Le beach-volley, ou volley-ball de plage, est un sport collectif opposant deux équipes composées de deux joueurs, séparées par un filet, s’affrontant avec un ballon qu’ils se renvoient à l’aide des mains. Ce sport est un dérivé du volley-ball. Mis en lumière grâce aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 le beach-volley est un sport spectaculaire et passionnant, idéal pour les amateurs de soleil et de sable.
Que vous soyez joueur ou spectateur, il est important de connaître les règles du Beach Volley pour l’apprécier pleinement. Au pied de la tour Eiffel, venez plonger vos pieds dans le sable des terrains de beach-volley pendant les Jeux olympiques JO PARIS 2024. Alors, si vous voulez comprendre les exploits d'Anouk Vergé-Dépré, ou que vous voulez juste comprendre les différences qui existent entre les deux sports, ce guide est fait pour vous. Vous n'avez plus qu'à vous ériger comme le roi des terrains de beach-volley sur la plage cet été.
Connaître les zones, les positions et les rôles des joueurs | Volley-Ball
Les Fondamentaux du Jeu
Le beach volley est un sport joué par deux équipes de deux joueurs/joueuses sur un terrain de sable divisé par un filet. Le but du jeu est de retourner le ballon au-dessus du filet dans le camp adverse, à l’intérieur des lignes de jeu et de prévenir que l’adversaire fasse de même. Chaque équipe a le droit de frapper le ballon trois fois pour le renvoyer dans le camp adverse, incluant la touche de contre. Au beach, l’équipe qui gagne l’échange marque un point (pointage continu). Chaque équipe a le droit de servir.
Dimensions du Terrain et Hauteur du Filet
Le terrain de beach-volley mesure 16 mètres de long et 8 mètres de large. Il est entouré d’une zone libre d’au moins 3 mètres. Le filet est placé à une hauteur de 2,43 mètres pour les hommes et 2,24 mètres pour les femmes.

Dimensions d'un terrain de beach-volley
Composition des Équipes et Déroulement du Match
Au Beach Volley se joue à 2 contre 2. Chaque équipe est composée de deux joueurs. Un match se joue en 2 sets de 21 points, le tie-break (si nécessaire) en 15 points. Chaque équipe dispose de 3 contacts. Une seule tentative de service est permise.
Un match se joue au meilleur des 3 sets. Concrètement, il faut remporter 2 sets pour gagner le match. Chaque set se joue en 21 points, sauf le troisième set éventuel qui se joue en 15 points.
Les Touches de Balle et le Service
Le service est l’action de mettre la balle en jeu. Le serveur se place derrière la ligne de fond et frappe la balle pour l’envoyer dans le camp adverse. La réception est l’acte de contrôler la balle après le service. Chaque équipe dispose de trois touches pour renvoyer la balle.
Combien de touches de balles sont autorisées au Beach ?
Au Beach-volley, chaque équipe est composée de 2 joueurs. Ces deux équipes s’affrontent en se renvoyant la balle chacune leur tour, mais elles n’auront le droit qu’à trois touches de balles maximum.
Attention, contrairement au volleyball où le contre n’est pas pris en compte dans le nombre de touches, au beach-volley il est compris. C’est-à-dire que, si un joueur contre l’attaque de l’autre équipe, il ne reste plus que deux touches à son équipe pour renvoyer le ballon de l’autre côté. Cependant, le joueur ayant fait le contre, aura le droit de frapper le ballon lors de la seconde touche.
À quel moment servir ?
Lorsque l’équipe qui est au service, manque son service ou perd le point, c’est à l’équipe adverse de servir. Les joueurs serviront chacun leur tour, c’est le système de rotation ! A retenir aussi que les 2 équipes sont amenées à changer de côté tous les 7 points lors des deux premiers sets et tous les 5 points lors de la manche décisive, de façon à équilibrer le jeu.
