Jean-Pierre Bastiat: Légende du Rugby Français et Figure Emblématique de l'US Dax

Le monde du rugby est en deuil suite à la disparition de Jean-Pierre Bastiat, survenue dans la nuit de mardi à mercredi des suites d'un accident vasculaire. Né dans les Landes, à Pouillon, terre de rugby, il aurait eu 72 ans le 11 avril. Jean-Pierre Bastiat, ancien international de rugby avec 32 sélections en équipe de France, est resté fidèle à un seul club, l’US Dax.

Le Landais, 2è et 3è ligne de grande envergure, était connu et reconnu dans le monde entier. Il faisait partie de la fameuse équipe de France menée par Jacques Fouroux, vainqueur du Grand Chelem 1977. Une légende. Jean-Pierre Bastiat s’est éteint brutalement dans la nuit de mardi à mercredi. Il portait le nom d'une ville corse mais c'est au pays de l'ovalie qu'il était un Empereur.

Bastiat était un géant. Il s'envolait en touche, courait aux quatre coins du terrain. Son gabarit imposant (1,99 m; 110 kg), son abattage impressionnant, préfiguraient déjà les profils des futurs troisième ligne de l'ère moderne. Il agissait comme un ciment aussi, un liant entre les hommes, dont l'enthousiasme et la gentillesse interpellaient et regroupaient les corps et les esprits autour de lui, sur les pelouses et en dehors.

Jean-Pierre Bastiat, l'ancien international de Dax (32 sélections) s'est éteint à 71 ans ce mercredi des suites d'un accident vasculaire. C'était l'un des trois Jean-Pierre de ce XV de France auteur du deuxième Grand Chelem de l'histoire en 1977, avec les quinze mêmes joueurs. Troisième ligne centre, à côté de Jean-Pierre Rives, et pas très loin de l'ouvreur Jean-Pierre Romeu. Et juste derrière lui, Jacques Fouroux, demi de mêlée et capitaine, « petit Napoléon » de 1,63 m. Le contraste faisait sourire.

Bastiat allait d'ailleurs succéder à Fouroux, brassard au bras à cinq reprises, avant de le laisser à Rives à sa retraite en 1978, une entorse d'un genou ayant mis fin prématurément à sa carrière. Même pour un colosse de son envergure, on ne relevait pas facilement dans les années 1970 de ce type de blessure aujourd'hui bien mieux prise en charge. Il était alors devenu dirigeant de l'US Dax qu'il avait présidé de 1990 à 1995.

Le Landais Jean-Pierre Bastiat, capitaine emblématique du rugby français, est décédé d'un accident cérébral vasculaire. Joueur international à XV aux 32 sélections de 1969 à 1978, il avait remporté le Grand Chelem avec le XV de France lors du Tournoi des Cinq Nations en 1977. Son association en troisième ligne avec Jean-Pierre Rives et Jean-Claude Skrela a été l'un des socles du Grand Chelem 1977.

Du Basket au Rugby: Les Débuts d'une Légende

Parmi les premiers à réagir, Pierre Albaladejo. Ancien international, lui aussi, dans les années 50 et 60 et Dacquois lui aussi se souvient de la découverte du jeune Bastiat, qui jouait alors au Basket à Dax : "Il avait déjà une taille importante et une adresse terrible. On nous avait dit, vous verrez il y a un basketteur là-bas qui est formidable. On a été le voir avec rené Dassé (ndlr : ancien président de l'US Dax) pour lui dire : écoute, viens t'entraîner avec les juniors. Et, il a franchi le Rubicon. Toto Desclaux (ndlr : Jean Desclaux, entraîneur du XV de France à l'époque) en a fait ce qu'il en fait. Un grand numéro 8 et un joueur très très très réputé.

Partout où j'allais, en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour commenter les matchs, on me demandait toujours des nouvelles. Il faisait partie de cette fameuse 3e ligne : Bastiat, Skrela et Rives. Ces joueurs qui sont restés une année invaincus, ils ont fait le grand chelem sans encaisser un seul essai. C'est faramineux ça !"

