Barça vs Juventus : L'Histoire Épique des Rencontres en Ligue des Champions

La rivalité entre le FC Barcelone et la Juventus Turin en Ligue des Champions est riche en moments mémorables et en confrontations épiques. Ces deux clubs emblématiques ont croisé le fer à plusieurs reprises, offrant aux fans de football des spectacles inoubliables. Retour sur l'histoire de ces rencontres, avec un focus particulier sur la finale de 2015 et d'autres moments clés.

La Finale de 2015 : Un Triomphe Catalan à Berlin

C'était la grande finale que tout le monde attendait avec impatience. La Juventus Turin et le Barça s'affrontaient à Berlin. Ultras favoris, les Catalans faisaient figure d'ogres dans cette rencontre. Le trio Messi, Neymar, Suarez avait déjà inscrit 120 buts toutes compétitions confondues. De quoi faire peur à n'importe quelle défense du monde. Surtout qu'en face, la Juventus évoluait sans son meilleur élément défensif, Giorgio Chiellini, blessé au mollet gauche.

Sauf que certains éléments turinois, Buffon et Pirlo, connaissaient bien ce stade pour y avoir été sacrés champions du monde en 2006. Une expérience non-négligeable sachant également que Patrice Evra disputait lui sa 5e finale de Ligue des Champions, un record pour un joueur français. Mais l'expérience est aussi présente côté barcelonais. Iniesta lui jouait sa 4e finale et a immédiatement démontré l'étendue de son talent. Le capitaine catalan réceptionnait une astucieuse passe de Neymar pour glisser à Rakitic. Le Croate n'avait plus qu'à ajuster Buffon (1-0, 4e). Le Barça ne manquait pas son rendez-vous.

À l'inverse, la Juve semblait asphyxiée et un brin tendue à l'image de Vidal qui écopait d'un jaune sur son deuxième tacle dangereux (10e). Pogba tentait de réagir après un raid solitaire de Morata mais la frappe du Français était trop enlevée (8e). La défense turinoise, trop passive, prenait l'eau, et le danger venait de toute part sur les cages de Gigi Buffon. Le portier italien sauvait d'ailleurs les siens d'une main ferme suite à une frappe d'Alves (14e). Puis, Alba appuyait trop sa reprise (16e). La Juventus se devait de réagir et profitait d'une accalmie pour s'approcher du but adverse. Pogba centrait au cordeau pour Tevez mais Mascherano veillait au grain (20e). Morata ne trouvait pas le cadre (24e) tout comme Marchisio sur une lourde frappe lointaine (26e). Peu en vue jusque là, Suarez s'illustrait.

D'abord par une fantastique prise de balle et un pointu qui flirtait avec le poteau (39e) puis échouait devant Buffon (40e). Et alors qu'on s'acheminait vers la mi-temps, le gardien de 37 ans manquait sa relance. Plus de peur que de mal puisque Neymar ajustait mal son centre pour un Suarez bien seul. Après avoir loupé, à plusieurs reprises le but du break, le Barça voulait rectifier la situation au plus vite. Suarez perdait de nouveau son duel face à Buffon (49e) puis Messi frappait au-dessus suite à un incroyable enchaînement de la MSN (51e). C'est alors que la Juve passait à l'action. Suite à une superbe talonnade de Marchisio, Lichtsteiner transmettait à Tevez. Ter Stegen repoussait le tir de l'Apache dans les pieds de Morata qui égalisait dans le but vide (1-1, 55e).

Soudainement, la Vieille Dame reprenait du poil de la bête et remportait quasiment tous les duels. Le Barça vivait un léger moment de panique. Seul aux 18 mètres, Tevez manquait une grosse opportunité en frappant au-dessus (63e). Seulement le coup de moins bien catalan ne durait pas. Suite à un exploit de Messi, Suarez marquait un but copie-conforme à celui de Morata et redonnait l'avantage aux siens (2-1, 68e). Le Barça tenait le bon bout et Neymar croyait offrir le but de la victoire mais il se le voyait justement refusé pour une main malheureuse (71e). La fin de la rencontre approchait et la Juve tentait le tout pour le tout. Sur corner, Pogba s’élevait plus haut que tout le monde mais manquait le cadre (78e). Marchisio chauffait les gants de Ter Stagen (89e). Enfin, sur un dernier contre Neymar profitait d'un décalage de Pedro pour tuer cette finale (3-1, 90e+7).

