L'ascension du Berlin Recycling Volleys : Histoire et Stars d'une Équipe Dominante

Le Berlin Recycling Volleys (BRV) est un club de volley-ball qui a connu une ascension fulgurante sur la scène européenne ces dernières années.

2017 CLVolleyM - 4th Round Leg 2 - Asseco Resovia RZESZÓW vs BERLIN Recycling Volleys 1

Participation au Final Four de la Ligue des champions et victoire de la coupe CEV en 2016 témoignent de leur progression constante.

Les Stars du BRV

Lukas Kampa, international allemand, est un joueur expérimenté et une figure clé de l'équipe. Cependant, il faudrait plutôt parler de "stars" au pluriel, tant l'effectif du BRV est riche en talents. Pour beaucoup, c'est la plus belle armada du monde, une équipe qui a remporté les trois dernières Ligue des champions, une formation qui aligne les plus grands noms du volley mondial.

Timothée Carle : Un Pilier Français à Berlin

Début avril, Timothée Carle, joueur de l’équipe nationale de France de volley-ball, terminait sa quatrième saison avec le BRV. Pour un sportif de haut niveau, rester quatre ans dans un même club est déjà une longue période.

Dès l’adolescence, Timothée est habitué à déménager régulièrement au gré des sélections et qualifications. A 13 ans, il intègre le pôle espoirs du club de la Seyne-sur-mer, le meilleur de la région de Cannes. Il y reste deux ans avant d'intégrer le Centre National de volley-ball à Montpellier où il fait son année de terminale et sa première année d’université.

A la même époque, il commence à jouer pour l’équipe de France jeunes, d’abord avec les cadets puis les juniors, et il signe son premier contrat pro à Cannes. Son année en Italie est marquée par le début de la pandémie de Covid-19 qui plonge le club dans une incertitude financière peu rassurante.

Les clubs allemands font figure d’option plus sécuritaire dans le milieu du volley-ball professionnel. A l’époque, l’équipe berlinoise est coachée par un entraîneur français, Cédric Enard et compte d’autres joueurs originaires de l’hexagone. Les échanges ont donc commencé et les deux clubs trouvent un accord pour que Timothée puisse commencer son contrat à Berlin dès 2020.

Il ne pensait pas rester aussi longtemps à Berlin, mais l’atmosphère du club et la ville ont fini par le charmer. “J'adore la ville et je m’y sens très bien. C'était une nouvelle expérience de jouer pour une grande ville comme Berlin." Sur le terrain, on a l’impression de voir Timothée partout. Et pour cause, sa position dans l’équipe est celle de réceptionneur-attaquant : “On a un rôle global, c'est celui qui techniquement doit savoir tout faire” nous explique-t-il.

L’ambiance du club est aussi internationale que familiale. Pilier des BRV, Timothée va donc leur manquer dès septembre prochain puisqu’il commencera un nouveau chapitre de sa carrière sportive, cette fois-ci en Pologne. Le championnat polonais est l’un des meilleurs et c’est une suite logique à son expérience allemande.

Timothée porte régulièrement les couleurs de l’équipe de France depuis plusieurs années, avec laquelle il est allé en demi-finale de l’Euro l’an dernier. Selon les performances individuelles des Bleus à la VNL, une sélection de douze ou treize joueurs sera faite fin juin pour savoir qui participera aux Jeux. Il fait donc partie des joueurs qui peuvent être sélectionnés pour l’équipe qui représentera la France aux Jeux olympiques cet été.

”Ce serait mes premiers jeux olympiques, en plus à Paris, ce serait vraiment dingue ! “C'est le gros objectif de l’été.” nous confie Timothée. Avant de savoir ce que l’été nous réserve, nous souhaitons plein de réussite à Tim et aux BRV pour les matchs de finale du championnat allemand dans les prochains jours.

