Les Anciens Présidents de la Fédération Française de Rugby (FFR) : Héritage et Évolution

La Fédération Française de Rugby (FFR) a été dirigée par plusieurs figures emblématiques qui ont marqué l'histoire du rugby français. Cet article explore le parcours et l'impact de certains de ces anciens présidents, notamment Bernard Lapasset et Pierre Camou.

Bernard Lapasset : Un Artisan du Développement et de la Promotion du Rugby

Le Tarbais a également imposé son envergure sur un autre terrain, celui du rugby. D’abord en tant que joueur.

Deuxième ligne (1,91 m), le jeune Bernard Lapasset, lycéen à Agen, deviendra champion de France avec le SU Agen, dans la catégorie des moins de 20 ans en 1967. Ensuite, à la Fédération Française de Rugby (FFR) où il est entré en 1972 sous l’impulsion d’Albert Ferrasse, l'Agenais patron exclusif du rugby tricolore.

Sous son aile, le Tarbais a gravi les échelons et après pratiquement deux décennies dans les arcanes de l‘Instance, Bernard Lapasset prendra la tête de la FFR en 1991 à la surprise générale, élu par le comité directeur sans avoir été candidat.

Finalement à l’aise dans le costume, Bernard Lapasset occupera la présidence de la Fédération durant cinq mandats jusqu’en 2006, où il sera un artisan engagé du développement et de la promotion de ce sport.

Opposant à la CNRE (Commission nationale du rugby élite), ancêtre de la LNR (Ligue nationale d rugby) qui militait pour l’indépendance des grands clubs face à la FFR, il ouvre toutefois la porte du professionnalisme au rugby dès 1995.

L'un de ses plus grands faits d'armes et d'avoir réussi à obtenir l'organisation de la Coupe du Monde 2007. C'est d'ailleurs dans nos colonnes qu'il répondait à la question "Quelle est votre plus grande fierté de dirigeant ?" par une réponse (sans hésitation) : "D'avoir organisé la Coupe du monde en France (2007) en battant la candidature anglaise. Remporter ce match a été un super moment, très fort.

Puis, c’est à la veille de ses 60 ans en octobre 2007, que le Bigourdan habitué à gravir le Tourmalet à vélo, atteint un nouveau sommet en étant élu à l’unanimité des membres du board président de l’International Rugby Board (IRB) , organisme qui gère le rugby au niveau mondial.

Il s’attachera lors de ce premier mandat à défendre l’universalité du rugby. Il sera réélu de justesse en décembre 2011 lors du Conseil mondial à Los Angeles par 14 voix contre 12 à l’Anglais Bill Beaumont, pour un deuxième mandat où il mettra le rugby à VII au premier plan.

Au début des années 2000, il a notamment participé à obtenir l'organisation de la Coupe du monde en France, en 2007. En 2008, il a quitté la présidence de la FFR pour devenir le patron de l'IRB, la Fédération internationale (aujourd'hui appelée World Rugby).

Réélu à ce poste en 2011, il l'occupera jusqu'en 2016, accompagnant l'internationalisation du rugby. À 67 ans, il a refusé de briguer un troisième mandat pour mieux se consacrer à la candidature de Paris au Jeux Olympiques de 2024. Une candidature qui fut retenue par le CIO en 2017.

Le fondateur de Paris 2024 s’est éteint hier. Bernard Lapasset était un dirigeant sportif hors norme. Epicurien, altruiste et bienveillant, je mesure la chance que j’ai eue de grandir à ses côtés. Sa disparition est une perte immense. Marié, père de 3 enfants, grand-père, Bernard Lapasset a parcouru le monde mais avait réhabilité sa maison familiale de Louit, dans les Hautes-Pyrénées, dans la rue principale baptisée à son initiative rue de l’Ovalie, où il résidait.

L'ancien président de la Fédération française de rugby Bernard Lapasset est décédé mardi soir vers 22 heures, a indiqué la FFR à l'Agence France-Presse, mercredi 3 avril. Artisan de la professionnalisation du rugby, puis de la candidature réussie pour les Jeux olympiques 2024 de Paris, il a manœuvré avec habileté dans les instances sportives nationales et internationales pendant quarante ans.

Bernard Lapasset, figure emblématique du rugby français et international

Au lendemain d'un énième échec cuisant d'une candidature française olympique en juillet 2011 - celle d'Annecy pour les JO d'hiver 2018 -, c'est presque naturellement que les regards se tournent vers cet ancien deuxième ligne affable, patron de la cellule diplomatique du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour conjurer le sort.

Qui mieux que celui qui est alors président de la Fédération internationale de rugby (IRB devenue depuis World Rugby), fin connaisseur des instances sportives et qui a déjà convaincu le Comité international olympique (CIO) d'intégrer le rugby à VII au programme des JO à partir de 2016, pour ramener l'olympisme en France ?

