Histoire du Volleyball en Belgique et en France: Des Origines à la Professionnalisation

Le volleyball, sport dynamique et spectaculaire, a une histoire riche tant en Belgique qu'en France. Cet article explore les moments clés et les figures marquantes qui ont façonné ce sport dans les deux pays.

Schéma d'un terrain de volleyball.

Les Débuts de l'Arago de Sète en France

L’Arago doit son nom unique à ses origines. En 1953, le patronage laïque des anciens de l’école Arago de Sète se constitue et le volley y fait son apparition sous l’impulsion de Maurice Vié, passionné de la discipline. La section volley du foyer laïque s’affilie à l’UFOLEP en 1955 puis en 1957 à la FFVB. Les différentes équipes jouent, alors, en plein air dans la cour de l’école Arago rue de la douane à Sète.

Rapidement la discipline attire de jeunes sétois et la première grande performance sportive de l’Arago Sports ne se fait pas attendre. Cette épopée marquera les esprits à une époque où le club roi de la ville, le Football Club de Sète, plus grand club français d’avant-guerre, quitte le haut niveau. Les sétois prennent conscience que leur ville peut briller nationalement dans une discipline sportive autre que le football.

Les volleyeurs de l’Arago ne les décevront puisqu’ils graviront les échelons jusqu’à accéder à la première division du championnat de France en 1966. Qualifié à ses débuts de « cendrillon » à côté des places fortes parisiennes du volley et les grands clubs universitaires de province, l’Arago marque les esprits dès sa première rencontre de première division en dominant le Marseille Université Club, vice-champion de France en titre au gymnase Joliot Curie. Les saisons suivantes l’Arago consolide sa place au meilleur niveau national et devient plus ambitieux.

Le club maritime voit arriver dans ses rangs l’un des plus grands joueurs de volley de la planète, le roumain Edouard Derzeï. Nous sommes en 1969, et le rideau de fer rend exceptionnel la présence des maitres à jouer des pays de l’est dans les championnats de l’ouest. Le club sétois atteint la finale à quatre de la coupe d’Europe de la CEV. La structuration du volley professionnel français avec la création du Centre National du Volley-ball, qui deviendra l’usine à talents du volley français offre un vivier de recrutement pour l’Arago. Parmi les espoirs qui signeront leur premier contrat professionnel avec le club sétois, deux noms ressortent des années 80 Patrick Duflos et Luc Marquet.

Le volley de haut niveau français se professionnalise avec la création de la Ligue Promotionnelle de Volley-Ball (LPVB) ancêtre de l’actuelle LNV et la venue de talents étrangers devient plus régulière. Dans ce nouvel écosystème professionnel, l’Arago met en place un plan ambitieux pour conquérir un premier titre. Les années 2000 seront celles de tous les paradoxes. L’Arago frôlera, comme il ne l’a jamais fait depuis, le graal attendu de tous, le titre de champion de France. L’Arago se reinvente sportivement à la toute fin des années 2000 avec une génération qui marquera à jamais le volley hexagonal.

L'Ascension du Flashing Femina Smash Etterbeek en Belgique

Depuis près de 25 ans, le Flashing Smash Etterbeek arbore des courbes élégantes. Fréquentant l'Institut de l'Enfant Jésus à Etterbeek, ce club a connu une évolution rapide dans la hiérarchie. Il n'a pas cessé sa progression pour atteindre au terme de la saison 1997 la N 3, l'échelon national. Finaliste de la Coupe du Brabant en 1995 après avoir battu Limal alors en N 1, Etterbeek étonnait les amateurs de volley.

Le club a lié sa destinée à celle d'un club au passé prestigieux en la personne du Fémina Etterbeek, assurant ainsi sa présence sportive en nationale. Passé de N 3 en N 2 récemment, le club éprouve cette année les pires difficultés à hausser son niveau de jeu. Pour ce club avant tout formateur de jeunes talents, la rétrogradation aurait sans doute un effet négatif sur les futures affiliations.

