Aurélie Garcia : Une Carrière Inspirante dans le Volley-Ball Assis

Le volley-ball assis est une variante du volley-ball adaptée aux personnes en fauteuil roulant, conçue pour rendre ce sport accessible au plus grand nombre. Parmi les athlètes qui se sont illustrés dans cette discipline, Aurélie Garcia se distingue par son parcours inspirant et son engagement sans faille.

Un Parcours Semé d'Embûches, Mais Toujours Vers l'Avant

Aurélie Garcia, licenciée à l'ASPTT Lannion, le seul club costarmoricain de volley assis, a commencé à pratiquer ce sport paralympique après un accident de la vie qui l'a privée d'une jambe. Avant de perdre une part de son membre inférieur, Lynda Medjaheri recherchait une femme amputée afin d’en savoir plus sur le quotidien qui se profilait. Elle a ainsi croisé la route d’Aurélie Garcia, celle, au final, à l’origine du rêve paralympique.

En 2014, un accident de la route lui a coûté une partie de sa jambe gauche. « Je suis resté quatre en fauteuil avant de me faire amputer, en 2018. »

Elle fera un essai au club de Lannion, ce qui démarrera sa carrière sportive.

Elle découvre le volley-ball assis après avoir été contactée par la Fédération Française de Volley, lui proposant de rejoindre l’équipe de France.

L'Équipe de France : Une Nouvelle Aventure

Appelée en équipe de France dès 2019, la sportive a participé en 2023 à ses premiers championnats d'Europe, où la France a décroché la 9e place. « C’est elle qui m’a conviée à un stage en équipe de France de volley assis, relate la joueuse du Castres Massaguel. Au départ, nous étions cinq. » Elles sont désormais 11 à composer ce groupe tricolore, encore en construction du fait de son jeune âge (créé en 2019).

Pour la première fois dans l’histoire de la discipline, l’équipe de France présentait une équipe féminine aux Jeux paralympiques. Les Bleues ont terminé à la 8e place. « On savait que ce serait une compétition difficile et qu’on allait jouer face aux meilleures nations mondiales.

Série (11/11). Amputée d’une partie de sa jambe gauche en 2018, la joueuse du CMVB s’est découvert une âme de sportive au volley assis. Jusqu’à viser l’impensable : les Jeux Paralympiques. La simple évocation des mots « Jeux » et « Paralympiques » suffit à illuminer son visage d’un sourire sincère et à écarquiller ses yeux devenus brillants.

« Je ne pensais pas du tout, un jour, pouvoir prétendre aux Jeux, s’étonne encore Lynda Medjaheri, membre de l’équipe de France de volley-ball assis. Plus jeune, je regardais du tennis, les patineurs, mais sans plus. À présent, elle a pris la mesure de l’événement après lequel elle court depuis son premier rassemblement avec les Bleues, en 2019 : « Il faut savoir qu’à la base, je ne suis absolument pas sportive. Au début, je me disais que j’allais me taper un délire en jouant.

Afin de composter son ticket, la centrale a envie d’appuyer encore plus sur l’accélérateur, ne serait-ce que pour répondre aux attentes du nouvel entraîneur des Françaises, Yohann Escala. « Les exigences sont plus élevées, il faut y aller », lance Lynda Medjaheri.

Dominique Duvivier : C’est notre deuxième Championnat d’Europe A, sachant qu’en 2021, ils avaient regroupé les A et B, avec 16 équipes au lieu de 12. L’objectif est avant tout de se maintenir, sachant que la formule est compliquée, avec deux poules de six, si tu ne termines pas dans les quatre premiers qui se qualifient pour les quarts de finale, tu disputes des matchs de classement à quatre équipes, avec une seule qui se maintient. On a une poule relevée, avec quatre équipes qui évoluent en Golden Nations League, plus la Hongrie qui monte l’année prochaine parce qu’elle vient de gagner la Silver, donc toutes ces équipes sont dans la division au-dessus de nous.

