L'Histoire des Basketteurs Noirs en NBA : Pionniers de l'Intégration

En 1950, Chuck Cooper, Nathaniel Clifton et Earl Lloyd ont marqué l'histoire du basket-ball à quelques semaines d'intervalle. Ces hommes ont brisé les barrières raciales et ont ouvert la voie à la diversité dans la NBA.

Premier joueur noir drafté, premier joueur noir à signer un contrat en NBA et premier joueur noir à être aligné en match : ces trois événements ont marqué un tournant dans l'histoire du sport américain.

Earl Lloyd, l'un des pionniers noirs de la NBA.

Earl Lloyd : Une Première Passée Inaperçue

Même le moment historique où Earl Lloyd est devenu le premier Noir à fouler le parquet de la NBA, le 31 octobre 1950, n'a rien eu de particulier. Il s'agissait simplement du premier match de la saison 1950-1951 entre les Washington Capitols, son équipe, et les Rochester Royals (devenus les Sacramento Kings aujourd'hui), qui recevaient. Dans l'Edgerton Park Arena, une enceinte de 4 200 places ressemblant à un hangar et détruite dès 1957, ce fut une soirée normale. Dans les journaux locaux, que ce soit avant ou après la rencontre, le nom de Lloyd n'est apparu qu'une seule fois, brièvement.

« Si vous aviez dû choisir un lieu pour que ce match génère peu de réactions, Rochester était le bon endroit », a estimé Lloyd des années plus tard, à propos de la ville de 330 000 habitants à l'époque (200 000 aujourd'hui) située sur le bord du lac Ontario, tout au nord de l'État de New York. Il y fait froid et personne ne déteste quelqu'un d'autre en plein hiver, on voit juste des gens qui s'aident, des Noirs qui aident des Blancs à pousser leur voiture dans la neige et vice-versa... » Dans un sourire, il ajouta : « Vu que c'était la soirée d'Halloween, les gens ont peut-être cru que j'étais un lutin ou quelque chose comme ça. »

Même si la ségrégation existait encore dans la vie quotidienne, l'ailier de 1,96 m, passé par l'université, 100 % noire à l'époque, de West Virginia State, a détaillé des relations sans problème sur les parquets et à l'intérieur des équipes qu'il a côtoyées, dans la lignée de ses débuts presque anonymes. En 1955, après un passage de deux ans dans l'armée pour participer à la guerre de Corée (en 1951-1952), il a même été sacré champion avec les Syracuse Nationals.

« Vos coéquipiers, s'ils pensent que vous pouvez aider l'équipe, il n'y a aucun problème », a expliqué le joueur disparu en 2015, à l'âge de 86 ans. « Il y a bien quelques personnes de ma propre équipe qui auraient préféré que je ne sois pas là mais elles étaient assez intelligentes - tout le monde sortait de la fac (sourire) - pour comprendre que, s'ils avaient choisi de me dire quelque chose de déplacé, ça m'aurait offensé moi mais aussi sans doute d'autres coéquipiers blancs de l'équipe. »

Chuck Cooper : Une Nuit à la Porte de l'Hôtel

Premier joueur noir drafté (au 14e rang, soit le 2e tour à l'époque) par Boston et deuxième à jouer officiellement (le premier match des Celtics cette saison-là n'ayant lieu que le 1er novembre), Chuck Cooper a moins bien vécu les choses. L'arrière ou ailier originaire de Pittsburgh en était même venu aux mains avec un adversaire qui lui avait lancé une insulte raciste lors d'un match face aux Milwaukee Hawks en 1952. Après sa disparition en 1984 (à 57 ans), sa veuve a confié à propos de son expérience de six ans en NBA : « C'était douloureux et personne n'aime souffrir. »

Chuck Cooper, le premier joueur noir drafté en NBA.

