Le beach-volley, discipline olympique depuis 1996, a connu une évolution significative de ses règles vestimentaires. Traditionnellement associé au bikini pour les femmes et au short pour les hommes, ce sport a progressivement intégré des tenues plus couvrantes pour s'adapter aux diversités culturelles et religieuses. Cette évolution a suscité des débats passionnés, notamment en France, où le principe de laïcité est au cœur des discussions sur le port de signes religieux dans le sport.

Histoire et évolution des règles vestimentaires
Le beach-volley a fait son apparition dans les années 1920 sur les plages de Santa Monica, en Californie. Il est devenu une épreuve olympique à part entière en 1996, lors des Jeux d'Atlanta. Traditionnellement, le beach-volley féminin a été associé à une image de joueuses en bikini, une tenue considérée pratique et emblématique de ce sport de plage.
Du beach volley par tous les temps
Cependant, afin de promouvoir la discipline dans l'ensemble des pays, y compris les plus conservateurs, la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) a assoupli ses règles en 2012, avant les Jeux de Londres. Les joueuses peuvent désormais porter un legging long ou un bermuda descendant jusqu'à 3 centimètres au-dessous du genou, et revêtir un tee-shirt, à manches courtes ou longues. Cette modification a été introduite pour répondre à des motifs religieux ou culturels, permettant ainsi à des athlètes de différentes origines de participer sans compromettre leurs convictions.
En pratique, lors des Jeux d'été de 2012 à Londres, les beach-volleyeuses durent se couvrir en raison de la météo peu clémente. Chaque équipe prévoit ainsi les tenues de ses joueuses, en accord avec la réglementation de la FIVB. Les beach-volleyeuses des équipes du Costa Rica, du Venezuela, d'Espagne ou encore d'Argentine ont également joué les épaules (et/ou les jambes) couvertes.
Les règles actuelles de la FIVB
Le règlement sportif de 2016 édicté par la fédération internationale précise, en plus des habituelles brassières dévoilant le nombril, le type de tenues autorisées en raison de « croyances religieuses ou culturelles ». Les athlètes peuvent ainsi jouer les jambes entièrement couvertes, et porter des manches allant jusqu'aux poignets.
Un impératif demeure : les deux joueuses doivent porter la même tenue sur le terrain.

