Wales Online.
Dans sa chronique, le Gallois prend d'abord la défense de tous les arbitres victimes de critiques, d'insultes et de menaces lors du Mondial, notamment de Wayne Barnes, l'arbitre de la finale : « Rien ne justifie la quantité d'abus dont il est victime ces derniers jours, notamment autour des menaces de mort. C'est tout simplement et totalement inacceptable. C'est un arbitre de premier ordre et une personne qui a donné le meilleur de ce sport pendant près de 30 ans. »
Surtout, il considère qu'un problème récurrent de l'arbitrage est « la technologie et le bunker ». « On a juste l'impression que le TMO arbitre les matches en ce moment et ce n'est pas bien. Votre témoin est sur le terrain et il devrait prendre davantage de décisions importantes. Entre les officiels sur le terrain, le TMO et le bunker, vous aviez (pendant la Coupe du monde) six personnes avec un point de vue ou une opinion sur une décision. Le "Trop de cuisiniers en cuisine" (expression anglaise) n'a jamais été aussi vrai. Dans l'ensemble, la technologie est beaucoup trop utilisée dans le jeu. Le TMO ne doit être utilisé qu'en dernier recours. Personnellement, je réduirais leurs pouvoirs et ne les utiliserais que pour vérifier l'acte de marquer un essai, comme c'était le cas il y a quelques années. »Il reconnaît également d'autres incohérences au sujet de l'arbitrage, estimant que « le rugby est à la croisée des chemins » et que « trois grands problèmes doivent être examinés » par World Rugby pour faire progresser son sport.
Le Rôle Crucial des Coachs et Préparateurs Mentaux
Devenu acteur principal des matches de rugby professionnels, l’arbitre est en permanence sous l’œil des caméras, l’oreille des micros. Coachs, superviseurs, préparateurs physiques, préparateurs mentaux… Que se cache derrière ces fonctions qui entourent les arbitres ? Daniel Gillet, responsable des coachings des arbitres fédéraux à la commission centrale des arbitres nous explique l’objectif des coachs. Remi De Lisle, arbitre de fédérale 1, nous donne donne également son point de vue sur leur rôle.
Nous vous proposons un reportage exclusif sur un « entrainement » méconnu du grand public, la préparation mentale des arbitres de Rugby. Régis Bardera, arbitre international de Basket et préparateur physique, est également préparateur mental d’arbitres de Rugby !
Après trois Coupes du monde, l’arbitre Jaco Peyper prend sa retraite du rugby international. L’arbitre sud-africain Jaco Peyper prend sa retraite internationale. L’arbitre sud-africain Jaco Peyper prend sa retraite internationale. L’arbitre sud-africain Jaco Peyper, qui a notamment officié lors de trois Coupes du monde de rugby, a décidé de prendre sa retraite à 43 ans, a annoncé vendredi la Fédération sud-africaine de rugby. « En plus de devenir un des meilleurs arbitres du monde au cours de ses 17 années de carrière, Jaco a également été un grand ambassadeur de l’Afrique du Sud et un modèle pour les jeunes arbitres », a félicité le président de la Fédération sud-africaine, Mark Alexander.
Lors du Mondial 2019 au Japon, l’arbitre sud-africain avait été pris au cœur d’une polémique après l’élimination de la France face au pays de Galles (20-19) en quart de finale.
Huit mois après le lancement d’un plan de haute performance visant à améliorer l’arbitrage en France, les responsables des arbitres du Top 14, qui reprend ce week-end, ont analysé les enjeux pour les hommes au sifflet. Article réservé aux abonnés Tous les supporteurs le savent : refaire le match est un sport national. A peine la sirène a-t-elle retenti que chaque fan dissèque toutes les décisions ayant mené à la victoire ou à la défaite de son équipe. Une personne, en particulier, se trouve au cœur des débats : l’arbitre. Cela vaut notamment pour le rugby, où la profusion de règles permet aux spectateurs de se livrer à des interprétations personnelles.
Ce qui est moins connu, c’est que les premiers à refaire le match sont… les arbitres eux-mêmes. Ce sera le cas pour la 16e journée du Top 14, qui commence, samedi 15 février à 14 h 30, par l’affrontement entre Bayonne et Bordeaux-Bègles. « Après le match, l’arbitre, l’arbitre assistant et l’arbitre vidéo ont trente-six heures pour commenter chacune de leurs interventions dans notre logiciel », explique Romain Poite, qui chapeaute, avec son collègue Mathieu Raynal, la cellule de haute performance mise en place à l’été 2024 par la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR). Les matchs sont disséqués en une cinquantaine d’extraits vidéo - de décisions prises ou non prises - et commentés ensuite par un membre de la cellule, qui les évalue sur un barème (de « bonne décision » à « décision à haut impact » ayant influencé le résultat). « Tout est séquencé, rien n’est laissé au hasard », développe l’ancien arbitre.
