Il y a des joueurs dont il faut raconter l’histoire pour les ramener dans la conscience collective. Parti en 2015, Shawn Marion n’est pas encore de ceux-là. Pourtant, il pourrait très bien les rejoindre, lui qui comme d’autres avant lui, ont influencé la NBA sans pour autant obtenir le statut de star qui allait avec.
Shawn, rapidement surnommé « The Matrix » était un ailier d’une polyvalence rare, a fortiori à l’époque où il est entré dans la ligue, en 1999. Lorsque l’on regarde la ligue actuelle, on est tenté de dire qu’une décennie plus tard, il eut connu un parcours complètement différent, obtenant les louanges pour ce qu’il était, lui qui dut opérer dans l’ombre pour se faire une place au soleil en NBA.
Nous sommes en AAU, Shawn Marion croise le fer avec les meilleurs prospects du pays lors d’un match d’exhibition. Il reçoit une passe alors qu’il s’élance vers la raquette. Il pose un dribble, puis un second avant de placer un appui et de s’envoler vers le panier. Il pensait placer un lay-up mais il se rend compte qu’il est beaucoup plus haut que prévu. Il se décide et opte pour un dunk, la balle orange traverse furieusement les filets, il ferme les yeux puis les réouvre rapidement conscient qu’il faut se réceptionner. Il repart vite en défense, mais il cligne quelque fois des yeux. Lui-même n’en revient pas, mais il vient de dunker. Cela peut paraître naturel mais il n’a que 13 ans, il a beau être en avance sur son âge avec sa taille et ses longs bras - il vient de se rendre compte qu’il vient d’effectuer un bond sur la manière d’appréhender ses aptitudes physiques.
Présentement il est tout de même surtout angoissé parce qu’avec le saut qu’il vient de faire, une mauvaise chute pouvait faire sacrément mal. Plus tard il déclarera à propos de ce saut : « C’était vachement haut.
Si sa simple présence à ce camp signifiait qu’il était déjà un excellent basketteur, le basketball va rapidement prendre une place croissante dans sa vie. Arrivé au lycée, en dépit de ses aptitudes, Shawn Marion va connaître le statut du numéro 2. Résident du Tennessee, il rejoint l’établissement Clarksville High School où le hasard a bien fait les choses puisqu’il évoluera avec un autre futur joueur NBA : Trenton Hassell. Plusieurs saisons durant et à un moment où l’essentiel des futures stars NBA apprenent à jouer avec toute la lumière, Marion lui sera le lieutenant. Une ombre dans laquelle il devra apprendre à vivre et qui marquera sa carrière en NBA.
D’un caractère besogneux, Marion finit finalement par s’imposer dans son lycée. Grand travailleur, cela s’appréhende toutefois plus dans son rapport au basketball qu’à sa scolarité - puisqu’il traverse cette dernière en empilant les résultats désastreux. Souvent, le corps professoral s’avère très magnanime avec les sportifs - partant du principe que leurs facultés peuvent leur offrir les meilleures écoles du pays. Ce pont en or, Marion ne va cependant pas en bénéficier et se verra la route vers les meilleures universités barrée. A la place, il est envoyé dans un « Junior College », établissements conçus pour proposer des matières plus pratiques aux étudiants.
A cause de cette trajectoire particulière, Marion ne peut évoluer en NCAA même si cette ligue, dans laquelle il brille, reste importante. A l’issue de ces 2 années, il rejoint finalement UNLV, FAC importante mais qui traverse alors une pénurie en NCAA, n’arrivant plus à accéder au tournoi depuis maintenant 5 ans. Nous sommes en 1996 et Shawn Marion va enfin débarquer dans le grand championnat universitaire.
La hausse de niveau suggérée par ce championnat ne change rien à la domination de l’ailier sur les parquets. C’est la même personne qui réalise les mêmes performances soir après soir, peu importe l’opposition. A la fin de sa saison freshman, il compile 23,3pts à 56% au tir et 12,8rbds. Avec seulement 2m01 et moins de 100kgs, on comprend rapidement que le joueur a un profil atypique dans le basketball des années 90.
