Depuis le mois d'août, 500 ultras du PSG mettent l'ambiance dans la tribune Boulogne au Parc des Princes. Le premier bilan est largement positif : l’ambiance s’est homogénéisée à l’intérieur du Parc des Princes et aucun incident n’est à déplorer.

Le Retour de l'Ambiance en Tribune Boulogne
L’histoire retiendra sans doute que c’est le 4 janvier 2026, à l’occasion du premier derby face au Paris FC, que la tribune Boulogne a retrouvé tout son relief. Ce soir-là, un immense tifo couvrant les deux virages du stade et la tribune Paris a été déployé. Visuellement, Boulogne prenait autant d’importance qu’Auteuil, antre du Collectif Ultras Paris (CUP) qui, depuis 2016, est dépositaire de l’ambiance de l’enceinte parisienne.
Très symbolique, l’équilibre entre les deux virages s’est également traduit au niveau sonore. Ces dernières heures, le Collectif Ultra Paris, principal groupe de supporters du PSG, a annoncé que certains de ses membres animeront la tribune Boulogne, située en face de leur habituel virage à Auteuil la saison prochaine. Une décision pour une ambiance plus généralisée dans le stade, qui reçoit un accueil mitigé.
Une Décision Controversée
C’est une nouvelle qui a vite fait parler. Une première. "Le Collectif Ultra Paris et le club se sont mis d’accord pour l’ouverture de l’animation et des chants en tribune Boulogne", est-il écrit. Le CUP évoque une "liste d’attente saturée au Virage Auteuil" pour justifier l’implantation en tribune Boulogne. "Même si le cœur du CUP se trouve à Auteuil, il est temps de voir plus grand et de redonner au Parc des Princes l’ambiance qu’il mérite, avec deux tribunes en fusion." Le groupe ultra évoque la présence de capos et tambours notamment dans les gradins.
Déjà des membres du CUP en Boulogne en Ligue des champions. Une décision saluée par certains mais qui n’a pas tardé à faire réagir d'autres suiveurs du club. Car le virage Boulogne, historiquement, est celui où est né le mouvement ultra parisien.
Il s’y est développé avec des groupes bien précis, puis des tensions sont apparues et ont augmenté entre les deux virages qui animaient le Parc, notamment sur fond de désaccords politiques profonds. Pour résumer: Boulogne revendiquait des idées nationalistes et d’extrême droite, à l’inverse d’Auteuil, qui s’opposait, parfois violemment.

En 2010, le président de l’époque, Robin Leproux, avait fini par interdire le mouvement ultra de l’enceinte après la mort de Yann Lorence, ancien supporter, dans un affrontement entre membres des deux tribunes. Le CUP a fait son retour à Auteuil en 2016, avec l’aide de Nasser Al-Khelaïfi. Quid de Boulogne? Jusqu’ici, impossible d’y chanter voire de s’y lever, sous peine d’être sorti du stade par des stadiers. Certains anciens de kops de Boulogne ont bien tenté et espéré faire renaître des mouvements dans cette tribune, sans succès. L’idée étant, bien sûr, d’être indépendant du CUP. Mais ce dernier est donc en train de s’étendre. Le club valide ce projet.
L'idée est de créer une dynamique complémentaire, que l'équipe soit encore plus poussée par les supporters qui ont eu un gros impact sur la saison dernière, selon la direction. Drapeaux, mégaphones, tifos seront autorisés pour ces quelques centaines de fans, qui seront dans la partie haute du stade et n'auront pas de nom particulier.
Réactions Mitigées
Mais des observateurs reprochent au CUP d'aller à l'encontre du mouvement ultra. D’autres, sans être agacés, sont circonspects. "De mon point de vue, le CUP a vu le jour en tribune Auteuil, les dirigeants du groupe sont tous des anciens d’Auteuil et sont donc des représentants de cette tribune. Pour moi, le CUP et les assos composant le groupe n’ont rien à faire dans la tribune d’en face, tout simplement", explique un membre du groupe. Existe-t-il un risque de tensions en Boulogne? "Les anciens de Boulogne ont tiré un trait depuis un long moment sur leur activité (ultra, hooliganisme)", pense notre interlocuteur. "Seul quelques nostalgiques mènent quelques actions de temps à autres mais ne vont plus au Parc depuis longtemps."
