Histoire et évolution du Beauvais Hockey Club

Le Beauvais Hockey Club, également connu sous le nom des Bellovaques, est un club de hockey sur glace basé à Beauvais, dans la région des Hauts-de-France. Son histoire est marquée par des débuts modestes, des défis surmontés et une ambition constante de développement.

Dans la petite famille du hockey sur glace français, voici l’un des derniers-nés : le Beauvais Hockey Club. Au sud de la Picardie, à 55 minutes de route d’Amiens, Compiègne et Cergy-Pontoise, les Bellovaques (du nom du peuple gaulois qui a donné son nom à la préfecture de l’Oise) ont sorti les crosses en 2020, et sont affiliés à la FFHG depuis 2022. Ils font cette saison leurs débuts en Trophée Fédéral.

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Les débuts du club

Le club a été fondé en 1972 sous l’égide du Beauvais Olympique Université Club (BOUC), un club omnisports important de la ville et de l’agglomération qui comptait de nombreuses sections. Le hockey s’est développé dans le cadre d’une pratique loisir, familiale et amicale.

En 1985, lors d’une AG à laquelle je participais (j’avais 20 ans !), le projet du comité directeur de l’époque a été remis en cause. En effet, l’équipe première du club évoluait en Nationale 3 et les dirigeants ne souhaitaient pas monter au niveau supérieur. Oui, j’étais jeune et j’avais envie d’évoluer dans un club qui proposait un véritable projet sportif.

Nous nous sommes donc retrouvés une vingtaine de joueurs, sans terrain (nous nous entraînions et jouions sur les installations du BOUC), sans reconnaissance, ni aide de la ligue régionale, bref sans rien d’autre que notre envie de vivre ensemble notre passion du hockey. L’aventure a très bien démarré et nous sommes montés en Nationale 2 dès la fin de la saison 85/86. Les années suivantes nous ont permis de prétendre au niveau Nationale 1B de l’époque.

Malheureusement, cette progression a été stoppée net en 1989, pour quelques jeunes non licenciés dans les délais, ce qui était une stricte condition fédérale pour évoluer à ce niveau. L’équipe a implosé, les meilleurs joueurs sont allés jouer dans des clubs de la région parisienne, d’autres ont arrêté. Pour ma part, je suis allé jouer à St Germain. Oui, avec la création d’une école de hockey composée d’une vingtaine de gamins qui se retrouvaient le mercredi toujours sur le terrain du BOUC.

En 2017, le BOUC, club omnisport, a disparu de la ville de Beauvais. Nous nous sommes alors redirigés vers une autre structure omnisport locale, à savoir l’ASPTT Beauvais football ou les infrastructures sont installées dans un village de l’agglomération Beauvaisienne, Saint-Martin-le-Nœud.

Avec l’ASPTT, les communes de Saint-Martin-le-Nœud et de Beauvais, l’agglomération du Beauvaisis et la F.F.H, nous avons validé la construction d’un tout nouveau terrain synthétique arrosé, éclairé 500 lux, de couleur bleue, avec une moquette identique à celle des JO de 2024.

Équipé de vestiaires, d’une tribune et d’un club-house de plus de 100m2, ce nouveau terrain est situé sur la commune de Saint-Martin-le-Nœud et sa construction vient de débuter , pour se terminer au plus tard en juin 2023. Bien sûr, et surtout nouvelle dynamique pour le hockey beauvaisien !

Un nouveau départ en 2020

« Il est né avec la construction de la patinoire en 2019 (il n’existait auparavant à Beauvais qu’une patinoire ouverte uniquement l’hiver, au parc Marcel-Dassault, N.D.L.R.). Dès l’ouverture, la direction de la structure a créé deux associations sportives, le Skating Club et le Beauvais Hockey Club. Elle a voulu ensuite que les clubs prennent leur autonomie. On a pris notre indépendance avec l’élection d’un nouveau bureau en juin 2024.

Le Beauvais Hockey Club, connu sous le nom Les Bellovaques, connaît une nouvelle ère de dynamisme et de croissance grâce à la prise en charge par un nouveau bureau dévoué. Grâce à ces nouvelles sections, le club compte désormais 75 licenciés, soit une augmentation impressionnante de 67 % par rapport à la même période l’année dernière. Pour assurer un encadrement de qualité, le club a également mis l’accent sur la formation de ses entraîneurs, envoyant plusieurs d’entre eux suivre des formations spécialisées.

« C’est un bel outil. On peut accueillir des spectateurs dans un gradin sur l’un des côtés. On avait même 96 personnes lors de notre dernier match. On dispose de trois vestiaires, dont un pour les arbitres. Il y a une mezzanine avec un bar-restaurant. Elle est fonctionnelle, et elle est bien adaptée à nos besoins. En juin dernier, on a organisé un tournoi. Huit équipes étaient présentes, et on avait assez de place pour tout le monde !

« On joue dans la Conférence Nord-Ouest, en L3. On démarre doucement, tout en bas de l’échelle. On s’était renseigné sur le niveau avant de se lancer, on avait joué contre des équipes de Compiègne, Amiens, Rouen… On a gagné notre premier match de championnat (13-3 contre Cléon 3, N.D.L.R.). On verra ce que donne la suite.