Une anecdote tragicomique racontée à ESPN par Bob Cousy, son coéquipier et partenaire de chambrée aux Boston Celtics, a éclairé toute la difficulté pour un homme noir de vivre dans un monde d'hommes blancs à cette période. « Lors de notre troisième saison ensemble, nous avons joué à Raleigh (en Caroline du Nord), et Chuck ne pouvait pas rester à l'hôtel avec nous [à cause de sa couleur de peau]. C'était la première fois que je rencontrais un racisme aussi flagrant », a raconté l'ancien meneur aux origines françaises.

Bob Cousy, coéquipier de Chuck Cooper à Boston« Red Auerbach (l'entraîneur) voulait faire un scandale mais on est allés le voir avec Chuck et on lui a dit qu'on prendrait un train de nuit pour Boston. Après le match, on s'est rendus à la gare où on a bu pas mal de bières. Vers minuit, on avait besoin de pisser un coup. On est arrivés devant les toilettes et là, il y avait deux panneaux : "Blancs", "Personnes de couleur". Ça m'avait donné envie de pleurer. Et jusqu'à aujourd'hui, j'ai encore les larmes aux yeux quand j'y repense. Comme il n'y avait personne, on est allés au bout de la plateforme pour uriner ensemble. C'était une sorte de moment à la Rosa Parks mais on ne pouvait en parler à personne parce qu'on serait sûrement allés en prison si on était revenus à Raleigh ! »

Pour s'assurer de trouver des endroits où il ne serait pas discriminé en déplacement, Lloyd avait toujours en sa possession le dernier numéro de DownBeat, un magazine de jazz qui recensait toutes les bonnes adresses de clubs dans les villes importantes. Cousy et Cooper avaient aussi fraternisé autour de leur amour pour cette musique.

Nathaniel Clifton : Un Attaquant Privé de Ballon

Nathaniel Clifton a été le dernier de ce trio à rentrer sur un terrain NBA, le 4 novembre, puisque ses New York Knicks ont repris après toutes les autres équipes (11 au total en début de saison et 10 à la fin après la banqueroute des Washington Capitols). Mais l'intérieur de 27 ans à l'époque avait été le premier à signer officiellement son contrat en avril de la même année, après avoir été repéré au sein des Harlem Globetrotters et des Chicago Americans Giants, franchise d'une Ligue exclusivement noire. Il disputera un All-Star Game, en 1957, devenant à l'époque le joueur sélectionné le plus âgé (34 ans).

Nathaniel Clifton, le premier joueur noir à signer un contrat avec une franchise NBA.

Outre les insultes régulières du public, Clifton avait évoqué une discrimination plus insidieuse, centrée sur des stéréotypes à propos des qualités prétendues d'un joueur de couleur (la défense à l'époque). « Je pouvais marquer, avait-il expliqué. J'ai été un joueur d'attaque avec les Globetrotters, à l'université de Xavier (en Louisiane), mais en NBA, parce que j'étais grand et costaud, on m'a aligné face à des joueurs comme George Mikan, Dolph Schayes, Bob Pettit (les meilleurs intérieurs de l'époque)... Et il n'y avait aucun système offensif dessiné pour moi. Étant le seul joueur noir de l'équipe, je me suis dit que la raison pour laquelle je n'avais pas plus le ballon, c'était parce que les autres gars ne pensaient qu'à eux, à faire ce qu'il fallait pour rester dans l'équipe. »

Avec ses 10 points et 8 rebonds de moyenne (en 544 matches de saison régulière), Clifton a connu la carrière individuelle la plus accomplie des trois pionniers, juste devant Lloyd (8,4 points et 6,4 rebonds en 560 rencontres) alors que Cooper (6,7 points et 5,9 rebonds en 409 matches) a vu la sienne écourtée par un accident de voiture. Ces deux derniers ont aussi continué à faire tomber des barrières raciales dans leur seconde vie.

Lloyd est devenu le premier entraîneur assistant noir en NBA, chez les Detroit Pistons, dont il prendra la tête le temps d'une saison, en 1971-1972. Cooper, lui, a quitté le monde du basket-ball, reprenant ses études puis entrant dans l'administration à Pittsburgh. D'abord intégré au comité gérant les écoles de la ville, il est ensuite devenu le directeur des parcs et jardins, une première à un tel poste dans une grande ville pour un Noir.