L'imposant Tarbais, du haut de son 1,91 m, cumule l'expérience des hautes instances et sa connaissance des sportifs. Il réussit d'abord à convaincre les politiques, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, de se lancer dans une nouvelle campagne après celles ratées pour les JO de 1992, 2008 et 2012, mais aussi de faire profil bas pour laisser les sportifs au centre du mouvement.

« Même le président Hollande a accepté de s'effacer derrière eux », se réjouissait-il fin 2016 dans un entretien à l'AFP. Dans le couple qu'il a rapidement formé avec Tony Estanguet, c'est d'ailleurs le triple champion olympique qui a occupé le devant de la scène.

Bernard Lapasset s'active davantage en coulisses, lui qui n'a presque jamais perdu une élection. Son passé de sportif est en revanche modeste : son principal fait d'armes est un titre de champion de France junior de rugby en 1967, avec le SU Agen.

C'est d'ailleurs à Agen qu'il rencontre Albert Ferrasse, le président du club qui va régner sur la Fédération française de rugby pendant 23 ans à partir de 1968. Trois ans après son arrivée à la tête de la FFR, Ferrasse le prend sous son aile. D'abord chargé de préparer la communication de son président, Lapasset devient secrétaire général adjoint de la Fédération en 1984, et secrétaire général en 1991, juste avant que Ferrasse ne se retire.

Lapasset sort vainqueur de la lutte pour la succession et parvient à se maintenir dans les premières années compliquées, marquées par plusieurs affaires mettant en cause la mauvaise gestion de la Fédération.

Le rugby mondial et français est alors à l'aube de la grande transition vers la professionnalisation. Président de l'IRB en 1995 - le poste tourne à l'époque entre les représentants des huit nations historiques du rugby - il négocie la fin de la référence à l'amateurisme dans les statuts pour décréter le rugby « open », le mot « professionnalisme » étant encore tabou.

Le changement s'applique progressivement en France et une ligue professionnelle est créée en 1998. Le rugby entre dans une nouvelle dimension : en 1998, un joueur du championnat de France touchait en moyenne à peine plus que le smic de l'époque, environ 1 100 euros mensuels d'aujourd'hui compte tenu de l'inflation.

Comme son mentor, Bernard Lapasset va faire durer son passage à la tête de la FFR, avec l'organisation du Mondial 2007 en point d'orgue. Quand il la quitte en 2008, c'est pour l'IRB, où il a été élu quelques mois plus tôt. Réélu de justesse quatre ans plus tard, il axe sa politique sur la mondialisation du rugby, en ouvrant l'instance vers les pays émergents, avec l'attribution du Mondial 2019 au Japon et l'intégration de l'Argentine au Tri-Nations, aujourd'hui nommé Rugby Championship, de l'hémisphère sud.

Après deux mandats, il laisse son fauteuil à la Fédération internationale et se consacre pleinement à la candidature française aux Jeux olympiques. Et gagne le combat, une fois de plus, avant de devenir président d'honneur du comité d'organisation.

Sport 15/08/2018 14:32

Pierre Camou : Un Bilan en Demi-Teinte

Getty Images DECES - Pierre Camou est mort. L'ancien patron de la Fédération française de rugby (FFR), auquel avait succédé fin 2016 l'actuel président Bernard Laporte, est décédé ce mercredi 15 août "d'une longue maladie", ont rapporté plusieurs médias dont Rugbyrama, L'Equipe ou RMC Sport. Âgé de 72 ans, l'ex-banquier aurait fêté son 73e anniversaire ce samedi.

"Malade depuis plusieurs mois, son état s'était récemment dégradé", précise Sud Ouest, qui ajoute que Pierre Camou s'est éteint à Ispoure, au Pays basque, où il était né et où il avait notamment fondé le club de l'US Garazi, à Saint-Jean-Pied-de-Port, en 1963.

Trésorier-adjoint, vice-président, président par intérim puis président de la FFR (entre 2008 et 2016), Pierre Camou se représente pour un troisième mandat mais est battu en décembre 2016 par Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France mais aussi ex-secrétaire d'Etat aux Sports.

Son bilan était contesté, que ce soit en raison de l'échec du projet de Grand stade et des mauvaises performances de la sélection sous la houlette de Philippe Saint-André, dont il avait validé la nomination en 2011.

Pierre Camou, président de la Fédération française de rugby entre 2008 et 2016, est décédé mercredi à l'âge de 72 ans des suites d'une longue maladie, a indiqué la FFR. Le dirigeant basque, prédécesseur de Bernard Laporte à la tête de la FFR, avait notamment initié la candidature de la France pour l'organisation du Mondial 2023 , qu'elle a obtenue en novembre dernier.

