L'histoire et la signification des surnoms d'équipes de handball : De Berlin à Kielce

Les animaux sont souvent une source pour donner des surnoms aux clubs sportifs, car ils peuvent être dotés d’une forte charge symbolique. Les animaux forts ou terrifiants peuvent ainsi représenter la supériorité de l’équipe ou inspirer la peur aux adversaires.

Cet article explore l'histoire et la signification des surnoms de diverses équipes de handball, révélant comment ces identités animales sont nées et comment elles reflètent l'histoire, la culture et les valeurs des clubs qu'elles représentent.

Quelles sont les règles du Handball ? - 1 jour, 1 question

Les Chèvres de Guadalajara

Tout d’abord, l’équipe de Guadalajara est vue comme un troupeau car l’un de ses surnoms les plus communs est las chivas (les chèvres). Au départ, ce surnom leur avait été attribué car évidemment le jeu produit lors d’un match en 1948 n’emballa pas les spectateurs et la presse.

Repris par les fans adverses comme une moquerie, les supporteurs du CD Guadalajara se l’approprièrent finalement et aujourd’hui, il s’agit d’une fierté, pour un ultra du club, d’être comparé à une chèvre. Un spectateur aurait crié « ¡Míralos, parecen Chivas! » (regardez on dirait des chèvres) car un joueur du CD sautillait à côté du défenseur de Tampico avant chaque centre, ce qui motivait la comparaison avec les chèvres.

En effet, un an plus tard, en 1949, les joueurs du CD rentrèrent sur le terrain accompagnés d’une chèvre habillée aux couleurs de l’équipe. Le gardien de but de cette équipe lança alors cette phrase qui immortalisa ce surnom : « ¡Sí, somos «Chivas» y qué! ¡Decir «Chivas» es decir Guadalajara! » (Oui, nous sommes des chèvres et alors ! Dire «Chivas», c'est dire Guadalajara !).

Mais, il ne s’agit pas de n’importe quel troupeau car en l’occurrence, celui-ci est sacré. En 1957, le club et ses supporteurs s’étaient récemment réappropriés le surnom de chivas et dans la ville de Guadalajara officiait un évêque du cru, José Garibi y Rivera. Né dans la Perla de Occidente (la perle de l’occident est le surnom de Guadalajara) en 1889, il fit ses études au séminaire de Guadalajara et, en tant que prêtre, favorisa la construction de la basilique du Saint-Sacrement de Guadalajara.

Sa carrière ecclésiastiques se poursuivit dans sa ville natale : évêque auxiliaire le 16 décembre 1929, vicaire général de l’archidiocèse en 1933, évêque coadjuteur en 1934, archevêque de Guadalajara le 12 août 1936 et enfin cardinal le 15 Décembre 1958. Homme d’Eglise certes mais aussi homme passionné de football et supporteur du CD Guadalajara.

Ainsi, lorsque le club remporta son premier championnat mexicain lors de la saison 1956-1957, l’archevêque Garibi donna une messe, au cours de laquelle il entonna un Te Deum (chanté à l’occasion de messe solennelle célébrant une victoire, lors de fêtes nationales, de naissances monarchiques, de processions …) pour célébrer le titre de champion. Mais, l’action de Garibi ne s’arrêta pas là. En effet, il fit envoyer le 3 Janvier 1957 au Pape un télégramme pour l’informer que le CD Guadalajara dédicaçait au Saint-Père le championnat gagné. Monseigneur Garibi demandait en retour une bénédiction pour l’équipe de football.

Les béliers de Créteil

Depuis de nombreuses années, le blason du club est orné d’une tête de bélier et cet emblème s’est imposé pour toutes les sections du club. Car l’US Créteil Lusitanos est un club omnisports.

Fondé le 11 Mars 1936 par un certain Monsieur Hémont, le club posa ses fondations sur le football. Puis, en 1938, le cyclisme s’ajouta (et comptera dans ses rangs Maurice Moucheraud, Laurent Fignon, Daniel Morelon et Grégory Baugé). Au lendemain de la guerre, le Basket. En 1963, l’Athlétisme naquit (dont les grands noms furent Stéphane Caristan, Patricia Gérard et les soeurs Ewanje Epée), suivi en 1964 par la section de Handball qui devint une des grandes équipes nationales (1 titre de Champion de France et 2 Coupes de France).

