Cet article explore l'histoire des rencontres entre la Belgique et les États-Unis dans le monde du football, tout en mettant en lumière les récents parcours de l'équipe belge de rugby et de la sélection de Curaçao vers la Coupe du Monde. La joie de Kevin De Bruyne après l'ouverture du score de la Belgique contre les Etats-Unis (Mondial 2014).

La Belgique Triomphe des États-Unis en Prolongation (Coupe du Monde 2014)
Encore une fois, la Belgique a attendu le dernier moment. Dominateurs face aux Etats-Unis, les Diables Rouges ont eu besoin de la prolongation pour faire la différence mardi à Salvador en huitième de finale de la Coupe du monde (2-1) et rejoindre l’Argentine au tour suivant.
Sur le premier ballon belge en prolongation, Kevin de Bruyne a trompé un Tim Howard impérial jusque-là pour l’ouverture du score (92e), avant de servir Romelu Lukaku pour le but du break (105e). Celui de Julian Green (107e) n’a rien changé et la Belgique jouera samedi son premier quart de finale depuis 1986. Les Etats-Unis, eux, quittent la compétition au même stade qu’en 2010.

Belgique contre États-Unis | Coupe du Monde de la FIFA 2014 | Temps forts du match
La Belgique avait tout pour faire la différence dans le temps réglementaire face à des Américains inoffensifs en attaque. Près de quarante fois (38 précisément), les hommes de Mark Wilmots ont tiré au but. Mais ils sont tombés sur un gardien en état de grâce. Avec quinze arrêts à la fin de la rencontre, Tim Howard a établi un nouveau record en Coupe du monde (depuis 1966 et le début des statistiques).
Le portier d’Everton a repoussé toutes les tentatives d’une attaque belge emmenée par le trio De Bruyne - Hazard - Origi. Et quand le gardien américain a enfin paru dépassé par les assauts des Diables Rouges, c’est la barre transversale qui a sorti la tête de Divock Origi après un bon travail d’Eden Hazard (56e).
Emmenés en prolongation, les Diables Rouges ont enfin trouvé la clé. Tout juste entré en jeu, Romelu Lukaku a sonné la charge. Sur son premier ballon, l’attaquant belge a pris de vitesse une défense américaine épuisée avant de servir De Bruyne. Le milieu de terrain de Wolfsburg prend le temps de se retourner avant de tromper Tim Howard d’un tir croisé du droit (93e). Onze minutes plus tard, les deux hommes ont inversé les rôles. Après un débordement côté gauche, De Bruyne a décalé Lukaku qui ajuste Howard d’une frappe puissante du gauche (104e).
Mais même à 2-0, la Belgique n'était pas au bout de ses peines. Assommés par les deux buts belges, les Américains n’ont eu besoin que de deux minutes pour se relancer. Le temps de changer de côté, et de faire entrer Julian Green. Sur son premier ballon, le joueur du Bayern Munich a profité d’une ouverture parfaite de Bradley pour tromper Thibaut Courtois d’une reprise de volée du droit (107e).
Fidèles à leur réputation, les joueurs de Jurgen Klinsmann ont tout donné pour revenir au score. Leur belle combinaison sur un coup-franc à 25 mètres a pris en défaut toute la défense belge et il a fallu une parade décisive de Courtois pour éviter l’égalisation (115e).
Au terme d’une rencontre exceptionnelle d’intensité, la Belgique se qualifie pour le deuxième quart de finale de son histoire.
Épopée du Rugby Belge: Près d'une Qualification Historique
Pour un petit point, la Belgique est passée à côté d'une qualification historique pour la Coupe du monde 2027. Au coup de sifflet final, certains se sont effondrés. D’autres n’ont pas pu retenir leurs larmes. Pour un point, la Belgique a raté la qualification pour la Coupe du monde 2027 en Australie. Cela aurait été historique pour un rugby belge en pleine expansion.
Mardi, à Dubaï, les Black Devils ont concédé un match nul contre les Samoa (13-13), un résultat qui a permis à l’île du Pacifique de terminer première (12 pts) du Final Qualification Tournament, un petit point devant la Belgique (11). Et donc d’arracher in extremis le dernier billet qualificatif pour le Mondial 2027. Un scénario tellement cruel pour la Belgique.
« C’est cruel », appuie auprès d’Actu Rugby David Begu, l’entraîneur de la touche. « Si nous avions pris une branlée et qu’il n’y avait jamais eu match, nous aurions été déçus bien sûr, mais là c’est vraiment frustrant et très dur car nous les avons tenus tout le match et nous avons dépensé une énergie folle », rajoute le pilier droit d’Albi Jean-Baptiste De Clercq.
Ce dernier enchaîne : « Tu as des mecs qui vont arrêter car ils sont trop vieux, c’est très dur car on a l’impression que nous avons loupé une aventure qui aurait pu se prolonger ». Bégu, également entraîneur des avants de Bourg-en-Bresse (Nationale), évoque pour sa part « les flash-backs » qu’il a eus au coup de sifflet final. « Il y a notamment ce match contre la Namibie où on ne prend pas le bonus offensif ».
Jean-Baptiste De Clercq n’a pas éludé « la tristesse immense » présente dans le vestiaire quelques minutes après le coup de sifflet final. « C’était au-delà de la tristesse : les mecs étaient effondrés« , rapporte David Bégu. "C'est la dernière fois que ce groupe-là était ensemble. Et pour moi, il est magique. C'est même une famille, ce ne sont pas juste des coéquipiers. Nous sommes montés sur le terrain avec des gens que nous aimons. Nous avons vécu tellement de choses.
Cette déception, elle est logique, mais la Belgique ne veut pas rester tête basse. « Il y a deux ans, ça a commencé par une tournée tous ensemble au Chili, au Brésil, au Paraguay, aux États-Unis, au Canada : cela restera des souvenirs à vie, mais avec un goût amer », dit De Clercq. « J’ai rencontré tellement de belles personnes : jamais je n’aurais imaginé vivre ça. Des mecs, ça ne fait que deux ans que je les connais, mais ce sont des frères pour moi. Cette équipe est magique, elle te donne envie de te dépasser ».
Le mot « famille » est même lâché. « Nous sommes tous unis. Nous représentions le peuple belge, et j’en étais très fier même si je suis français », souligne le spécialiste de la touche David Bégu.
Un Travail Acharné
Pour en arriver là, il est indispensable de souligner « le travail de fou » abattu depuis deux ans par le staff mené par Laurent Dossat. « Un grand manager », tient à dire David Bégu. Un travail minutieux même pour l’approche de ce tournoi de la dernière chance : « Nous avons cravaché, peu dormi pour que les joueurs soient dans le confort et se régaler sur le terrain ».
Bégu de poursuivre : « Nous avons quasiment tout planifié à la minute près. Nous sommes allés jusqu’au bout du détail. Nous avons joué tous les 5 jours, et ce que les joueurs ont réussi à produire malgré ce rythme fou, c’est du jamais vu ! Tellement les mecs se sont investis, les données GPS ont explosé ».
Cet investissement général des joueurs, il peut se symboliser par la perte de 24 kilos d’un des leurs afin d’être à 100% pour ces joutes face à la Namibie, le Brésil et les Samoa. « Les joueurs ont répondu présent dans leur travail et leur préparation. Personne ne nous attendait à ce niveau-là, et pourtant nous avons existé. La leçon, c’est que le travail paie. La Belgique a vécu une aventure extraordinaire depuis deux ans. Au pays, les Black Devils ont eu une visibilité jamais atteinte, ayant leurs trois matchs diffusés sur la chaîne nationale.
Et en France, certains se sont pris d’intérêt pour les Belges. « Plein de gens en France m’ont envoyé des messages en me disant qu’ils avaient hâte de nous découvrir, et on sait que plein de monde nous a regardés », avoue David Bégu. « Nous avons prouvé que nous existons. Il y a 10 ans, beaucoup se posaient la question de savoir si ce sport était pratiqué en Belgique. Aujourd’hui, on va nous voir différemment », savoure le pilier droit Jean-Baptiste De Clercq.
« Nous espérons que cela va ouvrir la porte à la prochaine génération et de continuer à rêver d’une qualification en Coupe du monde ». Et le pilier d’envoyer un message final : « Désormais, c’est à la Fédération de faire en sorte que le rugby grandisse au pays. Nous, nous avons tout donné pour permettre de rêver, maintenant il faut continuer à faire vivre ce rêve. Il y a de plus en plus de licenciés, c’est de plus en plus apprécié.
Curaçao Écrit l'Histoire en Se Qualifiant pour la Coupe du Monde 2026
Ce mardi 18 novembre, la petite île de Curaçao a écrit l’une des plus belles pages de son histoire sportive. En obtenant un match nul en Jamaïque (0-0), la « Blue Wave » s’est qualifiée pour la première fois pour une Coupe du monde.

