Le hockey sur glace, un sport de haute intensité et axé sur le contact, a subi une transformation extraordinaire en termes d'équipement au fil des ans. Le voyage de l'équipement de hockey a commencé de manière plutôt humble. Découvrons ensemble l'évolution de ce sport et l'impact de marques comme Bauer sur le marché français.

Les Débuts du Hockey et de l'Équipement
Le premier match de hockey officiel de l'histoire a été joué le 3 mars 1875 à Montréal, au Canada. Le jeu se jouait avec un palet en bois et des buts de deux mètres et demi de large. Cependant, pour la première fois, il était joué pendant des matchs d'une durée de 60 minutes, et la taille de la patinoire est restée pratiquement inchangée dans la LNH jusqu'à aujourd'hui.
Au début du hockey sur glace, les joueurs attachaient simplement des lames métalliques à leurs bottes de cuir ordinaires. Les premiers patins de hockey ont été créés dans les usines des marques qui dominent encore aujourd'hui le marché de l'équipement de hockey. Il est intéressant de noter que la même année, George Tackaberry a commencé à fabriquer des patins en peau de kangourou.
Après sa mort en 1937, CCM a repris les droits de fabrication de ces patins et depuis, les joueurs de hockey utilisent les CCM Tacks jusqu'à aujourd'hui. Les premiers bâtons de hockey étaient taillés dans une seule pièce de bois. Quelques années plus tard, la lame incurvée de la crosse de hockey a fait son apparition. À l'époque, les joueurs de hockey la comparaient à une banane.
L'Évolution de l'Équipement de Protection
Au fur et à mesure que le hockey progressait, la nécessité d'un équipement de protection est devenue plus évidente. Les protège-tibias, l'une des premières formes d'équipement de protection au hockey, ont été introduits dans les années 1880. Après la Seconde Guerre mondiale, les protecteurs en plastique et en fibre de verre ont été populaires.
Contrairement aux protections en cuir, ces protections protégeaient le joueur qui les portait, mais elles étaient dangereuses pour les joueurs adverses parce qu'elles étaient dures et inflexibles, de sorte que les collisions avec elles étaient très douloureuses. En 1961, un adversaire a déchiré un tendon à l'arrière de la jambe de Bernie Geoffrion des Canadiens de Montréal. Cela a entraîné non seulement l'ajout susmentionné d'une couverture en plastique à la lame du patin, mais aussi une modification du protège-tibia.
Le nouveau protège-tibia léger de CCM a été fabriqué à partir d'un matériau utilisé pour les gilets pare-éclats pendant la guerre de Corée. En ce qui concerne les épaulettes, le dos et les coudières, les premières indications sont apparues au début du 20ème siècle. Cyclone Taylor avait l'habitude de coudre des morceaux de feutre sous sa chemise.
Les casques au hockey étaient une chose rare dans les premiers temps du sport. Tout a commencé à changer avec la blessure d'Ace Bailey des Maple Leafs de Toronto en 1933. Après être entré en collision avec Eddie Shore de Boston, il est tombé sur la glace, s'est cogné la tête et a subi des blessures qui ont mis fin à sa carrière. L'élément déclencheur du débat sur le port obligatoire du casque de hockey a été le décès de Bill Masterton en 1968. Les premiers joueurs de hockey portaient des gants, mais principalement pour garder leurs mains au chaud. Les gants avec un pouce renforcé ont commencé à apparaître dans les années 1930.
L'Arrivée de Bauer et son Impact
Bauer a été fondé en 1927. La firme a notamment créé les premiers patins de hockey dont la lame était attachée à la chaussure. Elle s’est également diversifié dans le hockey en développant des protections.
La firme américaine Nike a annoncé par voie de presse qu’elle avait conclu un accord pour vendre sa filiale Bauer Hockey à un groupe d’investisseurs dirigé par Kohlberg & Company et le businessman canadien W. Graeme Roustan pour un montant de 200 millions de dollars en cash. Les repreneurs seraient des passionnés de hockey, Graeme Roustan est un ancien hockeyeur. On peut donc espérer ne pas voir la marque tomber dans l’oubli comme c’est arrivé lors de la vente de Salomon au groupe Amer Sports.