En 1966, l’US Créteil comptait déjà 8 disciplines puis 13 en 1974. Pour ses 50 ans, en 1986, le club proposait 24 activités sportives aux près de 5 000 membres. En 2000, 27 sports étaient représentés. En 2016, arrivait la dernière section, l’Aïkido, portant à 31 le nombre d’associations et à plus de 9 500 adhérents.

Cette croissance riche en succès aurait pu participer à la naissance du surnom. Un club qui va de l’avant, qui fonce comme un bélier. Mais, la véritable raison de ce surnom est bien plus simple. En effet, le club fut fondé au mois de Mars dont l’un des signes zodiacales est le bélier. Normalement, sa « naissance » ayant eu lieu le 11 Mars, son véritable signe zodiacale devrait être le poisson.

Le mouton noir d'Almere

Almere est une équipe relativement jeune (70 ans d’existence) mais avec une histoire bien compliquée. Tout commence le 1er juin 1954 avec la fondation de l’équipe du BVC Amsterdam par l’homme d’affaires Dingemans Stoop. En 1958 , BVC Amsterdam fusionna avec DWS, un autre club de la capitale néerlandaise. Mécontents, les supporters créèrent leur propre club, dénommé De Zwarte Schapen (les moutons noirs), le 20 avril 1959.

Les deux clubs vivront chacun leur vie. DWS fusionna en 1972 avec Blauw Wit et en 1974 avec De Volewijckers pour donner naissance au FC Amsterdam. Ce dernier disparut en 1982. En revanche, le club des supporteurs connut une plus longue histoire. En premier lieu, le club déménagea en banlieue à Diemen pour trouver son public et des donateurs. Après 5 promotions consécutives et avoir atteint la seconde division, Zwarte Schapen fusionna en 1978 avec AVV Argonaut pour apparaître sous le nom d’Argonaut-Zwarte Schapen (AZS).

Entre 1988 et 1992, le club s’appelait FC De Sloterplas (du nom d’un lac situé dans le quartier de Nieuw-West). En 1995, le club déménagea d’Amsterdam pour rejoindre à l’Est la municipalité d’Almere, de l’autre côté du lac de Gooimeer. En 1997, le club changea de nom pour Sporting Flevoland, nom de la province. La municipalité ambitionna de créer un grand club omnisport et réunit plusieurs associations sportive de la ville sous le nom de Omniworld.

Le Sporting Flevoland devint ainsi le FC Omniworld. Le club reprit son indépendance en 2011 et prit alors le nom d’Almere City FC. Dans tous ces déménagements et changements de nom, un élément resta immuable : le mouton noir. Que ce soit au travers du surnom ou du blason, les clubs successifs et leurs supporteurs conservèrent ce lien avec l’équipe originelle.

Dès le 30 août 1954, lors du premier match à domicile (match amical), le club amena sur le terrain comme mascotte un mouton noir. Pourquoi ce symbole ? L’explication avancée serait lié à la naissance du club. Depuis 1898, le football néerlandais, chapeauté par la fédération nationale, KNBV, se plaisait dans l’amateurisme.

La KNVB voulait garder le sport aussi accessible que possible et s’assurer qu’aucun autre intérêt, comme l’argent, influença le sport. Pour cela, elle n’hésitait pas à se priver pour son équipe nationale des footballeurs néerlandais qui cédaient au professionnalisme à l’étranger. Mais, la pression devenait de plus en plus grande et en 1953, un groupe de sportifs et d’hommes d’affaires d’Amsterdam créèrent la fédération professionnelle des Pays-Bas, NBVB, en concurrence frontale avec la KNBV.

10 clubs, dont le BVC Amsterdam, furent fondés pour intégrer cette nouvelle ligue, que l’on surnomma Wilde pour la qualifier de sauvage. Club de la ville qui supporta cette « abomination », il aurait alors hérité du surnom de de Zwarte Schapen, comme un vilain petit canard. Pour la petite histoire, la saison de la NBVB débuta en Septembre 1954 tandis qu’en réponse, la KNBV constitua sa propre ligue semi-professionnelle à la même date. 3 mois plus tard, les deux ligues fusionnèrent.

