Dans les années 1980, l’Aviron Bayonnais vit l'une de ses périodes les plus marquantes. Retour sur les moments clés et les figures emblématiques qui ont façonné l'histoire de ce club mythique.

Les Années Glorieuses : 1980-1982
En 1980, le club remporte le Challenge Yves Du Manoir, un tournoi prestigieux organisé par le Racing Club de France. "C’était un titre très significatif pour l'Aviron, un tournoi sur invitation qui nous a permis de montrer à quel point nous étions capables", explique Jean-Louis Pontacq, un des invités de l'émission. Cette victoire marque le début d'une nouvelle ère pour l'Aviron, alors que le club se reconstruit après une défaite amère en quart de finale contre Béziers en 1976.
"C'était le début d'une belle histoire, avec des joueurs comme Pétrissans, Etcheverry et Barnebougle qui ont incarné cette renaissance", se souvient Peyo Alvarez.

L’année 1982 voit l'Aviron atteindre la finale du Championnat de France, mais l'équipe s'incline face à Agen. Malgré cette défaite, ces années charnières cimentent l'identité du club et de ses joueurs, qui ne cessent de progresser sous la houlette d’un encadrement solide.
"Ce n’était pas facile, mais cette décennie a permis à l'Aviron d’entrer dans une nouvelle dimension", ajoute Claude Uthurrisq.
1980 : La victoire en Challenge Yves du Manoir
Lors de la saison 1979-1980, Bayonne hérite d’un groupe compliqué avec Bagnères, Tarbes, Dax, Brive et Biarritz. En seizièmes, Bayonne bat Romans (18-11), puis Toulon en huitièmes (25-14). Seul Toulouse futur finaliste, mettra fin à l’aventure bayonnaise en quarts (24-3) sur le terrain de Tarbes.
Bayonne brillera dans une autre compétition, le Challenge Yves du Manoir. Qualifiés en huitièmes, l’AB domine nettement Bègles (27-4). Lourdes en quart de finale sera autrement plus coriace et seulement défait 22-20. Le surprenant Angoulême s’inclinera en demi-finale (18-6) et Bayonne aura le privilège d’affronter le grand Béziers, la bête noire de tous les clubs français en finale.
Le samedi 31 Mai 1980 au Parc des Princes, Bayonne défie un grand Béziers sûr de ses forces. Pourtant, le jeu bayonnais fera déjouer la machine héraultaise, bousculée où on ne s’y attendait pas, c’est-à-dire devant. C’est en première période que Bayonne forge sa victoire en dominant nettement le combat des avants. Un essai collectif marqué à la dixième minute fait douter les biterrois (4-0). Uthurriscq concrétise une pénalité à la 26ème minute pour porter la marque à 7-0. Barnebougle récupère une balle en touche et décale Sagarzazu qui s’écroule dans l’en-but. La transformation d’Uthurriscq porte le score à 13-0 à la mi-temps.
Une nouvelle pénalité d’Uthurriscq à la 54ème minute fortifie l’avance (16-0). Béziers touché dans son orgueil, reviendra sur deux essais en fin de rencontre (16-10), mais bien trop tard pour rattraper l’Aviron vainqueur du Challenge.
L’équipe : Uthurriscq - Pardo - Bélascain - Perrier - Serres - Alvarez - Elissalde - Pétrissans - Etcheverry - Destandau - Barnebougle - Guilleton - Dospital - Sagarzazu - Garat.
saison 1981-1982 : La finale de triste mémoire
La poule de la saison 1981-1982 où figure l’AB est horrible. On y trouve le champion en titre Béziers, le redoutable RC Toulon, le prometteur Nice finaliste l’année suivante, le voisin BO et Brive qui nous en fera baver en phase finales.
L’AB remporte tous ses matchs à domicile sauf le plus facile contre le dernier Avignon (3-10). Le BO chute à Saint Léon (17-6) mais gagne le retour sur ses terres (6-18). Bayonne finira en tête devant Béziers, Nice et Brive avec 13 victoires pour seulement 5 défaites.
L’AB se qualifie directement en Huitièmes où il affronte en Aller/Retour le vainqueur d’un match de barrage opposant Brive à Romans. Bayonne gagne le match aller contre Brive à La Rochelle (23-9) et se fait une belle frayeur au retour à Bordeaux en s’inclinant contre les corréziens (22-12). L’AB se qualifie pour 4 points.
