La Ligue de Football Professionnel (LFP) continue d'innover pour valoriser le football français. Dans cette optique, plusieurs initiatives ont été mises en place, allant de la désignation du meilleur buteur à la reconnaissance des meilleurs passeurs. Cet article explore l'histoire et l'évolution des logos de la Ligue 1, en mettant en lumière les différentes distinctions et les équipements portés par les joueurs.

Le Badge « Top Passeur » : Une Nouvelle Distinction en Ligue 1
Dans la continuité de son innovation « Top Scoreur » lancée en 2023-2024 pour désigner le meilleur buteur en cours en Ligue 1, la Ligue de Football Professionnel (LFP) dévoile une nouvelle distinction pour la saison 2024-2025 : le badge « Top Passeur ».
Le nouveau badge, baptisé « P1 », est l’œuvre du studio TYRSA, déjà reconnu pour ses collaborations prestigieuses avec des marques comme Dior et Louis Vuitton, ainsi que des artistes internationaux tels que Childish Gambino et J.Cole. Le design se distingue par sa modernité et son originalité : un « P » majuscule intégrant subtilement le chiffre « 1 », créant une lecture à double sens.
João Neves, milieu de terrain du Paris Saint-Germain et actuel leader du classement des passeurs avec 6 offrandes depuis le début de la saison, sera le premier joueur à arborer cette distinction. Le badge fera sa première apparition lors de la 21e journée de Ligue 1, à l’occasion du choc Paris SG - AS Monaco.
La course au « Top Passeur » s’annonce particulièrement serrée cette saison, avec déjà deux autres joueurs comptabilisant six passes décisives. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’image de la Ligue 1, valorisant l’ensemble des talents qui font le spectacle sur les terrains français.
Un clin d’oeil sympathique à ces joueurs très souvent placés dans l’ombre des grands buteurs. On dit que certaines passes méritent des buts. Ce nouveau badge complète celui du meilleur buteur de Ligue 1. Les couleurs inversées symbolisent la complémentarité entre le passeur et son buteur.
Cette complémentarité sera visible dès la 21ᵉ journée de championnat, lors du match entre le PSG et l’AS Monaco, puisque João Neves sera le premier à le porter. Il sera remis par le porteur du badge de meilleur passeur, son coéquipier Ousmane Dembélé. Il faudra attendre la fin de saison pour savoir quel joueur sera le dernier à porter le badge et à remporter le titre de meilleur passeur.
L'Évolution des Équipements et des Marques en Ligue 1
Penchons-nous sur les équipements portés par les joueurs. Comme depuis les 4 dernières saisons, adidas reste la marque la plus portée sur les pelouses de Ligue 1. Sur les 431 joueurs concernés par l’étude, 194 d’entre eux (45,01%) portent des chaussures aux trois bandes. Nike arrive en seconde position avec 123 joueurs (28,54%) tandis que Puma complète le podium avec 96 joueurs soit 22,27%. Sans grande surprise plus de 95% des joueurs de Ligue 1 jouent avec des crampons adidas, Puma ou Nike.
Pour aller plus loin, footpack s’est focalisé sur les crampons des joueurs titulaires entre la 4e et la 10e journée de Ligue 1 McDonald’s et deux modèles arrivent ex aequo de ce classement : la Puma Future 7 et la adidas F50 sans lacets, portés par 26 joueurs chacun. Autre donnée intéressante, les marques les plus portées par tranches d’âge.
Seules les 3 plus grosses marques ont été prises en compte, et on s’aperçoit ainsi qu’adidas domine largement le marché des 16-21 ans et 22-25 ans avec plus de 50% de part de marché. Au total, plus de 49% des 16-29 ans portent du adidas, « une cible ô combien stratégique pour une entité comme adidas dans le but de générer un impact fort dans la désirabilité de la marque et sur le sell-out en magasin » nous explique footpack. Alors que Puma se place plutôt comme « la marque des anciens » puisque sa part de marché ne fait qu’augmenter avec l’âge des joueurs.
Répartition des Marques de Crampons par Âge
Le tableau suivant illustre la répartition des marques de crampons portés par les joueurs de Ligue 1, segmentés par tranches d'âge :
| Marque | Part de Marché (16-21 ans) | Part de Marché (22-25 ans) |
|---|---|---|
| Adidas | > 50% | > 50% |
| Puma | Augmente avec l'âge | Augmente avec l'âge |
Concernant les tuniques, 9 équipementiers se partagent les 18 clubs du championnat de France. Nike (PSG, Montpellier, Toulouse, Angers) et Puma (Reims, Marseille, Rennes, Lens) sont les plus représentés avec 4 clubs chacun. Son rival adidas comptent 3 clubs (Brest, Lyon, Strasbourg) et la marque Macron 2 (Nantes, Auxerre).