La touche de balle Au Beach, le ballon doit être frappé nettement ou touché avec le dos de la main (Exemple du “Snake”) mais ne doit surtout pas être tenu. Le contact doit être "propre". Donc : - pas d'attaque feintée avec les bouts de doigts, main ouverte - une relance et une réception ne peuvent se faire en passe en touche haute.
Différences Clés Entre Beach-Volley et Volley-Ball
Le beach volley lui fait son apparition à Santa Monica en Californie dans les années 1920. Bien que présent depuis de nombreuses années, ce n'est qu’en 1992 à Barcelone que le sport connaît un véritable essor médiatique. L’année suivante, la FIVB met en place un championnat mondial de beach-volley féminin.
Les principales différences entre ces deux sports sont que le beach volley se joue en général à l’extérieur sur un terrain recouvert de sable et que chaque équipes est composée de deux joueurs. Au fur et à mesure des années, des variantes du volley ont émergé, surtout grâce à la pluralité de surfaces disponibles. La plus connue n’est autre que celle l'on pratique entre coups de soleil et canette fraiche : le beach-volley.
Tableau Comparatif : Volley-ball vs. Beach-volley
| Caractéristique | Volley-ball | Beach-volley |
|---|---|---|
| Nombre de joueurs par équipe | 6 | 2 |
| Terrain | 9m x 18m | 8m x 16m |
| Remplacements | 6 remplaçants possibles par set | Aucun remplacement |
| Positionnement | Contraintes de positionnement | Libre |
| Arbitrage | Obligatoire | La plupart du temps, il n’y a pas d’arbitre |
| Touches | Le bloc ne compte pas comme une touche | Le bloc compte comme une touche |
Autres Règles et Particularités
Les pénétrations dans le côté adverse sont permises si on ne gène pas l’adversaire : c’est interdit au volley. Au beach-volley les joueurs sont libres sur le terrain et n’ont pas de contrainte de positionnement, contrairement à leurs homologues en salle. Il y a un changement de côté après 7 ou 5 points (dépend du set) au beach-volley, cela n’existe pas au volley. A la différence du jeu en salle, une touche de balle lors d’un contre est comptée comme une touche, et l’équipe ne dispose alors plus que de 2 touches pour renvoyer le ballon chez l’adversaire.
Comment compter les points ?
Le match se joue en deux sets gagnants. Les deux premières manches se jouent en 21 points alors que le set décisif se joue en 15 points seulement, on appelle ça le Tie break. Il faudra également qu’il y ait toujours deux points d’écart pour remporter la manche.
Anecdotes et Histoire du Beach-Volley
C’est en Californie sur les plages de Santa Monica, que le beach-volley fait son apparition au début des années 1920. Aux Jeux Olympiques, ce n’est qu’en 1992 à Barcelone que ce sport sera intronisé en démonstration d’abord avant de devenir une épreuve à part entière lors de l’édition de 1996 à Atlanta. Créé sur les plages de Californie, il est donc logique que ce sport soit dominé en grande partie par les Américains. En sept épreuves olympiques jusque-là, les États-Unis ont amassé 3 médailles d’or (avec deux équipes en finale en 1996). Le Brésil a également empoché 6 médailles dont deux en or (2004 et 2016). Les champions en titre sont les Norvégiens avec Anders Mol et Christian Sorum. Chez les femmes, ce sont également les États-Unis qui raflent tout ou presque. April Ross et Alexandra Klineman ont rapporté la quatrième médaille d’or à leur pays lors des derniers jeux.
L'intégration des femmes a connu une évolution notable depuis les débuts de ce sport. Initialement dominé par des hommes, le beach-volley féminin a pris de l'ampleur suite à la reconnaissance croissante de la participation des femmes dans les compétitions sportives internationales. Dès les années 1990, avec la professionnalisation du Volley-ball de plage et son inclusion aux plus grandes compétitions, le beach-volley féminin a commencé à gagner en visibilité et en respect dans ce domaine. Cela a permis d'augmenter les opportunités de compétition au même titre que le sexe opposé, et a ouvert la porte à de nombreux talents féminins sur les plages de la scène mondiale.