Promues cette année en N 2, les dames du Flashing Fémina Etterbeek ont connu un début de saison délicat, mais ont engrangé leur première victoire le week-end dernier face à un concurrent direct. L'an dernier, le Flashing Femina Smash Etterbeek décrocha son ticket pour la N2. Une bonne vitesse de croisière. “Je suis satisfait du 1er tour. La saison s’annonce, d’ores et déjà, palpitante. “La restructuration, la saison prochaine, limitera le nombre de place en N2. Par conséquent, les 6 derniers seront relégués. primordial ! demain. “On rencontre La Louvière (2e). On a perdu le 1er duel, mais on n’était pas encore rodé. “La rapidité du jeu est impressionnante. On a été couronné l’an dernier en proposant un jeu classique pourvu d’un gros potentiel offensif.

Certains se souviennent avec un peu de nostalgie des années fastes: «C'était en 1997, l'équipe avait été championne en P 1 avec une seule défaite et était montée en N 3, puis l'année suivante en accédant en N 2. Le club ne s'était pas encore lié avec son club voisin. Il faudra attendre la saison 2000-2001 pour que le mariage entre les 2 formations etterbekoises soit entériné. L’équipe aurait pu en partie combler cette perte qualitative par un engagement total et un esprit de combativité renforcé. Masnuy pourrait constituer un déclic salvateur en vue d'un maintien encore très hypothétique. L'équipe est en lueur d'espoir et évolue au sein de l'A.I.F.3 Dames. Après huit rencontres, les joueuses de Guy Bruyr n'ont connu les affres de la défaite qu'à une seule reprise, au tie-break contre Wavre.

Tableau des Performances du Flashing Femina Smash Etterbeek

Saison Division Performance
1995 - Finaliste de la Coupe du Brabant
1997 P 1 Championne, montée en N 3
Suivante N 3 Montée en N 2

Figures Marquantes et Fédération Française de Volley-Ball (FFVB)

Les fautes de base | Volley-Ball

Né le 1er juin 1928, Bernard Mauche commence très tôt sa carrière comme dirigeant. En effet dès 1947, il prend en main la section volley de l’ASUL et en est la cheville ouvrière : président, entraîneur, joueur... De 1960 à 1965 il est élu vice-président de la FFVB et participe activement à la création de la Confédération européenne de volley en 1963 avec le Belge Max Wasterlain : il en sera administrateur puis vice-président jusqu’en 1973. En 1965, il prend la présidence de la Fédération et se fera réélire en 1969. En 1973, il ne se représente pas et c’est son secrétaire général Georges Boudry qui lui succède. Il reste vice-président de la FFVB jusqu’en 1980.

Après avoir quitté toute fonction officielle, il est toujours resté passionné de son sport et il se rendait souvent aux matchs du RC Cannes ou de l’AS Cannes. « Bernard MAUCHE était un homme passionné par notre sport. J’ai souvent eu l’occasion de le rencontrer dans les tribunes du Palais des Victoires et j’ai beaucoup apprécié nos discussions sur notre passion commune, ainsi que les conseils qu’il a pu me donner. Le volley-ball français perd un homme de grande valeur qui a marqué l’histoire de notre discipline.

Exploit de la Belgique au Championnat du Monde

Mardi aux Philippines, le Championnat du monde de volley a offert un nouveau tremblement de terre. Après la défaite surprise des Bleus contre la Finlande, c’est l’Italie, tenante du titre, qui a chuté face à la Belgique. La 17e nation mondiale s’est imposée au tie-break (25-23, 25-20, 22-25, 21-25, 15-13) et prend la tête du groupe F. Les Italiens avaient pourtant refait leur retard après avoir perdu les deux premières manches, mais les Belges ont tenu bon dans une fin de match irrespirable. Héros du jour, le pointu Ferre Reggers (22 ans) a inscrit 31 points, dont 2 aces et 2 blocks, pour offrir à son équipe une victoire historique.

Avec ce succès, la Belgique s’ouvre la voie vers les huitièmes, où elle pourrait croiser la France. Jeudi, elle affrontera l’Algérie, déjà éliminée, tandis que l’Italie jouera sa survie contre l’Ukraine.

Action lors d'un match de volleyball.

