L'ASPTT Besançon est bien plus qu'un simple club de volley. C'est une association sportive qui met l'accent sur l'inclusion, la solidarité et la promotion du sport pour tous, indépendamment du niveau ou de l'âge.

Un Club Ouvert à Tous
Dès cette semaine, vous pouvez venir essayer le volley au sein de notre club. Que vous soyez en recherche d'une activité en sport collectif en mode loisir ou en compétition, nous avons un créneau pour vous. Les jeunes de 13 à 18 ans sont également les bienvenus avec des séances spécifiques.
L'Inspiration de Séverine Baillot
Séverine, 47 ans, a fait partie de l'équipe de France de volley assis, un an seulement après avoir commencé ce sport à l'ASPTT de Besançon. Elle aussi est repartie avec des souvenirs plein la tête, marquée par toutes ses rencontres et l'aventure sportive.
Séverine Baillot n’avait jamais vraiment joué au volley, auparavant. Même au beach volley, comme ça en vacances… "Non, non, même pas. Non, non. La dernière fois que j'avais fait du volley, c'était au collège. Mais je me suis investie tout de suite à fond et j'ai commencé vraiment de zéro : tout à apprendre, les techniques de déplacements, rattraper un ballon, l'appréhension de la balle, tout. Et c'est ça qui est génial, en fait."
C’est chez elle à Saules, petit village sur les hauteurs d’Ornans dans le Doubs, où elle est installée depuis 2007 avec son mari et ses deux filles, que la Vosgienne d’origine a eu vent - par hasard - du volley assis… Via une joueuse de l’équipe de France. "On discutait de nos amputations et qu’on partageait aussi la même passion, les chevaux donc. Et elle m'a dit ‘tu devrais t’essayer au volley assis, c'est génial, c'est très physique et t'es pas embêtée avec la prothèse parce qu'on joue sans sur le terrain. J'ai attendu un peu et j'ai vu passer une annonce de la Fédération Française de Volley qui recherchait des joueuses pour compléter l'équipe de France."
Et voilà comment Séverine Baillot se retrouve aujourd’hui à disputer les Jeux Paralympiques de Paris : avec cette équipe de France féminine de volley assis, dont c’est également la première participation de l’histoire…
Découverte du volley assis, au service du collectif - Champions d'Exception - Handisport TV
En mai 2021, Séverine, voit sa vie bouleversée par un accident de moto. Sévèrement blessée à la jambe, elle refuse d’abord l’amputation, mais après un an et demi de souffrance, elle revient sur sa décision et les médecins lui enlèvent son pied gauche en janvier 2023. Après des complications, elle est finalement amputée juste en dessous du genou. Très vite, Séverine sait que pour se reconstruire, elle va avoir besoin du sport. Elle qui a toujours été une grande sportive, qui a longtemps pratiqué l’équitation et connaît le monde de la compétition. Finalement, des complications médicales l’obligent à prendre un peu plus de temps.
Alors qu’elle est en centre de rééducation à Nancy, elle entre en contact avec une athlète de volley assis, sur les réseaux sociaux. Elle ne connaît pas encore la discipline, et n’a pas pratiqué le volley depuis le collège, mais sa volonté prend le dessus. En plus du rapport au sport dans son ensemble, il y a l’apprentissage du volley assis. Une discipline qui demande force et technique. Le sport se pratique assis sur le sol d’un terrain de volley, sans prothèse, le terrain est réduit (10 mètres par 6 mètres) et le filet est plus bas, il est 1,05 m pour les filles, 1,15 m pour les garçons, 1,10 m en mixte.
Séverine sort du CREPS le 22 août, elle doit alors trouver un club de volley assis avant la fin du mois pour pouvoir s’entraîner et participer aux Championnats d’Europe. Cette discipline est peu connue et le nombre de clubs particulièrement réduit. Au mois d’octobre, elle découvre la compétition de volley assis, avec le Championnat d’Europe. “C’était une aventure incroyable, je pensais qu’ils allaient me laisser sur le banc, mais finalement, ils m’ont mis sur le terrain dès le départ" se remémore l’athlète.