Controverses et débats autour de la neutralité et de la liberté individuelle
L'assouplissement des règles vestimentaires a suscité des débats passionnés. Certains y voient une entorse à un des principes fondamentaux des Jeux, la neutralité. L'article 50-2 de la charte olympique interdit en effet toute « sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale […] dans un lieu, site ou autre emplacement olympique. »
D'autres estiment que laisser les joueuses concourir vêtues de tenues couvrantes ou voilées favorise la participation des athlètes femmes, mais ne fait d'ailleurs pas consensus au sein des mouvements féministes, qui y voient une légitimation d'un instrument de domination de la femme. Pour Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des femmes, « découvrir les femmes pour des raisons commerciales ou les couvrir pour des raisons religieuses, c'est les considérer comme des objets sexuels. Le sport, censé être le langage universel par excellence, devient l'outil de transmission de stéréotypes et de relativisme culturel ».
Le cas emblématique de Doaa Elghobashy
L'athlète égyptienne Doaa Elghobashy, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016 en portant un hijab, est un exemple emblématique de cette évolution. Une photo d'elle, opposée à une joueuse allemande en bikini, a été interprétée de diverses manières, symbolisant à la fois l'esprit olympique du vivre-ensemble et un prétendu « choc des cultures ». Doaa El-Ghobashi ne s'est pas vu imposer le voile islamique par sa fédération. Sa coéquipière, Nada Moawad, jouait d'ailleurs tête nue, le port du voile n'étant pas obligatoire en Egypte (même s'il est majoritaire). Finalement éliminées par l'Allemagne, les deux athlètes étaient les premières Egyptiennes à participer aux JO dans cette discipline.
Doaa Elghobashy, qui participe aux Jeux olympiques de Paris 2024 en leggings et en portant un hijab, a fait part de son incompréhension concernant l'interdiction imposée à l'équipe de France. C'est une interdiction qu'elle ne comprend pas et elle n'a pas manqué de le faire savoir. Alors qu'elle peut disputer ses matchs en portant son hijab, la beach volleyeuse égyptienne Doaa Elghobashy a évoqué la différence de traitement avec les athlètes françaises qui, elles, ne peuvent pas prendre part aux Jeux dans cette tenue. "Je veux jouer avec mon hijab, elle veut être en bikini - tout est ok, que l'on veuille être nue ou porter un hijab. Il faut simplement respecter les différentes cultures et religions", a-t-elle déclaré auprès du journal suédois Expressen jeudi. La joueuse égyptienne et sa coéquipière Marwa Abdelhady participent au tournoi olympique en leggings, avec des manches longues et un foulard hijab. Elles se sont inclinées jeudi contre les Espagnoles Liliana Fernández Steiner et Paula Soria Gutiérrez, toutes deux en bikini. "Je ne vous dis pas de porter un hijab et vous n'avez pas à me dire de porter un bikini. Personne n'a le droit de m'imposer comment m'habiller.
La position de la France et la laïcité
En France, le principe de laïcité est au cœur des débats sur le port de signes religieux dans le sport. En vertu de ce principe, le pays-hôte a interdit à ses athlètes - et seulement aux siennes,- de porter le hijab et le voile aux Jeux olympiques de Paris. Une mesure qui concerne notamment le football, le basket, le volley et la boxe et qui a largement été critiquée. Amnesty International s'en était notamment indigné et avait même écrit au CIO pour lui demander d'intervenir. "Les interdictions imposées par les autorités sportives françaises sont discriminatoires et empêchent les athlètes musulmanes qui choisissent de porter le hijab de faire valoir leur droit humain de faire du sport sans quelconque discrimination.
Cette interdiction a suscité de vives réactions et a soulevé des questions sur la compatibilité entre la laïcité et la liberté religieuse. La Fédération française de volley (FFvolley) s'apprête également à clarifier ses règlements relatifs au respect de la laïcité et de la « neutralité ».
Un nouveau « préambule des statuts » de la FFvolley doit être validé, selon nos informations, lors de la prochaine assemblée générale de l'instance. « C'est un rappel aux règles de la laïcité, nous confirme Éric Tanguy, le président de la FFvolley. Nous avons un contrat d'engagement de respect des valeurs républicaines avec l'État et la laïcité en fait partie. Tout est écrit de façon plus claire, ce qui n'était pas le cas auparavant. On respecte la règle 50 de la Charte olympique (concernant la « neutralité » du sport sur ses lieux de pratique) et la loi de la République. » Les contrevenants risqueront des « poursuites disciplinaires et/ou pénales ».
Ce nouveau texte rappelle d'abord l'interdiction de toute « discrimination » ou de toute « atteinte à la dignité d'une personne », en raison notamment de son « orientation sexuelle », de son « origine ethnique », de son « apparence physique » et de ses « convictions ou opinions ». Puis ce règlement se montre beaucoup plus précis, dans le cadre de « compétitions ou de manifestations organisées par la FFvolley », sur ce qui pourra faire l'objet de « poursuites disciplinaires et/ou pénales » pour les contrevenants. Ces interdictions concernent « tout discours ou affichage à caractère politique, idéologique, religieux ou syndical », « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale », « tout acte de prosélytisme ou manoeuvre de propagande » et « toute forme d'incivilité ».
La FFvolley a clarifié le préambule de ses statuts relatifs aux « principes de laïcité et de neutralité ». Cet ajustement réglementaire a été validé lors de la dernière assemblée générale de l'instance.
Réactions et sentiments du public
Ceux qui fantasment encore sur le beach-volley féminin doivent quand même être un peu déçus devant leur téléviseur lors de cette édition de Paris 2024. Alors que le basket et le football connaissent des remous, au niveau amateur, sur la question de l'interdiction du port du hijab (voile islamique) en compétition, la Fédération française de volley s'apprête également à clarifier ses règlements relatifs au respect de la laïcité et de la « neutralité ».
Les réactions sur les réseaux sociaux montrent une diversité d'opinions, allant de commentaires sexistes à des réflexions sur la liberté individuelle et le respect des cultures.
Le choix vestimentaire des joueuses françaises
Bikinis, shorts, leggings… Si la question fait encore jaser hors des terrains, les joueuses de l’équipe de France considèrent que ce n’est plus un débat : elles revendiquent la liberté de s’habiller comme elles l’entendent. Lors des Jeux olympiques de Paris, la paire française porte un short et une brassière plutôt que le bikini, qui garde les faveurs de la majeure partie des autres concurrentes. Depuis les JO de Londres, les joueuses ont la possibilité de choisir. Devant son public, la paire française s'est donnée la mission "d'éduquer le public".

Accessoires Essentiels
Se pratiquant en extérieur, ce sport est donc soumis aux conditions climatiques. En effet, pour pouvoir s’entraîner ou bien participer à une compétition de beach-volley, il est nécessaire que le soleil soit au rendez-vous, ou du moins qu’il ne pleuve pas. Pour cette raison, il est important de prévoir les accessoires pour se protéger du soleil et l’éblouissement notamment.
- Lunettes de soleil
- Casquettes et visières
- Crème solaire
Afin de pouvoir jouer sans être gêné par le soleil et sauter sans appréhension pour rattraper les coups adverses, il existe des lunettes spécialement conçues pour la pratique de ce sport. La forme de ces lunettes a été pensée pour garantir un maintien optimal et ainsi vous accompagner durant toute la durée de vos matchs.
Parmi les accessoires incontournables des volleyeurs, on retrouve également les casquettes et les visières. Ces deux types de chapeaux permettent de vous protéger efficacement contre les rayons du soleil. Le choix entre une casquette et une visière va dépendre notamment de la longueur de vos cheveux. En effet, la visière sera plus adaptée pour les personnes avec des cheveux longs. Pour ce qui est des casquettes, il est important de choisir des modèles suffisamment légers et laissant passer l’air afin de ne pas avoir trop chaud durant vos matchs.
L’un des derniers accessoires indispensables des amateurs de beach-volley est la crème solaire. En effet, l’application d’une crème pour vous protéger contre les rayons du soleil est indispensable pour cette pratique sportive. Étant donné que vous n’êtes jamais à l’ombre lorsque vous jouez au beach-volley, le choix d’une crème solaire de qualité et très protectrice est donc particulièrement essentiel.
| Année | Règlement | Motifs |
|---|---|---|
| Avant 2012 | Bikini obligatoire | Tradition, pratique |
| 2012 | Autorisation de leggings, bermudas, tee-shirts | Motifs religieux et culturels |
| 2016 | Précisions sur les tenues autorisées pour motifs religieux et culturels | Adaptation aux diversités culturelles |