Critiques envers la FIVB

Au sens littéral du mot, la FIVB est exceptionnelle. Quand les autres grandes fédérations de sport collectif n’ont à leur calendrier international qu’une seule grande compétition mondiale, ou, à la rigueur, deux, le volleyball en offre quatre: Championnats du Monde, Ligue des Nations (ex Ligue Mondiale), Coupe du Monde et World Grand Champions Cup. Cette avalanche de trophées est évidemment ridicule, le nom même de ‘World Grand Champions Cup’ est risible et suffit à démonter la vacuité d’un tel truc. Tout cela porte à confusion et délégitime les véritables compétitions mondiales. On ne peut pas empiler les machins mondiaux à l’envie sans qu’ils n’aient d’effets négatifs sur les autres tournois déjà existants. Quatre récompenses mondiales, c’est au moins deux de trop. Pour ne pas dire trois.

Comme la FIVB a multiplié les compétition, elle a également redoublé les rencontres à l’intérieur de chacune. La situation étant devenue complexe à l’absurde, il n’est pas rare de voir les premiers concernés (joueurs et entraîneurs) se perdent dans ce dédale de règlements et tournois en tout genre. On aurait pu croire que quatre compétitions mondiales, et un championnat continental, auraient été suffisants pour désigner les équipes inscrites au rendez-vous olympique. Mais non, aucune n’est qualificative pour les Jeux. A la table déjà largement indigeste du volley mondial, se sont ainsi ajoutées des Tournois de Qualification Olympique (TQO). Le volley est d’ailleurs le seul sport collectif avec le rugby à VII qui s’encombre de deux tournois qualificatifs. Le basket, le hand ou le water polo n’ont besoin que d’un seul TQO.

Faisons les comptes. Durant un cycle olympique de quatre ans, une équipe nationale peut ainsi être amenée à disputer quatre compétitions mondiales différentes dont l’une qui se joue chaque saison, un championnat continental disputé tous les deux ans, et deux tournois pour participer aux Jeux Olympique. Si la France devait se qualifier pour les Jeux de Tokyo, entre l’été 2019 et 2020, elle aurait ainsi joué six compétition internationales (deux Nations League, un Championnat d’Europe, deux TQOs et bien sûr les Jeux) pour un total d’environ 60 matchs.

Cette recrudescence des matchs internationaux ne met pas en péril que la santé des joueurs, la pérennité des clubs professionnels et des ligues est également en jeu. Les périodes réservées aux matchs de championnat et de coupe d’Europe sont de plus en plus réduites et les joueurs de plus en plus éreintés par leurs parcours internationaux. Dans beaucoup de clubs, qui les emploient pourtant, on voit moins souvent les joueurs que les fédérations qui en profitent gratuitement. Cette multiplication des compétions (et des matchs) n’a qu’un seul but: remplir les coffins de la fédération internationale fondée en 1947. Il n’y a aucune autre justification possible à ce calendrier inconscient qui ne respecte ni les joueurs ni la légitimité sportive.

La fédération polonaise a par exemple déboursé 500 000 euros pour accueillir le tournoi qualificatif du mois d’août (que son équipe à remporté, notamment contre la France). Entre les hommes et les femmes, ce sont 22 tournois de qualification olympique qui ont, ou vont être, organisés sous l’égide de la FIVB. 22 fois 500 000 euros, je vous laisse à vos calculs…. Dans l’affaire, elle y gagne au moins une dizaine de millions d’euros, sans rien faire, si ce n’est mettre aux enchères des compétitions qui pourraient tout aussi bien ne pas exister si elle le décidait. Des compétitions illégitimes sportivement, nuisibles pour la santé des joueurs et néfastes pour l’économie du volley professionnel.

C’est aussi cette avarice qui explique pourquoi les grandes compétitions se déroulent désormais dans de multiples pays, dont on cherchera longtemps la cohérence géographique et/ou culturelle. Considérer ses nations membres comme des cerfs corvéables à merci, privilégier le court au moyen et long terme n’est pas l’exclusive de la pathétique FIVB. Toutes les fédérations internationales dépérissent des mêmes maux, à des degrés divers. Leur nature monopolistique les y condamne.

tags: #belgique #volley #ball