Cédric Enard : Un Entraîneur Français Marquant

Après 4 titres de champion d’Allemagne en cinq ans, Cédric Enard a décidé de quitter le Berlin Recycling Volleys à la fin de la saison. Une page se tourne pour Cédric Enard. Après avoir mené le Berlin Recycling Volleys a 4 titres de champion d’Allemagne sur les 5 dernières saisons, l’entraîneur français a décidé de passer la main. Également sélectionneur de la Croatie, le natif de Vouillé s’est expliqué sur choix de quitter la capitale allemande dans un entretien accordé à RMC Sport.

Depuis plusieurs années maintenant, j’enchaîne la saison en club puis l’été avec des équipes nationales (France A de 2017 à 2019, l’Estonie en 2020-2021 et la Croatie depuis 2022). "J’ai commencé à entraîner alors que je n’avais pas encore 30 ans. C’est chronophage et si on rajoute l’énorme pression quotidienne à Berlin - ne vous méprenez pas cette pression est une bonne chose -, cela fait beaucoup. Je pense aussi que c’est la fin d’un cycle." "J’ai annoncé mon départ à mon président en janvier dernier car j’avais besoin de souffler pour réfléchir à l’avenir.

En 2017, je suis parti de Toulouse, après la finale du championnat perdue contre Chaumont, pour les mêmes raisons. J’ai signé à Tours, dans le plus grand club de France. Là aussi, c’est une machine à gagner où la pression est quotidienne. En 2018, Berlin m’a offert le même canevas. Voilà, maintenant je dois réfléchir à la suite."

Cédric Enard. 46 ans. Né à Poitiers. Ex-joueur professionnel de volley, désormais entraîneur à la tête de l’effectif pro du Berlin Recycling Volley, où sa famille l’a suivi, et dernièrement de la sélection croate. Ne s’épanouit que dans le collectif, dans le privé comme avec ses équipes.

Au début du mois, l’entraîneur du Berlin Recycling Volley était de passage sur les terres de son enfance. De solides racines, malgré toutes ces années loin de la Vienne. « J’y suis hyper-attaché. C’est là où tout a commencé, dit-il. J’expliquais à mes filles que, gamins, on n’était pas sur les tablettes, mais tout le temps dehors sur les stades de foot, les courts de tennis, à la piscine… L’été, on organisait nos Jeux olympiques de Vouillé avec les copains. »

Lui s’est surtout adonné au rugby pendant sept ans, dans le sillage d’un père mordu d’ovalie. Et puis, l’accident de parcours. « Une année, il n’y avait pas assez de jeunes pour faire une équipe. Plutôt que d’aller m’entraîner avec les seniors, mon père voulait que je fasse autre chose pendant un an, avant de revenir. » Un soir, père et fils se rendent à Lawson-Body. Une révélation pour Cédric, alors âgé de 14 ans.

Licencié au Stade poitevin volley, il suit une progression linéaire, des équipes de jeunes aux premiers entraînements avec l’équipe Une. Aspirant pro, il vit le premier titre de champion de France du club en 1999, avant de rallier Avignon avec qui il remporte la Pro B dès son arrivée. Sa carrière de joueur s’arrête brutalement à ses 28 ans, en raison d’une malformation dans la mœlle épinière qui lui occasionne d’intenses douleurs dans le bras et l’épaule.

« Le chirurgien m’a dit qu’il fallait arrêter. J’étais effondré. Dépression. Très mauvais épisode de ma vie, le pire. A cet âge, tu te sens fort, invincible. Et là, tu redescends. Cette épreuve précipite Cédric Enard vers le métier d’entraîneur.

Sur le bord du terrain, le Poitevin a retrouvé le plaisir de l’effort collectif, sa quête de toujours. « Hormis la naissance de nos filles, il n’y a pas beaucoup de choses qui peuvent être supérieures. Cette notion de sacrifice, de tout faire pour essayer d’atteindre un résultat... Le chemin est tellement long et difficile que c’est là que tu puises tout l’intérêt du métier. Travailler en équipe a toujours été mon moteur.