Les équipes féminines ont montré un niveau de compétence et de compétitivité exceptionnel, rivalisant avec leurs homologues masculins et remportant de nombreux titres lors de compétitions prestigieuses comme les Championnats du Monde par exemple. Aujourd'hui, le beach-volley féminin est non seulement un sport reconnu et admiré, mais il continue aussi de lutter pour une plus grande égalité et reconnaissance pour les sportives, en dépit de divers défis et obstacles.

Femmes jouant au beach-volley
Les Jeux Olympiques de Paris 2024
Discipline olympique depuis 1996 (il était sport de démonstration en 1992), le beach-volley regroupera, aux JO de Paris, 48 équipes, soit 92 athlètes représentant 23 pays. Côté français, on retrouve 8 qualifiés (soit 4 paires, 2 duos chez femmes et 2 duos chez les hommes). Depuis sept éditions, les États-Unis et le Brésil trustent le podium, faisant des nations les grandes favorites chez les hommes et chez les femmes pour cette édition.
La compétition débute par une phase de groupes avec six poules de quatre paires. Les premiers et deuxièmes sont qualifiés pour les phases à élimination directes ainsi que les deux meilleurs troisièmes. Les autres troisièmes disputent un tour de repêchage (phase des lucky losers), d’où sortiront les deux derniers qualifiés. Les équipes se retrouvent ensuite en huitième de finale, puis viennent les quarts, les demi-finales, la petite finale et le dernier jour la finale accompagnée de la cérémonie de remise des médailles.
Si vous assistez à un match cet été au Champ de Mars, faites attention à ces détails qui différencient le volley en intérieur du beach-volley. Un match se joue toujours en extérieur, les joueurs doivent s’adapter aux conditions imprévisibles : vent, soleil, pluie, ce qui peut influencer le jeu. Heureusement, les joueurs changent de côté du terrain tous les 7 points au cours de chaque set, ils n’ont pas de position attitrée, seul l’ordre au service doit être respecté.
Sur le terrain, pas de coachs, ni de remplaçants, les quatre joueurs (deux par équipes) sont les seuls présents. Pour encadrer les rencontres, les sélectionnés seront entourés de deux juges de ligne (parfois quatre) et de deux arbitres. Le filet qui sépare le terrain a une différence de 19 cm selon le match féminin (2m24) ou masculin (2m34), mais vous ne retrouvez pas de ligne centrale. Cette règle a été érigée pour ne pas gêner le jeu de l’adversaire.
Le ballon est légèrement plus grand (plus 2 cm avec une circonférence de 66-68cm) que celui du volley indoor (65-67 cm). La compétition commencera au pied de la Tour Eiffel le 27 juillet 2024. Le premier tour aura lieu jusqu’au 3 août. Ensuite les huitièmes de finale se disputeront le 4 et le 5 suivi des quarts le 6 et le 7.
Règles Vestimentaires et Laïcité
Le beach-volley, discipline olympique depuis 1996, est un sport qui se joue traditionnellement en bikini pour les femmes et en short pour les hommes. Cependant, les règles vestimentaires ont évolué pour tenir compte des diversités culturelles et religieuses. Cette évolution soulève des questions complexes liées à la liberté individuelle, aux valeurs culturelles et à la laïcité, particulièrement en France.
Histoire et évolution des règles vestimentaires
Le beach-volley a fait son apparition au début des années 1920 sur les plages de Santa Monica, en Californie. Il est devenu une épreuve olympique à part entière en 1996, lors des Jeux d'Atlanta. Traditionnellement, le beach-volley féminin a été associé à une image de joueuses en bikini, une tenue considérée pratique et emblématique de ce sport de plage.