Marion apprend avec surprise que les scouts NBA le considèrent comme un futur top 15 de draft. Surpris mais appréciant la nouvelle, il change ses plans et fonce en direction de la grande ligue. Durant ses workouts, la chance continue de lui sourire. Dans ses jeunes années, Shawn avait participé à des tournois AAU, à l’époque, il était déjà tourné vers la raquette. Pourtant, alors que le tir décisif doit être pris, on lui dessine un système pour prendre le tir de la gagne… à 3pts. Lui qui ne s’exerçait jamais à cette pratique va pourtant le transformer et voir ce petit événement comme un signe. Adulte, il espère jouer dans la ville de cet exploit, qui s’est déroulé en Arizona.
Débuts en NBA et surnom "The Matrix"
En NBA, Marion va rapidement faire sensation. Pour son shoot premièrement. Les médias et les fans s’emballent rapidement devant la mécanique pour le moins étrange de l’ailier. Avec une sorte de lancer qui part au niveau de la poitrine au lieu d’être amorcé au dessus du visage - le joueur intrigue. Néanmoins, Marion obtient également l’attention pour des raisons plus positives : son niveau de jeu.
Avant même de commencer sa saison NBA, Kenny Smith lui donne le surnom « The Matrix« , le joueur ayant de telles capacités athlétiques et de telles prédispositions pour la défense collective, qu’il n’est pas rare de le voir réaliser des actions impossibles pour le commun des joueurs NBA - ce qui place la performance physique. Souvent, grâce à sa vitesse il est capable de venir apporter une aide dans des délais qui dépassent l’entendement et de réaliser une interception ou un contre inattendu. C’est pour cela que le présentateur lui donne ce surnom en référence au film éponyme sorti l’année de sa draft.
En outre, Marion est un rebondeur insatiable, ce qui est d’autant plus étonnant qu’il évolue au poste 3, ne fait que 2m01 et joue à une période ou les intérieurs aux physiques imposants sont encore au centre du jeu. Grâce à sa détente, une maîtrise de son équilibre, une belle envergure, une énergie débordante et des instincts acérés, il arrive tout de même à dominer ce segment du jeu dès son arrivée en NBA.
Très tôt, j’ai compris que ma qualité se trouvait dans mes instincts, que ce soit en attaque comme en défense. Certains joueurs n’ont pas cela, et ils doivent trouver d’autres forces, moi, je savais que je devais m’y fier.
Offensivement, le joueur est aussi atypique. En dépit d’un tir peu orthodoxe, d’un handle assez médiocre et d’une faible capacité de création, cela ne l’empêche pas de rapidement devenir un bon scoreur sur le poste d’ailier. Son tir surprenant et rapide, sa capacité à faire la différence en quelques dribbles et ses coupes d’une infernale vitesse sont autant d’atouts pour scorer.
Lorsqu’il débarque en NBA, il arrive dans une équipe qui vient de mettre fin à un jeu avec 3 meneurs pour retrouver un roster plus équilibré. Un groupe qui vit une reconstruction avec un formidable meneur à la tête de l’équipe : Jason Kidd. Portés par ce dernier, mais aussi Anfernee Hardaway et Cliff Robinson, les Suns vont connaître une première saison convenable avec Shawn qui montre déjà l’ailier au profil rare qu’il peut être. Il multiplie les double-doubles au cours des 51 rencontres qu’il jouera et va même découvrir les Playoffs en tant que titulaire.
L’année suivante fut l’occasion de voir le groupe repartir. Pour Marion, ce fut celle d’exploser aux yeux de la NBA comme un ailier de premier plan. Il passe de 10,2pts et 6,5rbds à 17,3 pts et 10,7 rbds. Il progresse également en défense en prenant de plus en plus de place dans les rotations des Suns, devenant le titulaire indéboulonnable. Autour de Jason Kidd, il profite des offrandes du génial meneur pour l’accompagner dans cette hausse de volume de jeu. Cet été, la franchise draftera Joe Johnson. Si l’arrière va s’avérer des plus talentueux, les choses ne s’améliorent pas pour la franchise puisqu’elle décide d’évincer Jason Kidd au profit de Stephon Marbury tout en laissant Cliff Robinson s’en aller.