S’il se reconnaît volontiers « casse-couilles » avec ses ouailles, le coach de 46 ans n’est pas près de renier son exigence. « Je me suis toujours imposé ça à moi-même, déjà à l’école. En tant qu’entraîneur, ça peut être pénible pour mes joueurs car je leur demande beaucoup. Mais je pense que c’est incontournable au haut niveau. » Son palmarès parle pour lui : champion de France avec Tours (2017) et plusieurs fois sacré en Allemagne avec Berlin (2021, 2022).

Chez lui, « perfectionniste » ne veut pas dire machine dénuée d’empathie. « Je ne sais que trop bien qu’à un moment dans la saison, une équipe doit tourner rond, humainement. Il faut aussi pouvoir rire ensemble… » Héritées de ses années rugby, ces valeurs de partage et de convivialité, lui sont chères.

« Quatre ans à Berlin, c’était une expérience avec des perspectives d’ouverture à des langues, de nouvelles cultures… On voulait ça pour notre famille. Mais on arrive à un âge où l’on se dit qu’on a quand même envie de profiter des proches. » Son épouse et lui viennent d’acheter une maison à Poitiers. Elle y résidera à l’année avec leurs trois filles, lui vivra à Berlin une bonne partie de la saison. Un choix de vie assumé, à deux comme toujours.

L’occasion, aussi d’avoir un pied à terre pas loin de Lawson-Body. De là à l’imaginer un jour sur le banc du SPVB… « Je suis marqué au fer blanc. Tout le monde sait que c’est mon club, c’est viscéral quoi ! Si un jour les planètes venaient à être alignées, alors oui j’aimerais l’entraîner.

Titres et Réalisations

Berlin et ses Bleus sont à nouveau rois d'Allemagne.

Le club de la capitale, coaché par Cédric Enard et comptant quatre internationaux Français dans ses rangs (Timothée Carle, Kevin Le Roux, Pierre Pujol et Samuele Tuia), est allé décrocher jeudi le titre de champion sur le parquet de son rival Friedrichshafen (3-0 : 25-21, 25-18, 25-21) bouclant la finale trois victoires à zéro. C'est le cinquième titre de rang du BR Volleys, titré de 2016 à 2019 avant l'annulation de la saison passée en raison du Covid-19.

Vainqueurs de la Supercoupe d'Allemagne, les Berlinois avaient fini seulement troisièmes de la saison régulière derrière Friedrichshafen et Düren. Mais ils se sont montrés dominateurs pendant les play-offs. En finale, Friedrichshafen, où évolue un autre Français, Nicolas Maréchal (10 pts dont 3 aces jeudi), s'est complètement effondré après avoir perdu un match 1 renversant (2-3 : 25-18, 25-20, 21-25, 19-25, 17-19).

Cela ne les empêchera pas de fêter dignement ce titre. C'est la deuxième couronne de champion d'Allemagne pour Pujol (après 2018), Tuia et Enard (après 2019). Les Bleus de Prusse auront été plutôt discrets pendant cette finale. Alors que Kevin Le Roux, blessé, n'a pas du tout pris part aux play-offs, Pierre Pujol et Timothée Carle sont restés sur le banc jeudi. Samuele Tuia a inscrit 9 points.

Face au TSV Giesen Grizzlys, Cédric Enard et ses protégés vont retrouver la belle ambiance de la magnifique salle de la capitale allemande et ses fans qui leur avaient tant manqué la saison passée. Pour son grand plus plaisir. Pour leur plus grand plaisir.

Et ce nouvel exercice a parfaitement débuté pour le coach champion de France avec le Tours VB en 2018, vainqueur de la Supercoupe d’Allemagne dimanche aux dépens de Francfort (3-0). Déjà son sixième trophée outre-Rhin, après les deux titres de champion donc, la Coupe d’Allemagne 2020 et les Supercoupes 2019 et 2020.

