Après plus de 100 ans de présence à Auch, le rugby a toujours évolué au niveau national. Le FCA, puis FCAG, a connu de très belles années dans les plus hautes sphères du rugby français.
Suite à la descente en Fédérale 1 en 2014, le club ne parvient pas à remonter rapidement comme l'avaient envisagé les dirigeants. Mais personne ne pouvait laisser le rugby quitter Auch, et c'est donc Thierry Labric et Bernard Croce qui ont continué à recruter malgré les incertitudes.
Fort de son identité de club formateur, il a su redoubler d’effort pour mettre en place dès la première année un Centre d'Entraînement, une première pour un Club évoluant en Honneur. Maintenant le club est respecté et valorisé pour sa formation, son vivier de talents qui alimentent le secteur professionnel.
En avant RCA !
Le monde du rugby a été touché par le dépôt de bilan du FC Auch Gers. Club mythique du rugby tricolore, trois fois champions de France de Pro D2 dont deux fois dans les années 2000 et vainqueur du Bouclier Européen en 2005 face à Worcester et Thomas Lombard, Auch a formé et accueilli de nombreux joueurs de haut niveau.
Un XV Type dirigé par nul autre que le duo Henri Broncan - Jacques Brunel. Qui dit mieux ? Descendu dans l'anonymat des championnats amateurs, Auch a formé et révélé quelques pépites du rugby français. Actu Rugby vous offre un inventaire... non exhaustif.

Joueurs Emblématiques Formés à Auch
Plusieurs joueurs ont marqué l'histoire du rugby français après avoir été formés ou avoir évolué à Auch. Voici quelques exemples :
- Pierre Bourgarit: Aujourd’hui à La Rochelle, le talonneur est une des jeunes révélations françaises.
- Luc Bissuel: Il a porté les couleurs du FCAG de 2010 à 2014. À Carcassonne depuis, où il est capitaine, Luc Bissuel fait partie des valeurs sûres du championnat.
- Grégory Alldritt: Grégory Alldritt reprend dignement le flambeau et arrive à Auch en 2013 et y évoluera jusqu’en 2017.
- Anthony Jelonch: Il part d'Auch en 2014 sans jamais avoir joué en première, en direction du Castres Olympique.
- Antoine Dupont: Bigourdan de naissance, il entre au FCAG en 2011. Le demi de mêlée part à Castres avec son compère Anthony Jelonch, après une finale Crabos en 2014.
- Brandon Fajardo: Le demi d'ouverture est passé par Fleurance avant de jouer à Auch de 2010 à 2014.
- Arnaud Mignardi: Il a 20 ans quand il quitte le FCAG en 2006 pour Agen.
- Pierre Aiguillon: Le centre est entré au club en 2002 et a fait ses débuts en professionnel en 2004.
- Gabriel Lacroix: L’ailier international Gabriel Lacroix fait partie de ces joueurs qui ont évolué sous les couleurs d’Auch.
Parmi ces joueurs, certains ont connu une carrière internationale, comme Gabriel Lacroix, international A, passé par les U20.
International tricolore lors d'une tournée en Nouvelle-Zélande (2007), le centre n'a pas eu la reconnaissance internationale mais il reste l'un des meilleurs centres à avoir foulé les pelouses du Top 14. International à 7 et capitaine de cette équipe de France à une époque où la discipline ne bénéficiait de son aura actuelle.
Le demi d'ouverture a pas mal bourlingué, mais c'est à Auch qu'il fut élu meilleur joueur de Pro D2 en 2007, année du titre de champion de France. La nouvelle pépite du rugby français n'a pas été formé au Castres Olympique, mais à Auch.
Le néo-international français, promis à une belle carrière, y a cotôyé son coéquipier Anthony Jelonch. Un monument. Barré au Stade Toulousain, son club formateur, il lance sa carrière dans le Gers, où il évolue deux saison.