La disparition de Pierre Camou a provoqué nombre de réactions dans l'Ovalie. C'est une bien triste semaine pour le rugby français. Le Biarritz Olympique Pays Basque adresse ses plus sincères condoléances aux proches et à la famille de Pierre Camou. L'ancien international Yannick Bru, entraîneur adjoint des Bleus de 2012 à 2017, salue de son côté "un homme brillant, droit, intègre qui a toujours servi notre sport. Triste journée pour le rugby français".

Joueur et fondateur en 1963, puis président, de l'US Garazi (club de Saint-Jean-Pied-de-Port, devenu l'US Nafarroa), cet ancien banquier avait fait une carrière modèle dans les instances du rugby français : trésorier du comité de Côte Basque-Landes pendant 20 ans, il en avait pris la présidence en 1996. Parallèlement, il avait été membre du bureau de la FFR, puis trésorier adjoint et enfin vice-président de 2000 à 2008 avant de succéder à Bernard Lapasset, nommé président de l'International Rugby Board (IRB).

Son bilan à la tête de la FFR a été en demi-teinte. Si l'équipe de France a atteint la finale de la Coupe du monde 2011 contre les All Blacks en Nouvelle-Zélande (8-7), elle a aussi subi l'une de ses plus grosses défaites quatre ans plus tard, également contre les All Blacks, lors du Mondial en Angleterre (62-13).

Pierre Camou, ancien président de la FFR

Parallèlement, Pierre Camou a été incapable d'imposer au sein de sa Fédération l'idée de la construction d'un grand stade de rugby, en banlieue parisienne, près d'Evry.

Tableau Récapitulatif des Présidents de la FFR

Président Période de Présidence Faits Marquants
Albert Ferrasse 1968-1991 Long règne, mentor de Bernard Lapasset
Bernard Lapasset 1991-2008 Professionnalisation du rugby, organisation de la Coupe du Monde 2007
Pierre Camou 2008-2016 Finaliste de la Coupe du Monde 2011, échec du projet de Grand Stade
Bernard Laporte 2016-2023 Succède à Pierre Camou, contraint de quitter son poste en cours de mandat

Ces figures ont contribué à façonner le rugby français tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Sport : le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, en garde à vue

Les Élections et les Enjeux Actuels

Être élu, et « bien » élu… C’est l’objectif de Florian Grill, président de la Fédération française de rugby (FFR) depuis juin 2023 et candidat à sa réélection. Son concurrent Didier Codorniou espère prendre sa place samedi, à l’issue de la consultation électronique des dirigeants de clubs amateurs démarrée vendredi.

A l’issue d’une campagne sans merci, le lauréat tentera de tourner la page d’un été délétère pour l’image du sport, avec notamment l’affaire Auradou-Jegou en Argentine et la disparition du jeune Medhi Narjissi en Afrique du Sud.

Mais en remontant plus loin, la FFR va de soubresaut en soubresaut depuis la présidence de Bernard Laporte, élu en 2016 puis réélu en 2020 (aux dépens de Grill), avant d’être contraint de quitter son poste en juin 2023, au cours de son second mandat, rattrapé par les affaires judiciaires.

Bernard Laporte officie désormais comme directeur du rugby du MHR. Il est ici au côté de l'entraîneur-adjoint Christian Labit, le 25 novembre 2023 lors du match de Top 14 contre Oyonnax au GGL Stadium de Montpellier. - M. Blondeau / AOP.Press / SIPADésormais directeur du rugby de Montpellier, l’ancien sélectionneur du XV de France n’a pas fait mystère de ses préférences le 30 septembre sur RMC Sport.

Sans surprise, Laporte a vivement critiqué Florian Grill mais aussi loué Didier Codorniou, qu’il « aime beaucoup » et « connaît depuis longtemps ». Tout en s’insurgeant contre ceux qui pourraient émettre l’idée que « Codor » soit son candidat, face à son ancien rival devenu son successeur : « Je ne connais pas celui qui a écrit ça mais il ne connaît pas bien ma vie », a lâché le désormais Héraultais, voisin de l’Audois Codorniou.

Laporte « a autre chose à penser », pour Guirado« Je suis un homme libre, réplique ce dernier pour 20 Minutes. Je suis assez surpris. Je pense que c’est une stratégie de l’adversaire de me coller l’image de Bernard Laporte qui, je crois, a fait de belles choses. » « C’est une réalité, constate de son côté Florian Grill. Dans son équipe, il compte beaucoup d’anciens de Bernard Laporte. »

Parmi eux se trouve Guilhem Guirado. L’ancien capitaine du XV de France était lors de la précédente élection de juin 2023 le bras droit de Patrick Buisson, soutien de Laporte. Avant, une fois la défaite consommée, de rejoindre l’opposition, puis Didier Codorniou pour cette nouvelle campagne.