Cependant, afin de promouvoir la discipline dans l'ensemble des pays, y compris les plus conservateurs, la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) a assoupli ses règles en 2012, avant les Jeux de Londres. Les joueuses peuvent désormais porter un legging long ou un bermuda descendant jusqu'à 3 centimètres au-dessous du genou, et revêtir un tee-shirt, à manches courtes ou longues. Cette modification a été introduite pour répondre à des motifs religieux ou culturels, permettant ainsi à des athlètes de différentes origines de participer sans compromettre leurs convictions.
Les règles actuelles de la FIVB
Le règlement sportif de 2016 édicté par la fédération internationale précise, en plus des habituelles brassières dévoilant le nombril, le type de tenues autorisées en raison de « croyances religieuses ou culturelles. » Les athlètes peuvent ainsi jouer les jambes entièrement couvertes, et porter des manches allant jusqu'aux poignets.
En pratique, ce fut surtout en raison de la météo londonienne pas vraiment clémente que les beach-volleyeuses durent se couvrir lors des Jeux d'été de 2012. Chaque équipe prévoit ainsi les tenues de ses joueuses, en accord avec la réglementation de la FIVB. Un impératif cependant : les deux joueuses doivent porter la même tenue sur le terrain. Les beach-volleyeuses des équipes du Costa Rica, du Venezuela, d'Espagne ou encore d'Argentine ont également joué les épaules (et/ou les jambes) couvertes.
Lors de leur victoire face aux Allemandes ce lundi soir, les Françaises Lézana Placette et Alexia Richard portaient un short et une brassière, étant l'une des rares équipes à ne pas avoir de bikini pour le tournoi de beach-volley féminin aux Jeux olympiques de Paris.
Controverses et débats
L'assouplissement des règles vestimentaires a suscité des débats passionnés. Certains y voient une entorse à un des principes fondamentaux des Jeux, la neutralité. L'article 50-2 de la charte olympique interdit en effet toute « sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale […] dans un lieu, site ou autre emplacement olympique. »
D'autres estiment que laisser les joueuses concourir vêtues de tenues couvrantes ou voilées favorise la participation des athlètes femmes, mais ne fait d'ailleurs pas consensus au sein des mouvements féministes, qui y voient une légitimation d'un instrument de domination de la femme. Pour Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des femmes, « découvrir les femmes pour des raisons commerciales ou les couvrir pour des raisons religieuses, c'est les considérer comme des objets sexuels. Le sport, censé être le langage universel par excellence, devient l'outil de transmission de stéréotypes et de relativisme culturel ».
Par ailleurs, le beach-volley souffre d'une image hypersexualisée, véhiculée notamment par sa couverture médiatique. Une étude réalisée durant les Jeux d'Athènes en 2004 montrait ainsi que respectivement 20 et 17% des images diffusées lors des épreuves de beach-volley féminin étaient des plans serrés sur la poitrine ou sur le fessier des joueuses. Pourtant, plusieurs beach-volleyeuses défendent le port du bikini. Sa compatriote Jen Kessy affirmait de son côté en 2012 qu'on ne la verrait jamais en short sur un terrain, également en raison du sable qui aurait une fâcheuse tendance à finir dans les poches. Les joueurs masculins de beach-volley concourent pourtant dans cette tenue, et en débardeur.
Le cas de Doaa Elghobashy
L'athlète égyptienne Doaa Elghobashy, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016 en portant un hijab, est un exemple emblématique de cette évolution. Une photo d'elle, opposée à une joueuse allemande en bikini, a été interprétée de diverses manières, symbolisant à la fois l'esprit olympique du vivre-ensemble et un prétendu « choc des cultures ».