La suite ? Une très belle carrière, de Montauban à Montpellier, en passant par le Racing 92. Joueur emblématique du FCAG, meilleur preneur de balles en touche du Top 14 en 2005, sacré deux fois champions de France de Pro D2 et titulaire lors du sacre européen face à Worcester... Une légende du club.
Le 2e-ligne néo-zélandais a également été de tous les titres gersois chez les professionnels, évoluant au club jusqu'à l'âge de... 41 ans. Le pilier droit fait partie de ses joueurs qui ont profité de la montée du club en Top 14 pour se faire connaître du grand public.
On devrait en entendre parler... L'un des joueurs les plus connus de cette liste.
Sa carrière a fait un bond à Carcassonne, puis à Oyonnax. Aujourd'hui, il est titulaire au sein du leader du Top 14, le Stade Rochelais.
L’ailier international Gabriel Lacroix fait partie de ces joueurs qui ont évolué sous les couleurs d’Auch.
Il convient également de souligner l’importance des éducateurs et entraîneurs gersois qui ont formé et façonné ces joueurs. Henry Broncan le sorcier Gersois, son fils Pierre-Henry, Philipe Bérot, Julien Sarraute, Grégory Patat, Patrick Miquel, Roland Pujo, Eric Escribano… et tant d’autres. Aujourd’hui, ce sont encore deux anciens de la maison, Greg Menkarska et Patrick Bosque, qui ont repris le flambeau.
Jacques Fouroux : Une Figure Emblématique
Jacques Brunel, ancien joueur et entraîneur du RC Auch, l'a côtoyé pendant une trentaine d'années. Le patron du XV de France perpétue la tradition auscitaine en tant que sélectionneur. Avant lui, Jacques Fouroux (joueur, entraîneur, président du FCA), pur Auscitain, et le Gersois Jean-Claude Skrela passé par l’Isle-Jourdain de 1966 à 1968 et par Auch de 1968 à 1970, avaient endossé le costume.
Joueur au FCA de 1967 à 1979, puis de 1981 à 1988, Brunel en a été le coach de 1988 à 1995.

Né en 1947, Jacques Fouroux grandit à Auch et pratique le rugby sur le parvis de la cathédrale avec les gamins de la haute ville avant de rejoindre les équipes de jeunes du Football club auscitain. Non retenu en équipe 1 de son club formateur, l’enfant des pousterles prend la direction de Cognac puis de La Voulte mais ne dispute aucun match lors de la saison du sacre en 1970.
Après six saisons en Ardèche auprès de l’entraîneur Jean Liénard, le « petit caporal », comme il est surnommé affectueusement, revient au club de ses débuts en 1976 après avoir connu sur les bords du Rhône la consécration d’être appelé en équipe nationale en 1972.
Contesté au poste de demi-de-mêlée, Fouroux est avant tout un meneur d’hommes, ce qui le conduit à endosser la charge de capitaine du Football club auscitain et du Quinze de France. Jamais titré en club, il se rattrape en sélection nationale et de quelle manière ! Lors du Tournoi des Cinq Nations 1977, à la tête de l’équipe de France, il réalise le Grand Chelem avec les quinze mêmes joueurs et sans encaisser aucun essai.
Le record tient toujours. Il met lui-même fin à sa carrière internationale à la fin de l’année 1977, après avoir été sélectionné à 27 reprises. On n’oublie pas qu’en 1979, Jacques Fouroux est l’un des cofondateurs des Barbarians français dont le premier match, contre l’Écosse, se déroule le 1er mai 1980 à Agen où il marque deux essais.
Une fois les crampons raccrochés, il ne reste pas pour autant inactif : il est nommé président du comité Armagnac-Bigorre et surtout sélectionneur du Quinze de France de 1981 à 1990.