En quart de finale, c’est Tarbes qui se dresse encore sur la route de l’Aviron, mais l’AB franchira l’obstacle non sans difficultés (13-6) grâce à deux essais de Paredon et Pardo. Plus qu’un match avant la grande finale, il sera parfaitement négocié contre Grenoble (20-3), Uthurriscq, Gastambide et Paredon pointant 3 essais.
Le même week-end, l’équipe réserve de l’AB devient championne de France face à Béziers (13-10).
Agen qui a sorti Pau, Narbonne et l’Usap sera l’adversaire en finale avec les Dubroca, Gratton, Erbani, Delage, Mothe, Viviés et l’incontournable Sella.
Résumé Agen Dax 1966 (Finale Championnat de France Rugby)
LA FINALE CONTRE AGEN le samedi 29 Mai au Parc des Princes
L’Aviron trop fébrile derrière commet de nombreuses fautes qui pèseront lourd dans la rencontre. A la 5ème minute, Uthurriscq isolé joue un renvoi que Sella à l’intérieur des 22 mètres contre pour marquer un essai litigieux (4-0). Les bayonnais veulent vite refaire leur retard, mais trop précipités se feront une nouvelle fois tromper. Huit minutes plus tard, Pucheu en repli dégage mal et l’agenais Tolot récupère le cuir. Il sert son coéquipier Lacroix qui file à l’essai suite à une passe en avant, au vu des images télévisées, mais que l’arbitre accorde (8-0).
L’AB continue de jouer malgré tout et l’arbitre daigne enfin sanctionner les agenais sur hors-jeu. Uthurriscq à la 23ème transforme la pénalité (8-3). Trois minutes plus tard, un coup de tête de Tolot dans un regroupement entraine une nouvelle sanction convertie par Uthurriscq qui redonne espoir à tout un peuple (8-6). On atteint ce score à la mi-temps qui laisse encore espérer les bayonnais.
L’AB reprend la seconde période tambour battant sans pouvoir concrétiser. A la 63ème, Delage l’ouvreur agenais récupère le ballon contré d’un drop et lance une attaque. Le centre Mothe recentre au pied pour Dupont qui marque l’essai (14-6). Bayonne y croit toujours et à dix minutes de la fin, profitant d’un hors-jeu agenais, Uthurriscq réduit la marque sur pénalité (14-9). Malheureusement le dernier mot sera agenais à la 77ème minute. Le centre remplaçant Lavigne perce la défense bayonnaise et sert son coéquipier Mothe qui termine le travail (18-9).
Bayonne malchanceux et lésé par l’arbitrage perd un match qui laissera regrets et amertume. Les adieux de Pétrissans et Barnebougle sont bien tristes.
L’équipe finaliste : Pierre Dospital - Dominique Sagarzazu - Jean Garat - Daniel Barnebougle - Michel Guilleton - Pierre Destandau - Roland Pétrissans - Arnaud Gastambide - Pierre Pucheu - Pierre Alvarez - Laurent Pardo - Christian Belascain - Patrick Perrier - Michel Paredon - Claude Uthurrisq. Remplaçants : Alain Villacampa - Yves Cedarry - Christian Lembure - Louis Galdos - Alain Peyrelongue - Jean-Louis Pontacq. Entraineurs : Jean Saussié et Francis Léta.
Le 06 juin 1982, les Cadets 1 remportent la Coupe Pierre GAUDERMEN en battant en finale le SC Graulhet 20-9, au Parc des Princes (Paris).
Saison 1982-1983
Ce sera la dernière fois où l’AB atteindra une demi-finale. A domicile, Bayonne perd une seule fois contre Toulon (6-17) mais se rattrape en dominant Béziers (10-3), Toulouse (22-21) et Biarritz (13-6), qui s’imposera à Aguiléra (16-18).
Bayonne bat Montauban en huitièmes (27-3) et (13-6). En quart de finale, une victoire difficile contre Lourdes (13-12) lui ouvre l’accès aux demi-finales avec encore Béziers sur sa route. L’AB résistera, mais devra céder face à la puissance de son rival. Les biterrois s’imposent (19-12) avant de remporter un nouveau titre de champion.