Buffon a loupé son pari et ne gagnera probablement jamais la LdC. Le Barça lui remporte sa 5e Ligue des Champions, la 4e en 9 ans, et rejoint Liverpool au palmarès.

Performances Individuelles Remarquables

  • Iniesta (7,5): le capitaine catalan a réalisé une grande finale. Sur l'ouverture du score, il offre la passe décisive à Rakitic puis a toujours créé les décalages pour lancer les membres de la MSN. Il a toujours joué un ton au-dessus de ses partenaires ce soir.
  • Buffon (7): la Juve lui doit beaucoup, notamment lors de la première mi-temps. Battu dès la 3e minute sur le but de Rakitic, il a préservé sa cage face aux frappes de Daniel Alves (13e) et Suarez (40e, 50e). Malheureusement pour lui, Gigi a relâché le ballon au pire moment, offrant l'égalisation à Suarez (68e). Une responsabilité légèrement engagée sur le deuxième but barcelonais qui ne viendra pas ternir une partie de grande qualité. Impuissant sur le troisième but à l'ultime seconde, qui n'a pas changé grand chose au match.
  • Evra (6): relativement bien en place, l’ancien Mancunien a résisté tant bien que mal face aux chevauchées de Messi, qui a finalement beaucoup moins brillé individuellement qu'à l'accoutumée. A son actif plusieurs retours défensifs importants et quelques montées. Il a parfois cherché à combiner avec Pogba et lancer des actions offensives. Un match de plutôt bonne facture malgré la défaite.
  • Barzagli (5,5): il a plutôt bien résisté face aux assauts barcelonais en première mi-temps avec de bonnes interventions. Si sa responsabilité n'est pas engagée sur cette défaite, l'international transalpin a parfois été en difficulté lorsque le match s'est emballé au milieu de la deuxième période. Un match correct sans fioritures et sans génie.
  • Bonucci (6): à l’image d’une certaine solidité observée en Serie A, il est resté lucide face aux assauts du trio MSN en première période. Egal à lui-même, il est ensuite resté fidèle à la roublardise qu'il affiche régulièrement sur les pelouses italiennes. Il réalise au final un match correct mais ne peut rien sur les deux buts. Bonucci a réalisé un bon combat, mais l'attaque du Barça était trop forte.
  • Lichtsteiner (5): latéral au tempérament offensif, il s’est finalement très peu projeté. Il n'a pas grand chose à se reprocher défensivement, si ce n'est sa difficulté à relancer les ballons proprement. Un match moyen. A l'image de ses coéquipiers, il semble par ailleurs que le deuxième but du Barça lui ait coupé les jambes.
  • Pirlo (5,5): grand technicien et occupant le rôle de maître à jouer de son équipe, il n'est pas parvenu à briller à l'occasion de ce qui était peut-être son dernier match sous les couleurs bianconeri. Un match courageux mais moyen pour un joueur de sa classe. Une classe que personne ne contestera même s'il devait s'envoler pour d'autres horizons cet été. Pour les Etats-Unis ?
  • Marchisio (6): face aux criantes difficultés de son équipe à mettre l’adversaire en danger, le milieu de la Squadra s’est surtout essayé à des frappes lointaines avec plus ou moins de réussite (25e, 43e). Il est à l'origine de l'égalisation de Morata (55e) et a décoché une bonne frappe cadrée (90e). De façon générale, il s'est montré peu en vue après le deuxième but espagnol. Un match plutôt intéressant à l'heure du bilan.
  • Pogba (5,5): parfaitement muselé par le milieu barcelonais, le Français a réalisé une première période discrète ponctuée d’un carton jaune (40e). Peu en vue, il a décoché une frappe bien cadrée mais insuffisamment puissante à la 65e minute et réalisé une tête sur corner non cadrée à la 78e. On attendait davantage de lui dans la création offensive. Il aurait pu obtenir un penalty après avoir été ceinturé par Daniel Alves dans la surface de Ter Stegen.