Doaa Elghobashy aux JO de Rio 2016
Doaa El-Ghobashi ne s'est pas vu imposer le voile islamique par sa fédération. Sa coéquipière, Nada Moawad, jouait d'ailleurs tête nue, le port du voile n'étant pas obligatoire en Egypte (même s'il est majoritaire). Finalement éliminées par l'Allemagne, les deux athlètes étaient les premières Egyptiennes à participer aux JO dans cette discipline. Doaa El-Ghobashi, qui s'est exprimée à plusieurs reprises dans les médias sur le sujet, a d'ailleurs expliqué qu'elle avait « doublement vérifié que la liberté de tenue était d'application dans ce sport » avant de s'y consacrer.
Doaa Elghobashy, qui participe aux Jeux olympiques de Paris 2024 en leggings et en portant un hijab, a fait part de son incompréhension concernant l'interdiction imposée à l'équipe de France. C'est une interdiction qu'elle ne comprend pas et elle n'a pas manqué de le faire savoir. Alors qu'elle peut disputer ses matchs en portant son hijab, la beach volleyeuse égyptienne Doaa Elghobashy a évoqué la différence de traitement avec les athlètes françaises qui, elles, ne peuvent pas prendre part aux Jeux dans cette tenue. "Je veux jouer avec mon hijab, elle veut être en bikini - tout est ok, que l'on veuille être nue ou porter un hijab. Il faut simplement respecter les différentes cultures et religions", a-t-elle déclaré auprès du journal suédois Expressen jeudi. La joueuse égyptienne et sa coéquipière Marwa Abdelhady participent au tournoi olympique en leggings, avec des manches longues et un foulard hijab. Elles se sont inclinées jeudi contre les Espagnoles Liliana Fernández Steiner et Paula Soria Gutiérrez, toutes deux en bikini. "Je ne vous dis pas de porter un hijab et vous n'avez pas à me dire de porter un bikini. Personne n'a le droit de m'imposer comment m'habiller.
La position de la France et la laïcité
En France, le principe de laïcité est au cœur des débats sur le port de signes religieux dans le sport. En vertu de ce principe, le pays-hôte a interdit à ses athlètes - et seulement aux siennes,- de porter le hijab et le voile aux Jeux olympiques de Paris. Une mesure qui concerne notamment le football, le basket, le volley et la boxe et qui a largement été critiquée. Amnesty International s'en était notamment indigné et avait même écrit au CIO pour lui demander d'intervenir. "Les interdictions imposées par les autorités sportives françaises sont discriminatoires et empêchent les athlètes musulmanes qui choisissent de porter le hijab de faire valoir leur droit humain de faire du sport sans quelconque discrimination.
Cette interdiction a suscité de vives réactions et a soulevé des questions sur la compatibilité entre la laïcité et la liberté religieuse. La Fédération française de volley (FFvolley) s'apprête également à clarifier ses règlements relatifs au respect de la laïcité et de la « neutralité ». À la suite de sa soumission au conseil d'administration de l'instance, un nouveau « préambule des statuts » de la FFvolley doit être validé, selon nos informations, lors de la prochaine assemblée générale de l'instance, le 28 octobre, à Rungis (Val-de-Marne).
« C'est un rappel aux règles de la laïcité, nous confirme Éric Tanguy, le président de la FFvolley. Nous avons un contrat d'engagement de respect des valeurs républicaines avec l'État et la laïcité en fait partie. Tout est écrit de façon plus claire, ce qui n'était pas le cas auparavant. On respecte la règle 50 de la Charte olympique (concernant la « neutralité » du sport sur ses lieux de pratique) et la loi de la République. » Les contrevenants risqueront des « poursuites disciplinaires et/ou pénales ».
Ce nouveau texte, auquel L'Équipe a eu accès, rappelle d'abord l'interdiction de toute « discrimination » ou de toute « atteinte à la dignité d'une personne », en raison notamment de son « orientation sexuelle », de son « origine ethnique », de son « apparence physique » et de ses « convictions ou opinions ». Puis ce règlement se montre beaucoup plus précis, dans le cadre de « compétitions ou de manifestations organisées par la FFvolley », sur ce qui pourra faire l'objet de « poursuites disciplinaires et/ou pénales » pour les contrevenants. Ces interdictions concernent « tout discours ou affichage à caractère politique, idéologique, religieux ou syndical », « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale », « tout acte de prosélytisme ou manoeuvre de propagande » et « toute forme d'incivilité ».