Le Hall of Fame, une si longue attente

Il faudra attendre 2003 pour que l'un d'entre eux, Earl Lloyd, intègre finalement le Hall of Fame du basketball, cinquante-trois ans après son fameux match à Rochester et quarante-quatre après la création du Hall of Fame... Clifton y viendra en 2014 et ce ne sera qu'en 2019 que Cooper les rejoindra.

Cet oubli était totalement inacceptable pour Bill Russell, arrivé aux Boston Celtics deux ans après le départ de Cooper. Sélectionnée pour entrer au Hall of Fame dès 1975, la légende aux onze bagues de champion (et 5 titres de MVP) avait toujours décliné les honneurs associés à cette distinction. En 1975, j'ai refusé d'être le premier joueur noir à y entrer car je pensais que d'autres devaient recevoir cet honneur avant moi, je suis content de voir qu'il y a du progrès. » Le message accompagné du hashtag #ChuckCooperHOF19 a permis de rappeler à tous qu'Earl Lloyd, Chuck Cooper et Nathaniel Clifton ont changé le cours de l'histoire du basket, ouvrant la porte à l'un des joueurs les plus emblématiques jamais vus par ce sport.

En 2013, le dernier recensement a révélé que 76,3 % des joueurs de NBA étaient d’origine afro-américaine. Une ligue numériquement dominée par les afro-américains qui représentent environ 75% des joueurs actuels de la NBA.

Voici un tableau récapitulatif des statistiques de ces trois pionniers :

Joueur Points par match Rebonds par match Matches joués
Earl Lloyd 8.4 6.4 560
Chuck Cooper 6.7 5.9 409
Nathaniel Clifton 10.0 8.0 544

Les pionniers que sont Chuck Cooper et Earl Lloyd sont, le même jour, ce 25 avril 1950, accompagnés par Nat Clifton. Celui qui était surnommé « Sweetwater » venait de passer quelques années avec les Harlem Globetrotters.

En décembre 1950, en pleine saison, ces trois pionniers seront rejoints par un quatrième joueur noir : Hank DeZonie.

« En 1950, le basket était confidentiel, et il n’avait pas la notoriété du baseball », avait-il rappelé. « Je ne pense pas que ma situation soit comparable à celle de Jackie Robinson qui évoluait dans un environnement hostile, avec des coéquipiers qui ne voulaient pas être avec lui. En basket, les gars avaient l’habitude d’être intégrés dès l’université. C’est le hasard du calendrier de la saison régulière qui a permis à Earl Lloyd d’inscrire son nom dans la grande histoire du sport.

Mais la date la plus forte est bien celle du premier match. Ce fameux 31 octobre 1950, donc, la rencontre opposait les Washington Capitols, une équipe coachée par Red Auerbach de 1946 à 1949, aux Rochester Royals (futurs Sacramento Kings). Elle eut lieu à Rochester. Earl Lloyd (1m96 pour 102 kg) jouait ailier pour les Capitols.

« J’imagine que les gens s’attendaient à voir débarquer des membres du Ku Klux Klan avec leurs cordes et leurs robes. Il ne s’est rien passé. À ma sortie de la fac, je devais montrer à tout le monde que les gars de ma Conférence étaient aptes à évoluer en NBA, pas seulement moi.

Son aventure chez les Capitols s’interrompit après sept matches. Coupé en janvier 1951, il s’engagea dans l’armée avant d’être récupéré par les Nationals. C’est chez eux qu’il signa sa meilleure saison dans la ligue, en 1954-55 (10.2 points et 7.7 rebonds de moyenne) et fut champion NBA cette même année.

Dans son autobiographie parue en novembre 2009, « Moonfixer : The Basketball Journey of Earl Lloyd », il racontait n’avoir jamais eu une conversation digne de ce nom avec un blanc de son âge avant d’arriver au training camp des Capitols.

Son intégration dans l’équipe se déroula normalement. Chaque jour, il l’emmenait à l’entraînement en voiture puis le raccompagnait.