Les saisons suivantes verront le départ des cadres finalistes, remplacés certes pas des éléments de talent, mais insuffisant pour perpétuer les bons résultats.
De 1984 à 1989, Bayonne échouera à cinq reprises en huitièmes de finale sévèrement vaincus, sauf en 1987 où pour la première fois depuis 1976 ils ne disputent pas de phase finale.
La réserve sera championne de France en 1988 et 1989 contre Montchanin à chaque fois (37-11) puis (28-12).
La Culture et l'Esprit de l'Aviron Bayonnais
Un des points forts des équipes de l'Aviron Bayonnais des années 1980 reste la cohésion exceptionnelle entre les joueurs. "On parlait le même langage sur le terrain", raconte Jean-Louis Pontacq. Ce lien solide allait bien au-delà des simples relations professionnelles : il s’agissait véritablement d’une famille unie par la passion du rugby.
Peyo Alvarez revient sur l'importance de cette fraternité : "On jouait avec nos idoles, des joueurs comme Bélascain ou Pétrissans. L’entraide était naturelle, et on se comprenait sans même avoir besoin de se parler."
Claude Uthurrisq évoque aussi l'impact de l'encadrement, avec des figures comme Roger Etcheto, qui ont façonné l'esprit du club : "Roger Etcheto a amené quelque chose de nouveau. Nous étions bien dirigés, et ça a fait toute la différence." Cette culture du groupe, de la camaraderie et de la transmission de valeurs, est toujours présente au sein de l'Aviron Bayonnais, comme le souligne Pontacq : "Il y a un vrai travail de transmission des valeurs aux jeunes, et ça se ressent dans le jeu d'aujourd'hui."
Les Regrets des Grands Matchs Perdus
Les anciennes gloires de l'Aviron ne cachent pas leur amertume concernant la finale perdue en 1982 et l'échec en demi-finale de 1983. En 1982, l’équipe s'incline face à Agen, un match qui reste dans les mémoires comme l'une des plus grandes occasions manquées.
"Quand tu vas en finale, tu veux la gagner, et c’est une déception quand tu la perds", confie Jean-Louis Pontacq. "On avait toutes les cartes en main pour gagner cette finale, mais malheureusement, ça ne s'est pas joué en notre faveur."
Les regrets sont toujours présents, même après toutes ces années. "On avait l'équipe pour gagner. On était la meilleure attaque, la meilleure défense, mais c’était Béziers, et Béziers à l’époque, c’était du très lourd", ajoute Peyo Alvarez. Néanmoins, ces défaites n’ont pas entamé l’esprit de compétition du club.
"Ce sont des moments durs à digérer, mais ils font partie de l’histoire. Et puis, on se console avec la fierté d’avoir atteint ce niveau", conclut Claude Uthurrisq. L’espoir demeure : peut-être que l’Aviron Bayonnais aura l'occasion de relever le défi et décrocher enfin ce titre tant attendu.
Les Internationaux
De l’équipe finaliste en 1982, quatre joueurs sont internationaux. Trois arrières : Christian Bélascain, Patrick Perrier, Laurent Pardo associés lors de trois rencontres du Tournoi 1982 toutes perdues (Pays de Galles : 12-22 - Angleterre : 15-27 et Écosse : 7-16) et un avant, Pierre Dospital.
Pierre Dospital
Né le 15 mai 1950 à Itxassou. Il a joué avec l’équipe de France de 1977 à 1985 au poste de pilier (1,85 m pour 103 kg). Il a joué avec l’Aviron Bayonnais toute sa carrière remportant le Challenge Yves du Manoir et fut finaliste du Championnat de France. Peyo a disputé son premier test-match le 15 décembre 1977, contre la Roumanie, et sa joua sa dernière rencontre internationale contre l’Argentine, le 22 juin 1985. Il était remplaçant lors du Grand Chelem réussi par la France en 1977 mais était titulaire pour le grand Chelem de 1981. Dospital a joué avec les Barbarians en 1984 et 1986.
Actuellement Peyo vit à Espelette où il est restaurateur. Un livre lui a été consacré « Pierre Dospital : vie d’un pilier basque : pilier de rugby, de fête et de l’amitié » d’Alain Leygonie.
