Il y a 18 ans, le 22 avril 2006, l'ASNL remportait la Coupe de la Ligue au Stade de France face à Nice en finale. Retour en 2006 où l'ASNL décroche la coupe de la Ligue au terme d'un parcours impressionnant et d'une finale haletante. Cela reste un des 2 trophées remportés par l'ASNL dans son histoire. Le 22 avril au Stade de France, Nancy s'impose 2-1 face à Nice en finale devant près de 77 000 supporters, dont 40 000 nancéiens. Retour sur cette belle page de l'histoire du club, à commencer par le parcours quasi sans-faute des nancéiens, la folie de la finale, malgré une expulsion, la joie et la célébration ensuite place Stanislas.
"C'était de la folie" se souvient Pablo Correa, entraîneur à l'époque qui se rappelle la découverte de l'ambiance en arrivant au Stade de France.
"On avait voulu préserver les joueurs pour ne pas qu'ils jouent la finale avant, mais on avait des échos. Des centaines de bus qui se suivaient sur l'autoroute, des trains entiers de supporters. Ma femme, qui était dans un bus avec les proches des joueurs m'avait appelé pour me dire qu'elle n'avait jamais vu ça".
De la finale, le coach nancéien retient l'expulsion de Puygrenier, qui aurait pu faire basculer le match, mais ces hommes ont su tenir "c'était notre ADN le dépassement de fonction!". Le technicien uruguayen retient aussi la place Stanislas, au lendemain de la victoire, la foule et pourtant l'impression "d'être à la maison".
Mais comment qualifier le parcours des hommes de Pablo Correa en Coupe de la Ligue ?

L'aventure nancéienne avait commencé par une qualification sur le score de 1-0 face à Sochaux à Picot, grâce à un penalty transformé par Adrian Sarkisian à la dernière minute. Jonathan Brison face au Sochalien Michaël Isabey, ce 27 octobre 2005 en 16e de finale de la Coupe de la Ligue.
En 8e de finale de la compétition, l'ASNL avait sorti Lorient, pensionnaire de Ligue 2 à l'époque. Une nouvelle victoire 1-0 signée de "Zorro" Monsef Zerka ! Ce 21 décembre 2005 face aux Lorientais, Pape Diakhaté, comme souvent, s'était montré intraitable dans les duels.
1-0, but de Sébastien Puygrenier. Un grand classique de cette époque. Suffisant pour écarter l'AC Ajaccio en quart de finale de l'épreuve à Picot. Toute la hargne du milieu corse de l'ASNL Pascal Berenguer devant les Ajacciens, ce 18 janvier 2006.
Quatrième match à Picot d'affilée pour s'ouvrir les portes du Stade de France. En demi-finale, l'ASNL avait dominé Le Mans sur le score de 2-0. Tout le monde se souvient du but fantastique inscrit par Manuel Da Costa. Le showman Eli Kroupi en action ce 8 février 2006 dans un stade Marcel-Picot en ébullition.
Les larmes de Fédéric Biancalani, ce 22 avril 2006, après la finale de la Coupe de la Ligue gagnée face à Nice sur le score de 2-1. But de la victoire du Brésilien Kim alors que l'ASNL jouait à dix contre onze. Les frissons...
Et pour finir, au coup de sifflet final ce 22 avril 2006, la chevauchée sur la pelouse du Stade de France du coach Pablo Correa pour exprimer tout son bonheur.
La Coupe de la Ligue, une compétition qui restera à jamais dans la mémoire des fans de l'ASNL !
L’ASNL dispute la Coupe de l’UEFA, et, pour leur entrée dans la compétition, le tirage au sort n’épargne pas les Lorrains en les opposant aux Allemands de Schalke 04. Mais Nancy va réaliser l’exploit de se qualifier en éliminant le club demi-finaliste de l’édition précédente !
Finale Coupe de la Ligue 2006 - Le fait marquant: Nancy, la victoire à 10 contre 11
La Finale : ASNL - Nice
Les supporters niçois gagnaient la bataille des tribunes : bruyants, colorés, les 25.000 fans du Gym ont fait vibrer le Stade de France. Mais dimanche matin, ils se sont réveillés avec la gueule de bois. Une question était alors sur toutes les lèvres : les aiglons ont-il trop joué le match dans leur tête ? Leur statut de favori les a-t-il perturbé ?
En première période, nous n'avons pas reconnu le Nice habituel. Hésitations, nervosité, approximations techniques, les joueurs d'Antonetti ont balbutié leur football. A des années lumières de la superbe prestation face à Rennes six jours plus tôt.
Côté nancéien, c'était du classique : solide, agressif. C'est presque logiquement que l'ASNL ouvre le score après 22 minutes de jeu. Duchemin déborde sur le côté droit, centre pour la tête de Zerka qui se joue de Fanni et Traoré. Bérenguer est à la retombée et frappe en force.
On aurait pu penser que ce but allait agir comme un électrochoc et enfin réveiller les aiglons. Mais non. Nice est assomé, tente d'aller de l'avant mais cafouille et s'énerve.
Au retour des vestiaires, changement total de scénario. Antonetti a visiblement trouvé les mots pour remobiliser ses hommes. Nice repart comme il aurait du débuter la partie : en allant de l'avant, en misant sur la vitesse de Koné.
A peine trois minutes plus tard, l'OGCN est revenu dans la partie. A l'origine un festival de Koné qui part de 45m le long de la ligne de touche et mystifie trois nancéiens. Diakhaté commet une grosse faute mais M. Layec laisse intelligement l'avantage ce dont profite Vahirua pour une frappe enroulée dans le petit filet de Sorin !
Nice continue à pousser, les lorrains ont de plus en plus de mal. Puygrenier, pour une énième faute sur Vahirua, est expulsé. On pense que le plus dur est fait et que le Gym va réussir à prendre l'ascendant. Grave erreur !
Sur un coup franc de Gavanon, Kim passe devant Fanni et place une tête lobée dans la lucarne de Lloris. Un peu trop avancé le gardien niçois se détend de tout son long mais il lui manque quelques centimètres...
Il reste vingt-cinq minutes, en supériorité numérique, pour revenir dans le match. Nancy se replie sur son but mais ne craquera pas. Antonetti tentera son va-tout avec les rentrées d'Ederson, Roudet et Bagayoko. Rool tente sa chance, hors cadre. Bellion également mais Sorin détourne en corner.
Dans les dernières minutes, les rouge et noir avec l'énergie du désespoir multiplient les centres devant la cage nancéienne... Nancy remporte le deuxième trophée de son histoire, le deuxième face au Gym.
Nice : Lloris - Fanni (Roudet, 79è), Traoré, Abardonado, Varrault (c) - Echouafni (Bagayoko, 85è), Balmont, Rool - Vahirua (Ederson, 70è) - Koné, Bellion
Quelle déception. Une première mi-temps cauchemar qui aura diminué les chances du Gym. Pourtant, tout était réuni pour une grande soirée.
