Pour l'édition 1994/1995, la Ligue des champions change encore de formule. Seules 24 équipes sont qualifiées, contre 42 la saison passée, et un tour préliminaire est organisé avant une phase de poules composée de 4 groupes de 4 équipes.
Comble du hasard, les deux futurs finalistes tombent dans le même groupe, le groupe D et s’affrontent deux fois. À Amsterdam, l’Ajax surprend l’AC Milan en s’imposant 2-0 après une prestation collective de haute volée ponctuée par des buts de Ronald De Boer et Jari Litmanen.
Au retour, Les Milanais reçoivent les Ajacides à Trieste, puisque l’UEFA a banni San Siro après des incidents causés par les supporters milanais lors du match contre l’Austria Salzburg. Sur ce terrain neutre, l’AC Milan se fait une nouvelle fois surprendre par la fougue des jeunes joueurs de l’Ajax qui s’imposent encore (2-0) sur des buts de Litmanen et un csc de Baresi.
En quarts, l’Ajax Amsterdam triomphe des Croates de l’Hadjuk Split (0-0, 3-0) tandis que l’AC Milan élimine le Benfica Lisbonne (2-0,0-0). En demi-finales, les Milanais sont opposés au Paris Saint-Germain et remportent la double confrontation (1-0, 2-0) grâce à un but en fin match de Boban au Parc des Princes et un doublé de Savicevic à San Siro.
De son côté l’Ajax Amsterdam a dû se débarrasser du Bayern Munich. Après un nul (0-0) à l’aller, les hommes de Louis Van Gaal réalise une prestation époustouflante au Stade De Meer à Amsterdam, en s’imposant (5-2) avec notamment un doublé de Litmanen.
L’AC Milan retrouve donc sa bête noire, l’Ajax Amsterdam, en finale au stade Ernst-Happel de Vienne. Si elle n’a pas marqué les esprits pour son spectacle, cette finale de 1995 à Vienne a au moins eu le mérite d’être une superbe bataille tactique entre deux grands entraîneurs.
Surclassé deux fois par Louis Van Gaal lors de la phase de poules, Fabio Capello a dû se creuser les méninges avant cette finale. Privé de son génie Dejan Savicevic, blessé à la cuisse gauche, l’entraîneur italien avait décidé d’aligner Marco Simone dans son onze de départ et en plus de concocter son habituel 4-4-2 à plat… du moins sur le papier.
Car dès le début match, le dispositif milanais s’est transformé pour s’adapter au 3-3-3-1 ou plutôt 3-4-3 losange de Louis Van Gaal (dont on parlera juste après). L’équipe s’est donc disposée en 4-1-3-1 avec un Zvonimir Boban qui évoluait dans le cœur du jeu, poussant Albertini (dont le volume physique était plus important) en relayeur gauche, tandis que Marcel Desailly avait une mission particulière.
En attaque, lorsque le gardien milanais se saisissait du ballon, le Français se positionnait souvent comme troisième attaquant pour être la cible des longs dégagements aériens de Rossi. Sans ballon, Desailly venait se placer au niveau de la charnière Baresi-Costacurta pour contrôler les déplacements de Litmanen dans la surface de réparation.
Capello a eu une approche très prudente, encore plus qu’à l'accoutumée (c’est dire), puisqu’il a aussi fait défendre son équipe en bloc médian en empêchant ses attaquants d’aller presser haut l’adversaire.
Sur les sorties de balle de l’Ajax, Simone et Massaro venaient cadrer Blind et De Boer, laissant la responsabilité à Reiziger (moins à l’aise techniquement) d’organiser le jeu alors que les autres joueurs étaient pris en marquage individuel et que les deux attaquants centraux (en comptant Litmanen) étaient en infériorité numérique dans une zone comprenant 3 joueurs d’expérience (Desailly, Costacurta, Baresi).
Cette organisation défensive a permis à l’AC Milan de concéder peu d’occasions dans ce match mais le problème, c’est que l'équipe ne s'en est pas créée beaucoup non plus la faute à un schéma de jeu sans doute trop prudent voire rigide.
Du côté de Van Gaal, la prudence était aussi de mise même s’il a tenu à conserver les principes qui lui ont permis d’atteindre cette finale de C1 avec un effectif relativement jeune. Il y avait tout d’abord cette organisation en 3-4-3 losange si particulière qui a inspiré des entraîneurs comme Bielsa ou encore Guardiola.
