L'histoire entre Hatem Ben Arfa et le Paris Saint-Germain (PSG) a été marquée par des hauts et des bas, des espoirs déçus et des conflits judiciaires. Alors qu’il vient de fêter ses 36 ans (7 mars), Hatem Ben Arfa est toujours sans club depuis son départ de Lille l’été dernier. Mais l’international tricolore a fait son retour sur le terrain judiciaire dans l’affaire qui l’oppose au PSG.
Retour sur les détails de cette relation tumultueuse, marquée par des salaires importants, des primes contestées et des accusations de harcèlement moral.

Le Contrat Mirifique de Ben Arfa au PSG
Arrivé libre après son départ de Nice, l’international français avait signé le 1er juillet 2016. Lors de l'audience, les détails de son contrat parisien, signé le 1er juillet 2016, ont également été dévoilés. Le milieu offensif se bat pour récupérer une partie de son important salaire. Elle a également révélé les détails du contrat paraphé par le joueur pour ses deux saisons au club (2016-18).
Tout d'abord, Ben Arfa avait un salaire mensuel (brut) de 500 000 euros par mois, détaille L’Equipe. Un montant divisé entre un forfait mensuel de 425 000 euros, plus une prime d’éthique de 75 000 euros, attribuée selon certains objectifs (respect du club dans les propos aux médias, ponctualité aux entraînements).
Pour remplir les conditions de cette dernière, le joueur devait respecter plusieurs conditions, comme ne pas arriver en retard aux entraînements. Elle lui a été refusée une fois après son absence au stage au Qatar, en décembre 2017.
Les Primes : Individuelles et Collectives
A ce salaire s’ajoutait une part de rémunération variable. Ben Arfa pouvait ainsi prétendre à une prime individuelle de 2,12 millions d’euros chaque semestre s’il jouait au moins 60 % des matches du PSG.
La condition à remplir ? Disputer au moins 60 % des matches du PSG (titularisations et entrées en jeu comprises). Au total, "HBA" n'a touché cette prime que lors de son premier semestre parisien. Selon L’Equipe, il a touché cette prise uniquement lors de son premier semestre au club. Il réclame les 6,36 millions d’euros restants en dommages et intérêts.
Quant à la prime collective, Ben Arfa n'y a pas eu le droit lors de la deuxième année. Le joueur n’a pas non plus reçue la prime collective annuelle (416.000 euros maximum selon Me Marie-Hélène Cohen-Guilleminet, l’avocate du PSG) lors de sa deuxième saison dans la capitale. Il la réclame également.
Cette dernière, qui pouvait "atteindre 416 000 euros au maximum" en cas de dix matches disputés sur huit mois, est également demandée par le joueur.
Tableau Récapitulatif des Éléments du Contrat
| Élément du Contrat | Montant | Condition |
|---|---|---|
| Salaire Mensuel Brut | 500 000 € | - |
| Forfait Mensuel | 425 000 € | - |
| Prime d'Éthique | 75 000 € | Respect des règles du club |
| Prime Individuelle Semestrielle | 2,12 millions € | Jouer au moins 60% des matchs |
| Prime Collective Annuelle | Jusqu'à 416 000 € | 10 matchs disputés sur 8 mois |
Le Litige et les Accusations de Harcèlement Moral
Alors que leur relation n'a jamais été vraiment idyllique, le PSG et Hatem Ben Arfa se déchirent désormais devant le conseil des prud'hommes. Relaxé en première instance, le PSG a été condamné, le 1er mars dernier, par la Cour d’appel de Paris pour harcèlement moral dans l’affaire l'opposant à Hatem Ben Arfa.
Mis à l’écart pendant plus d'un an (avril 2017 à juin 2018) pour des raisons extra-sportives, "HBA" réclame 8 millions d’euros pour "perte de chance" et un euro symbolique de dommages et intérêts et harcèlement moral.
Mercredi, le joueur s’est défendu et accuse le PSG de "harcèlement moral" après l’avoir mis à l’écart lors de sa deuxième saison. Pour justifier du harcèlement moral, Ben Arfa a mis en avant qu’il a été évincé en dernière minute du stage de préparation aux États-Unis en juillet 2017. En septembre, il lui a même été demandé de s’entraîner avec l’équipe de National 2.
« HBA » avait été écarté de l’équipe première parisienne à compter du mois d’avril 2017, après avoir froissé Nasser Al-Khelaïfi en se permettant une remarque auprès de l’émir du Qatar. Il n’avait alors plus du tout rejoué et avait finalement quitté en juin 2018 au terme d’une saison vierge de tout match.
Il récupère deux jours de salaire et une prime éthiqueBen Arfa a souligné « que son statut d’indésirable et la volonté du club de le voir partir à l’intersaison ont été maintes fois rappelés devant la presse. » Pour la justice, les conditions de la mise à l’écart du joueur (entraînement avec l’équipe réserve et non-sélection pour un stage à l’étranger) ont été excessives. Ces faits, jugés comme étant du harcèlement moral, ont valu au PSG de devoir verser un euro symbolique.
Le club a aussi été condamné à payer un peu plus de 100 000 euros au joueur. La somme englobe deux jours de retenue de salaire en décembre 2017, parce que, souffrant, il n’avait pu prendre l’avion pour se rendre au Qatar.
L’ancien joueur de Newcastle obtient donc les 27 419,35 euros à titre de rappel de salaire pour les deux jours d’absence (son salaire fixe mensuel étant de 425 000 euros), ainsi que les 75 000 euros de la prime éthique du mois de décembre.
Débouté en première instance, il a fait condamner le club de la capitale, le 1er mars dernier, par la Cour d’appel de Paris, pour harcèlement moral et des impayés, selon L’Equipe. Il touchera l’euro symbolique qu’il demandait, mais aussi environ 100.000 euros de rappels de salaire et de prime éthique. Un montant très loin des 7,7 millions d’euros qu’il réclamait.
L'affaire Ben Arfa expliquée par son entraîneur Julien Stéphan
Après le PSG : Quel Avenir pour Ben Arfa ?
Hatem Ben Arfa n’a toujours pas retrouvé de club depuis son départ de Lille durant l’été 2022. Son dernier match remonte au 2 avril 2022 contre les Girondins de Bordeaux. Officiellement, Hatem Ben Arfa n’est pas encore à la retraite sportive. Bientôt trois ans vont s’écouler depuis son dernier contrat avec le LOSC Lille, jusqu’à présent, Hatem Ben Arfa n’a jamais officialisé sa retraite du football. A 37 ans et tout ce temps sans jouer, c’est évidemment comme si c’était déjà annoncé. Et c’est dommage, tant le natif de Clamart avait du talent en revendre.

Toutefois, Nice voudrait en profiter. D'après L'Equipe, le club qui a relancé sa carrière est prêt à faire de gros efforts financiers pour conserver son attaquant. Ben Arfa recevrait un salaire de 450 000 euros brut mensuels, assortis d'une prime à la signature de 5 millions d'euros. Cette offre placerait Ben Arfa parmi les plus gros salaires de Ligue 1. Sans compter sa prime à la signature, sa rémunération mensuelle serait plus élevée que celle de Mathieu Valbuena (330 000 euros brut) ou Alexandre Lacazette à Lyon (320 000 euros).