Ces précisions réglementaires interviennent dans un contexte sensible, où ont donc émergé, dans quelques disciplines, des tensions liées à l'interdiction du port du voile en compétition.
Une disposition législative souhaitée sur le sujet
Tanguy s'appuie en outre sur la récente décision du Conseil d'État, consécutive à une requête des Hijabeuses, un collectif de footballeuses qui militent pour le droit de jouer voilées en compétition. Les jeunes femmes, abritées par une association, ont été déboutées fin juin : elles demandaient l'abrogation de l'article 1 des statuts de la FFF, qui interdit notamment « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».
Jean-Pierre Siutat, le président de la FFBB, expliquait mardi dans nos colonnes qu'il espérait une « disposition législative, peut-être un décret » du gouvernement sur la question. « C'est ce que nous souhaitons comme d'autres fédérations », ajoutait-il. Un souhait également partagé par son homologue Éric Tanguy, qui estime que « quand ça vient de l'État, c'est plus simple ».
Comme annoncé par L'Equipe le 19 octobre, la FFvolley a clarifié le préambule de ses statuts relatifs aux « principes de laïcité et de neutralité ». Cet ajustement réglementaire a été validé, à l'unanimité, lors de la dernière assemblée générale de l'instance, qui s'est déroulée le samedi 28 octobre à Rungis (Essonne). Le nouveau texte, qui rappelle d'abord l'interdiction de toute « discrimination » ou de toute « atteinte à la dignité d'une personne », en raison notamment de son « orientation sexuelle » ou de son « origine ethnique », s'étend ensuite sur ce qui pourra faire l'objet de « poursuites disciplinaires et/ou pénales » pour les contrevenants, dans le cadre de « compétitions ou de manifestations organisées par la FFvolley ».
Réactions et sentiments du public
Ceux qui fantasment encore sur le beach-volley féminin doivent quand même être un peu déçus devant leur téléviseur lors de cette édition de Paris 2024. Alors que le basket et le football connaissent des remous, au niveau amateur, sur la question de l'interdiction du port du hijab (voile islamique) en compétition, la Fédération française de volley s'apprête également à clarifier ses règlements relatifs au respect de la laïcité et de la « neutralité ».
Les réactions sur les réseaux sociaux montrent une diversité d'opinions, allant de commentaires sexistes à des réflexions sur la liberté individuelle et le respect des cultures. Morceaux choisis sur X : « Rien à branlé de la cérémonie mettez nous les putain de gros cul au beach volley putain » (sic) ; « Qui va regarder le volley Beach si il n y a pas des fesses à l’air ? » ; « Je peux pas regarder, j’ai beach volley. Bon cheval » ; « C’est quand même sympa le #BeachVolley aux #ParisOlympics2024 ! Ça incite à regarder », ce dernier post étant accompagné d’images TV montrant des joueuses allemandes en bikini…
Le choix vestimentaire des joueuses françaises
Bikinis, shorts, leggings… Si la question fait encore jaser hors des terrains, les joueuses de l’équipe de France considèrent que ce n’est plus un débat : elles revendiquent la liberté de s’habiller comme elles l’entendent. Adeptes de la jupe-culotte, Clémence Vieira et Aline Chamereau ont finalement opté pour le bikini dans ce tournoi olympique, le jugeant « plus sympa » esthétiquement que le short proposé. Lors des Jeux olympiques de Paris, la paire française porte un short et une brassière plutôt que le bikini, qui garde les faveurs de la majeure partie des autres concurrentes. Depuis les JO de Londres, les joueuses ont la possibilité de choisir. Devant son public, la paire française s'est donnée la mission "d'éduquer le public".