Il s’agissait plus particulièrement d’un 3-1-2-1-2-1 avec une première ligne composée de trois défenseurs centraux (Blind, Frank De Boer et Reiziger). Plus haut, Rijkaard évoluait comme une sentinelle qui pouvait protéger et soulager à la fois les défenseurs mais aussi les deux milieux relayeurs, Davids et Seedorf, positionnés un peu plus haut que lui.
Overmars et le Nigérian George Finidi devaient se charger d’animer les côtés à eux-seuls tandis que Litmanen était un numéro 10 capable de marquer beaucoup de buts en se plaçant aux côtés de l’attaquant de pointe, qui était Ronald De Boer (plutôt milieu offensif de formation) au coup d’envoi.
La force de ce dispositif était principalement les sorties de balle courtes et propres puisque les trois centraux étaient généralement en supériorité numérique face au formation jouant à 2 attaquants. Durant cette finale, les hommes de Van Gaal ont été particulièrement patients sur leurs sorties de balle.
Beaucoup de passes en retrait ont été effectuées pour pouvoir sortir le ballon proprement. Par contre, les Ajacides ont eu de grosses difficultés pour atteindre le dernier tiers du terrain car la défense milanaise était bien préparée.
Le plan de Capello qui consistait à laisser Reiziger libre a bien fonctionné puisque le défenseur néerlandais cherchait constamment à jouer vers R. De Boer ou Litmanen mais c’était exactement-là où les Milanais souhaitaient que les ballons arrivent et ils ont dominé cette zone jusqu’à l’entrée de Nwankwo Kanu (53e) en avant-centre.
Grâce à sa taille (1,97 mètre) et à son jeu de conservation du ballon dos au but, l’attaquant nigérian a permis à l’intégralité du bloc ajacide d’avancer sur le terrain et à être plus menaçant dans la surface milanaise. La fougue de George Finidi sur le côté droit a aussi été un danger permanent que l’AC MIlan a dû contrôler mais c’est finalement, la malice et l’audace de Patrick Kluivert (âgé de 18 ans à l’époque) qui a fait succomber les Milanais en fin de match.
Le Déroulement de la Finale
Comme annoncé en prélude, le début de match donne droit à une guerre tactique entre deux entraîneurs qui ne veulent rien laisser au hasard. Les 20 premières minutes sont stériles en occasion mais un homme se distingue : Marcel Desailly. Déjà auteur de deux finales sublimes de C1 consécutives (une avec l’OM et une avec l’AC Milan), le Français est omniprésent et domine tous les compartiments du jeu.
Sa présence aux côtés des deux attaquants milanais perturbent l’arrière garde ajacide, qui tient bon grâce aux sorties courageuses (et parfois hors de la surface) d’Edwin Van Der Sar. La première occasion survient suite à un corner de Finidi. Frank De Boer coupe magistralement la trajectoire du ballon mais sa tête s’envole juste au-dessus du but de Rossi (22e).
Marco Simone, qui fait apprécier son jeu dos au but, parvient enfin à tirer mais sa frappe lointaine et écrasée n’inquiète pas vraiment Van Der Sar (27e). Mais l’AC Milan commence à trouver des failles dans la défense adverse.
Sur un mouvement initié par Maldini, Simone redonne le ballon d’une talonnade à l’arrière gauche italien qui centre fort dans la surface à destination de Donadoni, qui remet en une touche à Panucci, seul dans les six mètres. Le défenseur italien est contrée au dernier moment par Frank De Boer, qui dévie le ballon en corner.
Pour l’Ajax, la meilleure action de la première période est à mettre au crédit de Louis Van Gaal qui mime un coup de pied sauté et dangereux de Desailly devant l’arbitre de touche.
Le match finit par basculer à 54e minute. Kanu remplace Seedorf et se repositionne en avant-centre tandis que Ronald De Boer récupère la place de Seedorf au milieu, mais avec des intentions plus offensives.
L’Ajax qui n’arrivait pas jusque-là à conserver le ballon dans le camp milanais commence à le faire grâce à la présence de Kanu, qui libère Litmanen ainsi qu’Overmars, qui était transparent en première période.
Malgré cette réorganisation, c’est l’AC Milan qui se crée une nouvelle belle opportunité avec Massaro, qui rate son tir après un bon contrôle orienté (64e). À 20 minutes de la fin du match, Van Gaal sort Litmanen pour faire entrer un deuxième attaquant central, Patrick Kluivert (18 ans) dans l’espoir de faire sauter le verrou milanais.