Ce qui serait une petite révolution a déjà pointé le bout de son nez quand, lors des grandes affiches de Ligue des champions ces dernières saison, des membres du CUP étaient déjà autorisés à aller dans le virage d’en face par dizaines pour assurer une ambiance dans tout le stade, avec mégaphones et tambours. Ces tests ont été jugés concluants par le PSG, qui souligne une atmosphère plus positive et une ambiance plus généralisée quand les deux tribunes sont animées par le groupe.
"Une partie des supporters n’en a rien à foutre et souhaite voir un stade comme en demi-finale de Ligue des champions (avec une grosse ambiance partout)", lâche le supporter interrogé. "Et une autre partie trouve que le CUP n’a rien à faire à Boulogne car dans le mouvement ultra, ce n’est pas très commun d’avoir des membres de sa tribune dans un autre virage.

Dimanche soir, le Parc des Princes accueillera un événement inédit depuis 47 ans : un derby parisien entre le Paris Saint-Germain et le Paris FC en Championnat de France. À 20h45, les deux clubs de la capitale s’affronteront devant un parcage visiteurs limité à 1 000 supporters du PFC, dont la plupart seront des spectateurs « lambdas » après que les billets à 10 euros se soient rapidement envolés. Malgré la portée symbolique de cette rencontre, la préfecture de police de Paris n’a pas renforcé le dispositif de sécurité habituel pour une affiche de Ligue 1, la DNLH ne l’ayant pas classée à risque. Le PSG, de son côté, n’a pris aucune mesure particulière, estimant ne pas avoir de crainte spécifique. La circulation autour du Parc sera toutefois interdite dès 17h45 et les restrictions resteront en place jusqu’à une heure du matin.
Histoire du Kop de Boulogne
Le Kop de Boulogne, ou plutôt le « Kop of Boulogne » (abréviation KoB) est né le 2 août 1978 à la suite d'une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG membres du club « Juniors PSG » étaient massés en tribune K : le « Kop K ». Ce Kop K rassembla à ses débuts 500 jeunes supporters pour atteindre 3000 membres à la fin de la saison 1976-1977. La localisation de ce groupe en tribune K puis dans la tribune Boulogne tient à l'existence d'une carte de « jeune supporter » très peu chère et donnant accès à cette tribune K, et aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition était née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc des Princes. Il faut attendre 1998 pour voir le PSG s'échauffer devant le virage Auteuil. Le Club des Associés (1970-1972) puis Le Club des Amis du PSG (créé en janvier 1975) étaient un minimum de 150 supporters pour chaque déplacement et un maximum de 1200 à Lille en janvier 1972.
Aidé par ses aînés dans son développement, le Kop K était également actif en déplacements, comme le signalent nombres d'articles des programmes de matches du club. Lors de ces premiers déplacements de jeunes parisiens en province, nombre d'« incidents » en tribune ou à la sortie des joueurs sont déjà à signaler. Ainsi, en janvier 1977, à la suite de débordements lors du déplacement à Nancy (3 cars + environ 150 « indépendants »), le club et les pouvoirs publics se penchent sur le « problème » des déplacements. L'hymne du Kop K est Au Parc des Princes, sur l'air de Nini Peau de Chien (à la Bastille…) : « Au Parc des Princes on aime bien le PSG, ils sont si forts et si sportifs (« rageurs » à l'origine), on aime bien, qui ça ? Le PSG ! Où ça ?
Les modèles du Kop K puis du Kop Of Boulogne sont, dès l'origine, britanniques. Le choix même du terme « Kop » qui désigne la tribune des supporters en anglais est adopté en référence au Kop d'Anfield. Les finales de Coupes d'Europe des clubs champions au Parc en 1975 (Leeds United) et 1981 (Liverpool FC) offrent l'archétype du modèle britannique aux jeunes supporters du PSG : exubérance, esprit contestataire (voire "anarchiste") et violence. Les artifices les plus divers sont d'usage dès 1980 au KOB afin de mettre l'ambiance : fumigènes, chlorate, corne de brume, écharpes, drapeaux, bâches, et autre voile. La première voile géante couvrant la tribune « bleue » (1er étage) du KOB entre en service en 1981.