Les têtes de mouton de Dordrecht

Lorsque le visiteur vient à Dordrecht, il ne peut pas éviter les moutons. Dans les restaurants, il trouvera de la bière Schapenkopje et des biscuits Schapekoppen. Dans les magasins à souvernir, le moindre produits dérivés de la ville reprendra le mouton. Que dire des nouveaux nés qui recevront une peluche en forme de mouton. Dans cet environnement, logique que le blason du club de la ville affiche une tête de mouton.

La légende qui explique l’omniprésence de l’ovin dans la ville et qui s’est imposé comme le surnom des habitants de Dordrecht est connue de tout les Pays-Bas. Tout d’abord, Dordrecht, plus vielle commune de Hollande, se situe sur l’île de Dordrecht. Au XVIIème siècle, la cité était prospère, notamment en raison des taxes que la municipalité prélevait sur les marchandises entrantes, y compris le bétail destiné à l’abattage.

Comme elle était une ville insulaire accessible que par bateau (le premier pont sera construit en 1872 pour le train), les contrôles et le recouvrement étaient facilités. Mais, les droits d’accises étant exorbitants, les habitants et commerçants cherchaient toujours des stratagèmes pour y échapper. Ainsi, un jour, deux habitants achetèrent un mouton dans les environs de Dordrecht (Alblasserwaard).

Sur le chemin vers Dordrecht, ils aperçurent un épouvantail près de Papendrecht et décidèrent de le dépouiller de ses vêtements pour habiller le mouton avec, afin d’éviter les taxes. Pour le faire passer pour un enfant, ils maintenaient l’animal sur ces deux pattes arrières, ces pattes avant s’appuyant sur leurs épaules. Dans la barge, les voyageurs se laissèrent berner tout comme les gardes à la porte de la ville.

Soulagés, les deux « contrebandiers » s’imaginaient déjà déguster ce mouton à moindre frais quand l’animal se mit à bêler, ce qui alerta les gardes et stoppa l’évasion fiscale. Selon certaines histoires, si tout le monde fut abusé par cette manoeuvre, un chien ne s’y trompa pas et aboya, ce qui provaqua le bêlement. Pour d’autres, le mouton n’en pouvait plus et bêla de fatigue.

Au final, les spectateurs se délectèrent de la scène et répandirent l’histoire en se moquant des habitants de Dordrecht avec ce surnom de schapekoppen.

Les béliers de Derby

Le surnom est né quasiment en même temps que le club puisque les fondateurs choisirent de doter leur nouvelle association d’un blason en forme de bélier. Le choix de cet ovin s’explique par le fait que le mouton et la laine furent indissociables du comté de Derbyshire à l’époque médiévale. Dès l’antiquité, l’élevage de mouton était répandu et au moyen-âge, l’industrie lainière se développa fortement.

Le filage était alors réalisé par les femmes célibataires ou des vieilles filles à l’étage des maisons de tisserand. D’ailleurs, filer se dit to spin et donna le mot spinster qui signifie vieille fille. Cette activité donna également naissance à une ballade populaire nommée The Derby Ram (le bélier de Derby) ou As I was Going to Derby (Comme j’allais à Derby).

Les versions et les nombres de strophes purent varier au fil des années mais l’histoire principal demeurait la même : un bélier était amené au marché de Derby, il fut égorgé par un boucher et les différentes parties étaient utilisés par les habitants. Vraisemblablement que cette histoire dérivait de rites païens anglo-saxons où un bélier était sacrifié en hiver pour apporter chance et fertilité tout au long de l’année.

Ces festivités impliquaient une procession de chants et de danses, accompagnée d’un homme habillait en mouton. Puis, avec la christianisation du pays, le rite disparut mais les festivités demeurèrent. Au moyen-âge, des pièces folkloriques joués par les mummers représentaient des hommes habillés en animaux, dont probablement le bélier Derby.

La ballade était si populaire et attachée à la région de Derby qu’en 1855, le régiment du Derbyshire (First Regiment of Derbyshire Militia), dont la caserne et le quartier général étaient à Derby, opta pour un bélier comme mascotte (à l’image de la chèvre pour le régiment Welsh Fusileers). L’armée décida même de prendre cette chanson comme celle du régiment.

Naturellement, le bélier s’imposa sur les armes de la ville ou comme symbole pour le nouveau club de football. Il existe également un certain nombre de représentations de bélier à Derby.