Doyen de la « famille dacquoise », Pierre Albaldejo avait été l’un des premiers, avec René Dassé, à repérer l’agilité de ce gabarit hors norme, d’abord sur un terrain de basket, puis sur la pelouse de l’USD : « Il n’a passé que quelques mois dans l’équipe junior, puis il s’est très vite fait une place au sein du Quinze de France. »

La Troisième Ligne de Légende de 1977

Jean-Pierre Bastiat en numéro 8, entouré de Jean-Pierre Rives et de Jean-Claude Skrela. Voici la troisième ligne de légende du grand chelem remporté par les tricolores en 1977. Jean-Pierre Bastiat marquera d'ailleurs l'essai qui scellera le sort de ce tournoi des 5 nations qui reste, encore aujourd'hui, dans l'histoire du rugby. Les quinze mêmes joueurs avaient joué tous les matchs du tournoi et la France n'avait encaissé aucun essai.

Avant d'évoquer ces souvenirs, Jean-Claude Skrela souffle au téléphone : "d'abord je suis plein de tristesse parce que c'est un de plus de notre groupe 77 qui est parti". Jean Pierre Rives poursuit : "chaque fois que l'un de nous s'en va, c'est un peu de nous même qui part avec lui. C'est tellement triste. Après Robert Paparemborde Fouroux ... on pense à eux parce que nous sommes très très liés ... et à chaque fois qu'il y en a un de nous qui va jouer avec l'équipe du ciel, c'est un peu terrible".

Jean-Pierre Rives ne veut pas, au moment où nous le contactons, évoquer des souvenirs, choisir dans sa mémoire. "Vous savez les péripéties du terrain, c'est quelque chose qui nous a encore plus liées mais ce n'est pas cela, on est sa deuxième famille. C'était un homme extraordinaire, c'était un monument". Jean-Claude Skrela relève lui le caractère de Jean Pierre Bastiat : "C'était une personne qui était toujours très positive. Il pensait qu'on perdrait jamais.

Cet ancien 3/4 international était le frère de cœur de Jean-Pierre Bastiat : "Nous sommes dans la peine. Nous étions frères de cœur, fils uniques tous les deux, voisins depuis notre enfance et on s'était choisi comme frères. Il symbolisait la bonhomie, il arrachait à quiconque était malheureux un sourire de part sa jovialité et avec un cercle d'amis très large. On dit, souvent à tord, personne n'est irremplaçable mais lui, dans ce rôle là, de fédérateur entre tous ses amis qu'il avait, il est irremplaçable. Nous vivrons sans, il nous manquera, il manquera ce fédérateur."

Son association en troisième ligne avec Jean-Pierre Rives et Jean-Claude Skrela a été l'un des socles du Grand Chelem 1977.

Lors du Grand Chelem 1977, le XV de France entre dans l'histoire du Tournoi pour trois raisons. Il met d'abord fin à l'insolente suprématie galloise, véritable épouvantail à l'époque, en s'imposant au Parc des Princes (16-9). Les coéquipiers de Bastiat n'encaissent aucun essai lors des quatre matchs face au pays de Galles, à l'Angleterre (4-3), à l'Ecosse (23-3) et l'Irlande (15-6). C'est du jamais-vu. Plus rare encore, les Bleus n'effectuent aucun changement dans l'effectif durant toute la durée de la compétition.

Jean-Pierre Bastiat vient de décéder à l'âge de 71 ans. En 1977, "le grand" avait marqué un essai mythique contre l'Irlande, offrant le Grand Chelem au XV de France. Auteur d’un essai de légende en 1977 contre l’Irlande, Jean-Pierre Bastiat est mort à l’âge de 71 ans. Jean-Pierre Bastiat, c’était une gueule. Une de ces gueules qui marque à tout jamais l’histoire du rugby français. Bastiat, c’est aussi un essai de légende. Celui en 1977 face à l’Irlande à Dublin, lors du quatrième et dernier match d’un Grand Chelem mythique. Mythique car les Bleus, gérés par le Dacquois Jean Desclaux, l’ont disputé avec les 15 mêmes joueurs, et qu’ils n’ont pris aucun essai au cours de cette édition.

Lors du déplacement en Irlande, sous un temps bien humide, Bastiat a conclu en début de seconde période un essai de 70m, parti d’un coup de pied mal maîtrisé de Romeu. Averous récupérait la balle, servait Sangalli, qui retrouvait intérieur Aguirre. Auteur d’une magnifique percée, l’arrière donnait à Paco, puis Bastiat, avec ses grands compas, terminait dans l’en-but adverse.