Sans surprise, la panoplie la plus chère est celle du PSG pour un total de 130,99 €, soit 10€ de plus par rapport à la saison dernière, en raison de l’augmentation du prix des flocages.
Modernisation et Personnalisation des Badges de Champion de France
Qu’on se le dise, la saison 2024-2025 de la Ligue 1 va être un renouveau sur de nombreux sujets. D’abord parce que l’enseigne de restauration rapide McDonald’s va devenir le nouveau naming de l’élite du football français, ensuite parce que l’identité graphique de la Ligue 1 a été revu et surtout modernisée. Mais outre le flocage, le badge de champion de France va également être revu et corrigé pour la prochaine saison. Assez sobre dans sa version précédente, le badge de champion sera désormais personnalisé aux couleurs du tenant du titre.
Au sein de l’édifice parisien, on retrouve les 12 dates des sacres du club de la capitale tandis que le nom du club apparait sur la partie bleue. Bien évidemment, le nouveau logo de la Ligue 1 apparait tout comme la mention « Champion 2024 » qui est surmontée pour la toute première fois par le logo de l’enseigne McDonald’s.
Si le PSG remporte le dixième titre de champion de France de son histoire, une troisième équipe va s’y ajouter dès la saison prochaine : le PSG. En effet, en remportant à l’issue de la saison 2021-2022 le titre de champion de France de Ligue 1, le PSG a soulevé son dixième titre de son histoire. Les Marseillais ont remporté la Ligue des champions en 1993.
Les contours du nouveau logo du Lille OSC forment un hexagone. Cette forme représente la citadelle de Lille, célèbre monument de la ville construit par Vauban au XVIIe siècle. Le club nordiste a décidé de changer l’identité visuelle de son logo cette année en retouchant également le célèbre dogue, symbole du LOSC. Son origine remonte aux années 1930.
Le logo de l’OL fait figurer depuis ses débuts en 1950 un lion, symbole de la ville. Au Xe siècle, les comtes de Lyon ont pris pour symbole un lion, présent aujourd’hui sur le blason de la ville. Le nom de la ville de Lyon n’a cependant aucun lien avec l’animal, puisqu’il vient de son nom latin « Ludugnum ».
L’Olympique de Marseille aime relooker son logo. Mais dans ces changements, le club marseillais a toujours conservé ses fondamentaux : le bleu et blanc, couleurs de la cité phocéenne, le sigle OM et la devise historique « Droit au but ». Seule innovation, en 1993 : l’étoile dorée apparaît après la victoire olympienne en Coupe d’Europe face au Milan AC.
Le premier président de l’Olympique de Marseille, René Dufaure de Montmirail, s’est inspiré de son sceau personnel (DM) pour créer le logo originel du club, en entrelaçant les lettres O et M. Il y a ajouté la devise « Droit au but », qui était celle de la fiancée de René Dufaure de Montmirail. Celle-ci, nommée Marguerite, avait prétendument un « caractère fonceur ».
Sur le blason de l’AS Saint-Étienne figure une étoile située en haut depuis 1993. Celle-ci représente les dix titres de champions de France de l’ASSE (1957, 1964, de 1967 à 1970, de 1974 à 1976, et 1981). Saint-Étienne est le club qui a remporté le plus de fois le championnat français devant l’OM.
Avant d’adopter son logo actuel en 1999, le Stade de Reims possédait autrefois un blason représentant une bouteille de champagne sur un ballon de football. Celui-ci a été modifié à cause d’une loi interdisant la promotion de l’alcool : la loi Evin, votée en 1991, qui limite le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées.
L’aigle représenté sur le blason du club apparaît également en rouge sur l’emblème de la ville. Il apparaît peu après 1430 dans les statuts octroyés par le comte Amédée VII, alors duc de Savoie, à la ville de Nice. Historiquement, l’aigle niçois est généralement représenté la tête tournée sur sa droite, positionnement auquel se conforme le logo du club. Les joueurs sont d’ailleurs surnommés « Les Aiglons » en référence à cela.
Le logo du Montpellier Hérault Sport Club est un cercle rayé de bleu et d’orange mais il n’en a pas toujours été ainsi. En 1989, le maire de la ville Georges Frêche décide que les équipes qui sont subventionnées par la municipalité doivent adopter le bleu et le blanc que l’on retrouve sur le blason de la ville.
Un an plus tard, c’est au tour du Conseil général de l’Hérault de dicter sa loi : il faudra désormais ajouter de l’orange, symbole du soleil que l’on retrouve sur le logo du Conseil général. Montpellier coupe la poire en deux et adopte donc le bleu de la ville et l’orange de l’Hérault sur son blason.
