Longtemps journaliste au sein de Canal +, commentant notamment le Top 14, Bertrand Guillemin a rebondi au Stade Français après avoir été écarté de la chaîne cryptée. Il a évolué pendant 25 ans au sein du Groupe Canal + en tant que grand reporter.
Il a notamment suivi le XV de France en tournée, ou bien commenté bon nombre de matchs du Top 14. Après avoir quitté en juin dernier un service rugby de Canal+ secoué par une affaire de sexisme, l'ancien commentateur Bertrand Guillemin (51 ans) a rebondi... au sein du staff du Stade Français.
Bertrand Guillemin réintègre le Stade Français, dont il a porté les couleurs comme joueur en 1997-1998. Les deux hommes ont évolué ensemble au Racing.
Aucune communication n'a été effectuée quant à la raison de son départ de Canal+. Son arrivée n'a pas non plus été officialisée par le Stade Français et son nom n'apparaît pas au sein de l'organigramme sur le site officiel du club parisien.
Au cours de la saison dernière, il avait été écarté de la chaîne cryptée.
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Bertrand Guillemin intègre le staff du Stade Français en tant que team manager. Le Stade Français a un nouveau team manager. Et celui-ci est bien connu du milieu ovale : c’est l’ex-journaliste de Canal + Bertrand Guillemin.
Certains observateurs ont noté des aspects spécifiques de son analyse des matchs. Ce-dernier ne le cache pas : il aurait aimé voir davantage de jeu de la part des deux équipes.
« On aurait espéré voir quelques envolées supplémentaires autour de Nelson Epée à Toulouse ou encore Wainiqolo à Toulon. On a souvent reproché à Wainiqolo de pousser au pied. Mais dans ce match cadenassé et fermé pour les ailiers, il fallait avoir une opportunité et la mettre au fond. C’est l’efficacité des ailiers, des punchers et des finisseurs qui a fait la différence. C’était un match assez fermé avec des défenses omniprésentes.
Dans la foulée, Bertrand Guillemin a dit le plus grand bien de Thomas Ramos. « Thomas Ramos a fait le boulot. Il a marqué le premier drop, il a été efficace au pied, il a parfaitement récité la partie offensive du Stade-Toulousain, il a été aussi le régulateur en défense. C’est lui qui a tout organisé finalement avec l’absence de Ntamack. L’institution, le jeu, le schéma restent en place. C’est aussi un grand compétiteur qui en a assez d’entendre que Ntamack n’est pas là et qu’on va prendre 40 points comme il l’a dit. Il avait envie de gagner, il avait envie de ramener des points et pour lui, la mission est partiellement accomplie. Le Stade a été champion de France avec Ramos en 2021 et en 2019 avec Zack Holmes à l’ouverture .
Il est regrettable que M. Guillemin n’ait toujours pas une plaque à son nom dans un lieu emblématique de Mayol.
Toutefois, certains commentaires sur les réseaux sociaux expriment des opinions divergentes quant à ses analyses et commentaires.
Alors canal ne nous mettez plus havey et Guillemin il n y comprennent rien et sont anti toulonnais. De plus leurs commentaires sont nuls. Canal a de sacrés chèvres au niveaux des commentaires genre Chabal. Il a été fort durant sa carrière c est frais mais il ne brillait pas p par son intelligence et sa technique.
En conclusion, la carrière de Bertrand Guillemin a pris un tournant inattendu, passant du journalisme sportif à un rôle opérationnel au sein d'un club de rugby de premier plan.
Tableau récapitulatif de la carrière de Bertrand Guillemin
| Période | Fonction | Employeur |
|---|---|---|
| Pendant 25 ans | Grand Reporter et Commentateur Rugby | Canal + |
| Juin dernier | Quitte son poste | Canal + |
| Après son départ de Canal + | Team Manager | Stade Français |
Thibaut Martinez-Delcayrou : Un jeune journaliste sur les traces de Guillemin
Parallèlement, il est intéressant de noter l'émergence de jeunes talents dans le journalisme sportif, à l'image de Thibaut Martinez-Delcayrou, qui suit les traces de figures comme Bertrand Guillemin.
