L'Histoire et les Joueurs Emblématiques du LOU Rugby

Le Lyon Olympique Universitaire Rugby, communément appelé LOU Rugby, est un club de rugby à XV basé à Lyon. Fondé en 1896, il est l’un des plus anciens clubs de rugby en France et a connu une histoire riche ponctuée de succès et de renaissances.

Les Débuts et l'Âge d'Or

Le LOU Rugby voit le jour en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon avant de devenir le Lyon Olympique Universitaire. 1896 voit la création du Racing Club de Vaise et du Rugby Club de Lyon. En 1898, le Racing Club de Vaise et le Rugby Club de Lyon fusionnèrent, donnant naissance au Racing Club de Lyon. En 1902, le jeune club lyonnais fait évoluer son nom pour la troisième fois, devenant le Lyon Olympique. En 1910, le club est renommé Lyon Olympique Universitaire.

Le club remporte ses deux titres de Champion de France en 1932 et 1933, marquant son apogée dans l’élite du rugby français. L'histoire sportive du LOU Rugby est notamment marquée par deux titres de Champion de France consécutifs : en 1932, grâce à une victoire contre Narbonne, 9-3 ; et en 1933, toujours contre les narbonnais, qui faisaient figure de favoris (10-3). Des performances de haut rang, sous la houlette de son capitaine de l’époque, Vincent GRAULE, international français, ou encore Jean BRIAL. Tous deux étaient des joueurs confirmés, débarqués au LOU la saison précédente. Saison qui avait d’ailleurs vu le LOU échouer en finale contre le RC Toulon (6-3).

Entre temps, le 30 décembre 1900, le Racing Club de Lyon fête l’inauguration du Stade de la route d’Heyrieux, qui n’est autre que l’actuel Stade Vuillermet. Son adversaire, le FC Lyon, quittera la pelouse à 20 minutes de la fin du match, alors qu’il était mené 24-0. Le LOU s’installera pendant plusieurs années au Stade des Iris, à Villeurbanne, avant de revenir au Stade Vuillermet dans les années cinquante.

Période de Difficultés et Renaissance

Après son âge d’or, le club traverse une longue période de difficultés. Pendant plusieurs décennies, le LOU Rugby va connaître des résultats en dents de scie. Il oscille entre les divisions sans réussir à retrouver son lustre d’antan.

Le LOU entame un renouveau dans les années 2000 avec un projet ambitieux. En 2002, le LOU Rugby, qui évolue toujours au Stade Vuillermet (4 822 places) devient Champion de France de Fédérale 1 et accède pour la première fois au Championnat de France de PRO D2, premier échelon du rugby professionnel en France. Lors de la saison 2007/2008, les lyonnais atteignent la phase finale du championnat, s'inclinant malheureusement aux portes de la finale face à Mont-de-Marsan. Mais le LOU a l'ambition et le potentiel pour aller plus loin. En témoigne la saison 2009/2010, où il est stoppé en finale d’accession par le Stade Rochelais. Le club échoue à une marche du TOP 14.

En 2011, il remporte le championnat de Pro D2 et accède au Top 14. Renforcée par de nouvelles recrues issues du TOP 14 ou du championnat anglais, l’équipe gagne en talent et en expérience, prête pour jouer le haut du tableau. Et cette saison 2010/2011 sera la bonne. Longtemps dauphin du SC Albi, impressionnant leader jusqu'à la trêve, le LOU enchaîne onze matchs sans défaite, entre novembre et mars, prenant par la même occasion la première place… qu’il ne lâchera plus. Le LOU Rugby évolue désormais en TOP 14 pour la première fois de sa jeune histoire professionnelle. L'apprentissage se poursuit. Le Club fait le "yoyo" sportivement mais continue de grandir dans toutes ses composantes.

Cette première saison parmi l’Elite (2011/2012) sera marquée par un changement de stade : fini le Stade Vuillermet, place au Matmut Stadium (7 998 places), à Vénissieux, inauguré le 19 novembre 2011 contre Toulon (Challenge européen). De retour en PRO D2 en 2012, le LOU reste ambitieux, en témoigne les arrivées conjuguées de Sébastien CHABAL et de Lionel NALLET. Lors de la saison 2014/2015, le club ne parvient toujours pas à se maintenir au sein de l’Elite, mais va pouvoir s’offrir une 3ème chance : l’équipe du nouvel entraîneur Pierre MIGNONI, renforcée par les arrivées de Julien BONNAIRE ou encore Napolioni NALAGA, domine le championnat de PRO D2. Et, pour l’année de ses 120 ans, le LOU devient une nouvelle fois Champion de France, égalant son propre record de points marqué au classement (117 points).