« L’ambition est toujours de gagner les trois trophées en Allemagne, annonce Cédric Enard. C’est ce qu’on disait après le match : “ ça fait un. Maintenant, il faut aller chercher les deux autres. ” » Et notamment celui de la Bundesliga relookée cette saison à neuf clubs, avec une première phase aller - retour, puis une seconde mettant aux prises les équipes classées de 1 à 4 et celles de 5 à 8 pour déterminer le classement final, avant les traditionnelles play-offs.

Avec la Ligue des champions aussi. Quart de finaliste la saison passée, la formation berlinoise espère y retourner cette année, en sortant d’une poule, à priori abordable, où ils retrouveront le Zenith Saint-Petersbourg de Grebennikov, les Serbes de Novi Sad et un club passé par les tours préliminaires. Avec le Russe Grankin, les Américains Patch, Kessel et Jendryk, les Allemands Schott et Brehme, les tricolores Carle et Tuia ou encore l’ex-Poitevin Marek Sotola, « un garçon adorable, très travailleur, très bien éduqué avec un gros potentiel », dixit son coach, pour ne citer qu’eux, le Berlin Recycling Volleys ne manque en tout cas ni de talents, ni d’énergie positive.

« En général, en fin d’année, je suis assez nostalgique. Je suis dans l’affect et ça m’embête de quitter tout le monde. Pour la première fois de ma vie, j’étais content de couper. Malgré le titre, je n’ai pas pris autant de plaisir que d’habitude avec le groupe, surtout dans un contexte Covid. Il n’y a pas eu d’alchimie, ou alors qu’épisodiquement. Cela avait été très énergivore. Ce n’était pas forcément une belle expérience mais elle était enrichissante. » La lassitude l’avait même gagné il y a quelques mois. Mais elle s’est définitivement envolée pour laisser place à une motivation intacte.

Mais l’entraîneur poitevin, qui a dû faire sans trois joueurs majeurs (Toobal, Jukhami, Täht), veut tout de même en retirer du positif. euroPour sa première grande compétition à la tête de l’Estonie, Cédric Enard a vécu un Euro compliqué à domicile (1 victoire, 4 défaites). « C’était une belle aventure même si on aurait aimé qu’elle soit ponctuée d’un meilleur résultat. Personnellement, c’était enrichissant, avec beaucoup d’expérience emmagasinée.

Berlin Recycling Volleys a remporté la Bundesliga pour la onzième fois de son histoire, et pour la cinquième fois de suite après les quatre sacres entre 2016 et 2019 (le titre n'a pas été attribué la saison passée). En finale, le club de la capitale allemande n'a eu besoin que trois matchs, et autant de victoires, pour venir à bout de Friedrichshafen. Du côté des hommes de Cédric Enard, Pierre Pujol et Timothée Carle n'ont pas joué lors du dernier match, remporté jeudi en trois sets (25-21, 25-18, 25-21).

L'Esprit d'Équipe et la Culture Française

Au coeur du centre sportif Horst-Korber - ancien dirigeant social-démocrate allemand -, à deux étages sous terre, les éclats de rire résonnent dans le cube qui abrite les terrains d'entraînement. Les blagues fusent, en anglais principalement, mais l'accent chantant de Pierre Pujol, passeur d'origine bordelaise aux 241 sélections en équipe de France, vient briser l'hégémonie. En français, il rameute ses deux réceptionneurs-attaquants, Samuele Tuia (34 ans, 133 capes), Timothée Carle (24 ans, 14 sélections) mais aussi son entraîneur, Cédric Énard (44 ans).

Ses « amoureux », qui ont tout entendu, rient de bon coeur avant de remonter dans les bureaux de leur club, le Berlin Recycling Volleys. Puis, bien plus sérieux, affirme : « Ils sont trop importants pour nous ces Français, je les adore, je veux faire ma vie avec eux ! » Alors qu'il s'étire juste à côté, le filiforme pointu des États-Unis, Benjamin Patch, crinière teinte en blond, s'esclaffe : « Voulez-vous coucher avec moi ce soir.