Thibaut Martinez-Delcayrou est aujourd’hui journaliste en charge du rugby à "Canal +". Il est né à la clinique de Villeneuve-sur-Lot. Il a grandi à Villeréal où, jusqu’en juniors, il a joué au rugby à l’entente des 4 Cantons avec des garçons comme Anthony Belleau ou Charlie Cassang.
Thibaut Martinez-Delcayrou, 25 ans, est un pur produit du Sud-Ouest. Il a notamment eu comme éducateur Cyril Lazaro, l’actuel responsable de la formation à l’association du SUA. Il a 15 ou 16 ans quand ses parents décident de rejoindre la région parisienne pour raisons professionnelles.
Demi de mêlée au 4 Cantons, il devient demi d’ouverture à Rueil-Malmaison (et arrière en sélection du 92). En juniors, il aura comme entraîneur un enfant de Tournon-d’Agenais : Julien Candelon. Bac ES en poche, il rejoint la Sorbonne pour passer une licence d’histoire.

Il a rugby dans la peau. Le métier de journaliste aussi. En septembre 2010, à 12 ans, il fonde avec un pote le site iciarmandie.net. Les deux gamins se faufilent dans les coulisses du SUA en fin de match.
Les Monribot, Dulin et consorts, attendris, leur accordent des interviews. Mine de rien, les deux apprentis font 100 000 vues ! Aujourd’hui, Thibaut suit toujours de près l’actualité du Sporting mais, éthique oblige, il se défend d’être supporter.
En bon journaliste, il est plutôt du genre à chercher des réponses à ses questions. Il s’est ainsi interrogé sur un paramètre sensible, celui de l’arbitrage. Il a fait un constat. "Je me suis aperçu que tout le monde parlait des grandes polémiques arbitrales qui ont traversé l’histoire du sport mais que personne ne les avait étudiées véritablement. Pourquoi en sommes-nous arrivés à une polémique ou à une autre ?".
Il a creusé. "J’ai eu dix fois plus de réponses que j’en espérais. J’ai remarqué qu’il y avait à chaque fois un enjeu géopolitique".
Après un an et demi de recherche, il signe "Faute !" (Hugo Sport), un livre attendu. Il avait identifié vingt-deux polémiques qui ont marqué au fer rouge le foot, le rugby, la boxe, l’aviron et même le patinage artistique. Il a enquêté et il en a gardé finalement quinze. La force d e l’ouvrage est d’apporter du neuf à chaque chapitre même sur des affaires célèbres comme celle du coup de tête de Zidane en 2006 (l’arbitre principal ne l’a pas vu). L’avocat de la FIFA livre pour la première fois des éléments nouveaux.
Pour le match PSG-Istanbul (l’arbitre, un Roumain, aurait tenu des propos jugés racistes), Thibaut a été à la pêche en Roumanie pour en savoir plus que sur cet arbitre.
"Faute !" (Hugo Sport) sera en librairie le 24 février. Le sommaire est alléchant avec des titres dignes d’épisodes de Netflix. De "Coupe du monde de football de 1934, Tous soumis à Mussolini" à "l’affaire VA-OM 1993, Il me dit : le match a été acheté" en passant par "Coupe du monde de football 2002 : le prisonnier de Brooklyn", ça donne envie de plonger dedans. En Lot-et-Garone, "Bevan, l’offrande à Mandela, coupe du monde de rugby 1995" ne passera pas inaperçu.
En 2019, Thibaut Martinez-Delcayrou a été lauréat du Prix Grand Match "Canal +" (*) avec la réalisation d’un reportage sur Florence Guillemin, arbitre féminine de football. L’objectif du concours est de mettre en lumière les jeunes talents désireux d’embrasser la carrière de journaliste sportif.
L’été dernier, reporter, il a intégré le service rugby de la chaîne cryptée. Il commente la Pro D2 le vendredi soir, produit des sujets pour le Canal Rugby Club et le Late Rugby Club. Il est dans cette famille où œuvrent les Montalbanais Philippe Fleys et Guilhem Garrigues, "des gros bosseurs" glisse-t-il, et la Paloise Isabelle Ithurburu. Il n’est pas dépaysé.
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