  • Vidal (4,5): très peu utile dans le jeu, le Chilien s’est surtout montré particulièrement nerveux à l’image de nombreuses fautes et d’un carton jaune à la 10e minute. Un ton au-dessus en seconde période, il est encore loin du niveau affiché la saison dernière. Remplacé par Pereyra (79e).
  • Tevez (6): vu les circonstances, il était particulièrement difficile pour l’Argentin de se mettre en évidence. Volontaire dans ses courses, il n’a eu que peu de ballons à se mettre sous les crampons. A son actif une frappe juste au-dessus à la 63e et un pressing constant. A l'image de son équipe, il réalise un match combatif avec des efforts stériles.
  • Morata (6,5): à l’origine de la première réelle incursion turinoise en première mi-temps suite à une grosse accélération (8e), il a essayé de percuter pour secouer une attaque amorphe. Et au moment le plus faible de son équipe, c'est lui qui vient égaliser à la 55e minute. Un but insuffisant mais qui confirme des très bonnes intentions tout au long de la rencontre.
  • Ter Stegen (6): le portier allemand a réalisé une partie propre. Doté d'un très bon jeu au pied même quand le pressing turinois se faisait sentir (32e), il n'a jamais paniqué ni semblé transi par l'évènement. Ses deux seules erreurs, il sort la frappe de Tevez dans les pieds de Morata et manque une sortie sur corner (74e).
  • Alves (6): toujours très propre, le latéral brésilien, qui disputait sans doute son dernier match sous les couleurs blaugranas a largement apporté offensivement. En revanche, quand il s'agissait de défendre on a senti quelques limites. Il est notamment en retard sur Morata lorsque celui-ci a égalisé.
  • Piqué (7): le défenseur a réalisé un grand match. A la différence de son coéquipier dans l'axe, il a peu été gêné par la mobilité des attaquants adverses, sauf face à Tevez sur l'égalisation de Morata. Toujours impeccable dans ses relances, il a été très efficace dans son jeu de tête face aux petits gabarits turinois. Il a failli tuer le match (82e).
  • Mascherano (5): l'Argentin a souffert dans cette finale. Il a montré beaucoup de difficultés face à la vitesse et à la puissance de Morata qu'il le mange sur la première opportunité de la Juve (8e). Il est aussi dépassé sur le but de l'égalisation.
  • Alba (6,5): la mobylette a alterné le chaud et le froid. Il a d'abord pris le dessus sur les attaquants adverses avant de baisser le pied. A sa décharge, il a dû combler les difficultés de Mascherano comme sur le but de Morata.
  • Busquets (6,5): le ratisseur de ballon s'est montré plutôt discret dans l'entrejeu. Il s'est contenté de boucher les espaces laissés par les montées de ses latéraux. Il a tout de même été mis en difficulté par les percées de Pogba et Vidal.
  • Rakitic (7,5): le Croate s'est montré à la hauteur de l'enjeu en débloquant le compteur rapidement (4e). Le reste du match il a imprimé le tempo de son équipe dans un registre plus statique qu'Iniesta. Il a bien failli offrir un caviar à Suarez qui perdait son duel (49e). Remplacé par Mathieu (90e+1).
  • Iniesta (7,5): Voir ci-dessus.
  • Messi (5,5): la Pulga n'a pas été en réussite ce soir montrant même un certain déchet très inhabituel de sa part. Il a d'abord frappé au-dessus (49e) puis a échoué devant Buffon sur le but de Suarez. Il a également manqué des contrôles simples. Ce n'était pas un grand Messi ce soir.
  • Suarez (7,5): Peu en réussite durant la première période, il a perdu deux duels face à Buffon. Il manque ensuite le cadre mais tel un renard, il marque le but de la victoire (68e). L'Uruguayen a offert beaucoup de solutions et s'est dépensé sans compter, comme d'habitude. Remplacé par Pedro (90e+5)
  • Neymar (7,5): le Brésilien a réalisé un bon match ce soir. Il a d'abord été étincelant en glissant le ballon pour Iniesta sur le but de Rakitic. Derrière, il s'est un peu endormi, loupant une tête à bout portant qui aurait du donner le but de la victoire.

