Cet article explore l'histoire des confrontations entre l'Aviron Bayonnais et Provence Rugby, en mettant en lumière les moments clés de leur saison en Pro D2.

Une Confrontation Explosive en Pro D2
Lors d'une rencontre riche en essais, Provence Rugby a dominé l'Aviron Bayonnais avec un score de 46 à 29, ce qui représente une belle opération pour maintenir leurs chances de qualification. 6 à 4, ce n’est pas le résultat d’un set de tennis mais bel et bien le tableau final des essais marqués lors de ce match d’ouverture de la 23ème journée de PRO D2 qui aura tenu toutes ses promesses.
Les deux équipes, animées de grandes ambitions, n'ont pas hésité à proposer du jeu, quitte à se faire prendre à revers. Ce qui a donc donné une partie plus que plaisante, où les deux équipes se sont rendues coup pour coup, souvent en venant mettre la pression sur les renvois, mais surtout en profitant des scories. Et Aix a été plus réaliste.
Pour preuve de cette envie perpétuelle et rapide de proposer, de tenter, cet essai de Jean Monribot pour Bayonne, en venant prendre un intervalle en sortie de mêlée, à peine la première minute écoulée (2e), et la réalisation de Federico Wegrzyn au bout de 19 secondes après le retour des vestiaires, suite à un ballon récupéré sous le renvoi et bien libéré (41e). Mais ce ne sont que 20% des essais marqués durant cette rencontre, seulement marquée par des baisses de rythme aux environs de la demi-heure de jeu, et dans le premier quart d’heure de la seconde période.Le danger est venu de tous les côtés
Provence réalise là une belle opération en parvenant à faire chuter un "gros" de ce championnat, lui permettant de toujours ambitionner une qualification et de faire au moins aussi bien que le meilleur classement de l’histoire du club (9e en 2019).
Moments Clés du Match
- Charles Malet a répondu rapidement à l'ouverture du score basque.
- Théo Belan a mis les siens devant après une brèche ouverte par Malet.
- Louis Marrou a fait le break sur interception.
- Florent Massip et Jérôme Dufour ont marqué pour offrir le bonus offensif.
C'était sans compter sur le caractère de Bayonne, pour autant bredouille et qui s'expose au retour d'Oyonnax, et peut ainsi perdre sa place dans le top 2. Il y a néanmoins eu cette révolte dans le final, sans parvenir à arracher un point de bonus défensif. Notamment car il se sera passé presque une heure entre l’ouverture du score de Monribot, et la seconde réalisation de l’Aviron par l’intermédiaire de Gaëtan Germain, après un ballon bien déplacé sur une séquence près de la ligne et sur toute la largeur du terrain (61e, 32-15).
Provence Rugby / Bayonne : résumé vidéo
Saisons Marquantes de l'Aviron Bayonnais
L'histoire de l'Aviron Bayonnais est riche en événements, tant sur le terrain qu'en coulisses. Voici un aperçu de quelques saisons marquantes :
Saison 2009-2010
L’été 2009 ouvre un nouveau bal des transferts avec les arrêts ou départs de figures emblématiques comme Daniel Larréchéa , Cédric Bergez , Louis Massabeau ou Andrew Springgay. Les arrivées ne sont pas des noms clinquants à l’instar des piliers Renaud Bouyoud et Salvatore Perugini , du seconde ligne néo-zélandais des Crusaders Ross Filipo , du centre Lionel Mazars et celle de Béñat Arrayet en provenance de Mont-de-Marsan.
Suite à un début de saison médiocre avec une mauvaise ambiance, le manager Richard Dourthe contesté par ses joueurs et affaibli par l’absence de résultats, est démis de ses fonctions en novembre par le président Francis Sallagoity. L’équipe tourne toujours aussi mal, ne parvenant pas à sortir du bas de tableau, et finalement le duo Thierry Mentières - Jean-Philippe Coyola est débarqué en Janvier de l’année suivante vu la piteuse treizième place au classement. L’AB appelle à son chevet Christian Gajan l’ancien coach de Castres, mais la situation sportive ne s’améliore pas. Bayonne est avant dernier devant Albi relégué.