Si Séverine a pu se lancer dans cette aventure, c'est grâce à sa force de caractère, mais aussi au soutien sans faille de ses proches. Son mari, Raphaël, n’en revient toujours pas de ce changement de vie : “C’est quelque chose d’extraordinaire, et complètement inattendu. Il y a un an, on espérait surtout qu’elle arrive à remarcher et puis à vivre le plus normalement possible. Ce qui s’est passé en un an, c'est irréel”, confie-t-il. Avant d’ajouter : “Il y a des moments, il faut qu’on se pince un coup pour réaliser que ce n’est pas juste un film, parce que ce n’est pas quelque chose qui parait à portée de main pour le commun des mortels.
Au mois de juillet 2024, c’est la consécration, l’équipe de France féminine de volley assis apprend qu’elle va participer aux Jeux Paralympiques de Paris. “C’est un truc de dingue, certains s’entraînent pendant 20 ans pour ça” s’exclame-t-elle. “J’avais toujours eu les Jeux en tête, mais dans ma discipline (l’équitation) ça aurait été trop compliqué donc je me suis dit là, il faut tout donner pour pas avoir de regret”. L’équipe de France est une toute jeune équipe, et la concurrence est rude, mais Séverine et ses coéquipières vont tout donner pour montrer leur savoir-faire et aussi donner un coup de projecteur à cette discipline méconnue.
Séverine va profiter pleinement de ce moment historique. Puis dans les prochains mois et les prochaines années, elle va continuer de s’entraîner, de mettre en avant la discipline. Avec, pourquoi pas, les Jeux Paralympique de Los Angeles 2028 en ligne de mire.
« Le Sport donne des Elles »
L’ASPTT Besançon offre un large éventail de disciplines, de la pratique amateur à des activités compétitives. Le 8 mars 2025, elle organise une journée dédiée à l’inclusion des femmes dans le sport. « Le Sport donne des Elles » offre une multitude d’activités sportives gratuites, accessibles à toutes les femmes, quel que soit leur niveau.
De 14h à 17h, le Complexe omnisports de la Malcombe se transforme en un espace de découvertes sportives, avec des ateliers de badminton, football, rugby féminin, Zumba et bien plus encore. Au-delà de la pratique sportive, l’événement met également en avant des valeurs de solidarité et de bien-être. Un village bien-être proposera des conseils nutritionnels et des séances de relaxation comme des massages. Une collecte de produits d’hygiène sera organisée pour l’association Féminité Sans Abri, renforçant ainsi l’esprit solidaire de cette journée. La présence de Séverine Baillot, joueuse de l’équipe de France de volley assis, en tant que marraine, ajoutera une dimension olympique et paralympique à l’événement, en partageant son parcours et ses expériences.
Autres Événements Sportifs à Besançon
Besançon est une ville dynamique en matière de sport, avec plusieurs événements notables à venir :
- Festival Grandes heures nature: Du 11 au 14 juin 2026.
- Coupe de la Boucle: Compétition régionale de patinage artistique, les 28 février et 1er mars 2026 à la Patinoire Lafayette de Besançon.
- Championnat 2025-2026 de Nationale 1: Vingt-six matches au total joués tambour battant depuis le 19 septembre dernier.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques
Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina viennent de s’achever dimanche 22 février 2026. Avec 23 médailles remportées, la France a signé un record absolu de podiums (23 dont 8 en or) sur une édition hivernale. La biathlète franc-comtoise Lou Jeanmonnot et le fondeur Mathis Desloges ont été choisis pour brandir le drapeau tricolore lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver de 2026.
Grâce à la victoire de la France en relais masculin aux Jeux de Milano Cortina 2026, le biathlète franc-comtois a décroché la huitième médaille olympique de sa carrière.
Un an après les Jeux paralympiques de Paris 2024, qu'en reste-t-il en Franche-Comté ? Des beaux souvenirs pour les bénévoles et athlètes qui ont eu la chance d'y participer. Pour le reste de la population, l'effervescence semble être un peu retombée et les clubs font face au manque de moyens.
Arnaud Grillot, président du Comité Régional Handisport confirme un bilan mitigé avec d'un côté des clubs et sections handisports en développement. Et de l'autre un manque de moyen pour les accompagner. Le ministère des Sports, le budget a été un peu écrêtée, les décisions prises repoussées et donc les subventions arrivent un petit peu plus tard aussi. Et il faut que les associations aient les reins solides, le temps que les subventions soient versées" explique Arnaud Grillot.