Shawn Marion continue de s’imposer dans les rotations, de prendre du volume dans une équipe des Suns qui pratique un jeu lent et plus défensif qu’offensif. Malgré ses progrès sur les chiffres bruts, c’est aussi un joueur qui voit son efficacité diminuer. Marbury ne distribue pas aussi bien que Kidd, et il y a moins de dangers malgré un groupe dans la moyenne. Pour sa quatrième saison, il va pousser son jeu à un niveau supérieur, alors qu’un jeune intérieur du nom de Stoudemire débarque. Il forme toujours la clé de voûte de l’équipe avec son meneur, et alors qu’il atteint les 21,2pts en plus de ses 9,5 rebonds, il découvre le statut de All-Star !
Pour lui, c’est aussi la concrétisation d’un rêve de gosse et la preuve formelle qui devient un centre d’attention pour les fans mais aussi pour ses pairs. A travers cette sélection, il obtient une attention dont il a terriblement besoin. Alors qu’on croit que l’équipe va commencer à décoller, elle vit une saison 2003-2004 cauchemardesque qui verra l’effectif imploser. Seul Marion émerge dans ce naufrage désastreux.
Marion n’a pas connu de grandes épopées depuis son arrivée dans la grande ligue. Quelques belles saisons mais rien de bien marquant. C’est dans ce contexte qu’un homme venu d’Italie va poser ses valises en Arizona. Reconnaissable par sa moustache, il a déjà eu quelques courtes expériences en NBA, notamment à Denver et va connaître sa première expérience complète dans la grande ligue. Il arrive dans le même temps que l’ex-Sun devenu All-Star dans le Texas : Steve Nash. Une des paires les plus marquantes des années 2000 va voir le jour.
Avec l’arrivée de Mike D’Antoni sur le banc des Suns, c’est le basketball qui prend un nouveau virage : un précepte, « 7 seconds or less ». Les tirs les plus efficaces se trouvent dans les premières secondes d’une possession. Il faut courir, trouver des espaces, shooter rapidement. Un basket simple, spectaculaire, qui ouvre des occasions pour les merveilleux athlètes que sont Amar’e Stoudemire et Shawn Marion. Avec Steve Nash à la baguette, c’est le début d’une époque emblématique entre le génial passeur, l’intérieur sauvage et l’ailier à tout faire.

Le néo-coach de la formation arizonienne, n’a pas que des préceptes, il voit le basket autrement. Aussi, lorsqu’il se penche sur les qualités de Marion, il décide d’en faire un ailier fort dans un basket encore très à cheval sur les profils entre les postes. Derrière cette initiative, le surnom The Matrix prend encore plus de sens. Grâce à son énergie débordante, sa vitesse de déplacement et sa polyvalence défensive, il devient l’homme providentiel de cette équipe. S’il n’a pas le génie de Nash ou la puissance au scoring du Stoud’, il fait tout ce que ses coéquipiers n’arrivent pas à faire, devient crucial dans le jeu en transition de son équipe grâce à sa vitesse et profite des décalages grâce à ses coupes infernales. Plus besoin pour lui de dribbler, il n’en est donc que plus fort. Si ses statistiques ne gonflent pas, son efficacité grimpe en flèche dans le basket de feu de Phoenix, et son activité devient le rouage essentiel pour maintenir la défense de son équipe. Derrière son trio la franchise passe de 29 à 62 victoires en une seule année.
Néanmoins, les statistiques avancées étant moins utilisées qu’aujourd’hui, personne ne prend en compte le travail effectué et en conséquence, par Shawn Marion qui pourrait pourtant prétendre aux distinctions et trophées défensifs. Alors que l’équipe explose aux yeux du public, deux joueurs monopolisent l’attention des médias - Marion n’en fait pas partie. S’il n’en veut pas à ses coéquipiers, il ne peut s’empêcher de se sentir floué pour ses efforts, bien conscient à l’instar du staff, de sa présence indispensable. Le souci, c’est que rien n’est fait pour lui dans la franchise. Dans le jeu, il n’y a pas de systèmes dessinés pour l’ailier. Pour lui, c’est un manque de considération, pour D’Antoni, c’est par égard pour son jeu, qui repose avant tout sur ses instincts.