Interview Exclusive de Craig Joubert
Il ne s'était jamais exprimé depuis la finale de la Coupe du Monde et son arbitrage plutôt controversé. Le Sud-Africain Craig Joubert a répondu à nos questions un an après le match qui a fait couler tant d'encre et reste droit dans ses bottes.
Avez vous revu le match France-Nouvelle-Zélande ?
Craig JOUBERT: Oui.
Etes-vous conscient que les Français ont critiqué votre arbitrage ?
C.J: Vous savez, nous les arbitres nous sommes toujours critiqués.
Avant la finale, Marc Lievremont et Graham Henry ont dit que vous étiez le meilleur arbitre du monde. Était-ce un piège pour vous ?
C.J: Non, Comme les joueurs, nous nous préparons sur ce que nous avons à faire sur le match et nous ne faisons pas attention à tout ce qui se dit dans les medias.
Quel était votre sentiment sur le terrain ? Pensez vous que la France était plus forte que la Nouvelle-Zélande ?
C.J: Je ne fais qu'appliquer les lois du jeu, c'est mon boulot. Je ne me préoccupe pas de savoir qui est plus fort ou moins fort.
Y a t-il une décision que vous ne prendriez plus si vous deviez à nouveau arbitrer ce match ?
C.J: C'est une question qui n'a pas de sens. Avec un an de recul, ça ne sert à rien de spéculer sur des décisions qu'on a prises en quelques secondes sur le terrain.
On comprend que ce n'est pas facile d'arbitrer des gros matches. Mais si, une fois dans votre carrière, vous avez subi la pression d'un contexte, n'était-ce pas ce jour-là ?
C.J: Ne vous inquiétez-pas, supporter la pression des grands matches est quelque chose pour laquelle nous sommes entraînés...
On a coutume de dire que McCaw est un joueur spécial, qu'on lui accorde plus de privilège qu'aux autres. Qu'en pensez-vous ?
C.J: Non, il est un numéro 7 comme les autres.
McCaw ne parle-t-il pas énormément aux arbitres ? Ne cherche-t-il pas à les influencer ?
C.J: Tous les capitaines font ça, lui comme les autres, avec, j'en suis persuadé, l'espoir de peser sur nos décisions.
A la fin du match, nous avons eu l'impression qu'il y a eu plusieurs mêlées favorables à la France. Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir sifflé ?
C.J: Je me souviens que la pénalité que les Français ont manquée à 17 minutes de la fin venait d'une pénalité sifflée après une domination française en mêlée.
Ne pensez-vous pas qu'il y a une différence entre les arbitrages des hémisphères Nord et Sud ?
C.J: Non. Nous nous rencontrons régulièrement et je peux vous dire que nous sommes d'accord sur les cinq priorités du jeu.
Mais, nous avons l'impression que les arbitres du Sud sont plus laxistes, notamment sur les rucks....
C.J: Non, non, je vous assure.
Jérôme Garcès : Un Parcours Exemplaire
Ce natif d’Arudy qui aurait voulu être joueur a arbitré pendant 13 ans au plus haut niveau Jérome Garcès fut d’abord un joueur de rugby, ailier. Mais il se blesse gravement et suit l’exemple de son père: devenir arbitre de rugby. Avec une grande réussite. Il arbitrera des matchs de coupe du monde, des tournois des 6 nations, du Top 14 et 4 finales de Coupe d’Europe.
La Direction Nationale de l’Arbitrage a procédé à la désignation des arbitres pour les rencontres de la phase finale du Top 14. Jérôme Garcés arbitrera la finale du TOP 14 qui se déroulera le 2 juin au Stade de France.
Laurent Cardona bénéficie du statut d’arbitre semi-professionnel depuis la saison 2015/2016. Une formule qui lui a permis de trouver un équilibre entre son milieu familial, son premier métier et sa passion de l’arbitrage.
L'Arbitrage : Une Passion Transmise
A peine le sifflet rangé, Salem Attalah, arbitre du Comité de Franche-Comté, a voulu transmettre son expertise aux jeunes arbitres Africains. Une aventure humaine qui a ramené Salem sur le sol Algérien, berceau de la famille Attalah, mais aussi dans tous les pays francophones attirés par le rugby…et la passion de l’arbitrage.
Nous avons suivi pendant plusieurs semaines le parcours d’Elise, qui a choisie, en plus de ses études, de devenir arbitre de rugby pour continuer à vivre son sport autrement.
De plus en plus nombreux, les échanges verbaux entre arbitres et joueurs doivent respecter quelques préceptes. Pour que le rugby reste un sport équitable de gentlemen.