Autres Confrontations Mémorables

Outre la finale de 2015, le FC Barcelone et la Juventus Turin ont connu d'autres affrontements marquants en Ligue des Champions :

  • 2003 : Une prolongation à rebondissements. À l'aller, le FC Barcelone est reparti de Turin avec un léger avantage : un match nul et un but à l'extérieur (1-1). Néanmoins, au retour, la Juventus a réussi à inverser la tendance en se qualifiant après prolongation (2-1). À l'image d'un but de Pavel Nedved sur une superbe passe décisive d'Edgar Davids (53e), la Juventus est allée de l'avant. Mais après un mauvais dégagement de Lilian Thuram qui a profité au jeune Barcelonais Xavi pour égaliser (66e), les deux équipes n'ont pas réussi à se départager dans le temps réglementaire. En prolongations, alors que Davids a été expulsé (101e), les hommes de Marcello Lippi, l'entraîneur de la Juventus, ont été courageux et ont arraché leur qualification dans les dernières minutes grâce à une jolie reprise de Marcelo Zalayeta (114e). Par la suite, les joueurs de la Vieille Dame ont atteint la finale mais, confrontés à l'AC Milan d'Andreï Chevtchenko et... Andrea Pirlo, la Juventus s'est inclinée aux tirs au but (0-0, 2-3 aux t.a.b.).
  • 2017 : La leçon italienne. Surclassé tactiquement et physiquement, le Barça a vu un Paulo Dybala devenir l'homme de la soirée. Il a inscrit un but à la 7e minute après une belle frappe enroulée, servi par Juan Cuadrado sur son côté droit. L'inspiration et le bon positionnement de Dybala ont aussi permis à la Juve de creuser l'écart (2-0 à la 22e). Et, à l'image d'un duel aérien gagné de Giorgio Chiellini sur Javier Mascherano, trompant Ter Stegen d'une tête puissante, la Juventus a écrasé le FC Barcelone (3-0) en quarts de finale aller. La semaine suivante, même si les Italiens n'ont pas reproduit leur festival offensif, ils ont encore une fois été solides et disciplinés. Incapable de marquer et visiblement émoussé, le FC Barcelone n'a pas réédité pareil performance que contre le PSG (0-0). La Juventus a rejoint le dernier carré de la Ligue des champions et atteint ensuite la finale, où le club Italien s'est incliné face au Real Madrid (1-4).
  • 2017 : La revanche espagnole. Dès le début de rencontre, les Turinois ont été surpris par la vitesse et l'habileté des joueurs barcelonais. La Juventus savait qu'elle devait neutraliser le milieu de terrain hyper dynamique du Barça, composé de Rakitic, Sergio Busquets et Andrés Iniesta. Mais avec une défense remaniée et les absences de Leonardo Bonucci et de Chiellini, la vitesse de Barcelone a étouffé une équipe piémontaise souvent sur le reculoir (3-0). Lionel Messi, élu homme du match, a été le premier buteur de cette rencontre, après un magnifique une-deux avec Luis Suarez (45). En seconde période, l'attaquant argentin a aussi délivré une magnifique passe décisive à Rakitic (56e) avant de slalomer dans la surface italienne pour s'offrir un doublé (69e). Au retour, deux mois plus tard, les joueurs d'Ernesto Valverde sont allés chercher le match nul (0-0) sur le terrain de la Vieille Dame et ont assuré la première place du groupe.

Ces rencontres ont non seulement marqué l'histoire de la Ligue des Champions, mais ont aussi contribué à forger la légende de joueurs emblématiques tels que Messi, Neymar, Suarez, Pirlo et Buffon. Chaque match a été une bataille tactique et physique, où les deux équipes ont tout donné pour atteindre la victoire.

Juventus vs Barcelone ● Résumé complet | Finale de l'UCL 2014/2015 |

Statistiques Clés des Rencontres

Voici un tableau récapitulatif des statistiques clés des confrontations entre le FC Barcelone et la Juventus en Ligue des Champions :

Compétition Nombre de Matchs Victoires FC Barcelone Victoires Juventus Matchs Nuls
Ligue des Champions X Y Z W

Ces chiffres témoignent de l'intensité et de l'équilibre des confrontations entre ces deux géants du football européen.

Samedi soir à l'Olympiastadion de Berlin, le FC Barcelone affronte la Juventus Turin pour la 60e finale de Ligue des champions. Une rencontre qui offre une farandole de chiffres à connaître.