En Playoffs l’équipe doit s’accrocher après avoir passé une saison marquée par des rotations très réduites. Avec 6 à 7 joueurs utilisés par D’antoni, le moindre problème serait fatal. Au premier tour, les Suns font feu de tout bois face à des Grizzlies, 8eme, dépassés. C’est ensuite au tour des Mavericks de se dresser sur leur route. Si Shawn a été impeccable jusqu’ici, dominant le rebond et contribuant à hauteur de +20pts par match, il élève son niveau au tour suivant. Dans une série plus accrochée, il se démultiplie pour aider les siens. C’est finalement lors du match 6, après prolongation qu’il porte l’estocade finale. En finale de conférence, il connaîtra le début d’une longue guerre qui durera tout au long de sa carrière avec l’armada de Gregg Popovich.
Alors que son équipe n’a perdu que deux matchs en 2 séries, elle va se faire balayer par la bande de Tim Duncan. Marion, lui, fera une série désastreuse où il sera incapable d’impacter le jeu comme à son habitude. Une désillusion terrible pour le joueur alors que Stoudemire surnageait tout au long de l’affrontement. L’année suivante, les ambitions auraient pu être les mêmes, mais une blessure de Stoudemire vient doucher l’enthousiasme général. L’équipe doit compenser la perte de ses 26pts, sans avoir recruté pour compenser la perte. Les attentes autour de la paire Nash/Marion n’en sont que décuplées.
L’équipe va pourtant connaître la plus belle saison de son histoire depuis 1993. Alors que la rééducation du Stoud’ se passe mal, que l’équipe bricole, D’Antoni trouve en Boris Diaw un talent de premier ordre. La balle bouge encore mieux avec le français, et Marion s’escrime encore à briller en réalisant les tâches de l’ombre. L’équipe rencontre un succès inattendu compte tenu des conditions - mais les états d’âme de Shawn prennent de plus en plus de place. Le joueur est décrit comme profondément sympathique et bienveillant, mais également susceptible.
Le staff sait qu’il peut dominer les rencontres et en conséquence fait peser beaucoup de pression sur ses épaules. Les coachs s’inquiètent souvent de cette relation « placent-ils trop d’attentes à son sujet ?« . Parfois, ils préfèrent fermer les yeux sur ses mauvaises performances pour ménager sa susceptibilité, lui qui souffre qu’un Stoudemire absent, intéresse parfois plus les médias que lui, alors qu’il contribue chaque soir. Le raffut autour de Steve Nash, à la lutte pour conquérir un second titre de MVP consécutif n’arrange rien.
Cette saison, Marion continue d’obtenir les faveurs du public pour le All-Star Game, de contribuer à hauteur de la saison passée, mais l’absence du Stoud et les critiques sur le manque de dureté de l’effectif continuent de faire des sceptiques, au premier rang desquels, Charles Barkley, légende des Suns qui ne se prive pas de s’en prendre à son ex-franchise. Cela n’empêche pas la compagnie de Steve Nash de finir encore dans les hauteurs de l’Ouest. La merveilleuse saison de Marion n’est pas sans coût.
La quête d'un contrat maximum et les transferts manqués
Nous sommes en 2007. Kevin Garnett est dans son prime. A 30 ans, le Big Ticket tourne à près de 23 points et 13 rebonds de moyenne. C’est un joueur ultra dominant des deux côtés du terrain dans une équipe qui peine à passer un cap. Ça tombe bien, en Arizona, du côté de Phoenix, la franchise des Suns cherche un second souffle. Autour d’un Steve Nash excellent, mais qui affiche déjà 32 printemps, l’équipe coachée par Mike D’Antoni cartonne en saison régulière mais peine en playoffs. Défaite en finale de conf face aux Spurs (1-4) en 2005, défaite en finale de conf face aux Mavs (2-4) en 2006. Il leur faut un électrochoc. Un leader plus saignant et plus expérimenté. Un mec capable d’amener de La défense et de la rage.
Car autour de Nash et Raja Bell, les deux vétérans, c’est très jeune : Boris Diaw (24 ans), Barbosa (24 ans), Amar’e Stoudemire (24 ans), Shawn Marion (28 ans). Les dirigeants des Suns se rapprochent des Wolves et font une proposition alléchante. Minnesota sait que leur franchise player veut partir et qu’ils ne pourront le retenir très longtemps. Fin juillet, un deal à trois équipes est alors mis en place. Sauf que Shawn Marion n’est pas très chaud. Boston, ça ne lui dit pas trop. Et comme l’ailier peut opt out l’année suivante (2008), Boston veut être certain de pouvoir le re-signer. Certitude qu’ils n’auront jamais. Car Shawn avait un autre plan. Lui pensait rester aux Suns pour signer un deal au montant maximum à l'issue de la saison.