Les boucs du FC Cologne

Les animaux sont souvent une source pour donner des surnoms au club car ils peuvent être dotés d’une forte charge symbolique. Les animaux forts ou terrifiants peuvent ainsi représenter la supériorité de l’équipe ou inspirer la peur aux adversaires. Le bouc a été associé au diable et cette symbolique aurait pu expliquer l’origine du surnom du FC Cologne. Mais, la raison est bien plus simple.

Lors du carnaval de Cologne, le 13 février 1950, les deux directeurs du cirque Williams, Carola et Harry Williams, remirent au club un jeune bouc, qu’ils trouvaient plaisant, pour servir le club comme porte-bonheur. Le cadeau fut accepté et l’animal nommé « Hennes », en l’honneur du joueur-entraîneur Hennes Weisweiler.

Mais, ce qui devait être une simple boutade liée au carnaval se transforma en une grande tradition. Avant l’arrivée du bouc, le club s’enlisait dans le ventre mou du championnat et connaissait même un début de déclin. Une fois offert, le bouc accompagna les joueurs dans les différents matchs et lors des 4 premières rencontres, qui correspondaient encore à la période du carnaval, Cologne marqua 10 buts pour un seul concédé, pour 4 victoires.

L’idée que le bouc devenait un porte-bonheur commençait à se répandre parmi les fans.

Les dragons rouges de Wrexham

Fondé en 1864, le plus vieux club gallois et l’un des plus anciens professionnels au monde, qui évolue dans les ligues anglaises, cultive sa « gallitude » . A regarder de près son écusson, on y retrouve de nombreux symboles du Pays de Galles, dont les trois plumes blanches émergeant d’une couronne d’or accompagnées de la devise en allemand « Ich dien » (je sers). Surtout, les 3 couleurs du drapeau du Pays de Galles (vert, blanc et rouge) ressortent, avec la créature fantastique qui l’illustre, le dragon rouge.

L’écusson du club en affiche deux tenant un ballon de football alors que la bannière nationale n’en comporte un mais qui occupe la place centrale. Dans le recueil « Historia Brittonum », rédigé entre le IXème siècle et le XIème siècle, la légende raconte que Gwrtheyrn, chef du petit royaume gallois de Powys, s’enfuyait de ses terres face à l’envahisseur anglo-saxons. Il essaya de construire un château à Dinas Emrys pour consolider sa retraite. Mais, les murs ne cessaient de s’effondrer.

On lui révéla que cela était dû à la présence dans la terre de deux dragons : un dragon rouge représentant les gallois-celtes et un dragon blanc représentant les anglo-saxons. Merlin prophétisa alors que les gallois reprendront l’île et repousseront les anglo-saxons vers la mer. Plusieurs autres écrits reprirent plus ou moins cette histoire du dragon rouge : le « Mabinogion » confirmait la couleur rouge du dragon et l’ « Historia regum Britanniae » racontait la légende du Roi Cadwaladr, qui avait un dragon rouge comme étendard et renonça à son trône en 688 en raison d’une prophétie selon laquelle son sacrifice entraînerait une future victoire des gallois sur les anglo-saxons.

L’animal fantastique libérateur devint alors un symbole d’indépendance et ancra le mythe d’un messie qui délivrera la Grande-Bretagne de la domination des saxons. Un certains nombres de chefs gallois reprirent à leur compte ce symbole pour renforcer leur pouvoir et d’ailleurs le terme gallois draig (dragon) fut parfois utilisé pour désigner le chef des gallois.

En 1400, Owain Glyndŵr hissa l’étendard du dragon lors de ses révoltes contre l’occupation du Pays de Galles par la couronne anglaise. Pendant la guerre des Deux-Roses qui opposa les maisons d’York et de Lancastre pour le trône d’Angleterre (1455-1487), le mythe du dragon rouge servit la propagande de certains acteurs en se prétendant le messie qui allait restaurer l’authentique lignée antique de Cadwalader et bouter les saxons hors de l’Angleterre.

Après la victoire de son fils à Bosworth Field (1485), Henri VII utilisa une bannière avec un dragon rouge sur un fond blanc et vert en entrant dans la Cathédrale de St Paul. Il fonda alors la dynastie des Tudor dont le dragon s’imposa dans son blason. En 1807, le dragon rouge sur une monture verte fut adopté comme insigne royal du Pays de Galles.