À ce poste, il remporte six victoires - dont deux grands chelems supplémentaires - en huit participations au Tournoi des Cinq nations. Il se destine ensuite à diriger la fédération française mais l’aventure tourne court. Sa fin de carrière est plus chaotique avant qu'une crise cardiaque ne l’emporte fin 2005, à 58 ans.
Les souvenirs de sa carrière, Jacques Fouroux les conservait précieusement : son ami Gérard Loraschi en témoigne. Surnommé « le Petit Caporal », l’homme était avant tout un meneur courageux, comme l’explique son coéquipier Laurent Encuentra. S’il ne pouvait guère miser sur son physique - il mesurait 1,63 mètre - Jacques Fouroux était doté d’un caractère gascon bien trempé !
S’il débute sa carrière en 1965 à Auch, la ville dans laquelle il est né dix-huit ans plus tôt, il doit la poursuivre dès l’année suivante à Cognac puis à La Voulte, club grâce auquel il accédera en équipe de France en 1972.
Le président du comité de sélection, Marcel Laurent, est l’un de ses compatriotes auscitains, ce qui n’empêche pas qu’il soit mis régulièrement en concurrence avec le talentueux demi-de-mêlée biterrois, Richard Astre. Il accède cependant au capitanat, vainqueur du deuxième grand chelem de l’équipe de France lors du Tournoi des Cinq nations de 1977, avant d’en devenir le premier véritable entraîneur-sélectionneur entre 1980 et 1987, grâce au soutien absolu du président de la fédération française de rugby, Albert Ferrasse.
En 2016, plus de dix ans après le décès de Jacques Fouroux, une équipe de télévision vient à Auch pour constater qu’il n’a guère été oublié. Son ancien professeur, Jean Castel, évoque les facilités d’apprentissage de l’international de rugby ; son ami Patrick Journet insiste, quant à lui, sur la maîtrise technique dont il faisait preuve et qu’il expliquait inlassablement.
Plus de 600 personnes se sont réunies ce dimanche 30 mars, à la salle du Mouzon, à Auch. Parmi eux, une trentaine d'anciens joueurs internationaux français. Tous se sont rassemblés pour rendre hommage à Jacques Fouroux, grande figure du rugby gersois, décédé il y a 20 ans.
Une journée spéciale était organisée sous le soleil gersois, avant le match entre le RC Auch et Lannemezan.
Témoignages sur Jacques Fouroux
Denis Charvet, ancien international français, a joué sous les ordres du Petit caporal pendant la Coupe du monde 1987. Il se souvient : "Moi, je n'étais pas un gros défenseur, mais bon, quand il fallait défendre, je défendais. On joue les All Blacks et contre les Blacks, j'ai défendu comme jamais parce que bon, pour les Blacks, on est bien obligés. Finalement on gagne contre eux, à la surprise générale. Après, Jacques Fouroux vient dans le car et là, il me fait le plus beau compliment, me dit qu'il était fier de moi, que ce jour-là j'étais à la hauteur. Je m'étais mis à leur hauteur. C'était presque une preuve d'amour à travers ces mots, parce que Jacques ne faisait pas beaucoup de compliments."
Jacques Brunel, ancien joueur et entraîneur du RC Auch, a côtoyé Jacques Fouroux pendant une trentaine d'années. Il souligne son côté visionnaire : "En 1994, ici, il a fait un match en marge de très haut parce qu'il était passé à treize et avec des orchestres avant le match, avec des buvettes partout. On avait des repas de match qui commençaient à 3 h avant, qui finissaient 3 h après, ce qui est aujourd'hui une banalité."
Françoise Maurens, ancienne joueuse et pionnière du rugby féminin, se rappelle : "Pendant deux ans, j'ai joué au rugby féminin. Ça n'a pas été facile tous les jours. Mais Jacques Fouroux faisait partie de ceux qui nous ont quand même bien accueillis. Il nous a poussé vers le haut sans aucune réflexion, aucune méchanceté, au contraire."