Nike avait racheté Bauer en 1995, à la grande époque du marché du roller-skating où le marché était encore florissant. Deux ans plus tard, en 1997, Nike lançait ses premiers modèles qui connurent un échec cuisant. Cela faisait donc plus de 12 ans que Bauer appartenait à Nike, caracolant en tête du marché du hockey.
En 2026, Bauer pousse aussi les protections et les casques vers des configurations plus intégrées, avec des systèmes de ventilation et des mousses de protection qui s’adaptent au visage et au cou, tout en restant suffisamment légers. Cette synergie entre patins et protection se reflète dans les résultats concrets que je remarque sur le terrain: des passes plus sûres, moins de tremblements dans les virages et une meilleure capacité à encaisser un contact léger sans compromettre la vitesse.
Chez Bauer, la philosophie de protection roller hockey passe par des équipements qui s’emboîtent comme un puzzle: casques, gants, cottes et protège-tibias jouent ensemble pour former une barrière efficace contre les chocs et les impacts. Dans mon quotidien, je cherche des combinaisons qui ne limitent pas les mouvements, tout en offrant une protection fiable.
Le Marché Français des Sports de Glace
C’est au mois de décembre 1955, à l’occasion de l’inauguration de la patinoire de Boulogne-Billancourt, que Michel Lelluch, un commerçant astucieux, décida d’ouvrir, à proximité de la « Fédérale », un magasin spécialisé dans les sports de glace. Cette boutique, qui deviendra célèbre sous le nom La Maison du Patin, se situa dans un premier temps rue de Mesnil à Paris, à côté de l’ancienne patinoire Saint-Didier proche de la place Victor-Hugo où se trouvait aussi le siège de la FFSG avant son déménagement à Boulogne.
Après la fermeture définitive de l'ancienne patinoire Saint-Didier, La Maison du Patin fut donc transférée à Boulogne-Billancourt au 21 rue des quatre Cheminées (actuellement un centre médical) avant de se déplacer au 4 bis rue des quatre Cheminées, une adresse qui deviendra pendant longtemps incontournable pour tous les hockeyeurs français désireux de s’équiper. Si cette activité très florissante donna plus tard des idées à des nouveaux commerçants, pour l’instant le marché de la glace n’était pas encore concurrentiel. Toutefois, dès 1952, il existait un autre magasin situé sur l’avenue de la porte Molitor à Paris. L’enseigne Schmidt Sports vendait également des équipements pour la pratique des sports de glace.
Dix ans après ces deux premiers commerçants, l’entrepreneur Claude Dupon profita de la future organisation des Jeux olympiques d’hiver à Grenoble en 1968 pour se lancer à son tour dans le marché de la glace en créant deux ans plus tôt la société de construction mécanique CM Dupon à Chapareillan, une commune située sur la route menant à Chambéry. Claude Dupon, puis son fils Thierry et ensuite son petit-fils Romain se succédèrent dans cette société familiale qui connut un succès commercial ininterrompu. En effet, aujourd’hui la moitié des patinoires françaises (50 au total) utilisent des surfaceuses de la marque Dupon pour refaire la glace.
Concernant la vente des équipements de hockey, en 1970 l’ancien international Jean-Claude Hurvoy obtint à son tour un petit succès commercial en créant le magasin VM France à Saint-Gervais en Haute-Savoie. Son principal atout fut que sa boutique se trouvait en plein cœur des Alpes, à proximité des plus grands clubs de l’élite de l’époque comme Chamonix, Saint-Gervais et Megève qui dominaient encore sans partage le championnat de France.
Mais entre-temps, Serge Radier, eut la bonne idée de racheter lui aussi en 1973 à Champigny, dans la région parisienne, un magasin de sport. En effet, Serge Radier transforma son magasin de Champigny en boutique spécialisée dans les sports de glace avec un accès entièrement ouvert et permanent. Son magasin, qui prit le nom éponyme de Radier Sports, fut le premier « libre-service » du hockey français.
Lorsqu’en 1979, Thierry Lacarrière devint le président du club des Français Volants de Paris, il fit également son apparition sur le marché de la glace en créa au cours de la même année la société France Patinoires qui s’occupa dans un premier temps de la gestion de plusieurs patinoires de la région parisienne comme celles de Saint-Ouen, de Yerres ou d’Argenteuil, mais aussi plus tard de Mériadeck à Bordeaux.