Quelques chiffres clés

  • 1 : Messi seul au monde. Lionel Messi peut entrer dans l’histoire samedi à Berlin. S’il marque contre la Juventus, l’Argentin deviendra le premier joueur à marquer trois fois en finale de Ligue des champions. Buteur de la tête à Rome en 2009 face à Manchester United, il avait remis ça du pied gauche à Wembley en 2011. S’il trompe Gianluigi Buffon, il portera son total de buts à 11 cette saison en Ligue des champions et serait bien parti pour terminer meilleur buteur de la compétition. Ca serait la cinquième fois, record historique devant l’Allemand Gerd Muller. Enfin, il porterait son total à 78 buts en C1. Un autre record évidemment.
  • 1 : Première pour Vidal le Chilien. Arturo Vidal le milieu de terrain et pièce maîtresse de la Juventus Turin, va devenir le premier joueur chilien à disputer une finale de Ligue des champions. Son compatriote Alexis Sanchez s’était arrêté en demi-finale avec Barcelone en 2012.
  • 3 : Pour qui le triplé? Quelque soit le vainqueur cette année, la Juventus ou Barcelone, le club qui remportera la Ligue des champions réalisera un triplé. Les deux équipes ont en effet dominé leur championnat respectif et gagné leur coupe nationale. Il ne manque donc plus que la C1. Si le Barca l’emporte, ça sera le deuxième triplé après celui de 2009 réalisé par Pep Guardiola.
  • 4 : Des buts ou pas? Seulement quatre finales de Ligue des champions se sont terminées par un 0-0. Et chose plutôt drôle, la Juventus et le FC Barcelone sont concernés par cette statistique. Le premier 0-0 date de 1992 lors de la finale à Wembley entre le Steaua Bucarest et le FC Barcelone. La Juventus, elle, a été contrainte au nul par le Milan AC en 2003. Coïncidence, les deux équipes ont ensuite perdu aux tirs au but.
  • 5 : La quinte d'Evra. En habitué, Patrice Evra va rentrer dans le cercle très fermé des joueurs ayant disputé cinq finales de Ligue des champions. Il rejoint les Néerlandais Clarence Seedorf et Edwin Van Der Sar. Il est à une longueur du recordman absolu, Paolo Maldini.
  • 5 : Un doublé pour Morata? En cas de victoire de la Juventus samedi soir, le jeune Espagnol Alvaro Morata, bourreau du Real Madrid en demie, deviendra le cinquième joueur de l’histoire a remporté deux Ligues des champions de suite avec deux clubs différents. Il rejoindra Samuel Eto’o (FC Barcelone 2009, Inter Milan 2010), Gerard Pique (Manchester United 2008, FC Barcelone 2009), Marcel Desailly (OM 1993, Milan AC 1994) et Paulo Sousa (Juventus Turin 1996, Borussia Dotmund 1997).
  • 8 : Le grand 8. Samedi soir sur la pelouse de l’Olympiastadion, la Juventus et le FC Barcelone disputeront leur huitième finale respective de C1. Le club catalan a un meilleur ratio avec quatre victoires (1992, 2006, 2009, 2011) et trois défaites (1961, 1986 et 1994). Le club italien, lui, ne compte que deux succès (1985, 1996) pour cinq défaites (1973, 1983, 1997, 1998 et 2003). En cas de défaite, la "Vieille Dame" deviendrait avec six revers, le club qui a le plus perdu en finale de C1. En cas de succès, la Juve rejoindrait l’Inter et Manchester United avec trois titres. Le Barca, lui, avec cinq trophées égalerait le Bayern Munich et Liverpool.
  • 24 : Un dernier titre avant de partir pour Xavi? Après 17 saisons passées dans son club de cœur, le légendaire Xavi va quitter le FC Barcelone pour Al Sadd (Qatar). Au cours de toutes ces années, Xavi a amassé les titres, 24 au total. Il pourrait en remporter un 25e samedi soir à Berlin, une quatrième Ligue des champions après celle de 2006 - il n’avait pas joué, blessé - 2009 et 2011. A cela s’ajoute, huit titres de champion d’Espagne (1999, 2005, 2006, 2009, 2010, 2011, 2013 et 2015), trois Coupes d’Espagne (2009, 2012 et 2015), six Supercoupes d’Espagne (2005, 2006, 2009, 2010, 2011 et 2013), deux Coupes du monde des clubs (2009 et 2011) et deux Supercoupes d’Europe (2009 et 2011). Cette finale sera son 766e - record du club - et dernier match pour le Barca.
  • 30 : Qui sera le 30e Français? Depuis la création de la compétition, ils sont 29 Français à avoir remporté la C1. Le premier est Raymond Kopa avec le Real Madrid, les derniers en date sont Karim Benzema et Raphaël Varane la saison dernière, toujours avec le Real Madrid. Cette année, Paul Pogba ou Jérémy Mathieu pourrait devenir le 30e à soulever la fameuse "Coupe aux grandes oreilles", Patrice Evra l’ayant déjà gagné en 2008 avec Manchester United.
  • 120 : Le trio MSN plus fort que la Juve. Le principal atout du FC Barcelone pour cette finale sera évidemment son attaque de feu composée de la triplette Messi, Neymar Suarez (MSN). Le trio a inscrit 120 buts cette saison, soit deux de mieux que le record établi lors de la saison 2011-2012 par l’attaque du Real Madrid, Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Gonzalo Higuain.
  • 150 : Xavi plus fort que Casillas. Xavi va quitter le Barca après cette finale. Il compte 150 apparitions sur la scène européenne. S’il entre en jeu - Luis Enrique a fait de lui un remplaçant cette saison - il dépassera son ami Iker Casillas et sera le premier joueur à disputer plus de 150 matches de Ligue des Champions, près de 17 ans après le premier.
  • 177 : Des buts ou pas (bis). Ce Juventus-Barcelone, premier du nom à ce stade en Ligue des Champions, sera la 60e finale de la compétition. Au cours des 59 précédentes, 177 buts ont été inscrits, ce qui donne une moyenne de 3 buts par match tout rond.
  • 2006 : Buffon, Barzagli et Pirlo retrouvent Berlin. Il y a neuf ans, l’Italie devenait pour la quatrième fois championne du monde. Sur le terrain, Gianluigi Buffon, Andrea Barzagli et Andrea Pirlo jubilent. Le gardien et le milieu de terrain deux ont été décisifs, le défenseur, lui, n'est pas rentré. Buffon a détourné une tête de Zidane en prolongation et a poussé David Trezeguet à manquer son penalty, Pirlo a déposé un corner sur la tête de Marco Materazzi pour l’égalisation. Samedi, le gardien aura 37 ans, Pirlo 36, Barzagli 34. Le premier va tenter de remporter sa première C1, le second, sa troisième. Si Buffon devrait continuer à la Juve au moins une saison, Pirlo, lui, devrait tenter l’aventure en MLS l’an prochain.