Ce sont les coulisses qui sauveront l’Aviron. Le club tarnais de Montauban gangréné par les déficits doit déposer le bilan et se voit spécifié sa relégation en Fédérale 1. Bayonne est sauvé de la descente ! Lors du dernier match, Bayonne se déplace à Montauban juste positionné devant pour un duel crucial en vue du maintien. L’AB s’incline lamentablement (8-22) suite à une prestation des plus humiliantes de l’histoire. La saison pitoyable ponctuée par 17 défaites et seulement 9 victoires sera tempérée par les affaires extra sportives.
Saison 2010-2011
Thomas Liévremont est appelé pour entrainer l’AB aux côtés de Christian Gajan. De nouvelles arrivées vont nettement améliorer le niveau d’ensemble de l’équipe comme Benjamin Boyet, Yoan Huget remplaçant le regretté Benjamin Fall parti au Racing, Joe Pietersen, Troy Flavell et l’exceptionnel Abdelatif Boutaty, le colosse de Montauban. Cette nouvelle saison sera excellente sur le plan sportif. Avec 71 pts, meilleur total depuis la remontée et 16 victoires à son actif, l’AB termine à la septième place du classement. Il aura encore manqué 1 point pour connaitre les délices de la grande Coupe d’Europe.
Si le soleil brille sur la pelouse l’orage gronde en coulisses ! L’AB connait un combat des chefs épique entre Alain Afflelou sponsor principal, le président Francis Salagoity et le maire de la ville Jean Grenet. Compliqué de résumer en quelques lignes ce feuilleton rocambolesque à rebondissements digne de la série Dallas jadis si célèbre dont voici les principaux événements. En décembre 2010, Bernard Laporte arrive en tant que conseiller du président avec un projet d’agrandissement du Stade. Mais un conflit avec Francis Salagoïty pousse Bernard Laporte à s’en aller en mars 2011. Alain Afflelou annonce également qu’il partira à la fin de la saison ne s’entendant plus avec Salagoity.
Après plusieurs esclandres, Francis Salaigoty et Alain Afflelou soutenu par le maire Jean Grenet décident de s’en remettre au vote du Conseil d’Administration pour prendre les commandes du club en proposant chacun un projet. Alain Afflelou met sur le devant de la scène Michael Cacouault, ancien vice-président du club. En avril 2011, Francis Salaigoty est mis en minorité par les membres du Conseil d’Administration d’extrême justesse, il démissionne du club. Michel Cacouault est élu président de l’AB avec Alain Afflelou vice-président assurant qu’il sera principal partenaire les prochaines saisons.

Septembre 2010 : 6ème journée, Bayonne conforte sa première place et prend le large au classement en battant Clermont à Jean Dauger (18-16) grâce à une pénalité de 50 mètres de Cédric Garcia. L’Aviron terminera la saison 7ème, sa meilleure depuis le retour dans l’élite.
Saison 2011-2012
La période des transferts s’ouvre avec le départ d’Arnaud Héguy vers le BO qui fera couler beaucoup d’encre et causera bien des ressentiments chez les supporters. Jean-Baptiste Peyras, Cameron Treloar, Rémy Martin, Ross Filipo, Craig Gower et Sébastien Fauqué compléteront le tableau des sorties. Côtés arrivées, Sione Lauaki le redoutable troisième ligne de Clermont posera ses valises sur les bords de la Nive mais sa santé que l’on ignorait délicate le poussera arrêter sa carrière. Marvin O’Connor, Cédric Heymans, Vitolio Manukula, Neemia Tialata, Joe Rokoçoko, Mark Chilshom et Mike Phillips complètent le recrutement haut de gamme.