Pour que le surnom s’impose, fallait-il encore que les joueurs de Wrexham évoluent en rouge, ce qui est le cas de manière continue depuis 1939. En 1876, Wrexham adopta les couleurs écarlate et noire. Après le retour du blanc pendant une saison, à partir de 1886, le bleu et le blanc s’imposa (parfois avec du jaune). En 1904 et pour 21 ans, les joueurs portèrent des chemises intégralement vertes. Et enfin, en 1939, le rouge s’imposa définitivement.

Puis, cet écusson fut remplacé en 1975 par un nouveau, s’inspirant cette fois largement de l’iconographie galloise (donc avec le dragon rouge) et qui perdure aujourd’hui.

La rivalité France-Norvège en handball féminin

Leur rivalité est « le » feuilleton à la mode du handball féminin. La France et la Norvège ont de nouveau rendez-vous, vendredi 18 novembre, en demi-finale de l’Euro, à Ljubljana, en Slovénie. La revanche de la finale du Mondial espagnol, remportée onze mois plus tôt par les Scandinaves (29-22).

La confrontation entre la France et la Norvège était plutôt attendue en finale, tant ces deux nations dominent la planète handball, mais la sélection du Danemark en a décidé autrement. En battant mercredi les Norvégiennes (31-29), les Danoises ont évité les Tricolores, qui les avaient battues sur le fil en demies en Catalogne. Les palmarès respectifs des Bleues et des Norge ne laissent toutefois pas de place au doute : c’est bien à une finale avant la lettre que vont assister les spectateurs de l’Arena Stozice.

Depuis la victoire du Monténégro au championnat d’Europe organisé en Serbie en 2012, le titre continental n’a plus échappé à l’une de ces deux équipes. Vainqueures du dernier Euro et du dernier Mondial, les Norvégiennes comptent huit titres européens, un record. Championnes olympiques à Tokyo en 2021, les Françaises n’ont remporté qu’une seule fois cette compétition, en 2018, et ont perdu une fois en finale, en 2020, contre… la Norvège.

Déjà assurées de la première place de leur groupe, les Françaises ont pu faire tourner leur effectif mercredi contre l’Espagne (36-23). Le sélectionneur Olivier Krumbholz a mis ses cadres au repos, quand son homologue Thorir Hergeirsson, qui ne peut s’appuyer sur un banc aussi garni, a sollicité ses titulaires face aux Danoises.

L’opposition de style entre la France et la Norvège promet un match spectaculaire. Comme les Suédoises et les Danoises, les Norvégiennes sont réputées pour leur jeu porté vers l’attaque. « Leur grande force est leur base arrière. Grâce à leur taille, elles sont très fortes au tir longue distance », expliquait au Monde Olivier Krumbholz avant le tournoi. La Norvège compte notamment dans ses rangs la star Henny Reistad (23 ans, 1,81 mètre) qui a déjà marqué dix-sept fois au-delà de la ligne des9 mètres depuis le début de l’Euro.

L’équipe de France, elle, est d’abord réputée pour sa défense, « la meilleure au monde », selon les mots d’Olivier Krumbholz après la victoire sans appel (27-19) au tour principal contre le Monténégro, une équipe pourtant invaincue à l’issue de la phase préliminaire. « Les Scandinaves n’aiment pas jouer contre nous car notre agressivité finit par les user. A nous de les faire douter ! », soutient Estelle Nze Minko, la capitaine des Bleues.

Équipe Surnom Origine du surnom
CD Guadalajara Las Chivas (les chèvres) Moquerie des fans adverses, adoptée comme fierté
US Créteil Lusitanos Les Béliers Fondation du club en mars, signe zodiacal du bélier
Almere City FC Les Moutons Noirs Héritage d'un club dissident soutenant le professionnalisme
Dordrecht Les Têtes de Mouton Légende de contrebande de mouton déguisé en enfant
Derby County Les Béliers Importance de la laine et du mouton dans l'histoire du Derbyshire
FC Cologne Les Boucs Don d'un bouc comme porte-bonheur lors du carnaval
Wrexham Les Dragons Rouges Symbole gallois d'indépendance et de libération

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