Christian Bélascain
Né le 1er novembre 1953 et décédé le 8 janvier 2004. Il a joué avec l’équipe de France de 1977 à 1983, évoluant au poste de trois-quarts centre (1,80 m pour 85 kg). Il joua avec le Boucau Stade, l’Aviron Bayonnais, et l’US Bardos. Il devint ensuite professeur d’éducation physique, et fut entraîneur et manageur de l’Aviron Bayonnais.
Palmarès en club : Finaliste du Championnat de France en 1982 contre Agen 09-18. Vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 1980 contre Béziers 16-10.
Palmarès en Équipe de France : Sélections : 18. Il a disputé son premier test match le 10 décembre 1977, contre l’équipe de Roumanie, et joua son dernier match contre l’équipe du Pays de Galles, le 19 mars 1983. Tournois des 5 nations disputés : 1978, 1982, 1983. Victoire dans le Tournoi des cinq nations : 1983.
Laurent Pardo
Né le 19 février 1958 à Bayonne. Il a joué avec l’équipe de France de 1980 à 1985, évoluant au poste de trois-quarts aile ou arrière (1,80 m pour 82 kg). Il a évolué essentiellement avec l’Aviron bayonnais mais également au Racing Club de France, Montferrand et Hendaye. Son grand-père, Laurent Pardo, également trois-quarts aile, fut finaliste du championnat de France en 1923, avec l’Aviron bayonnais. En 2010, Francis Salagoïty le nomme conseiller sportif afin de rétablir une situation sportive délicate.
Palmarès en club : Finaliste du Championnat de France en 1982. Vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 1980.
Palmarès en Équipe de France : 14 sélections (+ 3 non officielles). 3 essais (12 points). Tournois des cinq nations disputés : 1981, 1982, 1985. Grand Chelem en 1981 : Il a disputé les quatre matchs et marqué deux essais pendant ce tournoi, dont un important lors du match décisif contre l’équipe d’Angleterre.
Patrick Perrier
Né le 20 janvier 1957 à Bayonne et décédé accidentellement le 22 juillet 2015. Il a joué avec l’équipe de France et l’Aviron bayonnais, évoluant au poste de trois-quarts centre (1,78 m pour 83 kg). Il fut ensuite professeur d’éducation physique, et directeur de la salle Lauga de Bayonne.
Palmarès en club : Finaliste du Championnat de France en 1982. Vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 1980.
Palmarès en Équipe de France : Sélections en équipe nationale : 4 en 1982.
110 ans de rugby à Bayonne
1904 : La naissance de l'Aviron Bayonnais
Fin août 1904, des rameurs de la Société Nautique de Bayonne sont en rébellion contre leur président Luis Oyarzun qui décide de les radier. Ils sont 28 et fondent l’Aviron Bayonnais le mercredi 14 septembre 1904.
1913 : Le premier titre
C’est la saison où l’Aviron Bayonnais est champion Côte Basque. C’est justement à Hardoy que le favori du championnat de France, le Stadoceste Tarbais, accuse une lourde défaite contre l’Aviron (21 à 0) en huitième de finale.
En quart, Périgueux subit aussi le jeu d’attaque incessant des Bayonnais (38 à 0). En demi-finale, l’Aviron Bayonnais bat le SBUC 9 à 0. La finale du championnat de France se joue à Colombes devant 20 000 personnes. Le SCUF (Sporting Club Universitaire de France) est débordé par un Aviron euphorique.
1934 : Champions, Bayonne en fête !
Les Fêtes de Bayonne n’ont que deux ans d’existence, mais l’édition de 1934 inscrira le phénomène dans le marbre des plus grands rassemblements festifs de la planète en grande partie grâce aux héros de l’Aviron Bayonnais qui en seront les premiers animateurs !
Après une demi-finale remportée contre Toulon, les portes du titre s’ouvrent. Sauf que l’adversaire finaliste n’est autre que le Biarritz Olympique, donné favori par la presse nationale. Le pack biarrot met l’Aviron sous pression, mais les rares ballons écartés font mouche. Score final en faveur des Bayonnais : 13 à 8.
1936 : LE CHALLENGE DU MANOIR PRIS AUX CATALANS
L’adversaire de l’Aviron Bayonnais en finale est l’USAP. Les Perpignanais sont les tenants du Challenge. Le match se joue à Toulouse. Victoire de l’Aviron Bayonnais 9 à 3. L’essai de Vignau fera date car pour beaucoup d’observateurs il est un modèle du genre. Vignau partira en effet de sa ligne d’en-but et ne sera plus rattrapé.