Entre 1978 et 1985, la tribune Boulogne reste largement ouverte aux supporters adverses, et les incidents sont très nombreux avec ces derniers et aussi avec les forces de l'ordre. Ainsi, les supporters de la tribune Boulogne adoptent les habitudes des hooligans britanniques et défrayent rapidement la chronique ; les déplacements deviennent ingérables dès la saison 1981-82. C'est le début de la réputation de la tribune Boulogne comme une tribune dure. Cette réputation se confirme à l'été 1982 qui voit l'apparition en tribune des premiers skinheads.
C'est dans le virage Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l'occasion de la finale de la Coupe de France 1982. C'est presque un match à l'extérieur pour le KOB qui peut alors compter sur 1 000 à 1 500 supporters. Ce match reste notamment dans les mémoires pour l'invasion du terrain par les supporters du PSG durant plus d'une heure. Quelques mois plus tard, la politique radicale nationaliste et révolutionnaire fait son entrée dans le KOB avec l'arrivée de certains nouveaux membres, pour la plupart des skinheads aux tendances d’extrême-droite, dont Serge Ayoub (dit Batskin) qui sera plus tard à l'origine des Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Bien qu’un bon nombre de groupe de supporter ne désirent traditionnellement pas afficher de tendance politique dans les stades, cette politisation naissante aux tendances extrémistes s’affirmera par la suite au sein de la tribune côté Boulogne.
La finale de l'UEFA à Bruxelles en 1985 est marquée par le drame du Heysel : plusieurs dizaines de personnes trouvent la mort dans un affrontement entre les supporters de Liverpool et ceux de la Juventus. Cet événement aura un fort retentissement médiatique et fera découvrir au grand public, francophone notamment, le problème du hooliganisme au football. À Paris, la tribune Boulogne est fermée aux supporters adverses et la seconde période en tribune G rouge est interdite au KOB. La saison 1985-1986 voit l'émergence du premier groupe Ultras : les Boulogne Boys. Cette association commence ses activités dès septembre 1985 et dépose ses statuts en décembre 1985[6]. Les Boys profitent d'une série d'actions d'éléments incontrôlés du KOB en début de saison. Plusieurs stades, dont ceux d'Auxerre et Nice sont en effet vandalisés. Ces actions qui entraînent l'annulation de déplacements des supporters parisiens (au Havre par exemple en septembre 1985) sont sévèrement condamnées par des supporters du KOB et les Boulogne Boys profitent de ce fort sentiment de rejet, quelques mois après le drame du Heysel, pour voir le jour.
Francis Borelli et l'ensemble du club, Luis Fernandez au premier chef, encouragent cette création[7]. Très vite, pourtant, des problèmes de personnes éclatent chez les Boys, donnant le jour dès mars 1986 à d'autres groupes comme les Gavroches et les Firebirds. Serge Ayoub constituera le Pitbull Kop le 9 décembre 1989 et les premiers incidents sérieux auront lieu à Lille lors du LOSC-PSG de la même année. L’affiliation entre le Kop Of Boulogne et le mouvement nationaliste sera même explicitée à travers les colonnes du mensuel politique français Le Choc du Mois, où les partisans du Front national font régulièrement l’apologie de la tribune parisienne[8]. À cette époque, les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et leur fondateur Serge Ayoub sont étroitement liées à l’organisation Troisième Voie, un mouvement nationaliste français, ainsi qu’au Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE) avec qui ils tenteront de fédérer et structurer des groupes de skinheads.
Les groupes de supporters issus de la tribune Boulogne du Parc des Princes servent alors de vitrine aux mouvement d’extrême droite et sont instrumentalisés dans le but de recruter de jeunes supporters au sein de leurs rangs. Bien que certains catégorisent l’intégralité du virage Boulogne comme appartenant à l’extrême droite et au mouvement hooligan car influencés par des groupuscules tels que le Pitbull Kop ou le Commando Pirate entre autres, d’autres groupes affirmés tels que les Boulogne Boys se développent en adoptant des directives « non violentes et apolitiques ». Cette distinction dans le choix de la représentation des idées politiques en tribune marque également la distinction entre les catégories de supporters et les modèles auxquels ils se réfèrent.
