Erik Balenciaga : Du Pays Basque à la Bundesliga, un Parcours Handballistique Étonnant

Erik Balenciaga, un nom qui résonne désormais dans le monde du handball, a su tracer son propre chemin, depuis sa ville natale de Zarautz jusqu'aux terrains européens. Son parcours, marqué par la passion, la détermination et un talent indéniable, est une source d'inspiration pour de nombreux jeunes joueurs.

Les Racines d'une Passion Familiale

Il est originaire de Zarautz, jolie ville de la province de Guipuscoa au Pays basque, posée en bord d’océan, à une vingtaine de minutes de San Sebastián. Avec un nom qui claque comme une pelote en cuir sur la cancha, Zarautz plaît aux surfeurs, aux amoureux de la plage mais elle est également connue pour son équipe de handball.

"Mon grand-père en a été le président, mon père et mon oncle y ont joué, ma mère aussi, sans oublier mon frère et ma sœur", glisse Erik Balenciaga pour expliquer la longue tradition "handballistique" familiale à laquelle il n’a pu échapper.

Mais à 28 ans, il a décidé de quitter son pays et d’aller voir ailleurs après avoir fait le tour de la Liga Asobal. "J’avais envie de découvrir une autre ligue. J’espérais la France, cela a pu se faire avec Toulouse et j’en suis heureux. C’est dingue, je ne pensais pas me retrouver aussi près de chez moi en partant à l’étranger, à 3 heures de route à peine", s’amuse Erik Balenciaga, qui mène sa carrière avec une ligne claire : "Mon objectif est de jouer chaque année plus haut. La France est pour moi une étape supplémentaire en ce sens."

L'Éclosion à Toulouse

Avec le départ de son demi-centre Luc Steins pour le PSG la saison dernière, le Fenix a trouvé son remplaçant pour animer son secteur offensif, avec un profil identique : format de poche, vivacité, courses rapides, précision des passes, distribution éclair quand il ne prend pas les espaces, même réduits, qui s’ouvrent devant lui.

"C’est vrai que les défenseurs sont de plus en plus grands, le jeu plus physique, mais j’arrive à exprimer mes qualités, avec ma vitesse, j’apporte le danger", souligne Erik Balenciaga qui possède le profil que le staff toulousain recherchait.

"Avant de m’engager, j’ai eu des discussions avec Danijel (Andjelkovic, le coach, NDLR). Nous avons évoqué le style de jeu de l’équipe." Ce championnat est très dense. Il n’y a pas de match facile et ce, contre n’importe qui.

Homme du match lors de la victoire surprise face au PSG (35-27), Erik Balenciaga a produit une prestation classique pour lui. Pour dominer de huit buts le PSG (35-27), le Fenix Toulouse a eu besoin de performances stratosphériques de ses leaders. Parmi eux, Erik Balenciaga (8 buts, 4 passes décisives et 100% aux tirs) s’est particulièrement distingué. Il a contrarié le collectif d’ordinaire bien huilé des Parisiens.

« Il ne faut pas réduire Erik à sa performance face au PSG. Il est comme ça tous les week-ends et sa grande force est la régularité. Il joue beaucoup, mais ne connait pas la fatigue, c’est une machine. Bien sûr, sur ce match, il était très attendu car c’est un de nos meilleurs joueurs et il a parfaitement répondu présent, il faut aussi le souligner, il a parfaitement conduit ses coéquipiers à la victoire, mais nous sommes satisfaits de lui depuis qu’il est à Toulouse, pas simplement sur cette rencontre face au leader invaincu. Sur ce match, Nemanja Ilic a également été énorme avec de jolies statistiques (9 buts, 100% aux tirs). Le match était télévisé, sa performance n’en a été que plus remarquée, mais elle n’est pas unique.

Pourtant, quand, à l’été 2021, Balenciaga décide de quitter son pays pour vivre sa première expérience à l’étranger, à 28 ans rien n’est sûr. Il y a beaucoup d’incertitudes sur la capacité du garçon à s’adapter à une ville étrangère, lui qui est très attaché à sa ville natale dans le Pays Basque. Il quitte son club de CB Cuidad de Logrono.