Avec la fatigue, les occasions commencent à s’enchaîner et les failles se font de plus en plus visibles. Simone manque encore deux belles opportunités (77e, 81e) comme Finidi (78e) et Overmars (81e) avant l’ouverture du score de l’Ajax Amsterdam.
Louis van Gaal's analyse na Ajax-Milan Wenen'95 1-0 NOS
Tout part d’une contre-attaque après un débordement de Maldini sur le côté gauche mais les Ajacides prennent leur temps plutôt que de se précipiter. Kluivert décroche au milieu de terrain pour servir d’appui avant que le ballon ne parvienne à Finidi qui décide de changer d’aile vers Overmars.
L’ailier néerlandais est pris à deux par Panucci et Donadoni donc il joue en retrait vers Davids qui préfère jouer vers sa droite pour Rijkaard, seul dans le cœur du jeu. L’ancien milanais prend son temps et attend la prise à deux de Baresi et Desailly pour servir idéalement Kluivert, qui se retrouve seul à l’entrée de la surface.
L’attaquant néerlandais est couvert par Albertini, qui avait suivi le déplacement de Ronald De Boer (positionné très haut sur le terrain), et parvient à enchaîner un contrôle orienté du gauche pour se présenter face à Rossi. Malgré le retour musclé de Boban, Kluivert réussit à garder l’équilibre et finit par effectuer un pointu du pied gauche en taclant pour éviter le retour de Baresi.
La frappe soudaine et instinctive du jeune attaquant trompe Rossi (85e) et les hommes de Van Gaal exultent, 1-0. Dans les arrêts de jeu, les Amstellodamois manquent même de faire le break sur contre-attaque avec un joli numéro de Kanu, qui a mis Costacurta dans sa poche, avant de servir Blind en retrait, venu anéantir les espoirs milanais.
Mais la frappe puissante à ras-de-terre du défenseur est finalement repoussée du pied par Rossi. Qu’importe, l’arbitre roumain Ion Craciunescu siffle la fin du match et l’Ajax remporte sa quatrième Ligue des champions après les titres de 1971, 1972 et 1973.
Lorsqu’ils pénètrent sur la pelouse du stade Ernst Happel de Vienne, les joueurs de l’Ajax d’Amsterdam sont en pleine confiance. À juste titre, puisque les gars de Louis van Gaal s’apprêtent à conclure une saison de très haut standing.
Après avoir conservé leur titre de champions des Pays-Bas sans avoir perdu un match, les voilà finalistes de la Ligue des champions, là aussi sans avoir connu la défaite, et après avoir écrasé le Bayern 5-2 en demi-finale retour, à Munich.
La Ligue des champions 95, ce temps où le PSG terminait premier de sa phase de poules devant ce même Bayern, avant d’éliminer le FC Barcelone en quarts de finale. Époque bénie. Mais ce 24 mai, ce sont bien les joueurs de l’Ajax et ceux du Milan AC qui vont disputer la finale de la C1.
Le Milan AC est grand. Il a remporté les Calcio 92, 93, 94, est tenant du titre en Champions League et dispute sa troisième finale consécutive, mais Milan n’est pas invincible cette saison. Les joueurs de Fabio Capello ont perdu le titre national, et se trouvaient déjà dans la poule de l’Ajax en Champions League.
Les Néerlandais avaient tranquillement collé un 2-0 à l’aller comme au retour aux Italiens. Le match est l’opposé de la finale de l’année précédente, au cours de laquelle les Milanais avaient étrillé Barcelone 4 à 0.
Amsterdam et Milan se livrent un duel âpre, fermé, que les Rossoneri domineront sans jamais réussir à concrétiser. Marco Simone, taulier du club lombard, livre un match de titan et est de très loin le joueur le plus menaçant pour Van der Sar.
La première action milanaise part d’ailleurs d’un travail parfait de l’attaquant italien, qui décale pour Maldini sur le côté gauche, avant que le centre de ce dernier ne soit mal repris par Panucci. Simone se retrouve lui-même en position de marquer un peu plus tard, mais sa magnifique reprise de volée du gauche est déviée par un Van der Sar en forme olympique.
Puis une seconde fois, sur un travail dos au but parfait qui envoie Reiziger à la rue, mais là encore sa frappe échoue sur le géant batave. Côté hollandais, pas grand-chose à noter, si ce n’est cette tête de Frank de Boer sur un corner en première période.