L'image de la soirée a sûrement été les larmes d'Andrea Pirlo, le milieu de terrain de la Juventus, inconsolable après la défaite de son équipe (1-3). Le FC Barcelone, qui retrouvait une nouvelle fois la finale des champions après son titre remporté face à Manchester United en 2011 (3-1), a été sans pitié face à une équipe de la Juventus trop peu réaliste. Ivan Rakitic, le milieu croate du Barça, a inscrit le premier but de la rencontre (4e) avant que l'Espagnol Alvaro Morata ne profite d'une mauvaise sortie de Marc-André ter Stegen pour égaliser (55e). Malgré la pression et les multiples tentatives des Bianconeri, Carlos Tévez à la 63e et Paul Pogba à la 65e minute notamment, le match a tourné en faveur des Barcelonais quand Luis Suarez a inscrit un but à 20 minutes de la fin du match (69e). Neymar a aussi participé au festival des Blaugranas (90e+7) et a permis aux fans catalans, venus en nombre à Berlin pour assister au match, d'enfin exulter dans les tribunes.

En conclusion, les confrontations entre le FC Barcelone et la Juventus Turin en Ligue des Champions resteront gravées dans les mémoires des fans de football. Ces matchs ont été le théâtre de performances individuelles exceptionnelles, de retournements de situation spectaculaires et de moments d'émotion intense.

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