En 1981, Bernard Goy racheta la société VM France de Jean-Claude Hurvoy à Saint-Gervais et il fit grandir cette enseigne en créant cette année-là la société France Hockey Equipements. Grâce à la présence de Bernard Goy au poste de président du club de Saint-Gervais, puis du Comité national de hockey, et surtout de la Fédération française des sports de glace, l’acronyme FHE allait devenir le nouveau leader du marché en France.
Un an plus tard, en 1982, le président du club de Tours, Albert Pasquier, gérant du magasin New Sport situé au 25 rue de l’Elysées, juste à côté de la patinoire tourangelle, devint l’importateur exclusif de la marque CCM en France. Mais il créa également, avec association avec son fils Christophe, la société Sports de Glace Equipement profitant de la grande notoriété des « Mammouths » de Tours.
Toutefois, l’événement qui provoqua l’arrivée de nouveaux « marchands de glace » cette fois beaucoup plus ambitieux sur le plan national, fut l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 1992 à Albertville. Cette année-là, l’ancien hockeyeur tricolore Thierry Chaix (président actuel du club de Rouen) créa la société Vert Marine qui se spécialisa dans la gestion d’équipements sportifs.
Pendant cette fameuse année olympique 1992, l’ancien international Christophe Ville décida lui-aussi de se lancer dans le commerce des sports de glace. En effet, Christophe Ville créa à Passy en Haute-Savoie la société I.C.E. (International Corporation Equipement) avant de lancer en 1994 la marque Le Vestiaire qui est à ce jour une enseigne comprenant huit magasins implantés dans plusieurs villes françaises : Passy, Amiens, Angers, Toulouse, Lyon, Grenoble (Eybens), Strasbourg et Paris (Saint-Maurice).
Après les JO d’Albertville le commerce généré par le hockey sur glace français continua à se développer et s’ouvrit encore à la concurrence. En 1999, l’entraîneur-joueur du club du Vésinet, Claude Ghioni, quitta une société de vente d’encyclopédies pour se reconvertir professionnellement dans la région parisienne. Il ouvrit cette année-là, non loin de la patinoire d’Asnières, le grand magasin Interglace spécialisé dans le commerce des équipements de patinage et de ceux du hockey sur glace.
Toutefois, lorsque Bernard Goy fut contraint de quitter la présidence de la FFSG puis se retira ses affaires, sa société France Hockey Equipements avait été mise en liquidation judiciaire. En effet, prenant en quelque sorte le relais de son père aujourd’hui décédé, l’ancien hockeyeur Rodolphe Goy a créé d'abord au mois de juillet 2000 la société Sports Contest puis en 2004 la société Hockey Line Distribution (HLD) basée à Sallanches en Haute-Savoie qui importe notamment la marque Bauer.
Or, ce dernier, profitant d'une opportunité financière, a vendu son affaire en 2009 à Rudy Goy tout en ayant la possibilité de rester le directeur de la boutique. Mais à la suite d'un désaccord sur la nouvelle gestion de ce magasin local, l'ancien président du club de Gap a décidé de se retirer de l'affaire. La nouvelle enseigne « Promoglace » possède, après plusieurs rachats, six magasins portant ce nom en France : Sallanches, Gap, Reims, Nice, Tours et Rouen.
Il faut ajouter dans cette liste un septième magasin, La Maison du Patin, à Boulogne-Billancourt, dont le nom d’origine a été volontairement conservé car il reste une référence historique. Par ailleurs, Rodolphe Goy a également racheté le magasin Interglace à Asnières et le dépôt SGE Pasquier à Fondettes près de Tours. Donc, c’est un total de neuf magasins que gère « Rudy » et ses collaborateurs.
Preuve supplémentaire que le commerce du hockey sur glace en France a connu un essor grâce surtout à l’organisation très médiatisée des J.O. d’Albertville, il faut ajouter que pendant cette fameuse année 1992, on assista aussi à la création de la société familiale CIT Dessaint (CIT signifie Confection et Impression Textile) qui est basée à Amiens.