Il y a quatre ans, on avait perdu nos sept matchs, là, on ambitionne plutôt d’en gagner pour garder notre position, on aura des confrontations importantes face à des adversaires proches de nous, comme la Turquie, la Hongrie, il faudra faire tout ce qu’on peut pour les gagner. Maintenant, on est sur une bonne dynamique parce qu’on sort de trois compétitions au cours desquelles on a atteint nos objectifs : on a gagné la Bronze Nations League à Prague un mois après les Jeux, on a fait un podium aux Championnats d’Europe B, ce qui nous permet d’être là aujourd’hui, et, alors que tout le monde nous voyait redescendre de la Silver, on a réussi à se maintenir, avec deux victoires.

Yohann Escala : L’objectif est de se maintenir au niveau A des Championnats d’Europe. La formule sportive met en avant la régularité des résultats tout au long de la compétition, il faut qu’on termine parmi les huit premiers, sachant qu’une seule équipe descend.

Yohann Escala : Oui, tout à fait. On a vu beaucoup de sections volley assis s’ouvrir dans les différents clubs et le nombre de pratiquantes augmenter. Les détections nous ont permis d’intégrer en équipe de France les trois nouvelles joueuses dont je parlais.

Dominique Duvivier : Oui, il y en a eu un, dans le sens où, en un an, on a trouvé des jeunes joueurs qui se sont inscrits en club et ont un potentiel intéressant pour rejoindre l’équipe de France à moyen terme. Ce sont des joueurs qui n’étaient pas forcément en club et ont suivi la compétition à la télé, ils cherchaient une discipline collective ou avaient déjà un peu joué au volley assis, et avaient le gabarit, donc ils se sont dit que l’équipe de France pouvait être une opportunité. Plusieurs sont venus sur le week-end de détection qu’on a organisé avec la Fédération, ce qui nous a permis de récupérer de nouveaux joueurs. Et on en a d’autres qui viennent dans les clubs pour essayer, voir si ça leur plaît, ce qui est bien, c’est qu’on commence à voir arriver des grands gabarits, ce qui nous manquait un peu jusqu’ici.

Verdaich ActiV : Un Tremplin Vers le Haut Niveau

Verdaich ActiV s’adresse donc non seulement aux patients de la clinique et aux anciens patients, mais aussi aux différents clubs et associations handisport et sport adapté de la région. Une façon d’entretenir et de faire évoluer un microcosme où tout un chacun peut échanger, découvrir et entrevoir de nouvelles perspectives.

Au fil des années, Verdaich Activ a ainsi accueilli de nombreux patients, qui se sont retrouvés dans le sport, devenant même pour certains des athlètes de haut niveau. Quelques-uns n’ont d’ailleurs pas manqué de faire vibrer le public grâce à leurs performances pendant les Jeux paralympiques de Paris 2024.

L’association Verdaich ActiV bénéficie de toutes les infrastructures de la clinique Verdaich et notamment de son terrain de basket-ball. Association d’anciens patients de la clinique Verdaich à Gaillac-Toulza, Verdaich ActiV poursuit diverses missions à longueur d’années. Celles-ci sont en majeure partie liées au sport et à l’activité physique, qui sont indissociables des différents processus de rééducation.

« Nous avons essayé de retrouver tous les patients de la clinique Verdaich qui ensuite, on fait du sport à haut niveau », explique Jean Pechmalbec, coordonnateur de la Maison sport santé et enseignant en Activités physiques adaptées. « Ce mur peut être une source de motivation pour les patients. Le fameux mur des champions, qui exposent les portraits de celles et ceux qui, suite à leur passage à la clinique Verdaich, ont brillé dans diverses disciplines handisport et sport adapté.