1943 : DAUGER & CELHAY ARTISANS DU TITRE
Cette finale est entourée d’un contexte particulier. Elle oppose le champion de la zone libre au champion de la zone occupée, autrement dit : le CASG et l’Aviron Bayonnais. La rencontre est organisée au Parc municipal de Bordeaux. Le score 33 à 0 témoigne plus qu’un long discours de la suprématie du jeu bayonnais. Jean Dauger et Maurice Celhay signent chacun deux essais lors d’une rencontre totalement surclassée par les deux champions.
1980 : LE CHALLENGE DU MANOIR POUR UNE ÉQUIPE BRILLANTE
Roland Petrissans aura été le capitaine exemplaire d’une équipe qui a pleinement permis au club de renouer avec un jeu complet et inspiré. L’Aviron fait douter le grand Béziers en quart de finale de l’année 1977 (défaite 18 à 16). Ce match sera fondateur d’un collectif respecté par la France du rugby pendant une décennie. Le Challenge Yves Du Manoir de 1980 est remporté par l’Aviron au Parc des Princes contre l’AS Biterroise championne de France en titre.
1977 à 1995 : ROGER ETCHETO, UNE CERTAINE VISION DU JEU
Rarement un entraîneur aura aussi bien incarné l'esprit du jeu qu'on aime à Bayonne et la conception qu'on s'y fait de la vie en général.
Pour Roger, sans fête ni partage, il n'y avait pas plus de rugby que de Bayonne. Ce souffle a guidé tout son parcours dans le club. Aux joueurs un peu "perso", il rappelait qu'ils n'étaient rien sans les autres. Aux taciturnes, qu'ils gâchaient leur plaisir. Aux timides, que les intervalles ne se présenteront jamais à eux ...Chez Roger Etcheto, le rugby de l'Aviron Bayonnais se devait d'être au carrefour de la solidarité collective et de l'initiative personnelle. Et il disait ça avec le sourire et un réel talent de pédagogue. Roger, un vrai maestro du club, bien qu'il se soit toujours défendu de l'être ...
Roger Etcheto entraina le club de 77 à 81 avant de devenir directeur sportif du club et en même temps sélectionneur de l’équipe de France avec Jacques Fouroux. Postes qu’il occupa respectivement jusqu’en 1990 et 1995.
1982 : LA FINALE PERDUE CONTRE AGEN
Cette affiche sent bon le jeu offensif, en cette période dominée par le rouleau compresseur qu'est le grand Béziers.
Les Bayonnais sont victimes de cet appel de l'attaque. Ils n'ont pas su attendre. Les Agenais les piègent à leur propre jeu. Un ballon contré pour le premier essai du SUA, une passe en-avant pour le second...Cette finale, perdue 18 à 9, laissera un goût amer, même si, avec le recul, elle vient parapher une décennie de très beau jeu à Bayonne.
2000 : L’ARRIVÉE DU PRO À L’AVIRON
Il fallait un enfant du club pour que le mot "professionnalisme" ait une chance de s'installer dans un club tel que le nôtre. La personnalité et le parcours bien bayonnais de Francis Salagoïty ont incontestablement pesé dans la naissance d'un Aviron Bayonnais professionnel. La rigueur de ce président, sa connaissance parfaite de la ville et de ses rouages, ont permis ce délicat passage à l'orée de l'an 2000.
Il faut s'arrêter en 2004 sur l'arrivée d'Alain Afflelou. C'est objectivement une étape qui comptera dans la vie du club.
2015 - 2016 : RETOUR DE FRANCIS SALAGOÏTY ET VENUE DE VINCENT ETCHETO
Avec à ses côtés Christian Devèze, Francis Salagoïty reprend les rênes et appelle le "fils prodigue" Vincent Etcheto pour diriger le sportif de l'équipe pro. C'est le temps d'une réaffirmation des valeurs de notre territoire. Une voix forte, portée par des Bayonnais ambitieux et fiers de leurs racines.
