Pérouse est désormais le nouveau maître de l'Europe après une saison mémorable culminant avec une victoire en Ligue des Champions. Dimanche soir, à Lodz, l'équipe coachée par Angelo Lorenzetti a remporté le plus prestigieux trophée du continent, en s'imposant en cinq sets (22-25, 22-25, 25-20, 25-22, 10-15) face aux Polonais de Zawiercie, portés par leur public.
La finale aura été à l'image de la saison, renversante, mais l'expérience transalpine, incarnée par le passeur Simone Giannelli, élu MVP du Final Four, le feu follet Yuki Ishikawa (20 points) ou l'ex pointu chaumontais Wassim Ben Tara (22 points) aura fait la différence. La qualité du service-block, aussi, face à un adversaire qui avait éliminé au bout du suspense, déjà, le rival Jastrzebski en demi-finales (3-2).
Wassim Ben Tara, un joueur clé dans la victoire de Pérouse en Ligue des Champions.
Un parcours jalonné de défis et de succès
L'immense entraîneur italien (42 ans passés sur un banc, 18 trophées remportés) du CVB 52, Silvano Prandi, connaît très bien Wassim Ben Tara. Il l'avait découvert à l'ASUL Lyon lors de la saison 2015-2016. Le Tunisien était alors la doublure du Bulgare Vladimir Nikolov et était entré à 18 reprises en championnat pour inscrire 84 points (68 attaques, 11 contres, 5 aces). Quand Silvano Prandi a quitté le club lyonnais pour la Haute-Marne à la fin de se cette saison-là, Ben Tara l'a suivi. Le coach transalpin lui fait confiance.
En l'absence de Boyer, le vainqueur de la CAN 2017 avait été titularisé lors du match de play-off de Ligue des Champions face aux Italiens de Trentino. Il ne s'en était pas trop mal tiré à l'aller, à Reims (18 points dont 1 ace et 1 contre, co meilleur marqueur du match avec Louati), comme au retour dans le Trentin (13 points dont 2 blocks, co meilleur marqueur du match avec son adversaire Renee Teppan).
Contributions en Ligue A
Ces deux dernières années, il a aussi pris part à 39 rencontres de Ligue A et marqué un total de 83 points :
- 2016-2017 : 16 attaques gagnantes, 3 contres, 1 ace
- 2017-2018 : 50 attaques gagnantes, 7 contres, 6 aces
Il devrait en marquer beaucoup plus cette année.

Sami Ben Tara : Un pilier central
Sami Ben Tara (n°6) a été recruté par Mohamed El Khaoua l’été dernier. Ce dernier ne le regrette pas. Si Sami Ben Tara prend ses adversaires de haut, ce n’est pas par manque de respect. Le trentenaire, mesuré à 2,07 m, est tout simplement le plus grand joueur de l’effectif 2013-2014 de Pouilly/Metz. Une tour de contrôle, qui aiguillait récemment le jeu de Saint-Jean-de-Braye, puis de Pau et Saint-Maur. Déjà en N2.
« On a recruté pour compenser nos points faibles », rappelle Mohamed El Khaoua. Dans le cas présent, le géant tunisien devait apporter davantage de percussion au filet, contrer un maximum d’attaques adverses.
Impact et adaptation à Pouilly/Metz
En huit matches, Ben Tara a réussi son implantation en Moselle. Son empreinte sur la courbe ascendante de performance, sa contribution à l’émergence de l’ASPM à la 5e place, se voient de plus en plus. « Central, c’est une tâche assez compliquée, explique son coéquipier et coach. Il faut avoir une bonne lecture du jeu, être bien physiquement face au bloc ». Des vertus propres à l’ancien international. « Il est en train de percer, de s’installer tout doucement. Il s’applique à son poste, mais doit rester vigilant et concentré. »
De toute façon, la venue de Narbonne interdit tout laisser-aller. À l’image de Lyon, battu au tie-break dimanche dernier, les Audois (10e ) flirtent avec la zone rouge. Et, comme les Rhodaniens, sont tout à fait capables de remonter un handicap de deux sets. Privé de Sébastien Losson (travail), Pouilly/Metz devra donc « rester solidaire » afin de continuer sa collecte de points. De réparer une anomalie, aussi. « On a souvent gagné à l’extérieur (trois fois), mais une à domicile, rappelle El Khaoua. Ce serait bien pour tous ceux qui nous suivent.
Autres performances notables
Benjamin Toniutti et Timothée Carle ont vite effacé les stigmates de la défaite en demi-finales de la C1, samedi. De leur côté, après une demi-finale qui leur a échappé d'un rien, les champions olympiques français Benjamin Toniutti et Timothée Carle ont terminé le Final Four sur une bonne note, en remportant le match pour la médaille de bronze. Un succès 3-1 (25-22, 26-24, 20-25-25-18) face aux Turcs du Halkbank Ankara. En verve, Carle a inscrit 17 points (14/29 attaques, 3 aces) et joué un gros volume de ballons en réception (37, à 51 %).
Défis en Ligue des Champions pour Saint-Nazaire et Chaumont
Pour la deuxième journée de la Ligue des Champions hommes, Saint-Nazaire et Chaumont ont cédé à domicile sur le même score (0-3), respectivement devant Pérouse et Jastrzebski, deux écuries taillées pour le dernier carré continental. C’était une semaine de hauts sommets, des défis que l’on rêve forcément, un jour, de pouvoir relever.
Après son retentissant exploit à Ankara, en ouverture de la compétition la semaine passée, Saint-Nazaire attendait avec émotion ce rendez-vous historique, son premier match à domicile en Ligue des Champions. La Soucoupe était joliment garnie pourtant, avec plus de 2000 personnes, mais les hommes de Fulvio Bertini n’ont réellement résisté que dans la 2e manche, parvenant à l’égalité jusqu’à 19, avant de céder dans le money-time. Le lendemain, Chaumont n’a pu faire mieux face aux Polonais, doubles finalistes en titre, de Jastrzebski Wegiel. En 73 minutes, le match était plié sans que les Chaumontais n’attaquent une seule fin de set devant.
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