« On a perçu un grand changement à la suite des Jeux, poursuit Jean Pechmalbec. Pas forcément au niveau des patients touchés par les plus importants handicaps mais plutôt chez les personnes par exemple équipées d’une prothèse de hanche ou de genou. L’effet le plus spectaculaire des Jeux s’est ressenti auprès de ces personnes qui ont pu par la suite essayer des activités. Elles se sont retrouvées dans les parcours des sportifs de l’équipe de France et ont pu découvrir d’autres perspectives d’avenir. »

« Nous proposons toute l’année, un jeudi par mois, des séances de découverte d’un handisport, développe l’animateur. Récemment, Pablo Neuman, du Stade toulousain rugby handisport, est revenu à Verdaich afin de parler de son parcours et de faire découvrir aux patients le rugby fauteuil. Cela peut aussi être l’occasion de recruter des joueurs pour les clubs. »

Outre les bénéfices connus, au niveau de la forme physique, des muscles et des articulations, le sport permet aussi de faire diminuer le stress et de garder le moral. Nous montrons aux personnes qui ont subi un accident grave, comment adapter le sport ou l’activité physique aux modifications qu’a subi leur corps et ainsi profiter de nombreux bénéfices. Verdaich ActiV propose des séances de découverte de différents sports à ses adhérents. Nous avons recensé les clubs en fonction des disciplines. Mais cela reste compliqué car nous avons aujourd’hui de moins en moins de patients qui, par la suite, se dirigent vers le sport. »

Pour autant, certains aspects ont évolué, notamment au niveau de la prise en charge des équipements, comme les fauteuils, souvent onéreux.

Différents événements rythment le quotidien de l’association, qui, sans jamais cesser de favoriser une meilleure récupération des patients, physique et psychologique, mise sur la variété dans les activités qu’elle propose, comme récemment avec une séance découverte de tir sportif.

Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 : Un Rêve Devenu Réalité

Aurélie Garcia (numéro 12 sur la photo) gardera ces Jeux paralympiques en tête « à vie ».

Captivant reportage sur Aurélie Garcia, joueuse de volley-assis de Lannion, qui fait également partie de l’équipe de France. Réalisé par Capucine Collin-Guillochin, ce reportage a été diffusé sur TVR, offrant ainsi un aperçu sur le parcours d’Aurélie Garcia. Elle nous plonge dans son histoire, partageant les défis qu’elle a relevés tout au long de son parcours sportif.

Aurélie dévoile les coulisses de la discipline exigeante du volley-assis, révélant l’engagement et la persévérance nécessaires pour exceller dans ce sport à haut niveau. Le reportage met en lumière quelques moments forts de sa carrière.

Aurélie partage également ses ambitions futures, détaillant ses objectifs à venir avec comme objectif principal : Paris 2024. Son dévouement à son sport et sa détermination à repousser les limites inspirent ceux qui suivent son parcours.

Athlètes des Côtes d'Armor aux Jeux Olympiques et Paralympiques

Ils porteront haut les couleurs des Côtes d'Armor et de la France lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris ! Voici la liste des athlètes nés, domiciliés ou licenciés dans le département et officiellement qualifiés.