« « Bernard n’a jamais été derrière moi, s’insurge Guirado, l’un des 16 membres du comité directeur de la FFR à avoir démissionné (comme Buisson) le 1er octobre. Je l’ai eu pendant deux ans en tant qu’entraîneur [à Toulon, de 2014 à 2016]. Après il était en poste à la Fédération quand j’étais joueur. Il y a des choses sur lesquelles je n’étais pas forcément d’accord. Bernard a ses problèmes, maintenant il a sa carrière du côté de Montpellier. Il a autre chose à penser que vouloir donner un coup de main, reprendre la Fédé, tirer les ficelles. » »

« Dire ça, c’est manquer de respect aux personnes qui s’engagent et à Didier Codorniou, qui a plus de 30 sélections en équipe de France ainsi qu’une carrière politique, ajoute l’ex-talonneur au sujet du maire (radical de gauche) de Gruissan et vice-président de la région Occitanie. Personne ne peut lui reprocher quelque chose sur sa présence, sa prestance et ce qu’il a pu réussir à faire. »

Dans le camp Codorniou, on estime cependant que l’ancien centre international de Narbonne et Toulouse (66 ans) et Laporte, ex-demi de mêlée de Bordeaux-Bègles (60 ans), ont cultivé lors de leur carrière sportive « le lien fraternel du rugby ». Une manière aussi de souligner que Grill, ancien 2e ligne du PUC (59 ans), n’a jamais évolué au plus haut niveau.

L’expression est de Jean-Benoît Portier, ancien soutien du président actuel qui s’en est éloigné avant de rejoindre la liste « 100 % Rugby » de Codorniou. « Je suis devenu proche de Didier, et je ne l’ai jamais entendu parler de Bernard Laporte, assure le président du SCO Rugby Angers. Et puis, Laporte a eu un problème à un moment donné, mais qu’est-ce qu’on peut lui reprocher dans le cadre du rugby ? De plus, on va chercher des compétences. Un gars comme Patrice Dumoulin [président délégué de la Ligue Grand-Est], il faisait partie de la team Laporte, ce n’était pas un proche, mais il a des compétences. »

Comptes et mécomptes Une quinzaine d’anciens « Laportistes » ou « Buissoniens » figurent sur la liste du maire de Gruissan, lequel observe pourtant que « Florian Grill a plus de colistiers et colistières de l’ancienne équipe que moi ».

Bras droit de l’actuel président de la FFR, Jean-Marc Lhermet ne tient pas les mêmes comptes. « Les gens qui siégeaient dans l’opposition au comité directeur de la Fédération, les Buisson, Masdieu, Pagès, Mondino, sont aujourd’hui au soutien de Didier Codorniou et sont des gens de la mouvance Laporte. Effectivement, il y en a quatre qui nous ont rejoints il y a à peu près un an, mais je crois qu’on peut faire le calcul… »

Pour Lhermet, l’essentiel est de toute manière ailleurs que dans l’éventuelle ombre de Bernard Laporte qui planerait au-dessus du scrutin. « Franchement, les présidents de clubs, ils s’en foutent, tranche le vice-président délégué au haut niveau à la FFR. On a mené une campagne autour d’idées, on a fait énormément de réunions pour essayer d’expliquer notre projet et aussi d’avoir le retour des clubs.

L'Héritage de Bernard Laporte

Ancien président de la Fédération Française de Rugby, Bernard Laporte s’est exprimé sur les élections à venir. "La présidence actuelle nous a tellement critiqués, quand je vois ce qu’ils font, je me dis qu’ils auraient mieux fait de se taire".

La hache de guerre n’est toujours pas enterrée entre Bernard Laporte, ancien président de la FFR, et son remplaçant du poste, Florian Grill. L’ancien sélectionneur du XV de France n’a pas tari d’éloges sur un candidat qui "apporterait du sang neuf" au sommet de la Fédération française selon lui.

Pour Bernard Laporte, le "Petit Prince" doit l’emporter au soir des élections : "Je pense que Didier Codorniou est un homme du rugby, un homme de consensus. C’est quelqu’un qui sait fédérer. Je pense que c’est le candidat qu’il nous faut. Mais encore une fois, je ne vote pas, je ne suis plus dans ce circuit-là. Je pense que Didier Codorniou est l’homme de la situation.

Seulement quelques mois après un été des plus tourmentés pour le rugby français, ces élections sont l’occasion de démarrer un nouveau cycle pour l’ancien dirigeant du rugby français. Il réitère ainsi son soutien au candidat de l’opposition : "Je n’aime pas les bagarres médiatiques qu’il y a, cela donne une mauvaise image du rugby. […] Entendre ces critiques permanentes, c’est insupportable, ça ne donne pas une bonne image de notre sport.

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