Le Lyon Olympique Universitaire Rugby, communément appelé LOU Rugby, est un club de rugby à XV basé à Lyon. Fondé en 1896, il est l’un des plus anciens parmi l’élite du rugby français. Il est un des plus anciens parmi l’élite du rugby français. Lyon, vainqueur du Brennus deux fois de suite en 1932 et 1933, cache une belle histoire sur son blason.
Le LOU Rugby joue ses matchs à domicile au Matmut Stadium de Gerland, une enceinte moderne pouvant accueillir plus de 25 000 spectateurs.

Les débuts du LOU Rugby
Le LOU Rugby voit le jour en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon avant de devenir le Lyon Olympique Universitaire. Avant le début de l’aventure du LOU Rugby, ce sont d’autres équipes qui représentaient l’image du club lyonnais. Notamment le Racing Club de Lyon, créé en 1898 après la fusion de deux clubs : le Racing Club de Vaise et le Rugby Club de Lyon tous deux fondés deux ans auparavant par des étudiants. Mais en peu de temps, le club évolue et modifie son nom en devenant le Lyon Olympique en 1902.
En 1908, c’est donc le nom d’aujourd’hui qui est adopté, avec le Lyon Olympique Universitaire. Au niveau de l’identité visuelle, deux couleurs chères aux supporters sont adoptées : le rouge et le noir. Celui qui prononce le LOU, sonne comme l’animal de la meute. C’est pourquoi le LOU Rugby va utiliser un loup comme symbole. Jusqu’en 2009, un premier logo est utilisé par les Rhodaniens. Le rouge, le noir, Lyon et le fameux loup sont présents sur ce tout premier blason.
En 2009, le logo est retravaillé. Les idées de bases sont conservées, mais celui-ci devient plus moderne. Sur la forme, il est plus épuré. Au niveau des couleurs, c’est le rouge qui prime avec un fond au centre du blason. On n’y perçoit plus les « piliers » qui se trouvaient sur l’ancien logo. Le nom de la ville est toujours inscrit, avec une police blanche sur la partie haute de l’emblème.
L'âge d'or et les défis
Le club remporte ses deux titres de Champion de France en 1932 et 1933, marquant son apogée dans l’élite du rugby français. Durant les saisons 1931-32 et 1932-33 le LOU remportera ses premiers Brennus d’affilés inscrivant ainsi le LOU dans l’histoire du Rugby français. Durant la saison 1932-33 le Lou remportera également le challenge « Yves du Manoir », ça sera le premier doublé de ce type dans l’Hexagone.
Après son âge d’or, le club traverse une longue période de difficultés. Il oscille entre les divisions sans réussir à retrouver son lustre d’antan.
Le LOU a traversé les deux guerres mondiales, lors de la première, le club a dû affronter la perte de 120 joueurs. Il n’a pas été épargné par la deuxième, on notera notamment la perte de Anatole, dit Tola, Vologe, il est l’un des plus grands sportifs français de cette décennie, il pratiquait notamment le tennis de table, le hockey, l’athlétisme et de rugby. Il sera l’un des dirigeants marquants du LOU, il sera assassiné en 1944 par la Gestapo.
En 1951, le LOU se hissera à la cinquième place des clubs de rugby français. En 1950, le LOU crée la première école de rugby pour les tout-petits, par la suite le club accueil Chris Laidlaw, ancien capitaine All-black, ce fut la première fois qu’un néo-zélandais évoluait en France !
Autres faits marquants de la vie du LOU cette même décennie, fut la naissance du premier regroupement d’anciens joueurs, le Club des Mille, fondé en 1970. Trois ans plus tard, le premier club de supporters vient faire son apparition. La saison 1974-75 est gravée comme l’une des meilleures performances des Rouge et Noir, alors deuxième de leur poule.
En 1984, les cadets du LOU remportent la finale du championnat de France première division, le premier titre national pour nos louveteaux. Pierre Salviac, commentateur-vedette de la télévision, déclarera à l’antenne : « Je souligne ce résultat parce que c’est le retour de Lyon comme grand centre du rugby français. ».
A partir de 2008 le LOU ouvre sa section féminine, ces dernières ne tardent pas à se faire remarquer grâce à leurs performances. Lors de la saison 2011-12, elles demeurent invaincues toute la saison, mais pour un tir au but raté lors de la finale, elles voient leur titre et l’accession au niveau supérieur leur filer sous le nez. En 2013, elles obtiennent le titre de championnes de France Fédérale 1 et en 2016, elles sont sacrées vice-championnes de France Élite 2 en 2016.
Le renouveau du LOU Rugby
Le LOU entame un renouveau dans les années 2000 avec un projet ambitieux. Pendant la première décennie du XXIe siècle, la création d’une association est jugée indispensable suite à la transformation de la section professionnelle en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Une amicale de supporters est recréée, un centre formation est ouvert (pour les joueurs et les arbitres), de même qu’en 2005 apparaît l’Amicale des anciens.