Les résultats ne seront malheureusement pas à la hauteur des espérances. En décembre, l’Aviron Bayonnais est 11ème, les supporters manifestent leur mécontentement et les méthodes du duo d’entraîneur sont également remises en question. Thomas Lièvremont et Christian Gajan sont démis de leur fonction, remplacés par le duo Didier Faugeron - Jean-Pierre Élissalde nommés entraîneurs, mais ce dernier démissionnera en janvier 2012, laissant sa place à Denis Avril. Michel Cacouault démissionne de son poste de président et le 10 décembre 2011 Alain Afflelou devient président de l’Aviron Bayonnais.
Les coulisses sont animées, plus que le terrain, où l’Aviron peine, mettant au supplice les nerfs de ses supporters. La phase aller sera surtout marquée par un match rocambolesque à Biarritz qui s’imposera (21-19) à l’ultime minute suite à de multiples rebondissements dont un essai valable refusé aux bayonnais et l’entrée sur la pelouse du père d’Imanol Harinordoquy venu faire le coup de poing. Encore une fois il faudra attendre les dernières journées pour que les bayonnais obtiennent le maintien devant Brive et Lyon qui seront relégués en Pro D2. Bayonne termine 12ème avec 48 pts, obtenant trois succès décisifs contre Biarritz à domicile (24-19), à Lyon (20-19) puis à domicile face à Agen (31-10). L’Aviron se sauvera encore de justesse en fin de saison.

14 Avril 2012 : Vainqueurs (24-19) du Biarritz Olympique, les Bayonnais reviennent à trois longueurs du premier non relégable. Mike Phillips et les Bayonnais ont mis du cœur à l’ouvrage !
Saison 2012-2013
Didier Faugeron quitte l’Aviron, laissant place aux anciens agenais Christophe Deylaud et Christian Lanta pour diriger l’équipe 1. Côté départs, le plus important est celui de Yoann Huget pour Toulouse. Julien Audy, Christophe Baïocco, Clément Lagain, Pepito Elhorga, Sione Lauaki et Troy Flavell quittent également le club. Les nouveaux visages se nomment, Scott Spedding, Dewald Sénékal, Manu Ahotaeiloa, Gabiriele Lovobalavu et Grégory Arganese.
Une fois n’est pas coutume, les coulisses seront paisibles. Alain Afflelou est maître à bord et fait entièrement confiance au travail de Christian Lanta et Christophe Deylaud, nullement remis en cause. La phase aller se soldera par une belle victoire à Aguiléra contre le BO (16-15) et une onzième place peu reluisante. La onzième place sera celle de l’équipe durant une grande partie de la phase retour. Une belle victoire à Agen (30-20) assure le maintien dès la 21ème journée, puis les bayonnais battent Toulon à Anoeta (33-28) et terminent en beauté, s’imposant à Mont de Marsan (36-33) en obtenant une huitième place inespérée.
Avec 57 pts, Bayonne obtient un de ses meilleurs classements depuis sa remontée dans l’élite, et surtout pour la première fois devance Biarritz au général dans le championnat professionnel.

30 Septembre 2012 : Pas trop de soucis pour se maintenir et une victoire qui rend toujours fou de joie, celle acquise à l’ultime seconde à Biarritz (16-15) suite à une pénalité de Benjamin Boyet.
Saison 2013-2014
Cette saison connait une nouvelle fois de nombreux remous tant sportivement qu’en coulisses. Pourtant le recrutement s’annonçait prometteur avec l’arrivée de plusieurs joueurs au pedigree reconnu à l’image des JC Janse Van Rensburg, Gert Muller, Lisiate Fa’aoso, Jean Monribot, Opeti Fonua, Mathieu Bélie, Stephen Brett, Martin Bustos-Moyano et Saïmoni Vaka. Rayon départs, pas de grands noms si ce n’est Benjamin Boyet, Cédric Garcia, Cédric Heymans, Thibault Lacroix, Rob Linde, Lionel Mazars et Renaud Boyoud.