  • Xuefei Qi : Née en Chine en 1992, Xuefei Qi devient joueuse professionnelle de badminton dès l’âge de 13 ans. Licenciée au Bad’Club Rostren, elle devient championne de France en 2020 et est sélectionnée pour la première fois en équipe de France. Aujourd’hui n°1 française, Xuefei Qi a obtenu sa qualification aux JO de Paris.
  • Audrey Cordon-Ragot : Née en 1989 à Pontivy, Audrey Cordon-Ragot débute le vélo en club dès l’âge de 10 ans, du côté de Josselin, encouragée par un papa cycliste. Professionnelle dès 2008, elle décroche pas moins de neuf titres de championne de France entre 2011 et 2022 et participe aux Jeux Olympiques de Londres (2012) et de Rio (2016). Sa carrière est néanmoins mise entre parenthèse fin 2022, suite à un AVC.
  • Jules Ménard : C’est entre père et fils qu’ils participeront aux Jeux Paralympiques ! Jules Ménard, 25 ans, et son papa et accompagnant Christophe, ont décroché mi-juin leur qualification pour les épreuves de boccia, ce sport de stratégie apparenté à la pétanque. Aujourd’hui licencié de Din’Handisport, il participera aux Jeux de Paris dans la catégorie BC3 (en paire).
  • Alexandre Léauté : Originaire de Saint-Caradec, le para-cycliste de 23 ans fait partie des meilleures chances de médailles françaises aux Jeux 2024. Dix-neuf fois champion du monde (sur piste et sur route), le licencié du Club Loudéac Handisport est également champion olympique en titre, après avoir remporté quatre médailles aux Jeux de Tokyo en 2021, dont l’or dans la catégorie poursuite C2.
  • Gatien Le Rousseau : Natif de Léhon et licencié du Vélo-Club Dinanais (en loisirs), Gatien Le Rousseau, 21 ans, a débuté le paracyclisme en 2021, après deux accidents entraînant une paralysie des pieds. Dès sa première saison dans la discipline, il remporte la Coupe de France dans la catégorie C3 et débute une ascension fulgurante. Il rêvait des Jeux et s’entraînait sans relâche pour atteindre cet objectif sans pourtant réaliser les minimas olympiques…
  • Maël Gouyette : L'athlète Maël Gouyette, né à Saint-Brieuc et aujourd'hui licencié du Haute Bretagne Athlétisme, a renversé la situation le 15 juin dernier lors du meeting Nikaïa de Nice. En courant ses 1500 mètres dans le temps record de 3’ 32" 67 - la 14e meilleure performance mondiale de l’année, il lui fallait impérativement valider une 3e place aux championnats de France pour assurer sa participation aux Jeux.
  • Clara Burel : Originaire de Louannec, Clara Burel est classée 42e joueuse mondiale. Celle qui fût championne de France dès l’âge de 12 ans est présente sur le circuit professionnel depuis 2018. Cette année, elle s’est notamment illustrée sur l’Open d’Australie, atteignant pour la première fois le troisième tour du tournoi.
  • Alicia Toublanc : 17 décembre 2023, Herning, Danemark. Il est 20h29 heure française et les joueuses de l’équipe de France de handball remportent le graal : le titre tant convoité de championnes du monde. Parmi elles, Alicia Toublanc, 27 ans, est originaire de Saint-Jean-Kerdaniel. La Costarmoricaine, qui a commencé le handball dès 7 ans à l’ALS Plouagat Handball et qui évolue aujourd’hui au Brest Bretagne Handball, atteint l’apogée de sa carrière… mais n’entend pas s’arrêter là ! Malgré une blessure au cours du printemps, elle sera bien au rendez-vous des JO.
  • Alexandra Tavernier : Alexandra Tavernier est née le 13 décembre 1993 à Annecy. Licenciée à Annecy, c'est à Ploumiliau qu'elle s'entraîne depuis de nombreuses années et qu'elle prépare les Jeux Olympiques de Paris 2024 entourée de son père.
  • Aurélie Garcia : Licenciée à l'ASPTT Lannion, le seul club costarmoricain de volley assis, Aurélie Garcia, 43 ans, a commencé à pratiquer ce sport paralympique après un accident de la vie qui l'a privée d'une jambe. Appelée en équipe de France dès 2019, la sportive a participé en 2023 à ses premiers championnats d'Europe, où la France a décroché la 9e place.
  • Pietro Bertagnoli : Il n'est pas Costarmoricain mais Italien et c'est sous les couleurs de son pays qu'il participera aux JO. Pietro Bertagnoli a sa place dans cette liste des participants costarmoricains à Paris 2024 puisqu'il est licencié au Saint-Brieuc BMX.

Conclusion

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