En 2011, il remporte le championnat de Pro D2 et accède au Top 14. Depuis son retour en Top 14, le LOU Rugby s’affirme comme une équipe redoutable, participant régulièrement aux phases finales du championnat et se qualifiant pour la Coupe d’Europe.
Le LOU Rugby est un club historique qui, après des années de reconstruction, s’est imposé comme une équipe de premier plan en Top 14.
Le Stade Vuillermet
À la fin des années 1980, passer son dimanche après-midi au stade Vuillermet, à la jointure de Lyon et de Vénissieux, permettait de voir deux matches pour le prix d'un, depuis la tribune : au centre, le LOU rugby, alors en groupe B ; à droite, sur le terrain annexe, les féminines du FC Lyon, l'ancêtre de l'OL féminin. Les fans de sport, à Lyon, couraient à Gerland, ils se pressaient cours Émile-Zola à Villeurbanne dans la Maison des sports enfumée les soirs de matches européens, mais Vuillermet était un exil, loin de la passion.
En 2011 le LOU quitte le huitième arrondissement et le stade Vuillermet pour le Matmut Stadium de Vénissieux. Et pendant que l'ancien site du stade Vuillermet est envahi de buissons et de mauvaises herbes, Gerland reste un quartier qui vit, en fin de semaine.
Réfection de la tribune du stade Vuillermet en 1972
Le LOU a joué six matches à Gerland entre septembre et novembre 1972 lors de la construction de la grande tribune de Vuillermet. Les matchs joués sont :
- LOU - Tyrosse (10-0)
- LOU - Grenoble (6-9)
- LOU - Dijon (6-9)
- LOU - Rodez (30-10)
- Deux matches de Challenge Du Manoir contre Mont-de-Marsan et Périgueux
Stade de Gerland : Où en est le chantier ? (Lyon)
Le Stade de Gerland
Le Stade de Gerland, construit entre 1913 et 1926, fut le premier stade de Lyon. Il témoigne d’une vision urbaine idéaliste partagée entre l’architecte Tony Garnier et l’ancien Maire de Lyon Édouard Herriot au début du XXe siècle. À l’origine, ce stade « des sports athlétiques » comportait des pistes d’athlétisme, des terrains de tennis et même un stade nautique.
Les quatre portes immenses établies par Tony Garnier ont été classées à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1967. En 1950, il devient le stade attitré de l’Olympique Lyonnais et progressivement la pratique continue du football prend le pas sur les autres disciplines sportives. En 1960, le vélodrome est détruit.
Au début des années 80, l’architecte René Gagis orchestre les travaux destinés à rendre le Stade plus convivial dans la perspective de l’EURO 84 : suppression des grillages, création du fossé et rapprochement des tribunes au plus près de la pelouse. Puis, Mondial 1998 oblige, l’architecte Albert Constantin est chargé de moderniser le Stade de Gerland : les deux virages, nord et sud, sont rapprochés du terrain et couverts d’une structure métallo textile de 4 300 m2 chacune. Les tribunes sont rehaussées d’un étage pour créer 28 loges équipées. Les bancs en bois des tribunes sont remplacés par des sièges individuels. En 2007, pour la première fois, la pelouse est totalement changée.

Délocalisations en Pro D2 lors de la saison 2010/2011
Deux délocalisations du LOU en Pro D2 lors de la saison 2010/2011, à l’occasion des derbies contre Grenoble et Oyonnax, ont été couronnées par des succès populaires.
- 10 octobre 2010 : LOU - Grenoble (39-20) devant 30 874 spectateurs.
- 17 avril 2011 : LOU - Oyonnax (18-19) devant 37 816 spectateurs
2011 : Création Matmut Stadium
Si le Matmut Stadium a été monté en 83 jours à Vénissieux, les trois premiers matches du LOU en Top 14 avaient dû être délocalisés à Gerland.
- 4 septembre 2011 : LOU - Toulouse (9-19) devant 28 954 spectateurs.
- 30 septembre 2011 : LOU - Castres (16-18) devant 18 930 spectateurs
- 16 octobre 2011 : LOU - Stade Français (18-6) devant 19 848 spectateurs
Le LOU aujourd'hui
Aujourd'hui, le LOU est un club de Top 14 qui habite Gerland, et étend son empire sur les terrains tout autour. C'est une histoire entrepreneuriale et d'influences, une histoire à la lyonnaise. « Le LOU a su se constituer un vrai public et c'est sans doute le club où l'avant-match et l'après-match sont le plus festifs ».
Sur le sujet de la popularité et de l'implantation du club, Yves Billet, 35 ans dans les pas du LOU pour le Progrès, observe : « D'un côté, le LOU n'est pas très populaire auprès des autres clubs de la région, et ne parvient pas à attirer les meilleurs jeunes du coin, comme le faisait Bourgoin, par exemple. De l'autre, il a su se constituer un vrai public, avec 15 ou 16 000 spectateurs de moyenne, et c'est sans doute le club où l'avant-match et l'après-match sont le plus festifs. Beaucoup d'étudiants viennent à Gerland après les matches. »
À Gerland comme sur le terrain, le LOU a peu de voisins encombrants.