Le blason actuel du Stade Rennais a été dessiné en 2002. Il copie celui créé l’année précédente à l’occasion des 100 ans du club, en faisant disparaître la mention « centenaire ». Au centre du blason, deux hermines se disputent un ballon. Les Rennais ont toujours repris à leur compte ce symbole de l’identité bretonne.
Créé en 2006, le logo actuel est une synthèse de tous les précédents. Quatre éléments propres à Strasbourg sont représentés. Le blason de la ville, qui est repris en partie par la bande diagonale rouge, fait son apparition au début des années 1950. La cigogne (en blanc), intégrée au logo à la même période, est un animal symbolique en Alsace.
Le sigle RCS, acronyme de Racing Club de Strasbourg, accompagne le blason du club depuis le début. Il ne l’a quitté qu’au cours des années 1970, quand le club a été rebaptisé Racing Pierrots Strasbourg Meinau (RPSM). Le SCO affiche un logo en noir et blanc. Ces deux couleurs se sont imposées au bout de dix ans d’existence sans qu’on en sache réellement la cause.
Emblème de la ville et qui a donné son surnom aux « Crocos », un crocodile figure sur le blason du Nîmes Olympique. En effet, celui-ci est le symbole d’une bataille remportée à l’époque romaine. Après la campagne égyptienne, certains des soldats romains s’installèrent à Nîmes.
Cette forme devenue emblématique des joueurs de Bordeaux s’appelle un scapulaire. Aujourd’hui, les Girondins sont identifiables avec ce scapulaire. Cette saison, le Toulouse FC arbore un tout nouveau blason inspiré de celui de la ville. Alors que depuis 2001, le « Téfécé » avait opté pour un logo simple avec des bandes mauves et blanches, il revient ici à ses origines, qui datent du XIIe siècle.
Sur le logo de l’En Avant de Guingamp figure également un triskell, symbole celtique à trois branches, très présent dans la tradition bretonne. Ce symbole serait synonyme de dynamisme et d’enthousiasme. L’emblème du Dijon FCO met en avant une chouette aux ailes déployées.
A l'intersaison, pas moins de trois clubs de l'élite (Nîmes, Lille et Toulouse) ont changé d'emblème. Simple artifice ou relooking avantageux? A l'orée de sa nouvelle saison, la Ligue 1 a décidé de soigner les formes . Un slogan signature ("La Ligue des talents") fait son apparition, adossé aux réseaux numériques de la LFP et à la couverture télé. Trois clubs (Nîmes, Lille et Toulouse) ont aussi profité de l'été pour ravaler leur façade en se dotant d'un nouvel écusson, ou logo en langage plus moderne. Une entreprise pas si anodine.
"Le logo traduit l'imaginaire collectif et les valeurs d'un club. Il le rattache à sa ville et peut véhiculer une image séduisante d'un point de vue marketing et auprès des partenaires économiques. Son rôle est de fédérer un aspect de communauté car, sans supporters, il n'y a pas de football", pose Antoine Tremblot, directeur de la seule agence de design spécialisée dans le sport (Leroy Tremblot).
Au Nîmes Olympique, qui retrouve l'élite après un quart de siècle d'absence, le sujet a suscité la grogne et traîné en longueur. Des concertations avec les autres sections s'en sont suivies, générant un cheval de bataille commun. Les supporters ont finalement obtenu gain de cause : le logo a été retravaillé et validé par leurs soins.
Le cas est symptomatique du décalage entre la vision des gouvernants et celle des supporters. Le fan "ne se projette pas à long terme, il vit dans le présent, l'instantané, observe Antoine Tremblot. Les dirigeants ont d'autres objectifs : augmenter le budget, pérenniser l'équipe à un certain niveau."
Le symbole d'une nouvelle ère
Derrière une nouvelle identité visuelle peut aussi se cacher un message symbolique, la volonté de décideurs de marquer leur prise de pouvoir, comme pour mieux ouvrir une nouvelle ère. Lille entre dans cette catégorie : le club nordiste est passé en 2017 aux mains de Gérard Lopez, homme d'affaires hispano-luxembourgeois, et sort accessoirement d'une saison cauchemardesque (17e).
"C'est une étape importante dans l'histoire du LOSC, avance son directeur marketing Aurélien Delespierre. Nous avions créé un nouveau logo en 2002, lors de l'arrivée de Michel Seydoux à la présidence, puis en 2012 avec l'entrée dans le stade Pierre-Mauroy. Cet écusson est le fruit d'un travail de plusieurs mois."
Le fameux Dogue y est retouché, encadré par un pentagone représentant la citadelle Vauban. A Toulouse, l'heure est plutôt à la "cosmétique". Fini les bandes classiques violettes et blanches. Choix a été fait de recycler, dans une "version épurée", le blason créé l'an passé pour célébrer les 80 ans du club.