Cette année-là, la société Synerglace est née presque « sur un malentendu », comme l’explique son créateur Philippe Aubertin. En effet, ce dernier était à l’époque le directeur de la patinoire de Mulhouse et il voulut réduire la grande fréquentation de sa piste en créant d’autres patinoires à proximité notamment à Colmar, Guebwiller, Saint-Louis et Altkirch. Désormais, ce patron très altruiste, qui a réussi dans ses affaires en emportant de nombreuses parts de marché, met un point d’honneur à reverser chaque année 20 % de ses bénéfices dans les sports de glace.
Cette entreprise, qui fait partie du groupe TechnoAlpin depuis 2018 (premier producteur mondial de systèmes d'enneigement artificiel), s’est surtout spécialisée dans la vente de surfaceuses à moteurs électriques et aussi de balustrades révolutionnaires à absorption de chocs.
Chacun ayant sa spécialité, il y a peu de concurrence mis à part pour la vente des équipements de hockey sur glace où les deux anciens joueurs, Christophe Ville et Rudy Goy, se partagent donc chacun les deux grandes marques leader, CCM et Bauer, et possèdent presque à nombre égal plusieurs magasins en France portant leurs enseignes respectives. J’ajoute qu’il existe quelques rares magasins qui sont encore totalement indépendants dans le commerce d’équipements des sports de glace.
C’est le cas par exemple de OK Patinage situé à Brive en Corrèze qui fonctionne depuis plus de vingt ans sous la direction de Pascal Girard. On peut citer également le magasin Dupuis Sports situé à Bordeaux qui fut créé dès 1996 par l’ex-capitaine de l’équipe de France Guy Dupuis. Mais il existe aussi depuis l’an 2000 à Échirolles près de Grenoble, le magasin Roller Diffusion, spécialisé lui-aussi, entre autres, dans le matériel de hockey sur glace et qui est géré par Hervé Giusti.
Même chose pour deux anciens hockeyeurs d'Amiens, Marc Leroux et Frédéric Allemand qui avaient ouvert chacun séparement une boutique dans la ville picarde avant de se reconvertir également.
Voici un tableau récapitulatif des principaux acteurs du marché français des sports de glace :
| Acteur | Spécialité | Marques | Localisation |
|---|---|---|---|
| La Maison du Patin | Équipements de sports de glace | - | Boulogne-Billancourt |
| CM Dupon | Construction de surfaceuses | Dupon | Barraux |
| France Hockey Equipements (FHE) | Équipements de hockey | - | Saint-Gervais |
| Sports de Glace Equipement | Importateur | CCM | Tours |
| Vert Marine | Gestion d'équipements sportifs | - | - |
| I.C.E. / Le Vestiaire | Équipements de sports de glace | - | Passy, Amiens, Angers, Toulouse, Lyon, Grenoble, Strasbourg, Paris |
| Interglace | Équipements de patinage et hockey | - | Asnières |
| Hockey Line Distribution (HLD) | Importateur | Bauer | Sallanches |
| Promoglace | Équipements de sports de glace | - | Sallanches, Gap, Reims, Nice, Tours, Rouen, Boulogne-Billancourt |
| Synerglace | Construction de patinoires | - | Heimsbrunn |
Conseils pour Choisir son Équipement
Le choix des tailles est souvent la première étape délicate: Bauer propose une charte de taille détaillée, et il est prudent de mesurer son pied avec précision et de comparer les correspondances entre les tailles US, européennes et françaises. Une mauvaise pointure peut ruiner l’expérience: on ressent soit un confinement inconfortable, soit une perte de maîtrise lors des dribbles et des accélérations.
Pour moi, la règle d’or est d’essayer plusieurs tailles et de vérifier l’ajustement autour de la cheville, du cou-de-pesse et du haut du pied. Le but est d’obtenir une sensation de maintien sans oppression. En matière de roues et de châssis, le choix dépend du terrain et du niveau de pratique: les roues Street seront privilégiées pour les surfaces rugueuses extérieures, les Court pour les surfaces intérieures lisses ou les terrains professionnels.
Enfin, l’entretien régulier: vérifier les fixations, nettoyer les roues et lubrifier les roulements, et stocker les patins dans un endroit sec et tempéré.
Bien choisir ses patins Bauer avec Supreme, Nexus et Vapor - Promoglace France