C'est la remontée immédiate et fragile en TOP 14, la compétition la plus huppée du monde, qui devient de plus en plus exigeante et dont le niveau croît chaque saison. Un rythme difficile à suivre pour les Bayonnais qui redescendent dès l’année suivante en PRO D2.
2019 : CHAMPION DE FRANCE PROD2
Au terme d’une saison passionnante et accomplie, l’Aviron Bayonnais Rugby Pro retrouve le Top 14 après deux années passées en Prod2.
Troisième au classement de la phase régulière, l’Aviron se qualifie pour les barrages et s’impose face à Nevers à Jean-Dauger (32-26). Les ciel et blanc se hissent en demi-finale et affrontent l’US Oyonnax à Charles-Mathon. Malmené à la mi-temps (29-7), l’Aviron renverse son adversaire en comblant un retard de 18 points au terme d’une seconde période qui restera gravée dans les mémoires (38-34).
La finale au stade du Hameau face à Brive est un combat acharné de 80 minutes. Il faudra attendre les dernières secondes et la pénalité de la gagne de l’Argentin Martin Bustos Moyano pour libérer tout le peuple bayonnais dans une explosion de joie. L’Aviron s’impose 19-21 et peut savourer, avec tout le peuple ciel et blanc, son retour dans l’élite du rugby français.
2018 : ARRIVEE DE PHILIPPE TAYEB
Depuis décembre 2020, les actionnaires apportent une preuve forte de confiance au projet ambitieux initié en 2018 par Philippe Tayeb, Président du Club. Ce projet a pour moteur l’ambition saine de mener à bien les développements sportifs et structurels du club pour les saisons à venir.
2020-2022 : PLONGEE, NOUVELLE REMONTEE ET NOUVEAU BOUCLIER
A l’issue d’une saison 2019-2020 marquée par le retour TOP 14 et la neutralisation du Championnat après 17 journées en raison de la pandémie de COVID-19, l’Aviron redémarre la saison 2020-21 dans l’élite. Mais au bout du bout de la 26eme et dernière journée de la phase qualificative, dans le duel à distance opposant Bayonne à Pau, un essai palois inscrit à la dernière seconde du temps additionnel de Pau-Montpellier (41-25), permet au club béarnais d’arracher un succès bonifié et de rejoindre Bayonne au classement (46 points). Dans le même temps, l’Aviron, battu à domicile par le Stade Français (9-12), est condamné au barrage de maintien (contre Biarritz), à la défaveur du classement « points-terrain » avec Pau. Une semaine plus tard, le 12 juin 2021 au stade d'Aguilera, « l’access-match » tourne en faveur du rival biarrot après une série de tirs au but suffocante, les deux équipes n’ayant pu se départager (6-6). Bayonne redescend en PRO D2.
Au départ de la saison 2021-2022, l’Aviron reprend donc l’ascenseur TOP 14 - PRO D2. Grand favori pour le retour en TOP 14, le collectif bayonnais vit une saison contrastée mais termine 2eme de la phase qualificative et conclut la saison en trombe en surclassant en finale le Stade Montois à Montpellier (49-20). Le club retrouve le Top 14 un an après l’avoir quitté, un nouveau bouclier à la clé.
2022-2023 : INVINCIBILITE, GUICHETS FERMES ET CHAMPIONS CUP
Avec un nouveau manageur à sa tête, Grégory Patat, et un collectif largement renouvelé avec 21 nouveaux éléments au total, Bayonne réalise une saison surprenante et inattendue puisque le promu de PRO D2 signe son retour en TOP 14 en terminant à la 8e place. Mieux, jusqu’à la 26e et dernière journée, il a ambitionné d’intégrer le Top 6 et la phase finale. Ainsi l'Aviron Bayonnais Rugby Pro décroche la première qualification de son histoire à la prestigieuse Champions Cup ! Soutenu par un fidèle et incroyable public, l’Aviron réalise aussi la performance d’avoir joué ses 12 matches à Jean-Dauger à guichets fermés. Idem lors de la délocalisation de Bayonne-Pau à la Reale Arena de San Sebastian où les 38 646 billets ont trouvé preneurs ! Ce match perdu (20-30) aura été le seul « à domicile ».
| Compétition | Année |
|---|---|
| Championnat de France | 1913, 1934, 1943 |
| Challenge Yves du Manoir | 1936, 1980 |
| Championnat de France Pro D2 | 2019 |