« Mon grand regret, c’est d’avoir manqué ces 3 Grands Chelems » Le troisième ligne, surnommé « le grand », a fait toute sa carrière à l’US Dax, perdant notamment en finale du championnat de France en 1973. « On manque le Grand Chelem de très, très peu en 1976, battu sur le fil par le pays de Galles. Normalement, on devait faire le premier Grand Chelem à cette date. 77, c’est la conclusion de 76. Et on manque le trio en 1978, Phil Bennett nous faisant deux ‘grimaces’.

La famille du rugby est en deuil avec la disparition d'une figure emblématique Jean-Pierre Bastiat, figure de l'US Dax. Le Landais est décédé à l'âge de 71 ans d'un accident vasculaire cérébrale.

Hommages et Réactions

Dans un tweet publié ce mercredi matin, Bernard Laporte rend hommage à l'ancien international : "C'était un homme rayonnant, engagé et tourné vers les autres”, salue le président de la Fédération française de rugby. "Pendant toute ces années sur les terrains, Jean-Pierre Bastiat a construit une carrière sportive considérable où il a toujours brillé. Dax perd avec lui, une immense figure. Une personnalité très attachante." Le maire de Dax adresse ses plus sincères condoléances "à son épouse, ses enfants, ses proches et ses amis".

Dans un tweet publié ce mercredi après-midi, le président du Conseil départemental des Landes lui rend aussi hommage : "Homme attaché à la culture landaise. Homme d’engagement et amoureux de sa ville de Dax et de l’USD", réagit Xavier Fortinon.

Nous apprenons avec une profonde tristesse le décès, à l’âge de 71 ans, de Jean-Pierre Bastiat, capitaine emblématique du rugby français.

La Fédération Française de Rugby lui rend hommage "Le rugby français est en deuil en perdant aujourd’hui une figure du rugby. La FFR présente toutes ses condoléances à sa famille et ses proches". La famille du rugby en général salue " sa bienveillance" comme Raphaël Ibanez ce matin.

Grande émotion au sein du rugby français L’annonce du décès de Jean-Pierre Bastiat, ce mercredi 3 février à l’âge de 71 ans, a particulièrement ému le monde du rugby français. L’ancien troisième ligne, figure incontournable de l'équipe de France qui a signé un magistral Grand Chelem en 1977, s’est éteint à 71 ans des suites d'un accident vasculaire. «La Fédération Française de Rugby a appris avec une profonde tristesse le décès, à l’âge de 71 ans, de Jean-Pierre Bastiat, capitaine emblématique du rugby français. Joueur international à XV aux 32 sélections de 1969 à 1978, il avait remporté avec le Grand Chelem avec le XV de France lors du Tournoi des cinq nations en 1977. Le rugby français est en deuil en perdant aujourd’hui une figure du rugby.

Pierre Albaladejo , ancien international et ex-joueur de Dax, interrogé par France Bleu Gascogne : «Il avait déjà une taille importante et une adresse terrible. On nous avait dit, vous verrez il y a un basketteur là-bas qui est formidable. On a été le voir avec René Dassé (ancien président de l'US Dax, NDLR) pour lui dire : "Ecoute, viens t'entraîner avec les juniors". Et, il a franchi le Rubicon. Toto Desclaux (Jean Desclaux, entraîneur du XV de France à l’époque, NDLR) en a fait ce qu'il en fait. Un grand numéro 8 et un joueur très très très réputé. Partout où j'allais, en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour commenter les matchs, on me demandait toujours des nouvelles. Il faisait partie de cette fameuse troisième ligne : Bastiat, Skrela et Rives. Ces joueurs qui sont restés une année invaincus, ils ont fait le grand chelem sans encaisser un seul essai.

J’apprends avec tristesse que Jean-Pierre BASTIAT, légende de notre sport, nous a quitté dans la nuit. Il a été mon dirigeant lors de mes débuts à l’US Dax.

Le décès soudain de Jean-Pierre Bastiat a plongé dans la douleur une ville, Dax, un club, l’USD, et une famille, celle du rugby.