C’est un mariage parfait entre ce joueur au profil atypique (1m69) et le club de la Ville Rose, sa vivacité et sa vista collant parfaitement au jeu rapide de l’équipe prôné par Andjelkovic. Dès les premières semaines, il fait l’unanimité, réalise de bonnes statistiques et prend petit à petit le jeu de l’équipe en main. Sa première saison se termine à 84 buts en 29 matches (2,9 buts/match) et une réussite de 74%.

« On le suivait depuis deux ans. Il stagnait en Espagne, il était à 60/70% de son potentiel et s’est bien relancé à Toulouse où il a des responsabilités, beaucoup de liberté dans le jeu. Il donne le tempo du jeu, met du rythme. C’est un joueur intelligent en attaque, mais qui se rend aussi disponible défensivement. Il est technique, une bonne technique de passe, avec un profil atypique car il est petit et peut donc se faufiler. Il a une bonne vision du jeu et une bonne relation avec son pivot. Il prend ses responsabilités. Il bonifie les joueurs autour de lui. Il doit progresser défensivement, il faut aussi parfois le canaliser. Face au PSG, son entraîneur ne l’a pas canalisé et il a eu raison, son joueur a ainsi pu faire le spectacle et montrer que les Parisiens n’étaient pas invincibles.

Dans le sillage de leur demi-centre, les Toulousains devront renouveler plus souvent la performance réalisée face au PSG car après huit journées de championnat il pointe à la 8ème place avec neuf points au compteur.

ANIMATION OFFENSIVE DU 4-2-3-1 -- L'ANALYSE TACTIQUE

Cap sur l'Allemagne : Un Nouveau Défi à Melsungen

L’entraînement vient de s’achever et Erik Balenciaga se presse. « J’ai mon cours d’allemand », lance le demi-centre espagnol du Fenix qui s’est mis à étudier la langue de Goëthe depuis qu’il a fait le choix, il y a un an déjà, de rejoindre l’été prochain la prestigieuse Bundesliga.

En effet, c’est à Melsungen dirigé par son compatriote Roberto Garcia Parrondo que le feu follet espagnol du Fenix Toulouse va poursuivre sa carrière. Et pas question pour l’intéressé de débarquer en Allemagne sans connaître un minimum de vocabulaire.

Arrivé de Logrono à l’été 2021, Erik Balenciaga avait pour mission de faire oublier un certain Luc Steins, parti plus tôt au PSG. Même physique, même profil avec cette propension à accélérer le tempo, le natif de Zarautz au Pays basque, a de suite séduit ses équipiers et le public toulousain, son style collant parfaitement aux schémas du Fenix Toulouse.

« Lorsque j’ai pris la décision de rejoindre Toulouse, c’était comme un défi pour moi.

Melsungen s’est mis sur les rangs et avec une proposition financière sur laquelle les Toulousains ne pouvaient pas s’aligner, le club allemand a enlevé le morceau. Mais avant de songer à la Bundesliga, il y a une saison de Starligue à bien finir. « Il reste trois matches, il faut faire le travail jusqu’au bout afin de ne pas avoir de regrets.

Le demi-centre de poche du Fenix, Erik Balenciaga, va connaître à 29 ans un 3ème championnat dans sa jeune carrière après l'Asobal, la Starligue et donc la Bundesliga à partir de l'été prochain. L'ancien joueur de Logrono, arrivé en France il y a 2 ans, a très vite marqué ls esprits avec 86 réalisations lors de sa première saison à Toulouse pour 31 matchs disputés.

Le club du MT Melsungen a de grosses ambitions pour la saison prochaine puisqu'il y a déjà quelques semaines le club avait déjà annoncé l'arrivée d'un autre joueur évoluant en Starligue, l'arrière droit du PSG Handball : Dainis Kristopans.

Erik Balenciaga sous les couleurs du Fenix Toulouse

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