« On profite de la proximité d’Amiens et Compiègne, et on arrive à attirer quelques joueurs de bon niveau. À commencer par notre entraîneur, Rémy Feuillet. On compte 79 licenciés. Certains n’avaient jamais mis un patin sur la glace avant de nous rejoindre, d’autres ont évolué ailleurs dans les catégories de jeunes et viennent reprendre le hockey doucement. On a deux équipes, celle qui joue en Trophée Fédéral et une seconde composée de débutants. Mais on s’entraîne tous ensemble. L’idée, c’est que les meilleurs tirent le reste du groupe vers le haut.

« On espère monter et aller chercher un jour la D3. Plus haut, ce sera compliqué. Déjà, avancer en Trophée Fédéral et atteindre la L1, ce sera un bel accomplissement. On espère réussir en 2026. On avance petit à petit, on a accueilli des joueurs qui ont comblé nos lacunes défensives. On est très très loin de la D3, mais pourquoi pas, un jour, y monter ? La feuille de route, c’est déjà d’inscrire le club dans le temps. Qu’il continue un jour où le bureau actuel (présidé par Franck Chollet, avec Fernandez Rayar comme secrétaire, N.D.L.R.) décidera de passer la main.

« Ce club, c’est une famille. On est soudés. On mange ensemble, on échange, peu importe le niveau. On est une jeune association, on ne connaît pas la routine. C’est une toute nouvelle aventure qui démarre ! Et on emmène tout le monde avec nous. Pour nous, membres du bureau, la porte est toujours ouverte et on écoute tout le monde.

« C’est surtout grâce au bouche-à-oreille. On distribue des bons d’essai dans les cours de récré ! On essaye de communiquer sur les réseaux sociaux. Ça marche pas mal : on est à +70% en nombre de licenciés, et on a de plus en plus de spectateurs. Et ce n’est pas que la famille des joueurs. Il y a aussi des personnes qui viennent par curiosité. Et les retours sont bons.

« On a de très bonnes relations avec Amiens et Compiègne, les deux autres clubs picards. Tout cela se passe en bonne intelligence. Si on repère des bons jeunes chez nous, on les envoie à Amiens ou Compiègne où ils pourront mieux progresser. On a eu le cas récemment avec deux enfants et une féminine.

« Oui. Et on les soigne, parce que c’est eux qui vont faire le club. Nous n’avons pas une grosse trésorerie, mais on investit peu à peu pour eux. On a formé avec la FFHG trois personnes pour les encadrer, avec Rémy Feuillet. Actuellement, on a 37 licenciés mineurs, et notre plus jeune joueur à 5 ans.

« On a besoin et on recherche des sponsors. La Ville subventionne nos heures de glace. Si des entreprises locales veulent nous rejoindre, nous les accueillons avec plaisir !

Je gère l’encadrement des jeunes et des seniors, accompagné de Vincent Amiard, un joueur de notre équipe 1. Mon épouse Christelle est présidente de la section Hockey et je suis vice-président de l’ASPTT. Notre section comporte 52 licenciés, moitié adultes et moitié jeunes à partir de 6 ans. Les jeunes participent à des plateaux en Ile de France. Notre équipe 1 masculine joue en Régionale 1 sur gazon et en Nationale 3 en salle (avec une montée en N2 pour la saison prochaine).

Oui, c’est formidable de voir, enfin, aboutir ce projet de nouveau terrain.

Si je vous résume rapidement… le département de l’Oise a souhaité développer des infrastructures durables dans le cadre des Centres de Préparation aux JO Paris 2024.

Nous souhaitons être base arrière des JO de Paris en accueillant une équipe nationale, nous ne sommes qu’à 1h00 de Colombes ! Nous visons 150 licenciés dans 3 ans grâce à l’embauche d’un éducateur susceptible d’aller à la rencontre des enfants dans les écoles alentours. Nos enfants vont enfin pouvoir accueillir des plateaux et des matchs à Beauvais, développant ainsi avec les parents une véritable ambiance de club.

L’A.S.P.T.T est un club omnisports, qui existe depuis 1948, présidé par Frédéric SEGRETAIN et implanté à Saint Martin. En constante progression, le nombre de licenciés est aujourd’hui de 446 dont 246 enfants de moins de 13 ans (dont une centaine de filles !). Le club a, de plus, passé convention avec le club professionnel beauvaisien de l’ASBO et est donc reconnu vivier de jeunes pour ce dernier. Notre commune met à la disposition de l’A.S.P.T.T, le stade Jean Luc GODEFROY et ses infrastructures.

J'ai bientôt 58 ans, je suis marié avec Christelle et nous avons deux enfants, Maxime et Alexandra, tous les deux joueurs de Hockey, bien sûr ! Je suis Chef de produits dans une société américaine distribuant du matériel servant à la sécurité et je gère en particulier les gammes de contrôle d'accès, Incendie et Sonorisation Pro. J'ai découvert ce sport à l'âge de 13 ans dans mon quartier lors d'initiations le mercredi après-midi.

Le Beauvais Hockey Club s’apprête également à entrer en compétition.

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