Les indépendants d’un côté, proches du modèle de supportérisme anglo-saxon et du hooliganisme, sont qualifiés comme étant plus radicaux et préoccupés par la confrontation physique avec les supporters adverses ou la police. De l’autre côté, les Ultras se revendiquent proches du modèle Italien. Organisés en groupes structurés, ils sont préoccupés par la mise en place d’animations visuelles, sonores et de chorégraphies visant à apporter le soutien le plus infaillible à leur équipe favorite. Le KOB lâche clairement Francis Borelli en 1990-1991 et pèse alors de tout son poids dans la balance pour provoquer un changement de direction. Depuis le titre de champion de France en 1986, en championnat, la moyenne de spectateurs baisse, rendant d'autant plus visibles et incontournables les réactions hostiles des hooligans. Si le PSG a perdu la moitié de ses spectateurs en cinq ans, le KOB fait de la résistance avec un effectif qui se stabilise au millier de membres actifs.
Dans le même temps, l'OM connait une réussite sportive accompagnée d'une importante activité en tribune. Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser le KOB, Canal+ propose aux Ultras de s'installer dans le virage Auteuil, subventions à la clé. Supras, Lutèce Falco et autres Dragons (qui seront plus tard absorbés par les Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes de la tribune Boulogne comme les Boys, les Gavroches et les Firebirds restent à Boulogne. Mais certains de leurs membres et sympathisants acceptent la proposition du club. Le KOB perd alors une partie de ses effectifs. Cette scission réduit efficacement la violence dans le virage Boulogne, tandis qu'une rivalité s'instaure entre les deux tribunes. Les fouilles et contrôles désormais multiples sont mis en place pour limiter la violence.
Pratiquant à l'occasion la mode du tifo, sans grand enthousiasme toutefois, les supporters du Kop of Boulogne radicalisent leurs chants avec l'opposition PSG-OM. « Cuits cuits cuits, les Canaris sont cuits » des années 1970 et 1980 est remplacé par le blasphème : « la Bonne-Mère est une salope ». Le KOB pratique également dans le détournement de chants adverses[9]… Le chambrage de l'adversaire ne se limite pas à l'OM, mais seul ce club rival a droit à un traitement « gras ». Face à Lens, les fans parisiens se contentent ainsi d'un simple « Germinal ! Germinal ! Germinal ! ». En province, les supporters adverses ont droit à des « Paysan ! Paysan ! Paysan ! ».
Médiatisés, les incidents du PSG-Caen de l'été 1993 marquent les esprits : les supporters de Boulogne expulsent des CRS de la tribune[10]. Le haut de la tribune étant en travaux, les supporters se retrouvent dans la section basse, en « Boulogne rouge ». Depuis l'origine du KOB, cette partie de la tribune avait toujours été négligée par les supporters ; on risquait d'y recevoir sur la tête les divers jets émanant du haut de la tribune. Cette période prend fin avec ce match PSG-Caen, et le refus de certains membres durs du KOB d'abandonner cette partie de tribune à la fin des travaux. C'est l'acte de naissance de « Boulogne Rouge ». La tribune Boulogne est alors scindée en cinq secteurs (2 en bas, 3 en haut), et jusqu'en 1998, d'énormes verrières barrent la tribune. Les contrôles avant d'accéder au Kop de Boulogne sont encore renforcés.
Après des relations très froides avec la tribune d'en face, les relations avec Auteuil se réchauffent à la fin des années 1990. Cette bonne entente durera plusieurs années, permettant ainsi la mise en place de chants se répondant entre les deux tribunes. Mais, en mai 2003, une banderole des Tigris Mystic, « L'avenir est à nous ! », à l'occasion de leur dixième anniversaire met le feu aux poudres et déclenche une guerre entre ces derniers (mais aussi par moments le reste du Virage Auteuil) et les indépendants du KOB. La fin de saison est marquée par des bagarres violentes entre supporters parisiens. Mettant de côté les divisions Boulogne-Auteuil, les supporters du PSG s'unissent à l'automne 2004 pour dénoncer notamment la nouvelle politique de sécurité du PSG. Un site web voit même le jour en janvier 2005, sous tutelle des associations de la tribune Boulogne et du Virage Auteuil. D'abord très complet, il ne décolle pas et ferme fin mars 2005.