Laurence, son ancienne voisine, se souvient : "Comme on habitait dans le même quartier, je descendais à pied et lui aussi. Et des fois, on remontait ensemble, on se retrouvait. Alors on bavardait. Voilà un monsieur très, très gentil, très simple, très humble. Il n'était pas grand de taille, mais c'était un grand monsieur."
Alexis Pujos, éducateur des U14 au sein du RC Auch, témoigne : "L'histoire du rugby au système français. Il est venu à la maison quand j'étais tout petit pour recruter mon père, avec des souvenirs qui remontent comme ça à la surface. Moi, c'est toute ma jeunesse puisque je me levais à 6 h du matin à l'époque pour voir avec mon père, pour voir les matchs en équipe de France, donc au Mondial de 87. Toute cette génération là, les Charvet, Sella, Blanco... C'est ce qui m'a fait adhérer au jeu du rugby."
Jacques Fouroux aura bientôt sa statue à Auch. Elle est en cours de fabrication et sera installée début décembre.
Sur le terrain ce dimanche après-midi, dans le stade Jacques-Fouroux, le RC Auch s'est imposé dans le derby face à Lannemezan (34-22). Mais l'équipe de Salles s'est imposée elle aussi et le RC Auch termine donc 3e de la poule 2 de Nationale 2. Les Gersois devront disputer un barrage face aux Suisses de Genève pour espérer monter en Nationale.
| Nom | Poste | Période à Auch | Carrière |
|---|---|---|---|
| Pierre Bourgarit | Talonneur | Jusqu'en 2007 | La Rochelle |
| Luc Bissuel | Troisième ligne | 2010-2014 | Carcassonne |
| Grégory Alldritt | Troisième ligne | 2013-2017 | La Rochelle |
| Anthony Jelonch | Deuxième ligne | - | Castres Olympique |
| Antoine Dupont | Demi de mêlée | 2011-2014 | Castres, Toulouse |
Maurice Dupey : Un Homme Discret et Talentueux
CARNET NOIR - C'est à l'âge de 76 ans, que Maurice Dupey s'est éteint samedi dernier. L'ancien international français présentait un profil atypique, il pouvait aussi bien jouer en troisième ligne qu'à l'aile.
Maurice Dupey, c'était un troisième ligne aile emblématique du rugby français. Né en 1946 dans le petit village de Bourisp situé dans les Pyrénées au pied des cols mythiques du Tour de France, il commence le sport au ballon ovale très jeune.
Formé à Lannemezan, club transitant autrefois entre la première et la deuxième division, il y passe toute sa jeunesse avant de signer à la Section paloise pour la saison 1964-1965.
Sabine Pernette raconte la vie de "Jacques Fouroux"
Travailler ou jouer au rugby ou les deux à la fois ?
Policier en dehors des terrains, il décide, en 1968, de quitter sa terre natale des Pyrénées pour monter à la capitale. À Paris, les responsabilités sont plus grandes pour lui.
Évoluant en deuxième division avec l'équipe de rugby de la Police de Paris (ASPP), il endosse le rôle très particulier d'entraîneur-joueur-capitaine. S'imposant années après année comme un top joueur au niveau national, il est sélectionné pendant dix ans, de 1968 à 1978, par l'Equipe de France de la Police.
Dupey au sommet à Auch
En club, il ne reste que trois ans à Paris avant de revenir dans son Sud-Ouest natal. En 1971, il rejoint le FC Auch qui est alors l'une des meilleures équipes de France. Pendant ces sept ans avec les Gersois, il connaît les sommets de la première division, puis la descente, et la remontée.
En 1975, lui et ses coéquipiers se hissent en finale du challenge Antoine Béguère. Malgré un bel effectif composé notamment de l'ancien sélectionneur des Bleus Jacques Brunel et de l'ex-international Jacques Gratton, le FCAG perd 12 à 11 face au Stade toulousain.