Earl Lloyd trouva en Horace McKinney, originaire du Sud, un entraîneur très compréhensif et attentionné. On rapporte une anecdote à ce sujet : lors d’un déplacement, un hôtel accepta Earl Lloyd mais refusa qu’il accède au restaurant. Le basketteur appela le “room service” pour se faire apporter à manger dans sa chambre.

Né le 3 avril 1928, Earl Lloyd fut distingué par le Hall of Fame en 2003 en tant que pionnier de la lutte contre la ségrégation raciale. Trois ans plus tard, il devient même “head coach” des Pistons (77 matches entre 1971 et 1972).

Aucune ligue ne marque autant ce jour férié que la NBA, qui doit beaucoup à sa culture afro-américaine.

Cette intégration des communautés noires dans le basket professionnel de premier plan a un aspect tant symbolique que sportif, dans une Amérique profondément marquée par le gouffre qui sépare les communautés.

Si aujourd’hui les franchise-players noirs-américains affolent la NBA, les parcours pour en arriver là à commencé le 25 avril 1950. Ce jour là, Chuck Cooper devient le premier joueur américain drafté en NBA. Il est sélectionné en 12ème pick au second tour par les Celtics de Boston. En parallèllle, les Washington Capitols sélectionnent en 100ème position, Earl « The Big cat » Lloyd.

Aujourd’hui, les quatre sportifs sont honorés au sein de leur communauté dans leurs villes respectives.

Tous décédés, la NBA n’a jamais manqué de rendre hommage à ces pionniers afro-américains qui ont permis à la grande ligue de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

Les quatre joueurs cités précédemment auraient pu être accompagnés par Harold Hunter, un joueur signé par les Washington Capitols, mais dont le contrat se verra coupé à la fin du training camp. Hunter n’aura plus jamais la chance de jouer en NBA.

Il fut une époque (bien triste) où la NBA était réservée aux joueurs blancs et ce jusqu'au jour où Earl Lloyd, un ailier formé à West Virginia State, a foulé le parquet sous les couleurs des Washington Capitols. Ce 31 octobre 1950 est entré dans l'histoire. Loyd est devenu le premier joueur noir à avoir intégré la NBA.

Earl Lloyd a joué 9 saisons en NBA, essentiellement avec les Syracuse Nationals avec qui il a gagné un titre en 1955. Il tournait à 8,4 points et 6,4 rebonds en carrière.

Il a été nommé au Hall Of Fame en 2003 pour sa contribution au basket.

Les propos de Al C. Weber dans son article « Risen Paces Royals to Opening Victory » du Rochester Times-Union ne fait pas grand cas des débuts du rookie. Pourtant, les premiers pas de Lloyd dans la Ligue ne sont pas communs : ce 31 octobre 1950, il devient le premier joueur afro-américain à jouer en NBA.

Pourtant, lorsque Lloyd termine son cursus à West Virginia State - un établissement traditionnellement noir - en 1950, il ne s’imagine pas écrire une telle page de l’histoire. La NBA née de la fusion entre BAA et NBL en 1949 est ségréguée, à l’instar de la société américaine.

Quant à lui, il se voit plutôt devenir professeur ou coach, des métiers importants et utiles pour sa communauté. Puis le basket, comment en vivre ?

Mais Earl Lloyd peut faire partie des heureux élus. Son talent a tapé dans l’œil de Saperstein qui lui propose un essai.

Mais entre le conseil de son coach universitaire lui disant de ne pas s’engager à la va-vite avec les Trotters et les conditions de vie avec l’équipe qu’il n’apprécie guère, Lloyd ne donne pas suite à l’offre.

Ce n’est pas du bluff, et le 31 octobre 1950, Earl Lloyd est sur la feuille de match pour la rencontre face aux Rochester Royals. S’il débute sur le banc, il entre tout de même en jeu et contribue avec sa dizaine de rebonds.