Marion n’a jamais voulu lâcher l’affaire. Shawn Marion n’a pas eu son contrat max aux Suns. A la place, le GM l’a balancé en février 2008 à Miami contre un Shaq vieillissant. Là encore, Marion a insisté pour signer au max. Le Heat était prêt à casser sa tirelire pour le garder. Il lui a proposé un contrat très important sur quatre ans. Il a finalement demandé son transfert et a fini par se résigner. Il n'aura jamais son contrat max.

Marion finit par signer à Dallas un contrat de 5 ans et 39 millions de dollars. Si jamais Matrix avait accepté cette offre de Miami, le Big 3 floridien composé de Dwyane Wade, Chris Bosh et LeBron James n'aurait peut-être pas pu se former en 2010, faute d'espace disponible sous le Cap (même si les dirigeants auraient toujours pu transférer Marion, mais son salaire massif aurait été problématique).
Du côté de Kevin Garnett, si les Wolves n’ont pas réussi à faire affaire avec les Suns, ils sont restés en contact avec Boston qui s’est finalement rapidement « consolé » de ne pas avoir Marion… en récupérant le Big Ticket le 31 juillet 2007 ! Un coup de maître. Garnett rejoint Paul Pierce et Ray Allen dans un Blockbuster trade impliquant Al Jefferson, Ryan Gomes, Sebastian Telfair, Gerald Green et Theo Ratliff. En 2008, il est élu défenseur de l'année et remporte le titre NBA.
Finalement, Shawn Marion aura marqué profondément l’histoire de la ligue. En acceptant le premier trade, il aurait pu empêcher Kevin Garnett de rejoindre Boston. En acceptant le contrat de Miami, il aurait pu empêcher LeBron et Bosh de rejoindre Wade. En bref, Matrix a donc joué un rôle majeur dans la gestation de deux "Big 3" historiques.
Héritage et reconnaissance
L'ancien joueur des Suns ou des Mavericks ne digère pas son absence au palmarès des meilleures équipes défensives. Avec Mike D'Antoni sur le banc et Steve Nash sur le terrain, les Suns avaient révolutionné le jeu au milieu des années 2000.
“Je peux clairement dire que j’ai changé le jeu” explique-t-il ainsi. “J’ai largement contribué à changer le jeu, ce que nous observons en ce moment. Le “small ball”.
Véritable couteau-suisse, Shawn Marion offrait ainsi beaucoup de solutions à Mike D’Antoni, par sa capacité à défendre sur tous les postes, par ses aides.
Les Phoenix Suns ont annoncé il y a quelques jours l’introduction de Shawn Marion et Amar’e Stoudemire au Ring of Honor, ainsi que la refonte de ce dernier.
Dans leur communiqué, les Suns annoncent donc la bonne nouvelle : Shawn Marion et Amar’e Stoudemire vont enfin être honorés par la franchise, comme il se doit. Le Ring of Honor va en effet être remodelé.
Shawn Marion a passé quasiment une décennie dans l’Arizona (1999-2008), où il s’était imposé comme l’un des meilleurs ailiers de la Conférence Ouest. Sur son palmarès ? « The Matrix » a joué 660 matchs de saison régulière avec Phoenix (et 65 de Playoffs) pour des stats de 18 points, 10 rebonds, 2 interceptions, plus d’un contre à 48% de réussite au tir.
Les fans des Suns n’ont pas oublié ses grosses qualités athlétiques, sa très belle polyvalence (notamment défensive), ainsi que son shoot… bien chelou. Vidéo hommage, grand discours et numéro retiré… bref on a eu droit à une cérémonie en bonne et due forme. Steve Nash et Dirk Nowitzki (avec qui Marion a gagné le titre NBA à Dallas en 2011) étaient notamment présents, et Devin Booker a même profité de l’occasion pour porter les Air Jordan 5 PE du « Matrix » à l’échauffement.
| Saison | Équipe | Points | Rebonds | Interceptions | Contres | % au tir |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1999-2008 (Phoenix Suns) | Phoenix Suns | 18 | 10 | 2 | 1+ | 48% |