Avec 11 victoires, 1 match nul, 14 défaites et un total de 54 points, l’Aviron bayonnais termine à la 10ème place du championnat. Un classement très flatteur au regard de la saison ayant vu l’Aviron fréquenter le bas de tableau et la zone de relégation à la lutte avec le BO, Oyonnax et Perpignan. Une saison qui fait grandir, mais aussi souffrir où pour s’en sortir la passion parfois ne suffit pas. Celle des Bayonnais pour l’élite n’a tenu qu’à un fil, à un sursaut printanier salvateur contre le Stade Français (24-19) et Castres (23-13) à domicile, à Grenoble pour un nul (21-21) aux allures de reprise de destin en mains. Il a fallu donc attendre l’ultime journée et la réception de Castres pour voir enfin l’AB libéré grâce à une victoire méritée (23-13).
Ce sont les jeunes bayonnais, Anthony Etrillard, Charles Ollivon, Guillaume Rouet et Mathieu Ugalde qui ont transcendé l’équipe pour encore une nouvelle fois sauver l’Aviron au bout du suspense. L’Elite du rugby français perdra Perpignan et surtout Biarritz descendant en Pro D2, un BO gangréné par ses problèmes financiers et sportifs terminant à la dernière place. Pendant ce temps, Castres disputera une nouvelle finale perdue contre l’ogre Toulon vainqueur en plus de la coupe d’Europe avec son génie Jonny Wilkinson.
Mais conformément à la tradition ce sont les soucis extra sportifs qui feront les choux gras médiatiques. Un duo d’entraineur Lanta - Deylaud en guerre ouverte avec le groupe, la star galloise Mike Phillips licenciée pour être arrivé ivre lors d’un rassemblement collectif et la possibilité d’une fusion entre Bayonne et Biarritz avortée ayant mis le feu au Pays Basque. M. Philippe Neys prend les rênes du club bayonnais en remplacement d’Alain Afflelou cédant la présidence le 21 février, avant d’annoncer une semaine plus tard la nette diminution de son partenariat avec le club ciel et blanc qu’il avait rejoint en octobre 2007. Au mois de Mars, Manu Mérin a été nommé président opérationnel du club à l’issue du conseil de surveillance, Philippe Neys ne souhaitant plus briguer le poste de Président. Manu Mérin, ancien président de l’Aviron Bayonnais section football, assure désormais pleinement la Direction du club.
Bayonne disputera à partir du mois d’août 2014 sa 11ème saison consécutive dans l’élite avec des moyens certes moins importants mais un cœur toujours aussi combatif.

L’arrière de Bayonne Scott Spedding est plaqué par le trois-quart aile Marcel Garvey lors du dernier match de Top 14 entre Bayonne et Castres, le 3 mai 2014 au stade Jean Dauger.
Saison 2014-2015
L’Aviron Bayonnais, un club connaissant de multiples séismes, on peut maintenant affirmer que la magnitude du dernier est de 10 tant il fut dévastateur. Ce fut sans doute le pire de son histoire dont l’épopée a failli s’arrêter définitivement. Dieu merci un élan populaire arrêta la manœuvre orchestrée par des personnes issues du club dont le président en personne Manu Mérin.
Sportivement, la saison fut évidemment décevante avec une relégation que l’AB évita pendant onze saisons consécutives. Celle-ci fut fatale , les bayonnais terminant 13ème à égalité de points avec Castres mais devancés sur les confrontations directes. Pour un modeste petit point, Bayonne accompagne Lyon en Pro D2 , un point qui laisse tant de regrets au vu des multiples scénarios des 26 journées. Les entraineurs Patricio Noriega et Nicolas Morlaes ont échoué malgré un jeu qui de l’avis des spécialistes, fut loin d’être mauvais. Malheureusement de multiples absences dues aux blessures ont amoindri le groupe , ajouté à cela des buteurs maladroits , une motivation à géométrie variable , des décisions arbitrales parfois scandaleuses , un cocktail aboutissant à la triste destinée. Dix victoires, 1 nul, 15 défaites et 52 points, ce sera le dernier bilan de l’AB dans l’élite du rugby français sans doute pour une longue période.
