La carrière d'Aurélien Rougerie : Fidélité et passion au cœur du rugby français

Fidélité est certainement le mot qui correspond le mieux à Aurélien Rougerie. Ses 19 années de carrière professionnelle, il les a toutes passées à l’ASM Clermont-Auvergne. Retour sur le parcours exceptionnel de ce joueur emblématique.

Aurélien Rougerie en 2012

Les débuts et l'ascension à Clermont

Aurélien Rougerie est né à Montferrand, en 1980, d’une mère basketteuse et d’un père rugbyman, Jacques Rougerie, lui-même pilier en équipe de France et de l’ASM. Après avoir testé le basket et le rugby, notamment, Aurélien choisit le sport de son père. Il ne quittera jamais le club jusqu’en 2018 et lui sera loyal durant toute sa carrière.

Passé au centre, à l’aile et à l’arrière, Aurélien Rougerie a porté pendant huit années le brassard de capitaine, entre 2006 et 2014. Bien que vainqueur du Bouclier de Brennus en 2010 et 2017 et du Challenge Européen en 2007, il est, avec Clermont, un triste finaliste.

Parcours en équipe de France

Si son nombre de trophées en club ne reflète pas son niveau de jeu, son parcours en Bleus (76 sélections, 21 essais) remet plus en valeur ses qualités. Sélectionné pour la première fois en novembre 2001, il se révèle au grand public, dès l’année suivante, lors du Tournoi des Six Nations. Il participe grandement au succès des Bleus qui effectuent le Grand Chelem. Le Tournoi, il le remportera à quatre reprises : 2002, 2004 et 2010 avec le Grand Chelem, et 2006 avec quatre victoires sur cinq. Aurélien Rougerie a également disputé trois Coupes du monde, 2003, 2007 et 2011 avec cette cruelle défaite en finale face à la Nouvelle-Zélande (8-7). Une de plus…

La superbe passe décisive d'Aurélien Rougerie pour David Smith

Blessures et reconnaissance

Sa carrière a été marquée par de nombreuses blessures (mains, chevilles, cervicales, etc.) dont la plus grave en 2002 avec son club. Lors d’un match amical face aux Wasp, à Londres, il a reçu un coup de coude à la gorge de la part du talonneur Phil Greening. Hospitalisé, Aurélien Rougerie va être écarté des terrains pendant plusieurs semaines et subir des complications. Phil Greening et les Wasps ont été condamnés à plus de 40 000 euros de dommages et intérêts. En retour de son dévouement pour son club, Aurélien Rougerie a eu une statue à son effigie devant le stade Marcel-Michelin quelques semaines seulement après avoir mis fin à sa carrière. Ce qui fait de lui le 4ème meilleur marqueur d’essais du Top 14 derrière Vincent Clerc (101), Laurent Arbo (100) et Maxime Médard (91). Aurélien Rougerie est surnommé le Lomu Blanc en raison de son physique. Il faut dire que Roro son autre surnom mesure 1m93 pour environ 100 kg.

Récapitulatif de la carrière d'Aurélien Rougerie

Période Club/Équipe Faits marquants
1999-2018 ASM Clermont-Auvergne 19 années de fidélité, Bouclier de Brennus (2010, 2017), Challenge Européen (2007), Capitaine pendant 8 ans
2001-2011 Équipe de France 76 sélections, 21 essais, Grand Chelem (2002, 2004, 2010), participation à trois Coupes du Monde

Anecdotes

vinzzz78 a écrit:Leon40 a écrit:Et surtout Guazzini avait un respect de l'humain C'est plus de l'attirance pour l'homme que du respect de l'humain ! Combien de joueurs ont dû passer à la casserole Perso, le racing comme le SF, c'est quasiment la même avec tout de même plus d'affinités envers le racing. En terme de formation, ils n'ont rien à voir avec les Parisiens : ils essaient de sortir des joueurs de leurs équipes de jeunes alors que le SF va piller des jeunes franciliens (à Montesson, Suresnes, Palaiseau, etc...) en espérant qu'ils finissent par percer. Voilà pourquoi je pencherai peut être plus pour eux. J'aime pas les clubs qui pillent les jeunes petits voisins pour être catalogués comme formateurs...Cette discussion m'a du coup donné l'envie d'aller voir ce qu'il en est plus concrètement de la "formation" dans les clubs pros ... L'analyse ci-dessous porte sur les Reichel, soit sont les joueurs nés entre 1999 et 2001, communément appelés "espoirs". La dernière marche avant le professionnalisme en quelque sorte.Certains jouent déjà avec les pros, d'autres sont même déjà pros à 100%. Ce n'est pas bien grave, l'important c'est de jeter un oeil sur qui recrute où, qui arrive à promouvoir les gamins du club. La limite de l'exercice étant qu'on est sur une promotion particulière.Pour le panel, j'ai pris toutes les équipes de Top 14 + les 5 de Pro D2 qui évoluent en Elites (Pau étant la seule équipe de Top 14 à ne pas y être).J'ai divisé les joueurs en sous-catégories pour le détail :- enfants du club : a fait son école de rugby au club (ou la plus grosse partie)- joueurs locaux : joueurs originaires du même département, ou d'une commune assez proche dans un département voisin- joueurs régionaux : joueurs originaires des départements voisins ou de la région (ancienne région hein, pas la Nouvelle-Aquitaine ou l'AURA)- les autres métropolitains sont dans la catégorie joueurs nationaux - petite mise en avant des ultra marins en les séparant des autres nationaux- dernière catégorie avec les joueurs recrutés à l'étranger (ils peuvent être français de nationalité, peu importe).Petite vue synthétique : croisement du nombre de joueurs sortant de l'école de rugby avec le % de joueurs formés régionalement (regroupement des trois catégories : enfant du club, joueur local, joueur régional)Au final, qu'est ce qu'on remarque ? On a deux gros groupes, entre ceux qui vont avoir pas mal de joueurs sortis de l'école de rugby. Souvent des villes moyennes ou petites. Les clubs des grosses métropoles sont, pour la plupart, dans la tranche basse des joueurs sortant de l'école. Ce qui est assez logique finalement. Les gros clubs sont souvent les clubs de la ville centre. Mais la grosse périphérie autour propose de nombreux clubs. On rejoint le gros club plus tard, après avoir fait ses gammes dans le club du coin.Pour le reste, la plupart des clubs piochent régionalement pour alimenter leur centre de formation, à hauteur de 40 à 60%. 861343&z=3 )On voit que Toulon, très local, très régional, ce n'est pas anormal. La métropole toulonnaise est un bassin d'excellence en matière de formation, le club en profite allègrement. Colomiers joue la fibre locale aussi. L'agglo toulousaine est un autre pôle d'excellence, il y a à manger pour deux. D'autant plus que le Stade Toulousain a un rayon d'action plus international, ce qui laisse de la place à Colomiers pour exister (mais l'effectif n'a pas beaucoup de profondeur).On a aussi la confirmation du beau vivier isérois, avec Grenoble qui sort bcp de joueurs locaux.Pour Aurillac, on est dans un petit creux sur ce qui sort de l'école de rugby ... mais le %age régional n'est pas illogique. Aurillac est assez isolé, autour du club un très faible vivier. Et c'est Clermont qui rayonne au Nord, Brive à l'Ouest. Peu de ressources locales disponibles.Bayonne et Mont-de-Marsan sont sur un creux générationnel aussi. Pour Mont-de-Marsan, on a aussi la confirmation que la partie nord des Landes n'est pas un grand vivier.

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