Histoire des confrontations Australie-Japon au rugby

Au Nissan Stadium de Yokohama, les All Blacks ont écrasé le Japon (19-64) pour leur dernière sortie avant la tournée en Europe. La bande à Tuipulotu, qui a fêté son premier capitanat, a inscrit 10 essais.

En ce samedi matin, il ne fait aucun doute que le staff du XV de France a pris quelques notes devant ce Japon - Nouvelle-Zélande. Les deux nations seront des adversaires des Bleus dans le cours du prochain mois, ce sera le 9 novembre pour les Nippons, et le 16 novembre pour les All Blacks.

On le disait, la résistance japonaise n’a duré qu’une moitié de première période. Avec un plan bien précis, les Brave Blossoms ont trouvé des solutions à proximité des rucks, avec des inversions de sens et des passes vers l’intérieur.

Après une prise au centre du terrain, Naikabula et Fujiwara ont réalisé du tableau noir avec un une-deux à proximité d’un ruck, surprenant ainsi la défense adverse. Naikabula a marqué à la suite d’une course de 30 mètres (7-0, 6e). Quelques minutes plus tard, avec un départ sur les 22 mètres adverses, Fujiwara a fait travailler ses avants avec du jeu à une passe. Le demi de mêlée, malin, a trouvé la faille en bord de ruck lors d’une inversion de sens.

Ce fut les seules failles dans le récital néo-zélandais. Dans une première période avec un jeu total, les All Blacks ont inscrit sept essais, dont cinq par des avants. Très en forme, Mark Telea, qui avait causé beaucoup de soucis aux Bleus lors de la dernière coupe du Monde, a été particulièrement en vue avec notamment un essai en bout d’aile (7-7, 13e).

Dépassés par la vitesse d’exécution des Néo-Zélandais, les Japonais ont encaissé un superbe essai en première main. Lors d’une mêlée au centre du terrain, Roigard a attaqué le côté droit. Reece et Proctor ont battu quatre adversaires grâce à une redoublée de passes.

Et si la Nouvelle-Zélande a construit sa légende sur ses fabuleux trois-quarts, les avants ont pris la plus grande part du gâteau dans ce premier acte : Cane (12-24, 27e), Samipeni Finau (12-29, 32e), Pasilio Tosi (12-36, 36e) et Tamaiti Williams (12-43, 40e + 1) ont fait gonfler le tableau des scores.

Blessé gravement à un genou en avril dernier, Cam Roigard a été titularisé pour la première fois depuis ce gros pépin physique. En verve dans cette partie, en mettant notamment beaucoup de dynamisme dans le jeu de son équipe, le demi de mêlée a ajouté un essai à son actif.

La deuxième période s’est globalement jouée dans un faux rythme, avec notamment beaucoup de rotations des deux côtés. Les finisseurs japonais ont équilibré les débats. Le dernier mot est revenu à un autre bizuth : Ruben Love. Entré à vingt minutes de la fin, l’arrière s’est offert un doublé en moins de trois minutes, avec notamment une interception pour tirer le bouquet final (19-64, 79e et 80e + 2).

Le 2 novembre prochain, la Nouvelle-Zélande se rendra à Twickenham pour défier l’Angleterre.

Match AUSTRALIE FIDJI - Coupe du monde Rugby 2019 // Japon

Rivalité Australie - Nouvelle-Zélande

COUPE DU MONDE - Wallabies et All Blacks vont s'affronter pour la 155e fois de leur histoire samedi à Twickenham, en finale du Mondial. Un historique chargé qui a fait naitre, sur le tard, une rivalité marquée.

1986 : la (re)naissance d'une rivalité Patrie du rugby à XIII, l'Australie est longtemps restée dans l'ombre du géant neo-zélandais. Et David ne battait pas souvent Goliath.

Preuve en est, les 30 ans sans succès en Bledisloe Cup (entre 1949 et 1979), la coupe décernée au vainqueur de la majorité des confrontations entre les deux nations sur une année. Une compétition sans grand intérêt jusqu'en 1986.

Cette année-là, les Wallabies du jeune David Campese viennent empocher deux des trois tests en Nouvelle-Zélande. Un affront ultime pour les Kiwis à un an de la première Coupe du monde. L'époque des Wobbly Wallabies (Wallabies tremblotants), surnom condescendant donné par les Neo-Zélandais aux Australiens, est révolue.

Ce traumatisme, le capitaine des All Blacks l'a rappelé à ses troupes quelques minutes après avoir soulevé le Graal en 1987, leur affirmant que rien n'était terminé et qu'ils ne seraient vraiment champions du monde qu'après avoir ramené la Bledisloe Cup d'Australie.

1991 : Campese foudroie les Blacks à Dublin Demi-finale de Coupe du monde à Lansdowne Road (Dublin), l'Australie et la Nouvelle-Zélande se disputent le droit de rejoindre l'Angleterre en finale. Moment choisi par David Campese pour entrer dans la légende du rugby.

À la réception d'une passe au pied de Michael Lynagh, le génial Wallaby rend chèvre la défense neo-zélandaise avant de servir Tim Horan d'une passe à l'aveugle d'anthologie pour l'essai. Les Blacks sont à terre et ne s'en relèveront pas. Leur rêve de doublé est brisé.

1995 : la centième pour la Nouvelle-Zélande Le 29 juillet 1995, Australiens et Neo-Zélandais s'affrontent pour la centième fois. Un symbole que les All Blacks ne veulent pas galvauder, d'autant plus qu'ils viennent de perdre la finale de la Coupe du monde en prolongation contre l'Afrique du Sud.

Ils s'imposent confortablement à Sydney devant 40000 spectateurs (23-34), une semaine après avoir battu les Wallabies à Auckland (28-16). De quoi clore une année 1995 pauvre pour l'Australie, "seulement" quart de finaliste du Mondial.

1996 : la plus grosse fessée pour les Wallabies L'Australie tente de se reconstruire après des résultats récents décevants mais le petit voisin du Pacifique vient une nouvelle fois tout ficher par terre. À Wellington, sous la pluie, les Blacks récitent leur rugby. Intouchables, ils écrasent les hommes en jaune six essais à zéro et un score final de 43-6.

2000 : Lomu à la conclusion d'un match d'anthologie Jonah Lomu est la première star du rugby moderne, il se devait d'être le héros du plus beau match entre les deux équipes. Chez elle, devant les 110000 spectateurs du stade olympique de Sydney, l'Australie effectue une entame cauchemardesque et encaisse trois essais dans les...cinq premières minutes.

Cette rencontre est tellement dingue que les partenaires de Stephen Larkham reviennent à 24-24 à la demi-heure de jeu après avoir inscrit quatre essais en vingt-deux minutes. À trois minutes de la fin, ils marquent un cinquième essai, basculent à 35-34 et pensent avoir gagné le match.

Sauf que Tane Randell perce et réussit une passe lobée pour Jonah Lomu, qui casse le plaquage de Larkham et crucifie les Wallabies à la 84e minute. Après la rencontre, le seconde ligne australien John Eales déclara être fier d'avoir joué le plus grand match de l'histoire du rugby.

Tableau des confrontations marquantes :

Année Événement Résultat
1986 Tests en Nouvelle-Zélande Wallabies gagnent 2/3
1991 Demi-finale Coupe du Monde Australie bat Nouvelle-Zélande
1995 100ème confrontation Nouvelle-Zélande bat Australie
1996 Test à Wellington Nouvelle-Zélande bat Australie 43-6
2000 Match à Sydney Nouvelle-Zélande bat Australie

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