Une explication au peu d’impact médiatique de cette grande première vient tout d’abord de la place du basketball - et de la NBA - dans le paysage sportif nord-américain. Bien loin derrière le baseball, le football américain, l’athlétisme ou la boxe, la balle orange n’attire pas les foules. Ni la presse.

Les personnes qui s’intéressent au basketball sont habituées à voir des Afro-américains sur un parquet, en particulier dans le Nord Est du pays, où des rencontres universitaires intégrées sont monnaie courante.

Enfin, en partageant le rôle de précurseur entre eux, Earl Lloyd et ses comparses Nat Clifton et Chuck Cooper ne portent pas le même poids qu’un Jackie Robinson dans le baseball. Leur rôle est moindre - J-Robb s’avère être une star pendant que Lloyd et les autres pionniers sont des role players - dans un sport qui se montre plus ouvert.

Cela ne signifie pas que la vie est rose pour Earl Lloyd.

Et même si différents pans de la ségrégation rythment la vie de Earl Lloyd à Washington puis Syracuse - il rejoint les Nationals en 1952 après avoir servi dans l’armée pendant que les Capitols mettaient la clef sous la porte - les conditions peuvent être encore pire au gré des déplacements. St.

Malgré ces conditions et la modestie de Earl Lloyd qui a refusé toute sa vie de mettre en avant son rôle de pionnier, son importance pour la suite de l’intégration de la NBA ne peut pas être négligée.

Les hasards du calendrier ont donc fait du « Big cat » le premier athlète noir à découvrir la grande ligue.

Earl Lloyd est le premier joueur noir à avoir disputé un match de NBA, tandis qu'Olivier Saint-Jean, connu aujourd'hui sous le nom de Tariq Abdul-Wahad, est le premier Français à avoir joué dans la ligue nord-américaine.

1950 : Earl Lloyd, pour l'histoire
Une défaite pour les Washington Capitols, sur le terrain des Rochester Royales (70-78), mais un immense symbole, une immense victoire : Earl Lloyd, 1,96 m, alors 22 ans, devient le premier joueur noir à disputer un match de NBA.

Surnommé le « Big Cat », Lloyd a profité du hasard du calendrier NBA pour devancer notamment Chuck Cooper, qui lors de la draft précédant la saison avait été sélectionné en douzième position (contre 100 pour Lloyd).

Cette même année, Nat Clifton était devenu le premier joueur noir à signer un contrat NBA (avec les New York Knicks).

Pour la petite histoire, Lloyd avait compilé 6 points et 5 passes pour cette première sortie au cours d'une saison vite achevée : coupé au bout de 7 matches, Lloyd s'engagera ensuite dans l'armée avant de revenir en 1952, chez les Syracuse Nationals.

Où il remportera un titre en 1955.

Lloyd, mort en 2015, racontait n'avoir jamais parlé à un blanc de son âge avant d'arriver chez les Capitols, où l'accueil fut chaleureux, en compagnie notamment de Bill Sharman, future légende des Boston Celtics (4 titres).

1997 : Olivier Saint-Jean, la tuile à cinq matches
Olivier Saint-Jean, cela vous dit quelque chose? Il s'agit tout simplement du nom de naissance du joueur français plus connu aujourd'hui comme Tariq Abdul-Wahad.

L'ailier international figure dans une petite colonne du daté du 31 octobre 1997 pour une triste raison : alors qu'il devait devenir le premier joueur français à faire ses premiers pas en NBA, en tant que joueur des Sacramento Kings, Abdul-Wahad voit ses débuts retardés en raison d'une contracture au mollet droit.

La brève, signée de notre journaliste Arnaud Lecomte, vient également rappeler une étrange règle en vigueur à l'époque : le placement sur la liste officielle des blessés empêchait Saint-Jean de participer aux cinq premiers matches de sa franchise, même en cas de rétablissement anticipé.

Le pionnier des « Frenchies » en NBA fera bien ses grands débuts en NBA (2 points marqués) le 11 novembre 1997, pour une défaite chez le Miami Heat (82-101).

Earl Lloyd | Premier joueur Afro-Américain de la NBA - Earl Lloyd ✨@DakotaStories

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