Même si leur allemand est encore rudimentaire, ce qui rend compliquée la prononciation du nom de leur prochain adversaire - Friedrichshafen -, pas question de prendre le rendez-vous de samedi, que Carle manquera (abdominaux), à la légère. Énard, Pujol, Tuia et Carle ne sont pourtant pas dans la cité berlinoise pour se la couler douce. En jeu : la suprématie récente du BRV, dix titres de champion national (dont les trois derniers), face à un rival qui compte treize sacres.

Si le central Nicolas Le Goff (28 ans, 224 sélections) a été le premier à tenter l'aventure berlinoise en 2015, Pujol a initié l'exode massif en 2017. Un soir de duel au sommet qui doit préparer à la Ligue des champions (le 8 décembre), où ils croiseront notamment le Kazan d'Earvin Ngapeth. Il doit également permettre à la colonie française - formée en 2018 - de confirmer son emprise sur un club très ambitieux. Non sans appréhension.

Dans toute ma carrière je n'avais jamais vu ça. » Alors que l'ex-capitaine des Bleus file à Ajaccio la saison suivante, il voit Tuia, Énard, Le Goff (de retour) et également Nicolas Rossard (30 ans, 35 sélections) lui succéder. « Quand j'ai signé ici, j'étais dans l'inconnu, sur le carreau après m'être blessé et fait virer en Italie. J'ai plein de potes qui m'ont dit : "Tu vas à Berlin pour la retraite." J'ai découvert une ville sympa, et surtout une salle où, les soirs de match, tu joues avec 5 000 à 10 000 supporters, même quand tu joues les derniers.

« Ça, ce sont les gens qui ne savent pas vraiment ce qui se passe ici, tance Pujol. Tu as un bon cadre, tu joues les titres, la Ligue des champions, et en plus tu as l'assurance d'être payé, ce qui n'est pas toujours le cas, surtout en ce moment, dans les sports mineurs. » Et son entraîneur de poursuivre : « Le club met les moyens, pour remplir la salle et nourrir nos ambitions. On est sous pression, ça donne envie de bosser pour ces objectifs. » Pour une fin de carrière sans ambition ?

Le virus, qui a privé le BRV d'un titre quasiment acquis au printemps dernier (un « traumatisme » pour Énard), n'empêche pas le club de profiter de cette culture hexagonale, avec ces joueurs « qui sur le terrain sentent les coups, qui analysent plus qu'ils ne misent sur leur physique », dixit Énard. En ces temps de confinement, la Max-Schmelling Halle sonne très creux les soirs de match à domicile. « Heureusement qu'on a un bon DJ », glisse Tuia.

« On se retrouve souvent entre nous en dehors du volley, dans un restaurant français d'ailleurs, raconte Carle. Mais on y invite nos autres coéquipiers, qui apprécient notre façon de voir et de faire. » « On sait bien vivre, enchérit Pujol. Un verre de vin après les matches, de la bonne bouffe, ça change du burger et au lit ! » Porté par cet état d'esprit et son « französischer flair », Berlin a raflé la Supercoupe d'Allemagne il y a un mois et pointe en tête du Championnat, loin devant son rival. Une spontanéité contagieuse.

Avoue Énard pendant que ses joueurs rêvent de « top 4 européen ». « Cette Ligue est presque passée au second plan, on a tous en ligne de mire la Ligue des champions ».

Tableau des Titres du Berlin Recycling Volleys

Compétition Nombre de Titres Années
Championnat d'Allemagne 11 1993, 2003, 2004, 2012, 2013, 2014, 2016, 2017, 2018, 2019, ...
Coupe d'Allemagne ... 2020
Supercoupe d'Allemagne ... 2019, 2020

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