Les supporters maintiennent une grève des encouragements jusqu'au 14 mai 2005. La signature d'une convention exigée par les supporters entre eux et le club et l'éviction de l’entraîneur, du responsable de la sécurité puis du président désamorcent le conflit entre les supporters et le club. Mais dès lors les tensions entre les deux tribunes reprennent. Un conflit éclate entre les Tigris et les Boys et le problème s'étendra rapidement à tout le Kop de Boulogne (soutenu par les Karsud, un groupe d'Auteuil) qui relancera une guerre violente avec les Tigris. Ces derniers, isolés dans leur propre tribune, n'auront d'autre choix que de se dissoudre en 2006. Le 23 novembre 2006, Julien Quemener, un membre des Boulogne Boys de 25 ans, est tué par balle à l'issue d'un match de football contre le club israélien d'Hapoël Tel-Aviv. Défait 2-4 par les israéliens, certains supporters du KOB agacés prennent en chasse un supporter du club israélien. Un policier, Antoine Granomort, s'interpose et se retrouve face à la foule.
Le 29 mars 2008, au cours de la finale de la Coupe de la Ligue contre le RC Lens, des supporters du PSG issus du Kop de Boulogne affichent pendant quelques minutes une banderole faisant allusion au film de Dany Boon : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch'tis[11] », déclenchant une série d'indignations. L'année 2009 marque le retour de tensions extrêmes entre Auteuil et Boulogne. Cette fois-ci les indépendants du KOB prennent principalement pour cible les Supras qui n'hésitent pas à rendre coup pour coup. Les Authentiks de la tribune G, considérée comme une extension du Virage Auteuil, sont également pris pour cible. Le 14 février 2010, soir de match entre le PSG et OM, a eu lieu une échauffourée entre certains membres du KOB et du VA, qui se sont retrouvés face à face devant la tribune des derniers et ce malgré la forte présence policière tout autour du stade. Après ce court affrontement, certains membres d'Auteuil se sont lancés à la poursuite de ceux qui les avaient attaqués. Yann Lorence, un des assaillants venus de Boulogne, s'est fait attraper.
À la suite de ce triste évènement et des différents affrontements de plus en plus violents et fréquents entre certains pensionnaires du Kop de Boulogne et du Virage Auteuil, deux des trois principaux groupes hooligans du KOB sont dissous par décret des autorités publiques françaises. Il s'agit du Commando Loubard et de la Milice Paris. Robin Leproux, président du club, décide quant à lui de mettre en place un plan de sécurité dont la finalité est de pacifier les tribunes du Parc. Contrairement à la tribune Boulogne située de l'autre côté du stade, la tribune Auteuil n'est pas très active au niveau de ses supporters jusqu'au début des années 1990, hormis de nombreux abonnés dès la fin années 1970, plus spectateurs que supporters.
La partie basse de la tribune, surnommée « Auteuil rouge », fut, à l'occasion (PSG-Juventus 1983, par exemple), réservé aux supporters adverses. Une première tentative d'un supporterisme plus actif a lieu à la fin des années 1980. Le groupe Auteuil Fanatics voit ainsi le jour en 1989. Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Canal+ propose aux ultras de s'installer à Auteuil, subventions à la clé. Supras (1er groupe du Virage Auteuil, dès le 26 octobre 1991), Lutece Falco (après un crochet par la tribune K bleue à l'automne 1991)[12] puis Dragons et Tigris Mystic en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes de Boulogne, comme les Boys et les Gavroches, restent dans le Kop de Boulogne mais certains de leurs membres et sympathisants migrent à l'autre bout du Parc des Princes.

Voici un tableau récapitulatif des principaux groupes de supporters du PSG et de leurs affiliations historiques :
| Groupe de Supporters | Tribune d'Origine | Période d'Activité | Tendances |
|---|---|---|---|
| Juniors PSG (Kop K) | Tribune K puis Boulogne | 1976-1978 | Jeunes supporters |
| Boulogne Boys | Boulogne | 1985-1990s | Non-violentes et apolitiques |
| Pitbull Kop | Boulogne | 1989-2010 | Extrême droite |
| Supras | Auteuil | 1991-Présent | Ultras |
| Lutèce Falco | Auteuil | 1991-2010s | Ultras |
| Tigris Mystic | Auteuil | 1991-2006 | Ultras |
| Collectif Ultra Paris (CUP) | Auteuil puis Boulogne | 2016-Présent | Ultras |