Si un point suffisait à Curaçao, les hommes du sélectionneur néerlandais Dick Advocaat (78 ans) n’ont pas tremblé en tenant la Jamaïque en échec (0-0) dans le groupe B des éliminatoires de la zone Concacaf. Interrogé juste après cette qualification, Gilbert Martina, président de la fédération de football de Curaçao n’a pas caché son émotion. « Après 21 ans, nous avons pu mener à bien le projet de Coupe du monde que nous avions lancé en 2004.

Les supporters curaciens étaient venus en nombre à Kingston pour assister à la qualification de Curaçao. « Nous avons déjà gagné la Coupe du monde ! La sélection curacienne a réalisé un authentique exploit en terminant invaincu (7 victoires, 3 nuls) des qualifications de la zone Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes pour ce Mondial 2026.

Avec 158 000 habitants - soit l’équivalent de la ville d’Angers - pour 444 km², Curaçao est devenu le pays le moins peuplé qualifié dans l’histoire de la Coupe du monde. Avec cette qualification, Curaçao devient la quatrième sélection à participer pour la première fois à la Coupe du monde 2026 après l’Ouzbékistan, la Jordanie et le Cap-Vert. Nul doute que toute l’île attendra avec impatience le tirage au sort prévu le 5 décembre prochain où Curaçao, 82e au classement Fifa, figurera dans le chapeau 4.