Seulement, le sportif ne fut pas l’unique déception de la saison car nos dirigeants ont offert aux supporters un spectacle fabuleux pour les adeptes de comédies dramatiques mêlant trahison mensonge et manipulation, spectacle insupportable pour les âmes sensibles révulsées devant tant de médiocrité. Comme si la relégation ne suffisait pas, un groupuscule d’actionnaires au nombre de 21 avec à leur tête un président félon décida en catimini d’euthanasier le club en acceptant la fusion avec le voisin biarrot. Cette bombe tant de fois brandie comme une menace venait d’exploser avec comme pyromane en chef le président Manu Mérin jurant les larmes aux yeux que jamais cette horreur ne se produirait.
Une campagne médiatique sans précédent orchestrée par le journal Sud Ouest en faveur de la fusion , des notables engagés à tuer le club qui les as fait rois dont l’ancien maire de Bayonne, des instances du rugby français peu regardantes sur la morale et l’équité, un club voisin annulant le résultat d’une élection démocratique ne convenant pas au chef participant à la combine et enfin un président bayonnais décapitant sans l’ombre d’un remords le club qu’il disait tant aimer, malgré cet acharnement digne d’un gang de la pègre le fameux club basque ne verra pas le jour.
L’épilogue eut lieu le Vendredi 26 Juin 2015, une des dates les plus importantes de l’histoire de l’AB signant sa survie. Réunie en assemblée ce vendredi soir, la section amateur de l’Aviron bayonnais a largement voté contre le projet de fusion avec Biarritz. 78% des 161 votants ont dit non à une entité basque. La fusion entre les deux clubs est enterrée. N’ayant pu parvenir à ses fins , le triste personnage Mérin quitta le fauteuil de président de l’AB pour laisser place au revenant Francis Salagoïty.
Le revers de la médaille est l’exode de nombreux joueurs, les derniers en date étant Joe Rococoko et Mark Chisholm. Maintenant il faudra tout reconstruire malgré un effectif décimé et des recrues au pedigree incertain dans une Pro D2 qui ne fera aucun cadeau. Cependant l’AB reste en vie , ce sera l’unique bonne nouvelle d’une horrible saison.
Saison 2015-2016
L’intersaison est animée après la relégation de l’Aviron Bayonnais en Pro D2. La fusion annoncée entre l’Aviron et le BO a perturbé durant plusieurs mois la sérénité du club. Après de nombreux conflits internes entre les pro et les anti fusion au sein du club la pression des supporters bayonnais a fait avorter ce projet pourtant bien ficelé. Le président Emmanuel Mérin pour la fusion est désavoué. Il quitte la présidence du club et Francis Salagoïty le remplace pour ramener un calme qui aura bien manqué.
La non-fusion actée, Bayonne doit faire face à une baisse drastique de son budget passant de 15 à 11 millions d’euros. Plusieurs cadres quittent le navire tels Joe Rokocoko, Marvin O’Connor, David Roumieu, Scott Spedding, Mark Chisholm, Anthony Étrillard ou le jeune talent Charles O... Pour cette 8e journée de Pro D2, les hommes de Yannick Bru se sont largement imposés face à Provence Rugby. Malgré un essai encaissé dans les premières minutes de la partie, l'Aviron Bayonnais a enfin signé une performance à la hauteur de ses ambitions face à Provence Rugby. Dans une partie au rythme enlevé, face à de valeureux adversaires qui n'ont rien lâché, les Bayonnais ont inscrits six essais pour s'imposer 47-19.
Confrontations Récentes et Enjeux Actuels
Pour cette 8e journée de Pro D2, les hommes de Yannick Bru se sont largement imposés face à Provence Rugby. Dans une partie au rythme enlevé, face à de valeureux adversaires qui n'ont rien lâché, les Bayonnais ont inscrits six essais pour s'imposer 47-19. Dans une partie au rythme enlevé, il doit s'incliner à Oyonnax sur le score de 30 à 21.