Benoît Dauga, deuxième ligne international du Stade Montois, fut l’un des joueurs à le prendre sous son aile, lors de ses premières capes : « Je l’avais affronté avec Mont-de-Marsan et on avait tout de suite vu qu’il avait énormément de qualités et qu’il allait arriver rapidement en équipe de France. Nous, les anciens, on essayait toujours de bien intégrer les jeunes, peut-être que j’en ai fait un peu plus car il venait de chez moi, les Landes. C’était un grand ami et on continuait de se voir lors des ferias de Mont-de-Marsan ou Dax, ou lors des matches de l’équipe de France à Paris. »

Malgré une carrière rugbystique interrompue à 30 ans à peine, Jean-Pierre Bastiat a marqué durablement les générations suivantes, comme le rappelle Benoît August, président de l’USD rugby : « Il est de la génération de mon père (Éric, président de l’US Dax disparu en 1998, NDLR) et on se côtoyait souvent. C’était un bon vivant, l’homme d’un seul club, qui a le cœur rouge et blanc. Il était très impliqué et aidait encore récemment nos commerciaux à trouver des partenaires. Son décès nous a vraiment fait un choc, on n’est jamais préparé à ça. »

L’ancien président de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI), Philippe Jacquemain, salue la mémoire de l’entrepreneur : Son successeur à la tête de la CCI, François Lafitte, garde de Jean-Pierre Bastiat l’image d’un ambassadeur du Sud-Ouest et de sa culture. « C’était quelqu’un qui était attaché viscéralement à la course landaise, la corrida, la chasse, la gastronomie... Il était capable de rebooster une entreprise en difficulté, de mobiliser autour de lui. Si le rugby et l’US Dax lui ont permis de trouver un métier, il a su adapter à l’entreprise les valeurs qui étaient les siennes dans le sport.

Julien Dubois, devenu maire de Dax en mars dernier, était à ses côtés lors de la campagne il y a sept ans. Il était très proche de son mentor : « J’étais encore avec lui jeudi matin (avant son AVC, NDLR)... C’est brutal, il fait partie des personnes que l’on ne voyait pas faiblir. Il savait mettre les gens autour d’une table. Lorsqu’il a perdu en 2014, il n’a gardé aucune rancune du résultat, il m’a passé le flambeau et il nous a soutenus pleinement lors de la campagne de 2020. Lui était tout en maturité et rondeur, il m’a appris à ne pas réagir à tout de manière épidermique. C’était un pragmatique, tout ce qui pouvait faire avancer Dax prenait sens à ses yeux. C’était l’un des ambassadeurs les plus emblématiques de la ville. Je perds un très grand ami qui me manquera.

S. Bertrand Defos du Rau, ancien bâtonnier, avait lui aussi rejoint le candidat Bastiat. « Il avait l’amour de sa ville chevillée au corps. Il ne recherchait ni titre, ni fonction, il a réussi à constituer une équipe pour participer à un projet. Toujours optimiste, positif, il ne cherchait jamais à imposer son point de vue. En cas de désaccord, Jean-Pierre préférait s’effacer, se mettre en retrait, pour que les choses avancent et qu’on parvienne à se mettre d’accord. Il y avait une grande contradiction entre son physique, sa présence et la douceur dont il faisait preuve.

Aujourd’hui adjoint aux sports de la Ville de Dax, Amine Benalia-Brouch le considère comme un exemple de réussite, sportive et professionnelle pour les jeunes Dacquois. « Avec sa bonhomie, il savait transmettre les valeurs qu’il portait : le travail, le respect des autres, avancer dans la vie. Il discutait avec tout le monde, ne faisait aucune différence entre les uns et les autres, encore moins autour d’une table. Quand il aidait, il aidait directement, simplement. Parce qu’il aimait les gens. Chacun à son histoire avec Jean-Pierre. C’était un conteur, il adorait les anecdotes.

Jean-Pierre Bastiat, monument du rugby et du sport français, s’en est allé cette nuit. La nouvelle nous aura frappé direct à l'estomac. On aura donc plus droit à sa gouaille, son goût pour les récits épiques en tous genres et sa maîtrise étonnante du patois, la langue de son enfance qu'il parlait même devant les caméras. Avec nos yeux de l'innocence, on le percevait comme une sorte de surhomme, un rugbyman total. Il avait un gabarit de titan : 1m99 pour 110 kilos. Il portait les ballons et il sautait en touche comme personne, à deux mains dans une attitude triomphale. Mais on l'avait également vu à la télévision passer des pénalités de 45 mètres, dont l'une en finale du championnat avec Dax contre Tarbes en 1973.