Un match disputé, mais verrouillé donc, jusqu’à l’entrée de Patrick Kluivert à la 69e. Il n’est alors qu’un gamin, un petit jeune de 18 ans issu du Toekomst, le centre de formation de l’Ajax. Un numéro 15 avec des jambes de feu, quelques années avant Vince Carter.
Il lui faudra un quart d’heure pour écrire l’histoire, et pour récupérer dans la surface un ballon parfaitement glissé par Frank Riijkard. Boban et Baresi ne peuvent rien faire, et Kluivert s’étend difficilement en bout de course pour envoyer la sphère au fond des filets.
Les Milanais termineront le match déchaîné, et Simone - qui d’autre ? Le score est toujours de 1 à 0, et aurait même pu être doublé après un contre bien mené par Kanu (entré à la 53e), qui sort un dribble de jeu vidéo pour se libérer et servir Danny Blind qui oblige Rossi à sortir une parade exceptionnelle.
Au-delà d’être un match remporté contre le cours du jeu, la finale de 1995 vient surtout couronner l’exceptionnelle culture de la formation et du repérage de l’Ajax. Van der Sar, Reiziger, Davids, Seedorf, Overmars, Frank de Boer, Kluivert, autant de héros qui sortent à peine du centre de formation du club et au moment de la finale, l’équipe avait une moyenne d’âge de 23 ans.
Une période faste, qui a démarré avec l’arrivée de Louis van Gaal sur le banc en 1991. Dès sa première saison, le technicien natif d’Amsterdam offre à l’Ajax la Coupe de l’UEFA, puis la Coupe des Pays-Bas la saison d’après.
Un homme attaché à une politique résolument tournée vers la jeunesse, surnommée T.I.P.S. pour Technique, Insight, Personality and Speed, les qualités qu’il recherchait chez ses joueurs. Le tout placé sous la vigilance du capitaine Danny Blind et de quelques anciens, et le tour est joué.
La philosophie est totalement opposée à celle des Milanais, propriété de Silvio Berlusconi depuis 1986. Ce dernier, concevant son équipe comme une entreprise, avait bâti une multinationale et était un habitué du recrutement à l’étranger, même si l’immense majorité de son équipe était italienne en 1995.
Milan avait imposé sa lourde domination sur le football italien, qui possédait alors le meilleur championnat au monde, et s’appuyait sur des défenseurs monstrueux (Baresi, Maldini, Panucci) pour développer son jeu.
Le spectacle était orchestré par un Fabio Capello qui n’a jamais rien fait de mieux depuis. Pas suffisant malgré tout pour venir à bout de la jeunesse van gaalienne, qui se hissera à nouveau en finale de Champions League l’année suivante, pour une défaite cruelle aux tirs au but face à la Juve.
Avant que les oiseaux ne quittent le nid, et que cette génération dorée n’aille briller ailleurs. Et tout juste 20 ans après cette campagne européenne, aucune équipe n’est parvenue à l’emporter avec une équipe dépendant à ce point de joueurs formés au club, pas même le FC Barcelone.
Et l’Ajax attend toujours d’accrocher une nouvelle Ligue des champions à son palmarès. La team de 95 avait attendu 22 ans pour succéder à Cruijff et à ses collègues chevelus. Le prochain grand cru de l’Ajax pourrait donc arriver dans deux ans.
Le PSG est la deuxième plus jeune équipe vainqueure de la Ligue des champions, rappelant l’Ajax Amsterdam en 1995. Le club a investi sans compter sur de jeunes joueurs et n’hésite plus à puiser dans son centre de formation. De quoi aborder l’avenir avec sérénité.
À 18 ans, Quentin Ndjantou est entré en jeu en Ligue des champions à Barcelone. Il fut même titulaire contre Tottenham, signe de la confiance de Luis Enrique envers ses jeunes.
En 1995, l’Ajax Amsterdam marquait l’histoire du football en remportant la Ligue des champions face aux expérimentés Italiens de l’AC Milan (1-0). L’équipe néerlandaise, dirigée par un entraîneur mythique, Louis Van Gaal, était composée de prodiges du centre de formation batave, une génération dorée qui allait éclabousser la planète de son talent pendant une décennie.
Les jeunes champions d’Europe allaient ensuite rafler la Supercoupe d’Europe, puis la Coupe Intercontinentale. Ça ne vous rappelle rien ? Les similitudes entre le PSG à l’Ajax Amsterdam sautent aux yeux.
Paris est devenu la saison dernière le deuxième club le plus jeune vainqueur de la Ligue des champions (24 ans et 138 jours), juste derrière l’Ajax (23 ans et 336 jours). Les deux équipes partagent un style, une philosophie et font souffler un vent de fraîcheur sur leur sport.