Ce vendredi soir, dans un stade Marius Rodrigo plein à craquer, l’Aviron bayonnais a assuré l’essentiel en remportant son premier match amical de la saison contre Provence rugby (24-07). Pour autant, les ciel et blanc, souvent maladroits ballon en main et pas franchement inspirés derrière, n’ont pas réalisé une grande prestation. Ils ont même plutôt subi en début de partie, même si c’est Gabriel Lapegue Lafaye qui a ouvert le score (5-0, 5e). C’est, en partie, grâce à la domination de son paquet d’avants que le club basque s’est défait du piège provençal. L’Aviron a, en effet, marqué sur une mêlée conquérante (Cassiem, 24e) puis sur ballon porté (Bosch, 30e). En seconde période, Aurélien Callandret, sur un ballon de récupération bien joué par Baptiste Germain, a alourdi la note (24-7, 51e).
C’est cette semaine que l’on saura si le choix délibéré des entraîneurs de Provence Rugby d’envoyer les jeunes pousses du centre de formation dans la Nièvre et de mettre tous les cadres aura été payant. Ils ont fait ce choix pour miser sur un carton plein lors des deux matches suivants, à domicile face à...C’est cette semaine que l’on saura si le choix délibéré des entraîneurs de Provence Rugby d’envoyer les jeunes pousses du centre de formation dans la Nièvre et de mettre tous les cadres aura été payant.
La première réponse de cette impasse face à un prétendant au top 6 interviendra rapidement, avec la réception ce jeudi de l’Aviron. Provence Rugby (9e, à 8 points du 6e) sera-t-il à la hauteur de cette affiche ? C’est le souhait de Mauricio Reggiardo, le manager général. « Bayonne est l’équipe la plus complète de cette Pro D2, la première en championnat à l’extérieur et un gros favori pour la remontée en Top 14. Après, nous sommes capables de hisser notre niveau de jeu face aux grosses écuries. On l’a vu face aux formations du top 6 venues chez nous. On a battu Colomiers (27-20), Béziers (20-15), Carcassonne (24-20), alors pourquoi pas Bayonne (2e) ? Nous aurons l’obligation de réaliser le match parfait. On est conscient de l’importance de ces deux rencontres à la maison et nous sommes tous mobilisés.
Si Aix a déjà lâché trop de points à domicile avec trois défaites, dont deux « évitables » en tout début de saison face à Narbonne (15-18) et Rouen (21-22), l'heure est à la mobilisation générale. L’objectif affiché n’est pas forcément les phases finales mais de faire la meilleure saison de l’histoire du club. Fabien Cibray, l’entraîneur des lignes arrière le sait trop bien. « Nous devons garder ce cap et garder en tête que Provence Rugby n’a jamais fini au-delà de la 9e place (2019). La bagarre se situe entre cinq ou six équipes et tout le monde ambitionne le meilleur pour la fin de la saison. Mais avant de penser à cela, on doit penser à ce que l’on doit faire pour améliorer notre équipe et gagner le match qui vient. Ça fait déjà beaucoup. Et à la fin, on fera les comptes. C’est aussi simple que ça. On a de super matchs qui arrivent avec cette double réception de Bayonne et Aurillac. Ce sont de belles échéances pour nous, pour progresser, pour nous régaler, pour gagner. »
Dans un stade que l’on annonce à guichets fermés, Provence Rugby ne voudra pas faire pâle figure face à l’ogre bayonnais. Le troisième ligne Tyrone Viiga, victime d’une commotion face à Carcassonne, est encore indisponible pour deux semaines, tout comme le jeune centre Hugo Navizet, sorti sur KO à Nevers. Le staff technique ne prendra pas de risque pour le retour de Nicolas Bézy.
Tableau Récapitulatif des Confrontations
| Date | Équipe 1 | Équipe 2 | Score | Compétition |
|---|---|---|---|---|
| [Date du match] | Provence Rugby | Aviron Bayonnais | 46 - 29 | Pro D2 |
| [Date du match] | Aviron Bayonnais | Provence Rugby | 47 - 19 | Pro D2 |
| [Date du match] | Aviron Bayonnais | Provence Rugby | 24 - 07 | Amical |