On a longtemps gardé dans les méandres de notre mémoire, une image incroyable : Jean-Pierre Bastiat en pleine extension, comme un gardien de but ou un pivot de NBA qui "arrête" une pénalité adverse en hissant ses paluches juste au-dessus de la barre transversale. On a fini par confirmer ce souvenir fugace, Jean-Pierre Bastiat aurait bien réussi cet exploit, au moins une fois. C'était à Carcassonne en 1977, avec l'aide de ses coéquipiers qui l'avaient soulevé de terre, le coup de l'ascenseur que les règlements de l'époque permettaient. Plus tard, nous l'avions souvent appelé, il répondait toujours avec truculence et posait un regard plein de justesse sur l'évolution du rugby et les exploits tricolores. Il était un conteur extraordinaire ainsi qu'un amoureux des plaisirs de la vie. Oui, disons-le, on l'a adoré. L'ensemble des rédactions du Midi Olympique et de Rugbyrama adresse ses plus sincères condoléances à l'épouse de Jean-Pierre Bastiat, ses enfants, sa famille ainsi que ses proches.

Victorieux de l'emblématique Grand Chelem 1977 avec les Bleus, il était la figure de l'US Dax, son club de toujours. Jean-Pierre Bastiat est décédé, ce mercredi matin à 2h40. Nous savions qu'il était hospitalisé depuis cinq jours, à la suite d'un Accident vasculaire cérébral. Depuis, la vie de ce colosse landais natif de Pouillon ne tenait qu'à un fil. Il s'en est donc allé, peut-être à grandes foulées, comme il le faisait sur les terrains des années 70.

Bastiat, c'était avant tout le numéro 8 du XV de France et de ce fameux Grand Chelem 1977 inscrit en lettres d'or dans la légende du rugby français. International de 1969 à 1979, il compte 32 sélections et a marqué 4 essais. Son palmarès compte également un challenge Yves-du-Manoir (1969 et 1971) et une finale du championnat de France (1973) perdue contre le Stadoceste Tarbais. Le tout avec un seul club, l'US Dax, auquel il était viscéralement attaché.

Les obsèques de Jean Pierre Bastiat sont prévues vendredi à 14h30 dans la cathédrale de Dax.

Les Distinctions de Jean-Pierre Bastiat

Les principales distinctions de Jean-Pierre Bastiat sont répertoriées dans le tableau ci-dessous :

DistinctionAnnée(s)
Sélections en équipe de France32 (1969-1978)
Grand Chelem avec le XV de France1977
Challenge Yves-du-Manoir1969, 1971
Finale du championnat de France1973

Alabaldejo : « Un joueur d'exception » Bastiat c'était une époque où les matchs des Bleus se jouaient le samedi après-midi avec Roger Couderc dans le poste et ses fameux « Allez les petits ! » dont le géant de Dax fut paradoxalement un des plus éminents symbole et ambassadeur. « Il a été un monstre de joueur et partout où j'allais commenter dans les autres pays, on me demandait et Bastiat, qu'est-ce qu'il devient ? Tout le monde le connaissait. C'est un joueur d'exception » se souvient Pierre Albaladejo, ex-complice de Couderc aux commentaires à partir de 1975 et ancien Dacquois comme lui.

Elevé au basket dans un coin de France où la balle orange est parfois aussi populaire que le ballon ovale, Bastiat avait fini par se convertir au rugby à la fin de l'adolescence. « Je l'ai recruté au basket quand il avait 17 ou 18 ans et on l'a fait venir au rugby. Et il a encore grandi », a expliqué Albaladejo.

« Il a été mon dirigeant lors de mes débuts à l'US Dax. Outre le souvenir d'un homme chaleureux, bon vivant, à l'optimisme débordant selon tous ceux qui l'ont côtoyé, il restera pour les amateurs de ce rugby des Seventies les images de ce grand échalas, ancien basketteur et footballeur, passant des buts de près de cinquante mètres.

C'est une triste nouvelle pour le monde du rugby.

Le Grand Chelem 1977 vu par Jean-Pierre Bastiat

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