Boris Laffargue, responsable marketing du TFC, était au cœur du projet : "Le logo est représentatif de l'histoire, avec l'année de création [1937] et nos deux autres grandes périodes : l'équipe des années 1980, qui jouait contre le Naples de Maradona, et les Pitchouns des années 2000, qui ont fait remonter le club en L1."
L’année 2024 semble être une année majeure en matière de communication pour le football professionnel français. La Fédération Française de Football (FFF) vient en effet de dévoiler le nouveau logo de la ligue 1 réalisé par l’agence Leroy-Tremblot.
Dans un communiqué publié le mercredi 27 mars sur X, le compte officiel du championnat de France a donc dévoilé le nouveau logo de la ligue 1, effectif à partir de la saison 2024-2025. Et c’est peu de dire que cette annonce à fait grand bruit.
Le nouveau pictogramme de la ligue 1 n’est pas même pas encore effectif qu’il est est déjà la cible de nombreuses critiques. Liant le « L » du mot ligue et le chiffre « 1 », ce logo est d’une évidence confondante. Difficile de trouver plus attendu qu’un « l » et un « 1 » pour représenter la ligue 1.
L’agence Leroy-Tremblot ne s’est pas foulée en termes de créativité et de travail. Quelle image, quelle philosophie en matière de branding ce nouveau logo véhicule-il donc allez-vous nous demander ? Ben pour être franc, il n’y pas de réel branding global autour de ce nouveau logo.
L’ancien évoquait le contour hexagonale du trophée que remportait le champion de la ligue 1. Qui lui même faisait écho à l’hexagone français. Cela était certes peut-être un tantinet scolaire, mais nous avions un branding général cohérent dont les éléments se répondaient entre eux.

Sur ce point précis, le travail de Leroy-Tremblot incarne une faillite de design totale. Vous l’avez compris, cette création ne semble pas être le fait d’une agence qualitative. Au delà de l’absence de créativité affichée par le nouveau logo de la ligue 1, la polémique provient de sa ressemblance avec la chaîne Russia One.
En termes de branding, la création de Leroy-Tremblot s’avère donc catastrophique. En plus d’afficher un manque criant de créativité. Cela commence à faire beaucoup. Le fond bleu qui accompagne ce nouveau logo ne nous a pas du tout convaincu.
Nous n’allons pas nous appesantir plus que nécessaire sur le nouveau logo de la ligue 1 et sur la nouvelle identité du championnat français. Tout ou presque est raté. De la couleur au pictogramme en passant par le branding, le travail de l’agence Leroy-Tremblot est d’une faiblesse indéniable. Sans oublier la ressemblance fâcheuse entre le logo et la chaîne Russia One.
L’Olympique de Marseille, descendant du Football Club de Marseille, créé deux ans plus tôt, est fondé le 31 août 1899 par Réné Dufaure de Montmirail. La devise du club est “Droit au But“. Mais c’est un an plus tard, en janvier 1900, que l’histoire du football à l’Olympique de Marseille débute.
L’Olympique de Marseille s’impose néanmoins sur le plan local en glanant le titre de champion du littoral jusqu’en 1908. L’OM, qui évolue alors au stade de l’Huveaune de 1902 à 1937, se révèle sur le plan national quelques années plus tard.
L’OM remporte sa première Coupe de France en 1924, vingt-cinq ans après la création du club, en s’imposant 3-2 en finale face au FC Cette après prolongation. L’OM est le premier club provincial à remporter cette Coupe. Ce trophée sera le premier d’une longue série et le début d’une histoire d’amour entre l’OM et la Coupe de France.
L’OM dispose de l’AS Valentigney en finale (4-1) lors de l’édition 1926 et celle de 1927 voit les Olympiens battre l’US Quevilly (3-0). L’année 1932 marque un véritable tournant pour Marseille et plus globalement pour le football en France.
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Le football français devient professionnel et n’est plus amateur. L’histoire retiendra que l’OM a disputé son premier match professionnel le dimanche 11 septembre 1932. Le club provençal se démarque avec quatre autres clubs durant cette décennie : le Racing Club de Paris, le Football Club de Sète, l’Olympique Lillois et le Football Club de Sochaux.
Après avoir gagné ses premières Coupes, l’Olympique de Marseille connaît son premier sacre en “professionnel“ en étant champion de France en 1937 lors du dernier match de la saison face à Sochaux au Stade de l’Huveaune. En 1938, l’OM remporte sa cinquième Coupe de France face au FC Metz (2-1 a.p), ce qui fait du club marseillais le recordman du nombre de trophées dans cette compétition.