Le LOU Rugby joue ses matchs à domicile au Matmut Stadium de Gerland, une enceinte moderne pouvant accueillir plus de 25 000 spectateurs.

Le LOU Rugby en Top 14 et en Coupe d'Europe

Depuis son retour en Top 14, le LOU Rugby s’affirme comme une équipe redoutable, participant régulièrement aux phases finales du championnat et se qualifiant pour la Coupe d’Europe. S’appuyant notamment sur l’arrivée de l’international français Frédéric MICHALAK, recordman de nombre de points inscrits en Equipe de France, les saisons qui suivront cette remontée seront celles de toutes les « premières » pour le LOU en TOP 14 : le maintien, assuré à l’issue de la saison 2016/2017 et surtout une qualification pour la phase finale la saison suivante. Cet aboutissement se transforma même en exploit puisque l’équipe réussira le pari de s’imposer à Toulon lors du barrage, à l’issue d’un match épique (19-19 après prolongation et au bénéfice du nombre d’essais inscrits), pour s’offrir une demi-finale historique… au Groupama Stadium, à Lyon ! Une rencontre perdue, certes, mais qui fera grandir encore un peu plus le club.

Et pour preuve : la saison suivante, le LOU récidive en se hissant à nouveau dans le dernier carré (défaite contre Clermont à Bordeaux). Cette période sera aussi marquée par la migration du LOU au Stade de Gerland, rebaptisé Matmut Stadium de Gerland.

Le LOU Rugby est un club historique qui, après des années de reconstruction, s’est imposé comme une équipe de premier plan en Top 14. Lyon est une ville de sport. Il a plusieurs clubs de haut niveau : l’Olympique Lyonnais, L’ASVEL, Lyon Hockey Club, ASUL Volley.

Le XV de Légende de Romain Loursac

Reconverti en tant que médecin généraliste, Romain Loursac a pu nous accorder un peu de son temps, en cette période chargée pour le corps médical, afin de composer son "XV de légende" du LOU. N’ayant connu que ce club durant l’entièreté de sa carrière, le jeune retraité a élaboré grandement son équipe en fonction des joueurs qu’il a pu côtoyer. Romain Loursac c’est pas moins de 10 ans passés à Lyon, 3 montées en Top 14 et surtout de nombreuses rencontres faites au sein de son club de toujours. Rendant ainsi ses choix cornéliens. Difficile donc d’être impartial, selon lui.

"Forcément sur la composition c’est un peu particulier, en fonction des joueurs avec qui on a évolué. Je m’excuse si mon XV est un peu biaisé. Il est remplit en majorité en fonction des 20 dernières années.

Composition du XV de Légende selon Romain Loursac:

  1. 1. Xavier Fiard

    Le joueur qui ne se blessait jamais. Plus de 300 matchs avec le LOU, preuve de son immense longévité. Dans un poste aussi exposé que la première ligne, il a réussi à faire plus de 110 matchs d’affilée sur plusieurs saisons. En plus de ça, il avait la mauvaise foi légendaire de tous les piliers. Quand il était en souffrance, c’était jamais de sa faute.

  2. 2. Mickaël Ivaldi

    Il est, certes, de coeur toulonnais, mais depuis qu’il est à Lyon c’est un joueur que je pourrais qualifier de dur au mal, honnête et qui ne triche pas.

  3. 3. Laurent Pakihivatau

    Le joueur emblématique de la fin des années 2000. Il avait les plus gros mollets du championnat. Enormément redouté sur les terrains.

  4. 4. Lionel Nallet

    Je pense que malgré le fait qu’il ne soit resté que trois saisons au club, il force le respect. J’ai été impressionné de jouer à ses côtés. C’est un homme droit, qui a vraiment apporté au club. Dans la longue liste de stars qui ont pu jouer au club ces dernières années comme Frédéric Michalak, Sébastien Chabal, Julien Bonnaire et même George Smith (D’ailleurs l’Australien c’était quelque chose, même s’il n’a joué qu’un an au club.

  5. 5. Félix Lambey

    Par sa volonté et sa générosité sur le terrain il mérite d’être là, malgré son jeune âge (26 ans). C’est un super mec.

  6. 6. Julien Puricelli

    Forcément. En plus, il vient d’annoncer la fin de sa carrière. D’après moi, c’est l’un des plus grands athlètes avec qui j’ai pu évoluer. Très exigeant envers lui-même. Comme il le dit si bien : je me bonifie en vieillissant. Bon, à 38 ans, il fallait bien qu’il s’arrête.

  7. 7. Gérald Gambetta

    Maintenant "Team manager" au club, il est pour moi celui qui représente le mieux le LOU. Malgré ses nombreuses blessures, il a pu être le capitaine de toutes les équipes de France, à l’exception de la première. Ce sont ses qualités humaines, à coup sûr, qui lui ont permis de connaître cette belle carrière.