Gilbert Dal Zovo, président de l'association de l'Amicale des anciens joueurs du FC Auch Gers, se souvient bien de son ancien coéquipier : "C’était un troisième ligne puissant, avec des cuisses de pilier, mais qui était très rapide. Ses démarrages étaient terribles. Il était comme Antoine Dupont en sortie de ruck, quand il y avait le moindre petit trou, il partait et personne ne pouvait le rattraper. D’ailleurs, il était souvent dans la ligne des trois-quarts. En vitesse pure, c’était l’un voire le plus rapide du club. Il était dans l’équipe mais n’a pas eu la chance de jouer un test-match. Il aurait tant aimé. En Equipe de France, il avait été sélectionné en tant qu’ailier et non pas en tant que troisième ligne. Mais sa place, elle était en troisième ligne. C’est là où il préférait jouer. C’était un excellent finisseur et marqueur d’essai. En troisième ligne, il redoublait souvent la ligne des trois-quarts et on le revoyait souvent à la conclusion des actions." se souvient l'ancien pilier auscitain.
Une fin de carrière au Stade bagnérais
Les chemins des deux hommes se séparent en 1979, date à laquelle Maurice Dupey descend, encore plus au Sud, à Bagnères-de-Bigorre. Lors de son unique saison avec les Bagnérais, il atteint la finale du championnat de France pour la première et seule fois de sa carrière. Malheureusement pour lui, c'est sans le Brennus qu'il part à la retraite sur une défaite cruelle face à Narbonne (10 - 0).
"Un gars agréable et discret"
En dehors des terrains, Maurice Dupey n'était pas le genre frimeur, grande gueule ou fêtard. Gilbert Dal Vozo décrit son funeste copain comme un "gars agréable, discret et surtout sans problème. C’était un peu le gendre idéal. Il était rassurant et donnait toujours de bon conseil, surtout aux jeunes. Je garde un très bon souvenir de lui" détaille le retraité. "Et puis, aux entraînements, il était très assidu. C’était un vrai travailleur.
Dirigeants : Gilbert Dal Zovo (Président). La ténacité perdure au sein de l’Amicale, grâce à ses 160 fidèles adhérents et aussi à nos partenaires qui ne nous ont jamais laissés tomber. Nous les en remercions très sincèrement. Une partie des bénéfices de cette dernière soirée aidera l’équipe féminine du RCA à financer partiellement leur voyage humanitaire au Brésil.Nous faisons de notre mieux pour participer avec nos petits moyens à la bonne marche du RCA et nous le remercions de sa confiance.Que vive encore très longtemps l’Amicale afin que perdurent cette amitié et cette convivialité.
C’était le FCA (Football Club Auscitain). Ce club de rugby, de la préfecture du Gers, agglomération de moins de 30 00 habitants, qui ferraillait avec les plus grosses pointures du rugby hexagonal.
Son stade à l’anglaise, placé entre la salle de spectacle du Mouzon et la piscine municipale, était une place forte, l’endroit où il ne faisait pas bon d’y aller, même en plein été. Le docteur Barthélémy avait même installé sa clinique en face du complexe du Moulias, et l’air des Pyrénées n’était pas de trop pour certains, afin de soulager des poumons en feu face à la furia des Gersois.
L’ère du professionnalisme, où le club était devenu le FCAG (Football Club Auch Gers), qui avait fait tant de mal à Lourdes, La Voulte ou Rumilly, n’avait pas d’effet sur ce club. Jusqu’en 2014 et une descente en Fédérale 1. Puis 2017 et une rétrogradation en Honneur.
Cette année, le club, qui a remporté deux fois la Pro D2 en 2004 et 2007 et un bouclier Européen en 2005, évolue en Fédérale 3. Le rugby, rebaptisé RCA (Rugby Club Auch), vit toujours dans le stade Jacques-Fouroux, et par tant de joueurs passés par la préfecture gersoise.