L'Onze de Légende de l'Ajax Amsterdam
L’Ajax Amsterdam est connu pour sa philosophie de jeu et sa capacité à former continuellement des joueurs de talent. Le club ajacide a connu son âge d’or dans les années 1970, avec l’avènement du football total incarné par Johan Cruyff sur le terrain et Rinus Michels sur le banc.
Composer un onze de légende Ajax Amsterdam n’a donc rien d’évident, et il a fallu faire des choix. Voici une composition possible :
- Gardien : Edwin Van der Sar
- Latéral droit : Wim Suurbier
- Défenseur central : Frank Rijkaard
- Défenseur central : Frank de Boer
- Latéral gauche : Ruud Krol
- Milieu défensif : Johan Neeskens
- Milieu offensif : Jari Litmanen
- Ailier droit : Sjaak Swart
- Ailier gauche : Piet Keizer
- Attaquant : Johan Cruyff
- Attaquant : Marco van Basten
Remplaçants : Stuy, Hulshoff, Dan.
Zoom sur quelques joueurs emblématiques :

Edwin Van der Sar : Formé au club, Edwin Van der Sar reste considéré comme le meilleur gardien de l’histoire du football néerlandais. En raison de sa grande taille (1,97 m) et de sa lecture du jeu, il semblait infranchissable dans les buts de l’Ajax.
Ses prouesses ont d’ailleurs été cruciales pendant la période glorieuse du club dans les années 1990. Il brille notamment lors de la finale de la Ligue des Champions 1995 contre l’AC Milan, où il sauve les siens sur deux tentatives de Marco Simone.

Frank Rijkaard : Joueur cadre de l’Ajax des années 1980, Frank Rijkaard quitte son club formateur en 1988 après être entré en conflit avec son entraîneur d’alors, un certain Johan Cruyff. Il reviendra cinq ans plus tard, après avoir tout gagné avec l’AC Milan.
Son expérience sera précieuse au sein de cette génération dorée (Davids, Seedorf, Overmars, Kluivert) qui remportera la Ligue des Champions 1994-1995.

Frank de Boer : Formé à l’Ajax comme son frère jumeau Ronald, Frank de Boer a formé une charnière centrale redoutable avec Danny Blind pendant plus d’une décennie. Il compensait sa taille moyenne pour un défenseur (1,80 m) par sa lecture du jeu, sa qualité de relance et sa frappe lourde.
Il fut un élément-clé de l’équipe de Louis van Gaal qui a remporté la Ligue des Champions en 1995.
D'autres joueurs ont marqué cette épopée :
- Wim Suurbier : Latéral droit emblématique de l’Ajax des années 1970, il incarnait parfaitement le concept du football total.
- Ruud Krol : Comme son pendant à droite Wim Suurbier, Ruud Krol incarnait à merveille le football total prôné par Rinus Michels.
- Johan Neeskens : Rarement un milieu défensif n’aura été aussi complet.
- Jari Litmanen : C’est dire l’empreinte laissée par le meilleur joueur finlandais de l’histoire.
- Sjaak Swart : Surnommé affectueusement Mister Ajax par les supporters, l’ailier droit brillait particulièrement par sa vitesse et son sens du but.
- Piet Keizer : Bien que dans l’ombre de Cruyff, Keizer a été un joueur emblématique du Golden Ajax.
- Johan Cruyff : Plus qu’un simple joueur, Johan Cruyff était l’incarnation ultime du football total.
- Marco van Basten : Considéré comme l’un des meilleurs attaquants de tous les temps, Marco van Basten s’est d’abord révélé au sein de son club formateur.
Et vous, quel est votre onze de légende Ajax Amsterdam ?
Les Héros de la Saison 1994-95
La saison 94-95 va le révéler au grand jour. Voici quelques portraits des joueurs clés de cette campagne européenne :
- Danny Blind : Le capitaine ! Un des anciens de cette formation. Danny Blind soulève sa seule et unique Ligue des Champions.
- Frank de Boer : Un des piliers de la défense néerlandaise.
- Jari Litmanen : Le meneur de jeu !
- Finidi George : Les cotés ? Sa zone de confort. Joueur de couloir.
- Marc Overmars : Les derniers mètres, c'était son terrain de jeu.
Cette équipe a marqué l'histoire par sa jeunesse, son talent et sa philosophie de jeu unique.