  8. 8. Philippe Delannoy

    Capitaine du LOU sur deux décennies (1990 et 2000), il était excessivement simple, même si je l’ai très peu côtoyé en tant que joueurs. Vraiment une belle personne, avec énormément de charisme.

  9. 9. Baptiste Couilloud

    Pour moi, malgré son jeune âge comme Félix, il représente le futur du LOU. C’est un vrai Lyonnais, très attaché à l’histoire du club. J’espère que dans les années à venir il deviendra un joueur important du XV de France. J’aimerais tout de même parler de Chris Laidlaw. Les anciens du club évoquent souvent son nom. Capitaine des Blacks, il est venu jouer une saison au club, en 1971. A l’époque, c’était l’équivalent à la venue d’un joueur de la trempe de Dan Carter. Je me dois de le citer.

  10. 10. Frédéric Michalak

    A mon sens, c’était l’un des meilleurs 10 de France, qui a porté le LOU à chaque fois qu’il jouait. Il donnait le tempo.

  11. 11. Moselle Ratuvou

    Il fallait quand même un Fidjien à l’aile. Je me souviens, en 2014, il marque 21 essais lors de la saison en Pro D2. Soit encore, aujourd’hui, le record du nombre d’essais inscrits sur une saison. Très puissant, et adorable en dehors des terrains, comme tous les joueurs de son île.

  12. 12. Thibaut Regard

    Un peu comme Félix ou Baptiste, il fait partie de cette jeune garde lyonnaise. Même si lui commence à perdre un peu ses cheveux.

  13. 13. Vincent Graule

    Après je me suis renseigné quand même. Lyon a été champion en 1932 et 1933. Je ne pouvais pas ne pas mettre un joueur de ces épopées. C’est un petit clin d’oeil à cette équipe historique. Il est important de prouver, en l’intégrant, que le LOU a une histoire. Même si certains peuvent penser qu’on est un nouveau club.

  14. 14. Rémy Grosso

    On est, à peu près, de la même génération. Un joueur que tout le monde connaît grâce à sa puissance et sa rapidité. Je me suis régalé de jouer avec lui.

  15. 15. Toby Arnold

    Je l’ai replacé à l’arrière. Recordman du nombre d’essais du club, il sait tout faire. Rapide, bon sous les ballons hauts et très rarement en difficulté. Une valeur sûre.

Les habitués du Stade Marcel-Verchère ne l’ont pas oublié, même si depuis sa retraite, il avait rejoint le sud de la France, dont il était originaire. 18 nov. Jean Garcia.

Jean était le père de David Garcia, l’actuel président du club de supporters Les Ultra-violets, le seul de ses quatre enfants installé à Bourg-en-Bresse. Le premier non bressan à rejoindre les VioletsL’histoire d’amour de Jean Garcia avec la Bresse remonte au temps de son service militaire, qu’il effectue dans le chef-lieu du département.

Formé au rugby à Albi où il est né en 1942, Jean est bientôt recruté par le club burgien. Il fait notamment partie de la fameuse équipe de 1966, championne de France de deuxième division, après avoir battu Montluçon à Roanne.Jean va continuer sa carrière de rugbyman tout en travaillant à la chambre des métiers de l’Ain. Il jouera aussi en fin de parcours à Meximieux, Pont-de-Vaux et Pont-d’Ain.

Pigiste, barman et ancien dirigeant de l’USBMais ce passionné de rugby met aussi son savoir et ses compétences au service de l’information sportive. Il assure la correspondance du Midi-olympique , pige aussi pour Le Progrès , où il a en charge les divisions régionales.

Il devient également dirigeant de l’USB, vice-président à l’époque de Mick Pomathios, lorsque les premiers Néo-zélandais, Drake et Collinson, arrivent en Bresse. Il était bien placé pour avoir en primeurs les informations sur les nouvelles recrues, dont il faisait profiter les lecteurs du journal.

Il collabore avec le périodique Allez violets , ancêtre du magazine actuel, avant d’écrire un livre sur l’historique de son club de cœur. Pendant un temps, il a tenu le bar L’Olympe, place des Bons enfants.Retiré du côté de Perpignan, il supportait évidemment l’Usap, mais n’oubliait pas ses chers violets dont il suivait à distance tous les résultats. Sa santé s’était dégradée depuis quelques années après avoir subi un AVC. « Il m’a transmis le virus », dit aujourd’hui son fils David, à qui le journal présente ses plus sincères condoléances, ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu et fréquenté.

Lou rugby : "on a envie de mieux faire"

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